Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2203261(TA83-2203261)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 13 octobre 2022 par lequel le maire de La Garde s'était opposé à la déclaration préalable de la société SFR pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile de 24 mètres. La requérante soutenait que le projet constituait un équipement d'intérêt collectif, ce qui le rendait compatible avec les règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux articles UG 5, UG 6 et UG 9. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté était infondé, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a estimé que l'opposition du maire était entachée d'une erreur d'appréciation, le projet relevant des équipements d'intérêt collectif autorisés par le règlement du PLU. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 du code de l'urbanisme et L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2203212(TA83-2203212)

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par l’ASNAPIG et le CIL de Giens de deux recours en excès de pouvoir contre un arrêté de non-opposition à déclaration préalable de division parcellaire (n°2203212) et un permis de construire subséquent (n°2301458), délivrés par le maire d’Hyères. Les requérants contestaient le contournement des règles du PLU en zone UEf, estimant que la division permettait d’appliquer les règles de densité lot par lot plutôt que sur l’unité foncière d’origine, en méconnaissance des objectifs de maîtrise de la densification du PADD. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que le moyen tiré de l’illégalité de l’article 5-2 des dispositions générales du PLU, qui prévoit l’application lot par lot, n’était pas fondé et que les autres moyens n’étaient pas établis. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R. 151-21 et suivants, et le règlement du PLU applicable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2203058(TA83-2203058)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi de trois requêtes similaires contestant des certificats d’urbanisme opérationnels négatifs délivrés par le maire de Ramatuelle pour un projet de construction sur la parcelle AH n° 605. Les requérants soutenaient notamment que l’administration avait commis une erreur de fait sur l’existence des lots du lotissement et une erreur d’appréciation au regard des articles L. 121-8, L. 121-13 et L. 121-23 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions de refus fondées sur les dispositions du code de l’urbanisme relatives à la constructibilité en zone littorale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2503774(TA83-2503774)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) du 16 janvier 2025, qui infligeait à Monsieur A... C... une interdiction d'exercice d'activité privée de sécurité pour 24 mois et une pénalité financière. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie en l'espèce. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré du caractère disproportionné de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2503773(TA83-2503773)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 janvier 2025 par laquelle la commission de discipline du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) a infligé à la société One to One 83 une interdiction d'exercice de 24 mois et une pénalité financière de 25 000 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la société n'ayant pas justifié de conséquences suffisamment graves et immédiates sur sa situation, notamment en raison du délai de sept mois écoulé entre la notification de la sanction et sa requête. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tenant à l'erreur manifeste d'appréciation et à la disproportion de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA83-2504000(TA83-2504000)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du Préfet du Var du 25 septembre 2025 accordant le concours de la force publique pour l’expulsion de Mme B.... Le juge a considéré que la condition d’urgence était remplie, l’expulsion imminente risquant de laisser la requérante et ses enfants sans logement. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n’ayant pas respecté le délai de deux mois prévu à l’article L. 412-1 du code des procédures civiles d’exécution et n’ayant pas justifié de démarches de relogement malgré la demande de logement social de l’intéressée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2503867(TA83-2503867)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension présentée par Mme B... après que l’Université de Toulon a retiré sa décision de refus d’inscription en licence LLCER espagnol. La requérante ayant obtenu satisfaction sur l’objet principal de son recours pour excès de pouvoir, le juge a rejeté sa demande de frais d’instance au titre de l’article L. 761-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2501499(TA83-2501499)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 18 mars 2025 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante tunisienne, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à sa vie privée et familiale. Il a été relevé que la requérante résidait en France avec son époux, titulaire d'une carte de résident, et leurs deux enfants nés en France, sans que la communauté de vie soit contestée. L'arrêté attaqué a donc été annulé, et il a été enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de quinze jours.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2503755(TA83-2503755)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté les demandes de M. A... visant à annuler l’arrêté préfectoral du 10 septembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant d’y circuler pendant trois ans, ainsi que la décision d’assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens d’incompétence, de vice de procédure et de violation des articles L. 251-2, L. 234-1 et L. 631-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, estimant que la menace pour l’ordre public était établie malgré l’absence de condamnations pénales. Il a également jugé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2501506(TA83-2501506)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 17 mars 2025 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que Mme A... justifiait d'une présence continue en France depuis 2018, d'un mariage avec un compatriote en situation régulière depuis 2021, et de la naissance de leur enfant en 2022. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2202974(TA83-2202974)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B..., professeure, contestant le refus de la rectrice de l'académie de Nice de la réintégrer après un congé d'office. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration, estimant que la réintégration intervenue en cours d'instance n'avait pas d'effet rétroactif et ne retirait pas la décision initiale. Il a annulé la décision du 30 août 2022 au motif qu'elle méconnaissait l'article 42 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, lequel impose la réintégration d'un fonctionnaire déclaré apte à reprendre ses fonctions par le conseil médical.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202754(TA83-2202754)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par une gardienne de la paix, Mme E..., d’une demande d’indemnisation pour le préjudice moral subi en raison de faits de harcèlement moral et sexuel, de discrimination fondée sur le sexe, et du manquement de l’administration à son obligation de prévention et de protection. Le préfet du Var, mis en demeure, n’ayant pas produit de mémoire, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a jugé que l’administration avait manqué à son obligation de protection prévue à l’article 11 de la loi du 13 juillet 1983, engageant ainsi sa responsabilité. Il a condamné l’État à verser 20 000 euros à Mme E... en réparation de son préjudice moral.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202564(TA83-2202564)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A..., fonctionnaire de police, contestant le refus implicite du préfet de police de Paris de lui maintenir la première fraction du complément de l'indemnité de fidélisation en secteur difficile. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, constatant que le requérant avait eu connaissance de la décision de remboursement via son bulletin de salaire de juin 2020 et n'avait introduit son recours qu'en septembre 2022, soit au-delà du délai raisonnable d'un an. En application du principe de sécurité juridique, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, sans examiner le fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202492(TA83-2202492)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C..., professeure des écoles, qui contestait la décision du recteur de l'académie de Nice fixant au 30 juin 2022 la date de guérison de son accident de service du 17 mai 2021. La requérante soutenait que l'expertise médicale sur laquelle se fondait l'administration était irrégulière et ne tenait pas compte de son état réel. Le tribunal a jugé que Mme C... n'apportait aucun élément médical permettant de remettre en cause les conclusions de l'expertise, qui établissait l'absence de lien direct entre l'accident et les troubles persistants. Il a également écarté le moyen tiré de la violation du secret médical, considérant que la transmission du rapport à l'administration était nécessaire à l'instruction du dossier. La décision a été prise en application de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2201644(TA83-2201644)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL European Motors contestant l'arrêté du 19 avril 2022 par lequel le maire de Roquebrune-sur-Argens avait opposé un sursis à statuer à sa demande de permis de construire pour une concession automobile. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que l'adjoint délégué à l'urbanisme disposait d'une délégation de signature suffisamment large pour signer les décisions de refus ou de sursis à statuer. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2203406(TA83-2203406)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du CNRS de lui réclamer le remboursement de 590 euros de frais de mission versés pour un déplacement en Italie. Le requérant soutenait qu'il aurait dû bénéficier d'une indemnisation forfaitaire, mais le tribunal a jugé que, faute de justifier du paiement de ses frais d'hébergement, il ne pouvait prétendre au remboursement forfaitaire prévu par le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 et l'arrêté du même jour. La solution retenue est donc le rejet des conclusions aux fins d'annulation et de remboursement.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2300137(TA83-2300137)

Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 17 novembre 2022 par lequel le préfet du Var a retiré la carte de résident de M. A..., ressortissant tunisien, pour lui délivrer une carte de séjour temporaire d'un an. Le tribunal juge que les faits reprochés au requérant, bien que graves, ne correspondent pas aux infractions limitativement énumérées par l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pouvant justifier un tel retrait. La décision est donc entachée d'une erreur d'appréciation. L'exécution du jugement implique que le préfet restitue à M. A... sa carte de résident.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2300444(TA83-2300444)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C... B... épouse D... contestant le refus du préfet du Var de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à l’enfant E... D..., de nationalité algérienne. Le tribunal a jugé que les conditions de délivrance de ce document sont exclusivement régies par l’article 10 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, que l’enfant ne remplissait pas. Il a écarté l’application de l’article L. 321-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, inopposable aux ressortissants algériens en raison de la primauté de l’accord international.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2300497(TA83-2300497)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Var d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le requérant soutenait disposer de ressources stables et suffisantes ainsi que d’un logement aux normes, conformément à l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser dans l’extrait fourni le motif exact du rejet. La décision s’appuie sur les dispositions de l’accord franco-algérien et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2300779(TA83-2300779)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D... épouse B..., ressortissante polonaise, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour du préfet du Var. La requérante invoquait l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais le tribunal a estimé qu'elle ne justifiait pas de ressources suffisantes pour ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ni d'une assurance maladie personnelle. Le tribunal a également relevé que son époux, dont les revenus étaient faibles et irréguliers, faisait lui-même l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de la requête.

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