Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA83-2502619(TA83-2502619)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... qui demandait un échéancier de paiement pour un indu de prime d'activité de 814,74 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions dont le juge administratif pouvait être saisi, en l'absence de décision préalable de l'administration refusant un échéancier. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2503686(TA83-2503686)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par Mme C... d'une demande de suspension de la décision implicite de l'administration refusant d'exécuter la notification de la CDAPH accordant à son fils A... un accompagnement mutualisé (AESH-m). La requérante soutenait que ce refus portait une atteinte grave et immédiate au droit à l'éducation de l'enfant, créant une situation d'urgence. La rectrice de l'Académie de Nice a opposé un non-lieu à statuer, arguant qu'un accompagnement de six heures par semaine avait été mis en place depuis le 22 septembre 2025. Le juge des référés a constaté que cette mesure postérieure à l'introduction du recours privait d'objet la demande de suspension, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2503748(TA83-2503748)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de suspension des décisions du 20 juin 2025 par lesquelles la commission académique du rectorat de Nice avait refusé l’autorisation d’instruction en famille pour trois enfants de la famille C... au titre de l’année scolaire 2025/2026. Les requérants invoquaient l’urgence et un doute sérieux sur la légalité des décisions, en raison d’une erreur manifeste d’appréciation et de nouveaux éléments, notamment un bilan psychologique. Le tribunal a considéré que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants n’établissant pas de préjudice grave et immédiat, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des refus. Les demandes d’injonction et de frais de justice ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2002500(TA83-2002500)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ouvrier d'État, d'une demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante entre 1984 et 1993 à la direction des transports maritimes de Toulon. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en l'absence de mesures de protection efficaces. Il a jugé que le préjudice d'anxiété était caractérisé, l'agent ayant bénéficié d'une cessation anticipée d'activité pour ce motif, et a condamné l'État à verser 8 000 euros à M. B..., avec intérêts au taux légal à compter du 10 juin 2020. La décision s'appuie notamment sur les principes de responsabilité pour faute de l'employeur public et sur les dispositions relatives à l'allocation de cessation anticipée d'activité pour l'amiante.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2002519(TA83-2002519)

Le Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) a été saisi par M. A... d’une demande en plein contentieux visant à engager la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité en raison de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière. Le tribunal a retenu la faute de l’État employeur, qui n’a pas respecté les obligations du décret n° 77-949 du 17 août 1977 relatif à la protection des travailleurs contre l’amiante. Cependant, la requête a été rejetée car la créance indemnitaire de M. A... était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la publication de l’arrêté du 21 avril 2006 inscrivant son établissement sur la liste des sites ouvrant droit à l’allocation de cessation anticipée d’activité (ACAATA).

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2003395(TA83-2003395)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de M. Saez, agent du ministère des armées, qui sollicitait l'indemnisation de son préjudice d'anxiété lié à une exposition aux poussières d'amiante durant ses fonctions entre 2004 et 2018. Le tribunal a requalifié le recours en plein contentieux indemnitaire et a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en application du droit commun de la responsabilité administrative et de la loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998. La solution retenue est que l'administration a commis une faute en n'ayant pas pris les mesures nécessaires pour protéger l'agent, dont l'exposition est établie par une attestation officielle. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser une indemnité à M. Saez, dont le montant est à déterminer en fonction des périodes d'exposition et des justificatifs fournis.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2100680(TA83-2100680)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A..., ouvrier d’État frigoriste, d’une demande d’indemnisation pour son exposition aux poussières d’amiante dans l’exercice de ses fonctions. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, constatant une exposition établie de 2005 à 2024 sans mesures de protection efficaces, alors que les risques étaient connus. Il a accordé une indemnisation pour le préjudice moral subi, en application des principes de responsabilité administrative et du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2101045(TA83-2101045)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ouvrier d'État, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition à l'amiante entre 1985 et 2011. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour la période antérieure au 1er juin 2003, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité, mais a rejeté la demande pour la période postérieure, l'État n'étant plus l'employeur. L'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées a été examinée sur le fondement de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. La solution retenue est un rejet de la requête, la créance étant prescrite.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2202026(TA83-2202026)

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ancien mécanicien et plongeur scaphandrier à la DCN de Toulon, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante entre 1974 et 1993. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l’absence de mesures de protection efficaces alors que les risques étaient connus. Cependant, le tribunal a accueilli l’exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968, estimant que le délai de quatre ans pour agir avait commencé à courir au plus tard en 2001, date de publication du décret relatif à l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité liée à l’amiante. Par conséquent, la requête de M. B... a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2202027(TA83-2202027)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., ouvrier d'État, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son exposition aux poussières d'amiante entre 1986 et 1995. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le tribunal a estimé que la créance de M. B... était prescrite, dès lors que l'établissement où il travaillait avait été inscrit sur la liste de l'arrêté du 21 avril 2006, ce qui faisait courir le délai de prescription à compter du 1er janvier 2007. La demande indemnitaire, présentée en 2022, était donc tardive.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2202029(TA83-2202029)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B..., agent civil de la marine nationale, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 2007 et 2011. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de la non-application du décret du 17 août 1977 relatif à la protection contre l'amiante. Toutefois, le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance de Mme B. était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. En conséquence, la requête a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2300033(TA83-2300033)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A..., ouvrier d'État, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 1977 et 2002. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a estimé que les droits de M. A... étaient acquis au plus tard le 21 avril 2006, date de l'arrêté listant ses professions et établissements, et que sa demande indemnitaire du 15 septembre 2022 était tardive. Par conséquent, la créance a été déclarée prescrite et la requête rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2301746(TA83-2301746)

Le Tribunal administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 20 décembre 2022 par lequel le préfet du Var avait retiré la carte professionnelle de taxi de Mme A... pour une durée de huit ans, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La requérante contestait la proportionnalité de cette sanction, prononcée pour des faits de facturation frauduleuse à des organismes d'assurance maladie. Le tribunal a jugé que si la matérialité des faits était établie, la durée de huit ans était disproportionnée au regard de leur gravité. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 3124-11 du code des transports.

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N° TA83-2301970(TA83-2301970)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ancien ouvrier d'État à la DCN, d'une demande d'indemnisation pour un préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante entre 1972 et 1980. Le tribunal a reconnu la carence fautive de l'État, son employeur à l'époque, pour ne pas avoir protégé l'agent contre ce risque. Cependant, la requête a été rejetée car la créance indemnitaire était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à partir de la date à laquelle le préjudice d'anxiété a été révélé.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2302453(TA83-2302453)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ancien agent de la direction des constructions navales, d’une demande d’indemnisation pour son exposition aux poussières d’amiante sans mesure de protection. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, engageant sa responsabilité. Toutefois, il a accueilli l’exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968, estimant que la créance était prescrite depuis la publication de l’arrêté du 21 avril 2006. En conséquence, la requête de M. B... a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2303415(TA83-2303415)

Responsabilité de l'État pour manquement à l'obligation de sécurité envers un agent exposé à l'amiante. Le Tribunal administratif de Toulon retient que l'État a commis une faute en ne respectant pas les obligations du décret du 17 août 1977. Cependant, la requête de Mme A... est rejetée car sa créance indemnitaire est prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir en 2012, date à laquelle elle a eu connaissance de l'étendue de son préjudice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2402523(TA83-2402523)

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme A..., adjointe administrative révoquée par le directeur du centre hospitalier intercommunal de Fréjus-Saint-Raphaël le 25 juillet 2024. En cours d’instance, le directeur a retiré cette décision de révocation. Le tribunal a constaté que ce retrait était définitif, rendant sans objet les conclusions en annulation de la requérante. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’établissement hospitalier à verser 800 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2403126(TA83-2403126)

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. B..., ouvrier d'État, pour son préjudice d'anxiété résultant d'une exposition aux poussières d'amiante au sein de l'ESID de Toulon entre 2005 et 2014. La juridiction a retenu une carence fautive de l'employeur public, qui n'a pas pris les mesures de protection nécessaires malgré la connaissance du danger. L'État a été condamné à verser 8 000 euros, en application des principes de responsabilité administrative pour manquement à l'obligation de sécurité, sans que la prescription quadriennale (loi du 31 décembre 1968) ne soit opposable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2500297(TA83-2500297)

Le Tribunal administratif de Toulon annule l'arrêté du préfet du Var du 26 décembre 2024 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant tunisien, ainsi que l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. A... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé durant cet examen.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2500301(TA83-2500301)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 23 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de la durée et de l'intensité limitées de ses attaches en France. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des conventions internationales précitées.

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