12 562 décisions disponibles — page 102/629
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par une gardienne de la paix, Mme E..., d’une demande d’indemnisation pour le préjudice moral subi en raison de faits de harcèlement moral et sexuel, de discrimination fondée sur le sexe, et du manquement de l’administration à son obligation de prévention et de protection. Le préfet du Var, mis en demeure, n’ayant pas produit de mémoire, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a jugé que l’administration avait manqué à son obligation de protection prévue à l’article 11 de la loi du 13 juillet 1983, engageant ainsi sa responsabilité. Il a condamné l’État à verser 20 000 euros à Mme E... en réparation de son préjudice moral.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A..., fonctionnaire de police, contestant le refus implicite du préfet de police de Paris de lui maintenir la première fraction du complément de l'indemnité de fidélisation en secteur difficile. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, constatant que le requérant avait eu connaissance de la décision de remboursement via son bulletin de salaire de juin 2020 et n'avait introduit son recours qu'en septembre 2022, soit au-delà du délai raisonnable d'un an. En application du principe de sécurité juridique, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, sans examiner le fond.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du CNRS de lui réclamer le remboursement de 590 euros de frais de mission versés pour un déplacement en Italie. Le requérant soutenait qu'il aurait dû bénéficier d'une indemnisation forfaitaire, mais le tribunal a jugé que, faute de justifier du paiement de ses frais d'hébergement, il ne pouvait prétendre au remboursement forfaitaire prévu par le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 et l'arrêté du même jour. La solution retenue est donc le rejet des conclusions aux fins d'annulation et de remboursement.
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 17 novembre 2022 par lequel le préfet du Var a retiré la carte de résident de M. A..., ressortissant tunisien, pour lui délivrer une carte de séjour temporaire d'un an. Le tribunal juge que les faits reprochés au requérant, bien que graves, ne correspondent pas aux infractions limitativement énumérées par l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pouvant justifier un tel retrait. La décision est donc entachée d'une erreur d'appréciation. L'exécution du jugement implique que le préfet restitue à M. A... sa carte de résident.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté les demandes de M. A... visant à annuler l’arrêté préfectoral du 10 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant d’y circuler pendant trois ans, ainsi que la décision d’assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens d’incompétence, de vice de procédure et de violation des articles L. 251-2, L. 234-1 et L. 631-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, estimant que la menace pour l’ordre public était établie malgré l’absence de condamnations pénales. Il a également jugé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Toulon était saisi par le syndicat pénitentiaire des surveillants de la maison d’arrêt de Draguignan d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du ministre de la fonction publique rejetant sa demande de modification de la circulaire du 12 mars 2001, afin de classer la commune de Draguignan en zone d’abattement 1 pour l’indemnité de résidence. Le tribunal a constaté que cette demande visait à modifier une circulaire de portée générale prise par une autorité nationale. En application des articles R. 311-1 (2°) et R. 351-2 du code de justice administrative, il s’est déclaré matériellement incompétent et a transmis le dossier au Conseil d’État, seul compétent pour en connaître en premier et dernier ressort.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 18 mars 2025 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante tunisienne, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à sa vie privée et familiale. Il a été relevé que la requérante résidait en France avec son époux, titulaire d'une carte de résident, et leurs deux enfants nés en France, sans que la communauté de vie soit contestée. L'arrêté attaqué a donc été annulé, et il a été enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... B..., de nationalité tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la composition de la commission du titre de séjour et à la consultation du fichier TAJ, mais les a écartés. Il a considéré que le préfet avait suffisamment justifié de la régularité de la procédure et que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus de séjour sur le fondement des articles L. 412-5 et suivants du CESEDA. La décision a également validé l'obligation de quitter le territoire et le pays de renvoi, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a d'abord substitué la base légale de la décision de refus, écartant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), inapplicable aux Algériens, au profit du pouvoir général de régularisation du préfet. Il a ensuite jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, malgré l'ancienneté du séjour et l'activité professionnelle de l'intéressé. En conséquence, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, privés de base légale par voie de conséquence, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL European Motors contestant l'arrêté du 19 avril 2022 par lequel le maire de Roquebrune-sur-Argens avait opposé un sursis à statuer à sa demande de permis de construire pour une concession automobile. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que l'adjoint délégué à l'urbanisme disposait d'une délégation de signature suffisamment large pour signer les décisions de refus ou de sursis à statuer. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C..., professeure des écoles, qui contestait la décision du recteur de l'académie de Nice fixant au 30 juin 2022 la date de guérison de son accident de service du 17 mai 2021. La requérante soutenait que l'expertise médicale sur laquelle se fondait l'administration était irrégulière et ne tenait pas compte de son état réel. Le tribunal a jugé que Mme C... n'apportait aucun élément médical permettant de remettre en cause les conclusions de l'expertise, qui établissait l'absence de lien direct entre l'accident et les troubles persistants. Il a également écarté le moyen tiré de la violation du secret médical, considérant que la transmission du rapport à l'administration était nécessaire à l'instruction du dossier. La décision a été prise en application de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C... B... épouse D... contestant le refus du préfet du Var de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à l’enfant E... D..., de nationalité algérienne. Le tribunal a jugé que les conditions de délivrance de ce document sont exclusivement régies par l’article 10 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, que l’enfant ne remplissait pas. Il a écarté l’application de l’article L. 321-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, inopposable aux ressortissants algériens en raison de la primauté de l’accord international.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Var d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le requérant soutenait disposer de ressources stables et suffisantes ainsi que d’un logement aux normes, conformément à l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser dans l’extrait fourni le motif exact du rejet. La décision s’appuie sur les dispositions de l’accord franco-algérien et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D... épouse B..., ressortissante polonaise, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour du préfet du Var. La requérante invoquait l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a estimé qu'elle ne justifiait pas de ressources suffisantes pour ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ni d'une assurance maladie personnelle. Le tribunal a également relevé que son époux, dont les revenus étaient faibles et irréguliers, faisait lui-même l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de la SCI Benco, de M. et Mme E..., et de M. et Mme B..., qui contestaient des impositions relatives à des plus-values immobilières et à l'impôt sur le revenu. Les requérants soutenaient que des travaux de rénovation lourde d'un immeuble, ayant transformé quatre logements en huit, devaient être considérés comme une reconstruction et pris en compte pour majorer le prix d'acquisition dans le calcul des plus-values. Le tribunal a jugé que ces travaux, bien qu'importants, ne constituaient pas une reconstruction complète au sens de l'article 1609 nonies G du code général des impôts et de la doctrine administrative invoquée, et a donc validé les impositions contestées.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d'une demande d'injonction au préfet du Var de lui proposer un logement, après son expulsion avec ses deux enfants. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au logement et à l'hébergement d'urgence, garantis par les articles L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que Mme B..., absente à l'audience, n'apportait pas de commencement de preuve d'une carence caractérisée de l'administration, condition nécessaire pour caractériser une atteinte à une liberté fondamentale. Cette décision fait suite à une précédente ordonnance de rejet du 8 août 2025 pour les mêmes motifs.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Var refusant un titre de séjour à Mme C... et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée manifestement irrecevable en ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français, en application des articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a également estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie pour le refus de séjour, malgré l'ancienneté de présence en France invoquée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... contestant la prolongation de son interdiction d'accès à l'université. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la mesure, assortie de mesures de continuité pédagogique, compromettait gravement sa préparation au CAPES. Surtout, il a considéré qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, la décision de prolongation étant adaptée, proportionnée et fondée sur des faits établis, en application des articles R. 712-8 et suivants du code de l'éducation.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D... et Mme A... demandant l'annulation de l'arrêté du 10 octobre 2022 par lequel le préfet du Var a déclaré cessibles des parcelles leur appartenant, dans le cadre d'un programme de sécurisation du Mont-Faron. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Les requérants contestaient également la légalité de la déclaration d'utilité publique sous-jacente, mais le tribunal a jugé que les vices de procédure allégués n'étaient pas établis et que l'expropriation n'était pas excessive, l'utilité publique du projet étant justifiée par des impératifs de sécurité. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D... qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Var du 22 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination ont été jugées légales.