Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2404301(TA83-2404301)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, ressortissant serbe, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. C constituait une menace pour l'ordre public, en raison de ses nombreuses condamnations pénales, notamment pour violences conjugales et sur mineur. Il a jugé que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2404274(TA83-2404274)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant son titre de séjour en tant que parent d'enfant français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a jugé que M. B ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien de ses deux enfants français, comme l'exige l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de preuves suffisantes de versements personnels de la pension alimentaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, d'injonction et des frais de justice.
N° TA83-2404273(TA83-2404273)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 25 novembre 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à Mme C, ressortissante albanaise, et lui faisait obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que cet arrêté portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA83-2302348(TA83-2302348)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B d'une demande d'indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière au sein de la Direction des constructions navales. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de protection collective ou individuelle établie, et a jugé que la carence de l'administration était de nature à engager sa responsabilité. Sur l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, le tribunal a rappelé que le délai de prescription de quatre ans court à partir de la date à laquelle le préjudice a été entièrement révélé et mesurable, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. La solution retenue engage la responsabilité de l'État, sous réserve de l'examen de la prescription et de l'évaluation des préjudices.
N° TA83-2302004(TA83-2302004)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable à l’accès à une formation. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur les articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure, en raison de faits de violences conjugales récents ayant donné lieu à une composition pénale. Il a estimé que ces agissements étaient incompatibles avec l’exercice des fonctions de sécurité et que le CNAPS n’avait pas commis d’erreur d’appréciation. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation.
N° TA83-2301542(TA83-2301542)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A, ouvrier d'État, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 1986 et 2013. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour la période antérieure au 1er juin 2003, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité en tant qu'employeur, mais a rejeté la demande pour la période postérieure, l'État n'ayant plus cette qualité. L'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées a été écartée, le tribunal considérant que le point de départ du délai de prescription était la date de consolidation des préjudices, non celle de l'inscription des établissements sur une liste réglementaire. La solution retenue engage donc partiellement la responsabilité de l'État, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 et du décret n° 2002-832 du 3 mai 2002.
N° TA83-2301038(TA83-2301038)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les requêtes de la SASU Avica Sûreté et de son dirigeant, M. A B, contestant un blâme et une pénalité financière de 5 000 euros infligés par la commission de discipline du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) le 11 janvier 2023. Les requérants invoquaient une erreur d'appréciation et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a jugé que les faits reprochés, notamment le refus d'accès aux locaux et le défaut de communication des coordonnées du dirigeant lors d'un contrôle, ne constituaient pas un manquement aux obligations de collaboration loyale prévues par l'article R. 631-14 du code de la sécurité intérieure. En conséquence, la sanction a été annulée.
N° TA83-2300153(TA83-2300153)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière au sein du ministère des armées. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection établies pour l'agent, exposé à l'amiante dans le cadre de fonctions inscrites sur la liste de l'arrêté du 21 avril 2006. Cependant, le tribunal a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que le droit à réparation pour le préjudice d'anxiété était acquis à la date de publication de l'arrêté listant l'établissement, et que la demande de M. B, formée en 2023, était prescrite. La requête a donc été rejetée.
N° TA83-2203559(TA83-2203559)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son exposition aux poussières d'amiante entre 2004 et 2020. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite. En application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de prescription de quatre ans court à partir du premier jour de l'année suivant l'acquisition des droits. Le tribunal a jugé que les droits de M. B étaient acquis au plus tard le 31 décembre 2015, date à laquelle son affectation dans un établissement inscrit sur l'arrêté du 21 avril 2006 a pris fin, et que sa demande indemnitaire du 15 septembre 2022 était tardive.
N° TA83-2201845(TA83-2201845)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ouvrier d'État, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices subis du fait de son exposition à l'amiante entre 1984 et 2021. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance de M. B était prescrite, car les bâtiments de la DCN de Toulon où il avait travaillé de 1992 à 2002 figuraient sur la liste de l'arrêté du 21 avril 2006, ce qui faisait courir le délai de prescription à compter du 1er janvier 2007. La demande indemnitaire, présentée en 2022, était donc tardive.
N° TA83-2201758(TA83-2201758)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A B d’une demande indemnitaire de 30 000 euros en réparation des préjudices résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant son emploi au ministère des armées, entre 1974 et 1976. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l’absence de protection individuelle ou collective. Toutefois, il a accueilli l’exception de prescription soulevée par le ministre, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le droit à réparation du préjudice d’anxiété étant acquis à la date de publication de l’arrêté du 21 avril 2006 inscrivant l’établissement sur la liste des travailleurs de l’amiante, la créance de Mme B, née au plus tard en 2006, était prescrite en 2022. La requête a donc été rejetée.
N° TA83-2201546(TA83-2201546)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B A d'une demande indemnitaire de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière au ministère des armées. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en application du décret n° 77-949 du 17 août 1977. Cependant, la requête a été rejetée au motif que la créance de M. A était prescrite, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le préjudice d'anxiété étant considéré comme acquis dès la publication de l'arrêté du 21 avril 2006.
N° TA83-2201491(TA83-2201491)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A B d'une demande d'indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière au sein du ministère des armées. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mise en place de protections individuelles ou collectives malgré la connaissance du danger. Cependant, le tribunal a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance de M. B était prescrite, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la publication de l'arrêté du 21 avril 2006, date à laquelle il avait eu connaissance de son risque et de son préjudice d'anxiété. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA83-2201212(TA83-2201212)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 16 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière au sein du ministère des armées. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité envers son agent, en raison de l’absence de mesures de protection avérées. Toutefois, la demande a été rejetée car la créance de M. A était prescrite, le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 ayant commencé à courir à la publication de l’arrêté du 21 avril 2006, date à laquelle le préjudice d’anxiété était connu et mesurable.
N° TA83-2502758(TA83-2502758)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B qui demandait une injonction au préfet du Var de statuer sur sa demande de titre de séjour. La juridiction constate qu’une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée est dépourvue d’utilité et ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence.
N° TA83-2502759(TA83-2502759)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association de défense du cadre de vie du plan Ouest à Fayence. Celle-ci demandait d'enjoindre à la commune de Fayence d'exécuter une délibération de 2021 relative à un aménagement pluvial, ou de prendre des mesures conservatoires face à un risque d'inondation. Le juge a estimé que le maire avait implicitement refusé d'exécuter cette délibération, ce qui faisait obstacle à l'usage des pouvoirs de l'article L. 521-3, et que l'association n'établissait pas l'existence d'un péril grave. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.
N° TA83-2502757(TA83-2502757)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension d'un arrêté communal réglementant la circulation et le stationnement, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales (liberté du commerce, droit des personnes handicapées, égalité devant les charges publiques). Le juge a estimé que le requérant n'avait pas justifié du caractère grave et manifeste de l'illégalité alléguée, condition nécessaire pour l'application de l'article L. 521-2. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
N° TA83-2501759(TA83-2501759)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé provision, a rejeté la demande de Mme B, fonctionnaire territoriale ayant conclu une rupture conventionnelle, qui sollicitait le versement d’une provision pour allocation de retour à l’emploi et aide à la création d’entreprise. Le juge a estimé que l’obligation de la commune de Besse-sur-Issole était sérieusement contestable, notamment car la convention de rupture ne prévoyait pas le versement de l’aide sollicitée et que Mme B n’avait pas été involontairement privée d’emploi. La décision s’appuie sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative et les textes relatifs au régime d’assurance chômage des agents publics.
N° TA83-2502764(TA83-2502764)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert aux autorités italiennes pris par le préfet des Bouches-du-Rhône, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui de Marseille, dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité ayant pris la décision. Par ordonnance, le dossier est transmis au tribunal administratif de Marseille.
N° TA83-2403720(TA83-2403720)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de la société Weesure Protection de sa demande de provision de 451 096,57 euros dirigée contre le GHT du Var et le centre hospitalier de Hyères. Cette ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, met fin à l’instance sans qu’il soit nécessaire de tenir une audience publique.