Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2500590(TA83-2500590)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. E..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « travailleur saisonnier » et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Var. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le signataire disposait d'une délégation régulière. Il a jugé que le refus était fondé sur le non-respect par l'intéressé de la condition de durée cumulée de séjour de six mois par an, prévue à l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2500612(TA83-2500612)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de ses condamnations pénales pour violences, menaces et harcèlement. Le tribunal a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA83-2503500(TA83-2503500)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en référé suspension de la société Totem France. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du maire de Hyères du 20 mai 2025 s'opposant à la déclaration préalable pour la réhausse d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles R. 111-27 et L. 121-8 du code de l'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, la condition nécessaire à la suspension n'étant pas remplie, la demande a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
N° TA83-2503614(TA83-2503614)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 1er juillet 2025 par lequel le SDIS du Var a prononcé la résiliation disciplinaire de l’engagement de M. A... en tant que sapeur-pompier volontaire. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (méconnaissance des délais de procédure, défaut de motivation, erreur manifeste d’appréciation, disproportion de la sanction) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La requête est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles R. 723-39 et suivants du code de la sécurité intérieure.
N° TA83-2503630(TA83-2503630)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du préfet du Var du 4 septembre 2025 accordant le concours de la force publique pour l’expulsion de Mme A... à compter du 22 septembre 2025. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit nécessaire de se prononcer sur l’urgence. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.
N° TA83-2002297(TA83-2002297)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A..., ouvrier d'État, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante lors de son travail de frigoriste à l'Établissement Principal des Munitions Provence Méditerranée entre 2006 et 2009. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, l'administration n'ayant pas prouvé avoir pris les mesures nécessaires pour protéger l'agent. Concernant le préjudice d'anxiété, le tribunal a jugé que l'exposition prolongée pendant trois ans et demi justifiait une indemnisation, qu'il a fixée à 1 750 euros. La solution s'appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code de la sécurité sociale relatives au suivi post-professionnel.
N° TA83-2001559(TA83-2001559)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l’État à verser 3 600 euros à M. A... pour son préjudice d’anxiété. Le requérant, agent public, avait été exposé à des poussières d’amiante entre 1992 et 1999, sans que l’employeur public ne démontre avoir respecté les obligations de sécurité du décret du 17 août 1977. Le tribunal a jugé que cette carence engageait la responsabilité de l’État et que l’exposition prolongée justifiait l’indemnisation du préjudice moral lié à la crainte de développer une maladie grave. La fin de non-recevoir tirée du défaut de chiffrage initial de la demande a été écartée, le requérant ayant régularisé sa requête en cours d’instance.
N° TA83-2503737(TA83-2503737)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension de la décision de l'université de Toulon refusant le renouvellement de son contrat à durée déterminée. Le juge a considéré que la demande était irrecevable car le contrat était arrivé à son terme le 31 août 2025, avant même l'introduction de la requête, rendant ainsi la procédure sans objet. La solution retenue est fondée sur le principe selon lequel le juge des référés ne peut suspendre une décision de non-renouvellement après l'échéance du contrat.
N° TA83-2203296(TA83-2203296)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour le préjudice d'anxiété résultant de son exposition à l'amiante durant sa carrière au ministère des armées. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive en tant qu'employeur. Cependant, il a accueilli l'exception de prescription soulevée par le ministre, en application de la loi du 31 décembre 1968. Le droit à réparation du préjudice d'anxiété étant acquis à la date de publication de l'arrêté listant l'établissement, la demande de M. B..., formulée après l'expiration du délai de quatre ans, a été jugée prescrite. La requête a donc été rejetée.
N° TA83-2300032(TA83-2300032)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière au ministère des armées. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mise en place d'équipements de protection entre 1969 et 1998, en violation du décret du 17 août 1977. Cependant, la demande a été rejetée car la créance indemnitaire relative au préjudice d'anxiété était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la publication de l'arrêté du 21 avril 2006.
N° TA83-2002293(TA83-2002293)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son exposition aux poussières d'amiante. Le tribunal a relevé que l'exposition invoquée par le requérant s'était produite uniquement lorsqu'il était employé par une société de droit privé, et non par l'État. En conséquence, les conclusions indemnitaires dirigées contre l'État en sa qualité d'employeur ont été jugées mal dirigées. La requête a été intégralement rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2300601(TA83-2300601)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule la délibération du 11 octobre 2022 par laquelle la commune de Cogolin a décidé de déplacer la statue de Saint Maur sur son domaine privé. Saisi par le préfet du Var d’un recours pour excès de pouvoir, le juge retient que cette installation méconnaît l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905, qui interdit d’apposer un signe religieux dans un emplacement public, y compris sur le domaine privé d’une personne publique. La parcelle d’accueil, dépourvue d’aménagement particulier, ne constitue pas un lieu d’exposition au sens des exceptions légales. La commune, partie perdante, est déboutée de sa demande de frais de justice.
N° TA83-2002015(TA83-2002015)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A... d'une demande indemnitaire de 35 000 euros pour le préjudice d'anxiété résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière au sein du ministère des armées. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection adéquates, et a écarté l'exception de prescription quadriennale. La solution retenue est fondée sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État et l'arrêté du 21 avril 2006 listant les professions et établissements ouvrant droit à l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité.
N° TA83-2002039(TA83-2002039)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A..., technicien supérieur, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice d’anxiété subi du fait de son exposition aux poussières d’amiante entre 2011 et 2020, sans mesures de protection efficaces. Le tribunal a jugé que l’État, en tant qu’employeur, avait commis une faute engageant sa responsabilité en manquant à son obligation de sécurité, l’administration n’ayant pas prouvé l’existence de protections adéquates. Il a reconnu le préjudice moral du requérant, en lien direct avec cette carence fautive, et a condamné l’État à lui verser une indemnité de 15 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 4 mars 2020 et de leur capitalisation. Cette décision s’appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à l’allocation de cessation anticipée d’activité pour l’amiante.
N° TA83-2002192(TA83-2002192)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l’État à verser 1 875 euros à M. A... pour le préjudice d’anxiété subi du fait de son exposition aux poussières d’amiante entre mars 2016 et novembre 2019 au sein de l’établissement principal des munitions Provence-Méditerranée. La juridiction a retenu la responsabilité de l’État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en l’absence de preuve de mesures de protection suffisantes. Cette solution s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les textes relatifs à l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité (décret n° 2001-1269 et arrêté du 21 avril 2006).
N° TA83-2300808(TA83-2300808)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ancien ingénieur de la DCN, d’une demande d’indemnisation pour un préjudice d’anxiété lié à son exposition à l’amiante. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l’absence de mesures de protection efficaces. Il a écarté l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, la profession du requérant ne figurant pas à l’annexe II de l’arrêté du 21 avril 2006. La décision se fonde sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État et sur le décret du 17 août 1977 relatif à l’amiante.
N° TA83-2301466(TA83-2301466)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de M. B... visant à engager la responsabilité de l'État pour son exposition aux poussières d'amiante entre 1979 et 2011. Le tribunal a reconnu une faute de l'État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mise en place d'équipements de protection. Cependant, la requête a été rejetée car la créance indemnitaire de M. B..., relative au préjudice d'anxiété, a été jugée prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à partir de la publication de l'arrêté du 21 avril 2006.
N° TA83-2301606(TA83-2301606)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour son exposition aux poussières d'amiante. Le tribunal a reconnu la faute de l'État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, mais a accueilli l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées. En application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, la créance indemnitaire de M. B... a été jugée prescrite, car le droit à réparation pour le préjudice d'anxiété était acquis au plus tard en 2006, date de publication de l'arrêté listant son établissement, et la demande indemnitaire n'a été formée qu'en 2023.
N° TA83-2300943(TA83-2300943)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B..., agent technique du ministère des armées, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait d'une exposition aux poussières d'amiante. La requérante n'a pas apporté d'éléments suffisamment précis sur sa profession et les conditions de son exposition, ne permettant pas d'établir un préjudice d'anxiété indemnisable. Le tribunal a également estimé que le suivi post-professionnel dont elle bénéficiait ne constituait pas un préjudice établi. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité pour faute de l'employeur public en matière d'exposition à l'amiante.
N° TA83-2002290(TA83-2002290)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation de 14 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière de mécanicien au sein de la base aéronavale de Nîmes-Garons. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l’absence de mesures de protection adéquates. Il a accordé à M. B... une indemnité de 5 000 euros au titre du préjudice d’anxiété, résultant du risque élevé de développer une pathologie grave. La décision s’appuie sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État, dont l’exception soulevée par le ministre a été écartée.