Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2501629(TA83-2501629)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme A C d’une requête en annulation d’une notification de saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active. Le juge a constaté que ce litige portait sur le recouvrement d’une créance non fiscale d’une collectivité territoriale, relevant de la compétence exclusive du juge judiciaire de l’exécution en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, la requête a été rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501633(TA83-2501633)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi par France Travail. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas justifié avoir effectué la médiation préalable obligatoire prévue par l'article R. 5312-47 du code du travail, malgré une invitation du tribunal à régulariser sa procédure. En application des articles L. 213-11 et R. 213-12 du code de justice administrative, le dossier a été transmis au médiateur compétent de France Travail.
N° TA83-2502230(TA83-2502230)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait pas l'indication du domicile du requérant, malgré une demande de régularisation restée sans réponse dans le délai imparti. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501295(TA83-2501295)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation du rejet de sa demande de remise de dette auprès de la CAF. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de la date de dépôt de sa demande, malgré une invitation à régulariser dans un délai de quinze jours, notifiée par pli recommandé présenté mais non réclamé. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 412-1, R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
N° TA83-2501595(TA83-2501595)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A formant opposition à une contrainte émise par la CAF du Var pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 389,65 euros. La requête était irrecevable car elle ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée le 22 avril 2025, M. A n’a pas signé sa requête dans le délai imparti. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA83-2502174(TA83-2502174)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer la carte “mobilité inclusion” portant la mention “stationnement pour personnes handicapées”. La requérante se bornait à soutenir que son état de santé justifiait l’octroi de la carte, sans fournir de précisions ou de pièces permettant d’apprécier le bien-fondé de son moyen. Après l’avoir invitée à régulariser sa requête, le tribunal a constaté que celle-ci ne comportait que des moyens manifestement pas assortis des précisions nécessaires. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, l’ordonnance rejette la requête comme irrecevable.
N° TA83-2502222(TA83-2502222)
Requête de Mme A rejetée par le Tribunal Administratif de Toulon pour irrecevabilité manifeste. La requérante contestait une décision de la CAF du Var lui accordant une remise partielle de sa dette de RSA. Le tribunal l’avait invitée à régulariser sa requête en indiquant son domicile, conformément à l’article R. 411-1 du code de justice administrative, mais elle n’a pas respecté ce délai. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA83-2502227(TA83-2502227)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 717,36 euros. La requérante invoquait sa situation financière précaire, mais n’a pas fourni les justificatifs nécessaires pour permettre au juge d’apprécier sa bonne foi et son impossibilité de remboursement, malgré une demande de régularisation. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a appliqué les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, jugeant le moyen non assorti de précisions suffisantes. La requête est donc rejetée comme irrecevable.
N° TA83-2502228(TA83-2502228)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme D... contestant un indu de revenu de solidarité active de 8 544,90 euros. Les requérants n'ont pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, dont la notification est réputée avoir été effectuée le 12 juin 2025. En application des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
N° TA83-2503260(TA83-2503260)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme F A D et M. E C. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 9 juillet 2025 de la commission de l'académie de Nice rejetant leur demande d'autorisation d'instruction dans la famille pour leur fille B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la scolarisation en établissement ne constituant pas, en elle-même, une situation d'urgence au sens de la jurisprudence, et les requérants n'ayant pas justifié de circonstances particulières propres à l'enfant justifiant la poursuite de l'instruction en famille. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501934(TA83-2501934)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 542,72 euros. La requête, déposée sans exposé de moyens, a été jugée manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser son recours via un formulaire dédié, le requérant n’a fourni ni argumentation juridique ni moyen, se bornant à transmettre des pièces. L’ordonnance prononce le rejet de la requête pour défaut de motivation.
N° TA83-2503465(TA83-2503465)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge des référés d'ordonner au préfet du Var de lui délivrer un document provisoire de séjour couvrant rétroactivement la période du 28 avril au 4 juillet 2025. Le tribunal a estimé que, bien que Mme A ait été privée de revenus durant cette période, elle disposait désormais d'une attestation de prolongation d'instruction régularisant sa situation actuelle. Cette circonstance ne caractérisait pas une urgence justifiant l'intervention immédiate du juge des référés.
N° TA83-2503262(TA83-2503262)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A, détenu, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet du Var. La solution retenue est fondée sur la menace pour l'ordre public que constitue le requérant, compte tenu de ses multiples condamnations pénales pour violences aggravées et escroquerie, malgré la présence de ses enfants français. Le juge a écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, estimant que le préfet avait correctement mis en balance les intérêts en présence. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 412-5 du CESEDA qui fait obstacle à la délivrance d'un titre en cas de menace pour l'ordre public.
N° TA83-2503441(TA83-2503441)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en référé suspension de M. B contre la délibération de la commune de Salernes approuvant une convention d’occupation du domaine public pour une aire de camping-car. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas introduit de requête distincte en annulation, rendant sa demande irrecevable. De plus, M. B n’a pas démontré l’urgence requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, se contentant d’évoquer des nuisances et difficultés de circulation sans preuve suffisante. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA83-2402560(TA83-2402560)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de M. et Mme C.... Cette demande visait à déterminer les causes et l'étendue des désordres (infiltrations, risque d'effondrement d'un mur) affectant leur propriété, qu'ils attribuent à des fuites provenant du canal géré par l'Association Syndicale Autorisée Canal des Moulins. Le juge a considéré la demande utile et susceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence administrative, justifiant ainsi la désignation d'un expert. En revanche, les conclusions des requérants relatives aux dépens et à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA83-2403535(TA83-2403535)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de Mme C... visant à désigner un expert médical. Cette demande concerne sa prise en charge le 31 mai 2024 par le centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne-sur-Mer, à la suite d’une appendicite aiguë ayant nécessité une seconde intervention en raison d’un fragment d’appendice non retiré. Le juge a estimé que la mesure d’expertise, destinée à déterminer les causes, responsabilités et préjudices, présentait un caractère utile et n’était pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la juridiction administrative. Les protestations et réserves formulées par le centre hospitalier ont été rejetées comme dépourvues d’objet, et les conclusions relatives aux dépens ont été écartées, cette question ne relevant pas du juge des référés.
N° TA83-2300786(TA83-2300786)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de M. C..., qui contestait l’arrêté du préfet du Var du 27 septembre 2022 lui retirant sa carte de résident de dix ans. Le requérant s’est désisté après avoir été informé qu’un arrêté d’expulsion définitif avait abrogé ses titres de séjour. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans examiner le fond du litige. Aucune somme n’est mise à la charge de l’État.
N° TA83-2502045(TA83-2502045)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’une requête en indemnisation pour harcèlement moral et discrimination par une ancienne policière adjointe, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Nice, lieu de la dernière affectation de la requérante. Par ordonnance, le tribunal transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA83-2503125(TA83-2503125)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français sans délai et son assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968, au motif que l'intéressé n'avait pas sollicité de titre de séjour. La décision s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans que les moyens soulevés ne soient jugés fondés.
N° TA83-2503206(TA83-2503206)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision de non-opposition à une déclaration préalable délivrée par la maire de Correns pour l'implantation d'une antenne téléphonique. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment la violation des articles R. 421-9 du code de l'urbanisme et L. 34-9-1 du code des postes et communications électroniques. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire à la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été intégralement rejetée, y compris les conclusions accessoires.