Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2500896(TA83-2500896)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour contredire l'avis du collège de médecins de l'OFII, selon lequel son état de santé ne présentait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins et qu'il pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les conditions n'étaient pas remplies.
N° TA83-2500895(TA83-2500895)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier d'une présence continue en France depuis 2017 ou de motifs exceptionnels. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. A conservant des attaches dans son pays d'origine.
N° TA83-2500894(TA83-2500894)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement refusé le titre sur le fondement de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien en raison de l'entrée irrégulière de M. B, et que ce dernier ne pouvait pas invoquer l'article 6-5 du même accord. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée et de l'intensité limitées de sa relation conjugale.
N° TA83-2500893(TA83-2500893)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas démontré que la commission du titre de séjour, saisie pour avis, avait été régulièrement composée conformément aux articles L. 432-14 et R. 432-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce défaut a privé l'intéressé d'une garantie et a influencé la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA83-2500892(TA83-2500892)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2500748(TA83-2500748)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Monsieur B A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 22 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA83-2500623(TA83-2500623)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté le déféré du préfet du Var qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Mons pour une maison individuelle. Le préfet soutenait que le terrain se situait en discontinuité de l'urbanisation existante, en méconnaissance de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme applicable en zone de montagne. Le tribunal a jugé que le projet s'inscrivait en continuité d'un groupe d'habitations existant, au sens de ces dispositions, compte tenu de sa proximité avec le centre-ville et de la présence de constructions et de réseaux à proximité. La requête a donc été rejetée.
N° TA83-2500371(TA83-2500371)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D... contestant l'arrêté du 23 décembre 2024 du préfet du Var lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet ne s'était pas estimé en situation de compétence liée, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'état de santé du père ne justifiant pas une présence indispensable du fils. Enfin, le moyen tiré des risques en cas de retour en Tunisie a été écarté.
N° TA83-2503727(TA83-2503727)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête de M. B, ressortissant italien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le juge estime que le préfet du Var n'a pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que le comportement délictueux réitéré et grave de M. B (notamment violences, conduite en état alcoolique et sans permis) constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision retient que ce seul motif suffit à fonder légalement la mesure d'éloignement, sans que l'atteinte à la vie privée et familiale ne soit disproportionnée.
N° TA83-2301462(TA83-2301462)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de l’instance et de l’action de M. C et Mme A, qui contestaient deux permis de construire (initial et modificatif) délivrés par le maire de Six-Fours-les-Plages pour une maison d’habitation. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement était sans obstacle et en a donné acte. Chaque partie a conservé la charge de ses propres frais, les conclusions des défendeurs au titre de l’article L. 761-1 du même code ayant été rejetées.
N° TA83-2503734(TA83-2503734)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue par le juge des référés, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Var refusant la restitution du permis de conduire de M. A. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle, notamment en raison de la possibilité d'utiliser d'autres modes de transport. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA83-2503515(TA83-2503515)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui demandait à être exonéré d’une redevance d’occupation du domaine public de 3 058,81 euros réclamée par la commune de Saint-Tropez. Le juge a considéré que la demande était manifestement irrecevable, car elle tendait à obtenir une injonction ou une décision de substitution relevant de l’administration, et non un recours pour excès de pouvoir ou une action indemnitaire. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 du code de justice administrative, et les limites des pouvoirs du juge administratif.
N° TA83-2503334(TA83-2503334)
Le Tribunal administratif de Toulon, par une ordonnance du 26 septembre 2025, a constaté que la requête de M. et Mme A, enregistrée sous le n° 2503334 et dirigée contre un refus de séjour et une obligation de quitter le territoire français, constituait un doublon d’une instance précédemment enregistrée sous le n° 2503346. En application des principes de bonne administration de la justice, le président de la 3ème chambre a ordonné la radiation de ce dossier du registre du greffe. Aucune solution au fond n’a donc été retenue sur le litige.
N° TA83-2503326(TA83-2503326)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société nouvelle de travaux et construction. Celle-ci demandait un réexamen gracieux de sa candidature pour un marché public de requalification de rues à Salernes, sans formuler de conclusions aux fins d’annulation. En l’absence de telles conclusions relevant de l’office du juge administratif, la requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2503321(TA83-2503321)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui demandait le réexamen de sa candidature au BUT 2 GEII à l'université de Toulon. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A, résidant au Maroc, n'a pas respecté l'obligation d'élection de domicile en France prévue par l'article R. 431-8 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité.
N° TA83-2201609(TA83-2201609)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, ancien militaire de la Marine nationale, qui demandait réparation des préjudices moral et de troubles dans ses conditions d'existence résultant de son exposition aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires sur l'atoll de Mururoa entre 1970 et 1972. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le tribunal a jugé que la créance indemnitaire était prescrite, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à la date à laquelle la réalité et l'étendue des préjudices avaient été entièrement révélées au requérant, sans que celui-ci ait agi en justice dans ce délai.
N° TA83-2502749(TA83-2502749)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de l'EURL Langalou, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Grimaud à la SNC La Reine Astrid. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n'a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir notifié son recours à l'auteur de la décision et au titulaire du permis, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette notification, obligatoire à peine d'irrecevabilité, doit intervenir dans les quinze jours suivant le dépôt du recours. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA83-2302698(TA83-2302698)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le préfet du Var d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Tourtour délivrant un certificat d’urbanisme opérationnel à M. B pour une nouvelle habitation. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait l’article L. 122-5 du code de l’urbanisme en raison de son implantation en discontinuité des zones urbanisées et qu’il relevait d’une erreur de droit sur la nature du certificat. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du déféré, le recours gracieux du préfet ayant interrompu le délai. La solution retenue et l’application des textes ne sont pas précisées dans l’extrait fourni.
N° TA83-2302653(TA83-2302653)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B A qui contestait la délibération du 29 juin 2023 par laquelle le conseil municipal du Lavandou a classé sa parcelle en zone naturelle 1N. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'information des conseillers municipaux, estimant que la note de synthèse jointe à la convocation était suffisante au regard de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. Il a également jugé que le classement contesté n'était entaché ni d'erreur manifeste d'appréciation ni d'incohérence avec le projet d'aménagement et de développement durable (PADD) ou d'incompatibilité avec le schéma de cohérence territoriale (SCoT).
N° TA83-2503619(TA83-2503619)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon concerne un recours en excès de pouvoir dirigé contre une décision de classement sans suite d’une demande de naturalisation prise par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Nice, seul compétent en vertu de l’article R. 312-1 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur le fait que la décision attaquée relève de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, et non des articles 43 ou 45 de ce même décret, ce qui exclut la compétence dérogatoire du tribunal de Nantes.