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Regroupement familial – Tribunal Administratif de Strasbourg – Non-lieu à statuer. Le tribunal constate que le requérant, bénéficiaire de la protection subsidiaire, a obtenu le regroupement familial pour son épouse après avoir contesté le rejet implicite de sa demande. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. L’Etat est condamné à verser 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Retrait de carte professionnelle d'agent de sécurité par le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le Tribunal administratif de Strasbourg annule cette décision pour vice de procédure, faute de respect du contradictoire préalable prévu aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal estime que ce manquement a privé le requérant d'une garantie substantielle, sans que l'urgence invoquée par l'administration ne soit établie. Il enjoint au CNAPS de réactiver la carte professionnelle dans un délai de cinq jours et condamne l'administration à verser 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme B... contestant le refus implicite de la commune de Bourbach-Le-Haut de lui reverser des indemnités journalières perçues par subrogation et de lui accorder diverses indemnités et documents liés à son licenciement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante, jugeant notamment que les indemnités journalières litigieuses, versées par la caisse primaire d'assurance maladie à la commune pour compenser le maintien de son plein traitement, ne pouvaient être réclamées par l'agent. Les demandes relatives à l'engagement d'une procédure de licenciement, aux indemnités de licenciement et à la délivrance de certificats de travail et d'attestations Pôle Emploi ont été écartées comme irrecevables ou infondées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait la mise à sa charge d'un indu d'allocation de soutien familial. Le tribunal estime que ce litige, relevant du contentieux de la sécurité sociale, ne relève **manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative** mais de celle du juge judiciaire. Il fonde sa décision sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permet de rejeter les requêtes pour incompétence manifeste.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., adjointe technique territoriale, qui demandait la condamnation de l'Eurométropole de Strasbourg pour des versements irréguliers de sa rémunération entre décembre 2021 et mai 2023. La requérante soutenait que l'administration avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité, lui causant des troubles dans ses conditions d'existence et un préjudice moral. Le tribunal a considéré que le maintien indu du versement d'un avantage financier, même après information de l'agent, constitue une simple erreur de liquidation et non une décision administrative illégale. En conséquence, la demande d'indemnisation a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les textes applicables (loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et code général de la fonction publique).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné les requêtes de Mme A..., assistante territoriale d’enseignement artistique, contestant d'une part la décision du maire de Wittenheim du 24 juillet 2023 lui retirant ses fonctions de directrice de l'école municipale de musique et de danse, et d'autre part l'arrêté du 26 juillet 2023 lui infligeant une sanction d'exclusion temporaire de trois jours. Le tribunal a jugé que le retrait de fonctions, bien que présenté comme une simple mesure d'organisation, constituait en réalité une sanction disciplinaire déguisée, car il dégradait sa situation professionnelle et visait à la punir pour des faits déjà sanctionnés. En conséquence, le tribunal a annulé la décision de retrait de fonctions pour méconnaissance du principe *non bis in idem* et pour vice de procédure, et a également annulé la sanction d'exclusion temporaire pour les mêmes faits, en application des dispositions du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la société Groupe Valliance Sécurité, qui contestait la décision du ministre du travail du 8 septembre 2023. Cette décision ministérielle avait annulé l'autorisation de licenciement de M. C..., salarié protégé, accordée par l'inspectrice du travail, et avait refusé cette autorisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire et de violation de l'article R. 8111-12 du code du travail, ce dernier relatif à la compétence de l'inspecteur du travail des armées. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires de la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la société Centre Commercial Européen. Celle-ci contestait une injonction de modifier l'étiquetage de son complément alimentaire « Glycémie – Naturaphyl » et une amende de 1 116 euros, fondées sur l'absence de certaines substances (fenugrec et cannelle) constatée par analyse. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 512-40 du code de la consommation avait été respectée, la société ayant pu présenter ses observations avant les décisions. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de fait, estimant que l'administration avait correctement établi la non-conformité de l'étiquetage au regard des règlements européens n° 1924/2006 et n° 1169/2011.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A..., ressortissant afghan, contestant le refus implicite de renouvellement de son attestation de demande d'asile, intervenu dans le cadre d'une procédure de transfert vers la Bulgarie. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen sérieux, les jugeant inopérants car dirigés contre une décision orale non établie. Il a également écarté le moyen tiré de l'expiration du délai de transfert prévu à l'article 29 du règlement (UE) n° 604/2013, considérant que ce délai avait été prolongé conformément à l'article 9 § 2 du règlement (CE) n° 1560/2003, la France étant devenue responsable de l'examen de la demande d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que la demande au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... G..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de la préfète du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour pour raisons médicales. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de vice de procédure et d’insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière. Il a estimé que l’état de santé du requérant, notamment son insuffisance rénale, ne justifiait pas la délivrance d’un titre de séjour au regard de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que la décision ne méconnaissait pas les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... épouse B... et M. B... de recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux du 16 septembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'état de santé de leur fille handicapée et de l'intégration familiale en France. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a confirmé la légalité des décisions attaquées. Les textes appliqués incluent les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle du 22 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme F..., ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 17 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut d'examen de sa situation personnelle et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C..., ressortissant arménien, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle du 2 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la délégation de signature régulièrement accordée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. D..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Haut-Rhin du 5 février 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour) ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Moselle du 31 janvier 2026 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. C... faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant. Il a également estimé que l'assignation à résidence n'emportait pas de conséquences disproportionnées sur sa situation personnelle et familiale, malgré sa qualité de conjoint de Français et de parent d'enfant français. Enfin, le tribunal a accordé à M. C... le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus préfectoral de délivrer un passeport pour un enfant mineur. Il constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, le passeport ayant finalement été délivré à la demande de la mère, privant ces conclusions d'objet. Il rejette comme manifestement irrecevables les conclusions distinctes visant au retrait de ce passeport, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme D... visant à obtenir le réexamen de sa demande d'enregistrement en tant qu'organisme de formation professionnelle. Le juge estime que cette demande, qui tend à lui faire prononcer une injonction à l'administration à titre principal, constitue un excès de pouvoir et relève d'une irrecevabilité manifeste. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir. Le demandeur sollicitait un réexamen judiciaire de la suppression de ses droits au compte personnel de formation. Le juge a estimé que cette demande, ne visant pas l'annulation d'une décision précise, relevait d'une démarche administrative et non de son office, la rendant ainsi irrecevable au regard des articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... d'une demande de suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'un refus de titre de séjour pris par le préfet de la Moselle. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressée une autorisation provisoire de séjour de six mois. Le juge des référés a constaté que cette délivrance privait d'objet les conclusions à fin de suspension, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions.