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Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 24 décembre 2024 par lequel le préfet du Var a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien, et a prononcé son éloignement. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de droit en examinant la demande sur le fondement de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, alors que M. B..., âgé de plus de 19 ans, ne relevait plus de ce dispositif réservé à l’année suivant la majorité. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sont également annulées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi. La juridiction a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Sur le fond, le tribunal a jugé que M. D... ne justifiait pas d'une résidence continue en France depuis dix ans, condition requise par l'article 6 de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence "vie privée et familiale". La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation, les injonctions et les frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... épouse E... contre l'arrêté du préfet du Var refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant la délégation de signature régulière et la décision suffisamment motivée. Elle a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuve d'une entrée régulière et d'attaches familiales en France. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, les vices de procédure, l'erreur d'appréciation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que l'arrêté était légal, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a rejeté la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé le titre de perception de 839,42 euros émis par la DDFIP de Moselle à l’encontre de M. B..., ainsi que la décision de rejet de l’établissement national de la solde. Le requérant contestait ce titre, estimant que le trop-perçu résultait d’une erreur liée à son placement à tort en position de déserteur. Le tribunal a constaté que les régularisations effectuées sur la solde de base, l’indemnité de charges militaires et l’indemnité de résidence avaient déjà compensé les sommes perçues, rendant le trop-perçu infondé. La solution retenue s’appuie sur l’examen des bulletins de solde et des pièces du dossier, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Peno, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Toulon pour l'édification de deux logements et une piscine. La société requérante, voisine immédiate, invoquait notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté, un risque pour la sécurité publique lié à l'accès des véhicules de secours, et une atteinte à l'harmonie architecturale du quartier. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les caractéristiques de la voie de desserte et l'accès au projet ne méconnaissaient pas les dispositions des articles UE 3 du PLU et R. 111-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Garden Beach, qui demandait l'annulation du refus de la commune de Saint-Cyr-sur-Mer de lui délivrer un certificat constatant l'existence d'un permis de construire modificatif tacite. La société soutenait que l'arrêté de refus du 24 novembre 2021 était nul faute de signature, ce qui aurait fait naître un permis tacite. Le tribunal a jugé que, même en l'absence de signature, l'arrêté de refus avait été notifié et était opposable, empêchant ainsi la formation d'un permis tacite. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et les règles du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de permis de construire pour un immeuble de neuf logements à Six-Fours-les-Plages. Le maire avait motivé son refus par plusieurs motifs, dont le non-respect des règles d'emprise au sol du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a jugé que la rampe d'accès au sous-sol, dépassant du sol, devait être incluse dans le calcul de l'emprise au sol, conformément à l'article UE 9 du PLU. Dès lors, ce motif de refus étant légal, la demande d'annulation a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en tant que juge du droit au logement opposable (DALO), a été saisi par M. B... d’une demande d’injonction à l’encontre du préfet du Var pour obtenir un logement. Constatant que la commission de médiation avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de sa demande le 7 novembre 2024 et qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été proposée dans le délai réglementaire de six mois, le tribunal a jugé que l’État n’avait pas satisfait à son obligation de résultat fondée sur l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. En application de l’article L. 441-2-3-1 du même code, il a enjoint au préfet de loger M. B... avant le 1er février 2026, sous astreinte de 100 euros par mois de retard versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C..., qui demandait l'annulation de la décision de la commission de recours de l'invalidité (CRI) du 27 juillet 2022. Cette décision confirmait le refus du ministre des armées de réviser sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de son infirmité pensionnée. Le tribunal a jugé que l'expertise médicale de 2021 ne démontrait pas d'aggravation du déficit fonctionnel par rapport à l'expertise de 2006, et que les certificats médicaux postérieurs produits par le requérant n'étaient pas suffisants pour remettre en cause cette analyse. La solution retenue est fondée sur l'article L. 154-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui conditionne la révision à une augmentation d'au moins 10 points du taux d'invalidité.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de l’EURL SGI contestant l’arrêté du maire d’Hyères du 23 février 2024 constatant la caducité de son permis de construire tacite acquis le 6 septembre 2019. La société soutenait que le délai de validité du permis avait été suspendu en raison du refus de la commune d’instruire sa demande et du contentieux qui a suivi, jusqu’au jugement du 29 septembre 2023 reconnaissant l’existence du permis tacite. Le tribunal a fait droit à ce moyen, considérant que le refus d’instruction de la commune constituait un fait imputable à l’administration ayant empêché la réalisation des travaux, interrompant ainsi le délai de péremption sur le fondement de l’article R. 424-19 du code de l’urbanisme. En conséquence, l’arrêté de caducité et la décision implicite de rejet du recours gracieux ont été annulés.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) du 16 janvier 2025, qui infligeait à Monsieur A... C... une interdiction d'exercice d'activité privée de sécurité pour 24 mois et une pénalité financière. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie en l'espèce. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré du caractère disproportionné de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 janvier 2025 par laquelle la commission de discipline du Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS) a infligé à la société One to One 83 une interdiction d'exercice de 24 mois et une pénalité financière de 25 000 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la société n'ayant pas justifié de conséquences suffisamment graves et immédiates sur sa situation, notamment en raison du délai de sept mois écoulé entre la notification de la sanction et sa requête. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tenant à l'erreur manifeste d'appréciation et à la disproportion de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du Préfet du Var du 25 septembre 2025 accordant le concours de la force publique pour l’expulsion de Mme B.... Le juge a considéré que la condition d’urgence était remplie, l’expulsion imminente risquant de laisser la requérante et ses enfants sans logement. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n’ayant pas respecté le délai de deux mois prévu à l’article L. 412-1 du code des procédures civiles d’exécution et n’ayant pas justifié de démarches de relogement malgré la demande de logement social de l’intéressée.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension présentée par Mme B... après que l’Université de Toulon a retiré sa décision de refus d’inscription en licence LLCER espagnol. La requérante ayant obtenu satisfaction sur l’objet principal de son recours pour excès de pouvoir, le juge a rejeté sa demande de frais d’instance au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme E... et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré le 27 septembre 2021 par le maire de Roquebrune-sur-Argens à la SAS Vif pour la réhabilitation et l'extension d'une villa. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 121-16, L. 111-3, L. 111-4, L. 153-11 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, en considérant que le projet se situait dans un espace urbanisé et ne compromettait pas l'exécution du futur plan local d'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la SAS Vif.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 17 mars 2025 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que Mme A... justifiait d'une présence continue en France depuis 2018, d'un mariage avec un compatriote en situation régulière depuis 2021, et de la naissance de leur enfant en 2022. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., M. A... et de la SCI Saint Barth, qui demandaient l’annulation d’un arrêté du 1er septembre 2022 du maire de Roquebrune-sur-Argens ordonnant l’interruption de travaux. Le tribunal a jugé que l’acte attaqué, bien que signé, constituait un simple projet d’arrêté interruptif de travaux, dépourvu de caractère décisoire et non susceptible de recours contentieux. Cette irrecevabilité a été soulevée par le préfet du Var et la commune, et les conclusions à fin d’annulation ont été rejetées sans examen des moyens. La demande de frais de justice des requérants a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la SAS Beaumont, qui contestait des rappels de TVA d’un montant de 33 730 euros au titre de la période du 1er octobre 2019 au 30 septembre 2020. La société, marchand de biens, avait appliqué le régime de la TVA sur marge à la vente d’un terrain à bâtir issu d’une division parcellaire, mais l’administration fiscale a estimé que la taxe devait être assise sur le prix total de vente. Le tribunal a jugé que la division parcellaire réalisée par l’acquéreur après l’acquisition ne permettait pas de bénéficier du régime de marge prévu à l’article 268 du code général des impôts, faute d’identité juridique entre le bien acquis et le bien vendu. La solution retenue s’appuie sur la directive 2006/112/CE et la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (arrêt C-299/20).
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B..., professeure, contestant le refus de la rectrice de l'académie de Nice de la réintégrer après un congé d'office. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'administration, estimant que la réintégration intervenue en cours d'instance n'avait pas d'effet rétroactif et ne retirait pas la décision initiale. Il a annulé la décision du 30 août 2022 au motif qu'elle méconnaissait l'article 42 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, lequel impose la réintégration d'un fonctionnaire déclaré apte à reprendre ses fonctions par le conseil médical.