Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2500388(TA83-2500388)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les recours en excès de pouvoir de M. B et Mme A C, ressortissants tunisiens, contre les arrêtés préfectoraux leur faisant obligation de quitter le territoire français. Les requérants contestaient la motivation des décisions, leur situation familiale et le défaut d'examen de leur demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a rejeté leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA83-2500372(TA83-2500372)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 30 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA83-2503760(TA83-2503760)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. et Mme C visant à suspendre la décision du préfet du Var d'accorder le concours de la force publique pour leur expulsion. Les requérants invoquaient une atteinte grave à leurs libertés fondamentales (vie privée et familiale, dignité, droit au logement) en raison de leur situation familiale et de l'état de santé de certains occupants. Le juge a estimé que ces éléments n'étaient pas postérieurs au jugement d'expulsion et que la procédure DALO en cours n'était pas de nature à caractériser une atteinte à la dignité humaine. La condition d'urgence n'étant pas davantage établie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2503210(TA83-2503210)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par la métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) afin de désigner un expert pour constater si huit navires affrétés par la société délégataire TLV auprès de sociétés tierces sont soumis au régime des biens de retour et relèvent de sa propriété, à la suite d’un arrêt du Conseil d’État du 17 juillet 2025. La métropole invoque l’urgence liée à l’échéance prochaine de la délégation de service public (31 mars 2026) et la nécessité de clarifier la situation patrimoniale des navires. Sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative, le juge des référés a fait droit à la demande et désigné un collège d’experts pour procéder aux constatations demandées.
N° TA83-2301135(TA83-2301135)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D..., ancienne ATSEM, qui contestait le refus implicite du maire de Six-Fours-les-Plages de modifier le décompte de ses heures travaillées pour les années 2019-2022 et demandait une indemnisation. La requérante soutenait que son temps de travail devait être calculé sur la base du temps de travail effectif (1607 heures annuelles) et non rémunéré, mais le tribunal a estimé qu'elle ne justifiait pas avoir accompli des heures non rémunérées au-delà de son temps partiel autorisé à 80%. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°2000-815 du 25 août 2000.
N° TA83-2300612(TA83-2300612)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, adjointe administrative, qui contestait son exclusion temporaire de trois jours prononcée par la maire de La Seyne-Sur-Mer pour avoir participé à un festival sans masque le 17 octobre 2021, alors qu'elle était en autorisation spéciale d'absence pour vulnérabilité au Covid-19. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé les faits établis par un constat d'huissier. Il a considéré que ces faits constituaient une faute de nature à justifier une sanction, sans que la requérante puisse utilement invoquer le principe *non bis in idem* ou le caractère disproportionné de la mesure. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et les circulaires relatives à la protection des agents vulnérables.
N° TA83-2203315(TA83-2203315)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, sage-femme hospitalière, qui contestait le refus de la Caisse des dépôts et consignations (CNRACL) de réviser sa pension de retraite pour prendre en compte son avancement au 8ème échelon. La requérante soutenait que la période de congé non rémunéré du 10 au 31 août 2022 devait être comptée comme service effectif pour atteindre la condition de six mois de détention de l'échelon prévue à l'article L.15 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal a jugé que cette période de congé non rémunéré ne constitue pas un service effectif au sens de cet article, et que la condition de durée n'était donc pas remplie. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et d'astreinte.
N° TA83-2503668(TA83-2503668)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Var refusant un titre de séjour à M. B et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, qui sollicite un premier titre de séjour, ne justifie pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, la simple atteinte à sa vie privée et familiale étant insuffisante. En conséquence, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA83-2503631(TA83-2503631)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre au maire de Brignoles de rétablir la capacité opérationnelle d'un point d'eau incendie. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration sur sa demande préalable. La requête a donc été rejetée comme mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
N° TA83-2502180(TA83-2502180)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui agissait pour son fils, visant à annuler le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées ". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, le pouvoir spécial exigé par les articles L. 134-1 et L. 134-4 du code de l'action sociale et des familles pour représenter son fils devant le juge administratif. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2502954(TA83-2502954)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de prime d'activité de 167,83 euros. La requérante n'avait pas joint la décision attaquée à sa requête, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 4 août 2025, elle n'a pas produit le document manquant dans le délai imparti. En application de l'article R. 222-1 4° du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA83-2403347(TA83-2403347)
Le Tribunal Administratif de Toulon a constaté le désistement d'instance de Mme A, qui contestait le refus implicite de la CAF du Var de lui accorder une remise d'un indu de revenu de solidarité active de 2 766,45 euros. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant une demande en ce sens, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA83-2502618(TA83-2502618)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait une décision de la commission départementale des personnes handicapées du Var, mais n'avait pas joint l'acte attaqué à sa requête, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 10 juillet 2025, M. B n'a pas produit la décision dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc prononcé le rejet de la requête.
N° TA83-2502803(TA83-2502803)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A contestant le refus de remise totale de sa dette de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que le requérant, bien qu'invoquant sa bonne foi, n'a fourni aucun élément justificatif sur sa situation financière et ses charges, indispensable pour apprécier le bien-fondé de sa demande de remise gracieuse. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, M. A n'a pas complété son dossier. La requête a donc été rejetée comme manifestement insuffisamment motivée, en application des articles R. 222-1, R. 772-6 et R. 772-7 du code de justice administrative.
N° TA83-2502750(TA83-2502750)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A contestant le refus partiel de remise gracieuse de sa dette de revenu de solidarité active. La requérante se bornait à invoquer sa situation financière sans fournir les justificatifs nécessaires pour permettre au juge d’apprécier sa bonne foi et sa précarité, malgré une invitation à régulariser. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-7 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le moyen n’était pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.
N° TA83-2503196(TA83-2503196)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par la Caisse des dépôts et consignations (CNRACL) d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la commune de Toulon au paiement de 36 003,48 euros, à la suite du refus de cette dernière de faire droit à sa demande indemnitaire. Par un mémoire enregistré le 8 septembre 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de son instance. Le président du tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 septembre 2025. Aucune condamnation aux dépens ou au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA83-2502696(TA83-2502696)
Refus de versement de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Le Tribunal Administratif de Toulon, par ordonnance, rejette la requête de Mme C pour irrecevabilité manifeste. La requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA83-2503717(TA83-2503717)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’une requête en excès de pouvoir et en indemnisation par Mme A contre le syndicat mixte des routes de Guadeloupe pour un dommage survenu en Guadeloupe, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Guadeloupe, lieu du fait générateur. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code.
N° TA83-2502433(TA83-2502433)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. A B, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer la carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal constate que la requête, qui ne comportait que des moyens manifestement insusceptibles de venir à son soutien, n'a pas été régularisée malgré l'invitation adressée au requérant. La solution est fondée sur les dispositions des articles R. 222-1, R. 772-6 et R. 772-7 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA83-2502558(TA83-2502558)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée le 5 juillet 2025, restée sans réponse, l'irrecevabilité n'a pas été couverte. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.