Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2500939(TA83-2500939)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a examiné la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant un arrêté préfectoral du 20 novembre 2024 refusant un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire et d’une interdiction de retour d’un an, ainsi qu’un arrêté d’assignation à résidence du 23 juin 2025. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme A, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légalement justifiées.

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N° TA83-2302289(TA83-2302289)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A B, ancien mécanicien de maintenance à la Direction des constructions navales (DCN) de Toulon, d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en application du décret du 17 août 1977 et de l’arrêté du 21 avril 2006, en raison de l’absence de mesures de protection établies. Cependant, la requête a été rejetée car la créance indemnitaire de M. B a été jugée prescrite en vertu de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le préjudice d’anxiété étant considéré comme connu et mesurable dès l’éligibilité à l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité (ASCAA), acquise antérieurement au délai de quatre ans précédant sa demande.

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N° TA83-2301861(TA83-2301861)

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A, ancien ingénieur civil au sein de la direction des constructions navales de Toulon, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 8 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 1991 et 2004. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection efficaces. Il a accordé à M. A une indemnité de 7 000 euros au titre du préjudice d'anxiété, résultant du risque élevé de développer une pathologie grave. L'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, fondée sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 et l'arrêté du 21 avril 2006, a été rejetée.

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N° TA83-2301574(TA83-2301574)

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B, ancien mécanicien de maintenance à la DCN de Toulon, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en application du décret du 17 août 1977, constatant que les mesures de protection n’avaient pas été concrètement mises en œuvre. Sur l’exception de prescription soulevée par le ministre des armées, le tribunal a appliqué la loi du 31 décembre 1968 et l’avis du Conseil d’État du 19 avril 2022, selon lequel le délai de prescription court à compter de la date où le préjudice continu et évolutif peut être mesuré. La solution retenue engage la responsabilité de l’État, sans que la prescription ne soit acquise, ouvrant droit à réparation pour M. B.

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N° TA83-2201423(TA83-2201423)

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 12 000 euros à M. A, un ancien technicien du ministère des armées, pour le préjudice d'anxiété résultant de son exposition aux poussières d'amiante entre 1973 et 1997. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en l'absence de mesures de protection efficaces. La demande d'indemnisation pour troubles dans les conditions d'existence a été rejetée, le suivi médical post-professionnel n'étant pas jugé suffisamment contraignant. La décision s'appuie notamment sur le code de la sécurité sociale et la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.

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N° TA83-2301375(TA83-2301375)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour un préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante. La juridiction a estimé que la créance de M. A était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la publication de l'arrêté du 21 avril 2006, qui avait porté à sa connaissance le risque encouru. Bien que la responsabilité de l'État ait été reconnue pour la période d'exposition en 1996, la demande a été jugée tardive.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2404306(TA83-2404306)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la procédure était régulière et que la décision était fondée sur le rejet de la demande d'asile de l'intéressé. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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N° TA83-2201186(TA83-2201186)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, agent du ministère des armées, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices liés à son exposition à l'amiante entre 1999 et 2006. Le tribunal a opposé la prescription quadriennale, estimant que la créance de M. B était prescrite depuis le 1er janvier 2007, car son établissement et sa profession figuraient sur l'arrêté du 21 avril 2006 relatif à l'allocation de cessation anticipée d'activité, ce qui lui permettait de connaître son préjudice dès cette date. La solution retenue est fondée sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.

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N° TA83-2201061(TA83-2201061)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État, estimant que l'admission de M. A au bénéfice de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité (ASCAA) engageait cette responsabilité et ouvrait droit à réparation du préjudice d'anxiété. Cependant, le tribunal a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que le droit à réparation était acquis à la date de publication de l'arrêté inscrivant l'établissement sur la liste ouvrant droit à l'ASCAA, et que la demande de M. A, introduite en 2022, était prescrite. La requête a donc été rejetée.

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N° TA83-2200467(TA83-2200467)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice d'anxiété résultant de son exposition à l'amiante durant sa carrière au sein du ministère des armées. Le tribunal a reconnu la faute de l'État employeur pour manquement à son obligation de sécurité. Toutefois, il a accueilli l'exception de prescription soulevée par le ministre, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, estimant que la créance de M. B était prescrite car le préjudice d'anxiété était connu et mesurable depuis la publication de l'arrêté du 21 avril 2006, soit plus de quatre ans avant sa demande indemnitaire de 2021.

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N° TA83-2200779(TA83-2200779)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A B d'une demande d'indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière au sein du ministère des armées. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de protection individuelle ou collective entre 1983 et 1997. Cependant, la demande a été rejetée car la créance était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le point de départ du délai de quatre ans étant fixé à la date de publication de l'arrêté du 21 décembre 2001 inscrivant l'établissement sur la liste des travailleurs de l'amiante.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2500258(TA83-2500258)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du 23 décembre 2024 du préfet du Var lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue se fonde sur le maintien irrégulier de l'intéressé malgré deux précédentes mesures d'éloignement et l'absence de preuve d'une insertion sociale ou professionnelle suffisante.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2502479(TA83-2502479)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé suspension sur la demande de la société JNC, a rejeté sa requête visant à suspendre l'arrêté du maire de Six-Fours-les-Plages du 30 avril 2025. Cet arrêté imposait la fermeture nocturne des commerces de vente à emporter de denrées alimentaires et d'alcool du 1er mai au 15 septembre 2025. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante ayant attendu la fin du délai de recours pour agir et pouvant adapter ses horaires d'ouverture pour limiter son préjudice économique. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2502544(TA83-2502544)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la sanction d'exclusion temporaire de fonctions de vingt-quatre mois infligée à un ingénieur civil de la défense. Le juge a estimé que la condition d'urgence, présumée en raison de la privation d'emploi et de rémunération, était remplie. Cependant, il a considéré qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, vice de procédure, absence de matérialité des faits et disproportion de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision du ministre des armées. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2300558(TA83-2300558)

Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir par la société Boralex La Motte contre un arrêté préfectoral du 10 janvier 2023 retirant une autorisation tacite de défrichement pour un projet de parc solaire photovoltaïque, a constaté que le délai de dix mois qui lui était imparti pour statuer en application de l’article R. 311-6 du code de justice administrative était expiré. En conséquence, par une ordonnance du 17 juillet 2025, il a transmis l’affaire à la cour administrative d’appel de Marseille, sans se prononcer sur le fond du litige. Cette transmission est fondée sur le décret n° 2022-1379 du 29 octobre 2022 relatif au contentieux des installations de production d’énergie renouvelable.

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DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

N° TA83-2201979(TA83-2201979)

Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement de M. A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour des préjudices liés à une exposition à l'amiante durant sa carrière. Le requérant s'est désisté après la signature d’un protocole transactionnel avec le ministre des armées le 24 novembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement pur et simple en application du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2201757(TA83-2201757)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son exposition à l'amiante entre 1968 et 2002. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance de M. B était prescrite. Il a jugé que le point de départ du délai de prescription était le 1er janvier 2003, soit l'année suivant la cessation de l'exposition au 1er avril 2002, et que la plainte pénale déposée par d'autres victimes en 2005 n'avait pas interrompu la prescription pour M. B. La solution est fondée sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2200318(TA83-2200318)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A B d'une demande d'indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière au sein du ministère des armées. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection collective ou individuelle, en application du décret du 17 août 1977. Cependant, la demande a été rejetée car la créance indemnitaire de M. B était prescrite en vertu de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la publication de l'arrêté du 21 avril 2006, date à laquelle il avait eu connaissance de son préjudice d'anxiété.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2502767(TA83-2502767)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux du 14 juillet 2025 : un placement en rétention et une interdiction de retour d’un an. Sur le premier point, le juge a rejeté les conclusions comme portées devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article L. 741-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui réserve ce contentieux au juge judiciaire. Sur le second point, constatant que le requérant était détenu au centre de rétention de Marseille, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal administratif de Marseille, conformément aux articles R. 922-2 et R. 922-4 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2404303(TA83-2404303)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 25 novembre 2024 par lequel le préfet du Var avait refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que la communauté de vie avec son épouse française n'était pas établie, au vu des éléments produits (attestations, constatations des gendarmes, activité professionnelle itinérante). Cette solution a été retenue sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA