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Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A..., ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de l'Yonne du 7 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles L. 251-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral au motif que le comportement de l'intéressé, impliqué dans des faits de violence sur mineur, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 avril 2025 par laquelle le préfet du Haut-Rhin a refusé de délivrer un titre de séjour à B... C..., mineur kosovar. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la simple perspective d’un éloignement forcé, sans menace imminente et concrète, ne suffit pas à caractériser une urgence justifiant la suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 421-35 et L. 423-21 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme ou de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative par M. A..., qui contestait un arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Meuse en 2021. Le juge des référés a rejeté la requête pour incompétence territoriale, estimant que le litige relevait du tribunal administratif de Nancy, seul compétent pour connaître d'une décision prise dans le département de la Meuse, lieu de résidence du requérant à la date de l'arrêté. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg annule la décision du 21 novembre 2025 par laquelle l'OFII a refusé à M. A..., ressortissant pakistanais, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que l'administration a commis une erreur de fait en estimant que le demandeur était entré en France le 13 juin 2023, alors qu'il justifie d'une première entrée le 19 novembre 2025, après un séjour en Belgique. Dès lors, le refus fondé sur l'article L. 551-15 du CESEDA pour demande d'asile tardive est illégal. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, contestant un arrêté préfectoral du 28 novembre 2025 lui refusant l'admission au séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision de refus de séjour était légale et que les autres mesures contestées en découlaient valablement. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les stipulations de l'accord franco-algérien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi par France Travail. La requérante invoquait un problème informatique pour justifier son défaut de preuve de recherches d'emploi et sa situation de précarité, mais ces arguments ont été jugés inopérants. Malgré une demande de régularisation notifiée via Télérecours Citoyens, Mme B... n'a pas fourni de moyens opérants. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, a donc rejeté la requête pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté comme tardive la requête de M. B... contestant la suspension de ses droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) par la commune de Vigy. Le juge a constaté que la décision implicite de rejet de la demande de l'agent était née le 19 avril 2024, faisant courir un délai de recours de deux mois expirant le 19 juin 2025, et que la requête, enregistrée le 9 décembre 2025, était irrecevable. L'ordonnance applique les articles R. 222-1, R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l’administration, en rappelant que les règles d'accusé de réception ne sont pas opposables aux agents publics.
Refus d'allocation aux adultes handicapés (AAH) par la Maison départementale des personnes handicapées du Haut-Rhin. Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... pour incompétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 821-1 du code de la sécurité sociale, le contentieux de l'AAH relève du juge judiciaire. La requête est rejetée sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet avait délivré une carte de séjour temporaire à la requérante avant l'introduction de son recours, rendant ses conclusions irrecevables. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'affaire a été tranchée par ordonnance. Les demandes d'injonction et de frais d'instance ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant un procès-verbal de contravention de grande voirie dressé par Voies navigables de France. Le tribunal a rappelé que, selon l'article L. 774-2 du code de justice administrative, seule l'autorité administrative peut saisir le juge en la matière, et que le procès-verbal constitue un acte préparatoire insusceptible de recours direct. En l'absence de saisine par Voies navigables de France, la contestation de Mme A... ne pouvait être examinée. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de l'ONIAM d'indemniser les conséquences de sa vaccination contre la Covid-19. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas présentée par un avocat, comme l'exige l'article R. 431-2 du code de justice administrative pour les demandes indemnitaires. Le tribunal avait invité le requérant à régulariser sa procédure, mais celui-ci n'a pas donné suite dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans débat au fond.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B..., professeur des écoles, qui contestait le refus de sa mise en disponibilité pour élever un enfant de moins de douze ans. Le juge a estimé que les moyens invoqués, tirés d'une erreur de droit et d'une atteinte à la vie familiale, n'étaient pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a ainsi fait application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans se prononcer sur la condition d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg annule l'arrêté du 10 octobre 2023 par lequel le maire d'Illkirch-Graffenstaden avait sursis à statuer sur la demande de permis de construire de la société BMS Patrimoine pour un parc tertiaire. La décision de sursis était fondée sur une délibération de l'Eurométropole de Strasbourg du 28 juin 2023 créant un périmètre d'opération d'aménagement. Le tribunal retient que cette délibération n'avait pas fait l'objet des formalités de publicité obligatoires (affichage en mairie et insertion dans un journal local) prévues à l'article R. 424-24 du code de l'urbanisme, la privant ainsi de caractère exécutoire. En conséquence, le sursis à statuer est annulé pour erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du maire de Huningue réglementant la circulation rue de la Libération. Par un mémoire enregistré le 16 décembre 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de son recours. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 5e chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du même jour. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la fin de l’instance.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme F... et M. D..., ressortissants géorgiens en situation irrégulière, qui demandaient à se voir indiquer un lieu d'hébergement d'urgence. Le juge a considéré que, bien que le droit à l'hébergement d'urgence soit une liberté fondamentale pour les personnes en détresse, les requérants, déboutés du droit d'asile et faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire, n'y ont pas vocation sauf circonstances exceptionnelles. En l'espèce, le préfet leur avait proposé une place dans un centre de préparation au retour, qu'ils ont refusée sans motif légitime, et aucune circonstance exceptionnelle n'a été établie. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur la requête de Mme Bardol, avocate, a examiné sa demande visant à obtenir une dispense d'inspection visuelle de ses bagages dans le périmètre de sécurité du marché de Noël de Strasbourg, instauré par arrêté préfectoral du 18 novembre 2025. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale au secret professionnel et au libre exercice de sa profession. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les conditions d'urgence et d'atteinte grave à une liberté fondamentale prévues à l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'étaient pas remplies. Par ailleurs, l'intervention de l'ordre des avocats du barreau de Strasbourg a été déclarée irrecevable pour non-respect des règles de procédure électronique (article R. 414-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la demande de la SAS Silo Huningue, qui sollicitait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021. La société contestait la prise en compte de certaines immobilisations dans le calcul de la valeur locative, arguant qu'il s'agissait de charges, de biens d'équipement spécifiquement adaptés à son activité industrielle ou de biens mobiliers exclus du champ de la taxe. Le tribunal a jugé que les simples intitulés comptables invoqués par la requérante ne constituaient pas des justifications probantes pour remettre en cause les bases d'imposition établies par l'administration. La solution retenue est fondée sur les articles 1380, 1381, 1382 et 1495 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 324 B de son annexe III.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision du 5 avril 2023 par laquelle la directrice territoriale de l’Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d’accueil de Mme E..., une ressortissante congolaise demandeuse d’asile. Le tribunal a jugé que l’OFII n’avait pas apporté la preuve que l’intéressée avait manqué à ses obligations, alors qu’elle soutenait s’être présentée aux convocations sans être reçue, constituant une inexacte application des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il a enjoint à l’OFII de réexaminer sa situation dans un délai d’un mois, sans astreinte, et a condamné l’office à verser 1 000 euros au titre des frais d’instance.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg annule l'arrêté du 3 octobre 2022 par lequel la préfète du Bas-Rhin a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C..., ressortissant arménien. Le tribunal juge que la délivrance ultérieure d'une autorisation provisoire de séjour ne prive pas le litige d'objet, car ce titre n'offre pas des conditions équivalentes à un titre de séjour "vie privée et familiale". Il estime que la préfète n'a pas procédé à un examen particulier de la demande, celle-ci étant accompagnée d'arguments et de pièces justificatives. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet du Bas-Rhin de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la société Duho Immobilier, qui demandait l'annulation du point n°9 de la délibération du 3 avril 2023 du conseil municipal de Thionville portant sur la cession de l'ancienne auberge de jeunesse et de la maison des associations. Le tribunal a d'abord écarté les moyens de légalité externe, jugeant que la convocation des conseillers municipaux avait été régulière au regard de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales et que l'information des élus était suffisante. La solution retenue est le rejet de la requête, la commune étant fondée à soutenir que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.