12 562 décisions disponibles — page 114/629
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A B de deux requêtes visant à contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Var. Le tribunal a rejeté l'argument du préfet selon lequel aucune décision implicite ne serait née en raison d'un classement sans suite, et a examiné la légalité des décisions au regard des articles L. 423-2 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a joint les deux requêtes pour statuer par un seul jugement.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a relevé que l'arrêté était fondé à tort sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A justifiait d'une entrée régulière en France. En application de son office, le juge a substitué la base légale de la décision en la fondant sur le 2° du même article, permettant ainsi de maintenir la mesure. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que les autres moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient infondés.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A D, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Var. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu refuser le renouvellement sur le fondement de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public que constituait la présence de l'intéressé en France. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné les recours de M. B A contre deux arrêtés préfectoraux : un refus de titre de séjour du 13 mai 2024 et une obligation de quitter le territoire français sans délai du 30 avril 2025. Le tribunal a annulé le refus de titre de séjour au motif que le préfet n’avait pas examiné la demande au regard de l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a, par voie de conséquence, annulé l’obligation de quitter le territoire français. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen, sans astreinte. La demande de dommages et intérêts a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet portant suspension du permis de conduire de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré que la suspension compromettait gravement et immédiatement sa situation professionnelle, les difficultés invoquées étant inhérentes à toute suspension. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence, du défaut de motivation, de l'erreur manifeste d'appréciation ou de la violation des articles L. 224-2 et suivants du code de la route, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par l’association Umane d’une demande de suspension de l’arrêté du maire de Draguignan ordonnant la fermeture pour un mois de la MECS villa Lantana. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, les conséquences invoquées par l’association (scolarité, soins, situation des salariés) ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de l’atteinte à l’ordre public constatée. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les recours en excès de pouvoir de M. B et Mme A C, ressortissants tunisiens, contre les arrêtés préfectoraux leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient la motivation des décisions, leur situation familiale et le défaut d'examen de leur demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a rejeté leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 15 juin 2022 par lequel le préfet du Var avait refusé le renouvellement de la carte de résident de M. A, ressortissant sénégalais. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait légalement fonder ce refus sur la menace pour l'ordre public, car les dispositions des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables au renouvellement d'une carte de résident, lequel est de plein droit sous réserve des articles L. 411-5 et L. 432-3. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait son élimination à l’examen professionnel de technicien principal de 1ère classe (option IISI) en raison d’une note de 5,5/20. Le requérant soutenait que sa copie n’était ni illisible ni insuffisante. Le tribunal a rappelé qu’il ne lui appartient pas de contrôler les appréciations du jury sur la valeur des prestations d’un candidat, sauf en cas d’irrégularité de procédure ou d’erreur matérielle. En l’espèce, les annotations des correcteurs (copie « quasiment illisible » et « propositions insuffisante ») ne révèlent aucune irrégularité, rendant le moyen inopérant. La décision est fondée sur les principes généraux du contentieux administratif et les dispositions du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 30 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. et Mme C visant à suspendre la décision du préfet du Var d'accorder le concours de la force publique pour leur expulsion. Les requérants invoquaient une atteinte grave à leurs libertés fondamentales (vie privée et familiale, dignité, droit au logement) en raison de leur situation familiale et de l'état de santé de certains occupants. Le juge a estimé que ces éléments n'étaient pas postérieurs au jugement d'expulsion et que la procédure DALO en cours n'était pas de nature à caractériser une atteinte à la dignité humaine. La condition d'urgence n'étant pas davantage établie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, sage-femme hospitalière, qui contestait le refus de la Caisse des dépôts et consignations (CNRACL) de réviser sa pension de retraite pour prendre en compte son avancement au 8ème échelon. La requérante soutenait que la période de congé non rémunéré du 10 au 31 août 2022 devait être comptée comme service effectif pour atteindre la condition de six mois de détention de l'échelon prévue à l'article L.15 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal a jugé que cette période de congé non rémunéré ne constitue pas un service effectif au sens de cet article, et que la condition de durée n'était donc pas remplie. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et d'astreinte.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par la métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) afin de désigner un expert pour constater si huit navires affrétés par la société délégataire TLV auprès de sociétés tierces sont soumis au régime des biens de retour et relèvent de sa propriété, à la suite d’un arrêt du Conseil d’État du 17 juillet 2025. La métropole invoque l’urgence liée à l’échéance prochaine de la délégation de service public (31 mars 2026) et la nécessité de clarifier la situation patrimoniale des navires. Sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, le juge des référés a fait droit à la demande et désigné un collège d’experts pour procéder aux constatations demandées.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D..., ancienne ATSEM, qui contestait le refus implicite du maire de Six-Fours-les-Plages de modifier le décompte de ses heures travaillées pour les années 2019-2022 et demandait une indemnisation. La requérante soutenait que son temps de travail devait être calculé sur la base du temps de travail effectif (1607 heures annuelles) et non rémunéré, mais le tribunal a estimé qu'elle ne justifiait pas avoir accompli des heures non rémunérées au-delà de son temps partiel autorisé à 80%. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°2000-815 du 25 août 2000.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, adjointe administrative, qui contestait son exclusion temporaire de trois jours prononcée par la maire de La Seyne-Sur-Mer pour avoir participé à un festival sans masque le 17 octobre 2021, alors qu'elle était en autorisation spéciale d'absence pour vulnérabilité au Covid-19. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé les faits établis par un constat d'huissier. Il a considéré que ces faits constituaient une faute de nature à justifier une sanction, sans que la requérante puisse utilement invoquer le principe *non bis in idem* ou le caractère disproportionné de la mesure. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et les circulaires relatives à la protection des agents vulnérables.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Var refusant un titre de séjour à M. B et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, qui sollicite un premier titre de séjour, ne justifie pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, la simple atteinte à sa vie privée et familiale étant insuffisante. En conséquence, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au maire de Brignoles de rétablir la capacité opérationnelle d'un point d'eau incendie. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration sur sa demande préalable. La requête a donc été rejetée comme mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Refus de versement de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Le Tribunal Administratif de Toulon, par ordonnance, rejette la requête de Mme C pour irrecevabilité manifeste. La requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C contestant la remise partielle de sa dette de revenu de solidarité active (RSA). La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire, mais n'a pas fourni les justificatifs nécessaires pour étayer ses allégations, malgré une demande de régularisation. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A contestant le refus partiel de remise gracieuse de sa dette de revenu de solidarité active. La requérante se bornait à invoquer sa situation financière sans fournir les justificatifs nécessaires pour permettre au juge d’apprécier sa bonne foi et sa précarité, malgré une invitation à régulariser. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-7 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le moyen n’était pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.