Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2002532(TA83-2002532)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ancien agent du ministère des armées, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en application du décret du 17 août 1977, constatant une carence dans la mise en œuvre de mesures de protection. Il a accordé à M. B... une indemnité de 2 500 euros au titre du préjudice d’anxiété, mais a rejeté sa demande pour troubles dans les conditions d’existence, faute de preuves suffisantes.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2002543(TA83-2002543)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de Mme B... épouse A..., ingénieure civile de la Défense, qui sollicitait l'indemnisation de son préjudice d'anxiété lié à une exposition aux poussières d'amiante. La requête, bien que présentée comme un recours pour excès de pouvoir, a été requalifiée en recours de plein contentieux indemnitaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre des armées, estimant que la demande était suffisamment chiffrée. Sur le fond, il a jugé que l'administration avait manqué à son obligation de sécurité en exposant l'agent à l'amiante sans prendre les mesures nécessaires, et que l'octroi de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité établissait l'exposition. La solution retenue est l'engagement de la responsabilité de l'État, sur le fondement de l'obligation de sécurité de l'employeur, en application des principes généraux du droit de la responsabilité administrative et de la loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2002893(TA83-2002893)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par les ayants droit de Mme A... E... d’une demande d’indemnisation pour le préjudice d’anxiété subi du fait de son exposition à l’amiante durant sa carrière au ministère des armées. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, reconnaissant la qualité à agir des héritières. Sur le fond, il a jugé que l’État, en tant qu’employeur, avait manqué à son obligation de sécurité en n’ayant pas protégé efficacement Mme E... contre les poussières d’amiante, engageant ainsi sa responsabilité. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser aux requérantes une somme de 15 000 euros au titre du préjudice d’anxiété, avec intérêts au taux légal à compter du 23 juillet 2020 et capitalisation, sur le fondement de l’obligation de sécurité de l’employeur et de l’arrêté du 21 avril 2006.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2003259(TA83-2003259)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ouvrier d'État, d'une demande d'indemnisation pour un préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante au sein de l'ESID de Toulon. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en l'absence de mesures de protection efficaces. Il a condamné l'État à verser 8 000 euros à M. B... en réparation de son préjudice d'anxiété, sur le fondement de la loi n° 98-1194 du 23 décembre 1998 et de l'arrêté du 21 avril 2006.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2003317(TA83-2003317)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de M. A... visant à obtenir la condamnation de l'État à l'indemniser d'un préjudice d'anxiété résultant de son exposition aux poussières d'amiante en tant qu'agent du ministère des armées. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de la carence dans l'application des mesures prévues par le décret du 17 août 1977. Cependant, la demande a été rejetée car la créance indemnitaire était prescrite, le droit à réparation ayant été acquis à la date de publication de l'arrêté inscrivant l'établissement sur la liste des travailleurs de l'amiante, soit plus de quatre ans avant l'introduction de la requête. La solution retenue est fondée sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2003362(TA83-2003362)

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l’État à verser 8 000 euros à M. B..., ancien agent de la DCN de Toulon, en réparation de son préjudice d’anxiété lié à une exposition prolongée aux poussières d’amiante. La juridiction a retenu que l’admission de l’intéressé au bénéfice de l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité, prévue par le décret n° 2001-1269 du 21 décembre 2001, établissait un lien entre cette exposition et une baisse d’espérance de vie, justifiant l’indemnisation. L’État a également été condamné à verser un euro au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2003669(TA83-2003669)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation de 9 000 euros pour les préjudices extra-patrimoniaux résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière au service de l’État. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre des armées, la demande ayant été régularisée en cours d’instance. Il a retenu la responsabilité de l’État-employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l’absence de preuve de mesures de protection conformes au décret du 17 août 1977. En application de la loi du 31 décembre 1968 sur la prescription quadriennale, le tribunal a précisé que le préjudice d’anxiété, lié à la conscience du risque, est un préjudice continu dont la créance se rattache à chaque année, le délai de prescription courant à compter du 1er janvier suivant l’année où le préjudice a été subi et mesuré.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2100233(TA83-2100233)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B..., ouvrier d'État au LASEM de Toulon, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison d'une carence fautive dans la mise en œuvre des mesures de protection contre l'amiante. Concernant le préjudice d'anxiété, le tribunal a estimé que M. B... devait apporter des éléments complémentaires pour établir un risque élevé de développer une pathologie grave, et n'a pas fait droit à sa demande d'indemnisation. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques mentionnés dans les visas.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2100382(TA83-2100382)

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 4 000 euros à M. B... en réparation de son préjudice d'anxiété, résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant ses fonctions d'ouvrier de magasinage au sein du service logistique de la Marine. La responsabilité de l'État a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, l'administration n'ayant pas mis en œuvre de mesures de protection adéquates malgré la connaissance du danger. Le tribunal s'est fondé sur l'arrêté du 21 avril 2006 pour caractériser l'exposition au risque. La demande d'indemnisation pour résistance abusive a été rejetée, faute d'éléments probants.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2100424(TA83-2100424)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A..., ouvrier d'État, d'une demande d'indemnisation pour un préjudice d'anxiété résultant de son exposition aux poussières d'amiante entre 1985 et 2006. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en l'absence de mesures de protection efficaces. Il a jugé que l'admission de M. A... au bénéfice de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité (ASCAA) suffit à établir le préjudice d'anxiété, sans nécessité de prouver un lien avec une maladie déclarée. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement de la carence fautive de l'employeur public, sans application de texte spécifique autre que les principes généraux de la responsabilité administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2100477(TA83-2100477)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser d'un préjudice d'anxiété lié à son exposition aux poussières d'amiante. Le tribunal a jugé que si la responsabilité de l'État employeur était engagée pour la période antérieure au 31 mai 2003, la créance indemnitaire était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. En effet, le préjudice d'anxiété étant continu et évolutif, le délai de prescription de quatre ans court à compter du 1er janvier de chaque année, et la demande de M. B..., formée en 2021, était tardive pour les années antérieures à 2017.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA83-2100503(TA83-2100503)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation pour le préjudice d’anxiété résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière au sein du ministère des armées. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en relevant que l’administration n’avait pas démontré s’être conformée aux obligations du décret du 17 août 1977. Sur l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre, le tribunal a appliqué la jurisprudence du Conseil d’État (avis n° 457560 du 19 avril 2022) pour déterminer la date d’acquisition des droits, en fonction de la révélation et de la mesure du préjudice. La solution retenue engage la responsabilité de l’État, sans que le résumé ne précise le montant final alloué, laissant entendre une condamnation potentielle.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2403702(TA83-2403702)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 6 novembre 2024 par laquelle le directeur du centre hospitalier intercommunal de Fréjus-Saint-Raphaël avait exclu temporairement Mme A... de ses fonctions pour un an. La juridiction a jugé que les faits d'intimidation et de propos déplacés reprochés à l'agent n'étaient pas suffisamment établis, entachant la décision d'erreur de fait. En revanche, les menaces de mort proférées le 25 janvier 2024, bien que constituant une faute, ne justifiaient pas une sanction d'une telle durée, celle-ci étant disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 121-1 et L. 530-1 du code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2404311(TA83-2404311)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 3 décembre 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. C..., ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a relevé d'office que le préfet s'était fondé à tort sur l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de l'intéressé relevait de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Cette erreur de droit a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contestées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2500020(TA83-2500020)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var du 3 décembre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant le comportement de l'intéressé comme une menace pour l'ordre public, au vu de son ancrage familial et personnel en France depuis plus de douze ans, de son mariage avec une ressortissante française et de l'absence de menace réelle et actuelle. La solution retenue s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, protégeant le droit à la vie privée et familiale.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2500275(TA83-2500275)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. B..., ressortissant comorien, contre un arrêté préfectoral du 31 décembre 2024 refusant son changement de statut vers une carte "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le préfet a informé le tribunal qu'une carte de séjour temporaire portant cette mention était en cours de fabrication, en exécution d'une ordonnance de référé. Le tribunal a constaté que la décision attaquée avait ainsi perdu son objet, rendant les conclusions à fin d'annulation irrecevables. Il a rejeté la requête comme étant devenue sans objet, sans faire droit aux demandes d'injonction et de frais d'instance.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2500300(TA83-2500300)

Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 27 décembre 2024 par lequel le préfet du Var a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante tunisienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La décision est motivée par une erreur de fait et de droit, le préfet n'ayant pas prouvé l'existence d'obligations de quitter le territoire français antérieures non exécutées, en méconnaissance de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient également une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante justifiant d'une vie privée et familiale stable en France, sans attaches en Tunisie.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2500302(TA83-2500302)

Le Tribunal administratif de Toulon annule l'arrêté du 30 décembre 2024 par lequel le préfet du Var a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant dominicain, et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français, d'une fixation du pays de destination et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur d'appréciation en considérant la présence de M. B... comme une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les faits reprochés étant anciens, isolés ou non suivis de condamnations. En conséquence, l'arrêté est annulé, et le tribunal enjoint au préfet d'effacer le signalement de M. B... dans le système d'information Schengen, une carte de séjour pluriannuelle lui ayant déjà été délivrée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2500303(TA83-2500303)

Le Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que le préfet du Var avait retiré l'arrêté attaqué le 24 juillet 2025, mais a jugé que cette caducité n'était pas définitive, justifiant de statuer sur le fond. Le requérant soutenait notamment que le préfet n'avait pas examiné sa demande sur le fondement de l'article L. 426-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif aux titulaires d'une rente d'accident du travail. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de la décision initiale au regard des textes applicables.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2500305(TA83-2500305)

Le Tribunal administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 23 décembre 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. A..., ressortissant italien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A... justifiait d'une activité professionnelle régulière et d'une intégration sociale suffisante. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A... dans un délai de deux mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA