Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2500010(TA83-2500010)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. B, ressortissant marocain, contre l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne (son partenaire belge). Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les ressources du couple étaient insuffisantes, au regard des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité à M. B.
N° TA83-2500001(TA83-2500001)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 4 décembre 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant bosnien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de résidence en France de l'intéressé depuis 2004, de son mariage avec une Française et de la naissance de deux enfants français, ainsi que de son intégration professionnelle et sociale. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA83-2502368(TA83-2502368)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi en référé suspension par M. B, ressortissant turc, contre un arrêté préfectoral du 14 mai 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a rejeté comme irrecevables les conclusions contre l'obligation de quitter le territoire, celle-ci étant déjà suspendue de plein droit par le recours en annulation. S'agissant du refus de titre de séjour, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, atteinte à la vie privée et familiale) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée.
N° TA83-2502511(TA83-2502511)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension d'un refus de renouvellement de titre de séjour, mais le juge a constaté que l'acte contesté était un simple courriel informatif, dépourvu de caractère décisoire et ne faisant pas grief. La requête a été jugée manifestement irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou l'atteinte à la vie privée et familiale alléguée.
N° TA83-2501667(TA83-2501667)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait des erreurs présumées dans le dossier d'adoption de son fils. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas un exposé suffisamment précis des faits et moyens, ni des conclusions claires, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
N° TA83-2501683(TA83-2501683)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B contre une décision du directeur territorial de l’OFII à Metz lui refusant les conditions matérielles d’accueil, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Strasbourg, dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée. Par ordonnance du 2 juillet 2025, il transmet donc le dossier à cette juridiction.
N° TA83-2500874(TA83-2500874)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de la Mutuelle des architectes français (MAF) et de la société Euromaf, qui demandaient à être garanties par la commune de Saint-Raphaël. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a jugé que l'action en garantie était prématurée, car aucune condamnation n'avait encore été prononcée à l'encontre de leurs assurés dans le cadre de la procédure pendante devant le Tribunal judiciaire de Paris.
N° TA83-2501965(TA83-2501965)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait sa mise à la retraite pour invalidité par la commune de La Crau et demandait un reclassement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision attaquée, en violation des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 28 mai 2025, la requérante n'a pas produit l'acte contesté dans le délai imparti.
N° TA83-2501877(TA83-2501877)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un trop-perçu de 4.857,69 euros réclamé par le ministère des armées. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion relevant de l’office du juge administratif, le requérant se limitant à exposer ses difficultés financières. Cette décision a été prise en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter par ordonnance les requêtes irrecevables sans invitation à régulariser.
N° TA83-2502490(TA83-2502490)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision enjoignant à Mme D de quitter son hébergement. La requérante n'avait pas introduit de requête au fond contre cette décision, condition nécessaire à la recevabilité de sa demande de suspension. En l'absence de requête principale, les conclusions de Mme D ont été jugées manifestement irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA83-2501827(TA83-2501827)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient un titre de recette de 1 111,80 € pour la mise à disposition d’un poste à quai. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni moyens ni conclusions, en violation des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue le 1er juillet 2025 par le président de la 3ème chambre.
N° TA83-2500836(TA83-2500836)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la réintégration de son fils au lycée du Golf-Hôtel et une indemnisation de 9.800 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit la décision attaquée ni la preuve du dépôt de sa réclamation préalable, malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 4° et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2301852(TA83-2301852)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par la société L'Or En Cash d'un recours en excès de pouvoir contre un ordre de recouvrement émis par l'Agence de services et de paiement. Par un mémoire du 16 avril 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le président de la 3ème chambre, faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 1er juillet 2025. La solution retenue est donc le non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et de décharge.
N° TA83-2301569(TA83-2301569)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un titre de recette de 840 euros émis par la commune de Grimaud pour la mise à disposition d’un poste à quai. La commune ayant accepté ce désistement, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le fond du litige. Conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donné acte du désistement et rejeté les conclusions de la commune au titre de l’article L. 761-1 du même code, chaque partie conservant la charge de ses frais.
N° TA83-2201808(TA83-2201808)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. C B d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication de la fiche de recensement militaire de son grand-père, détenue par le service historique de la défense. En application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 1er juillet 2025, le président de la 3ème chambre a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.
N° TA83-2201490(TA83-2201490)
Le Tribunal Administratif de Toulon a donné acte du désistement pur et simple de M. B et Mme C dans le cadre d’un litige les opposant à la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) concernant un refus de demande et des demandes indemnitaires pour préjudice de jouissance et moral. Ce désistement est intervenu après que les parties ont informé le tribunal de la signature en cours d’un protocole transactionnel. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions de TPM aux fins d’appel en garantie et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-1904150(TA83-1904150)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme C dans le litige les opposant à l’association syndicale autorisée des propriétaires du lotissement du Cap Benat (ASPCB). Les requérants demandaient initialement la reconnaissance de la responsabilité de l’association pour des dommages liés à un sinistre, ainsi que la réalisation de travaux et l’indemnisation de leurs préjudices. Suite à une médiation initiée par le tribunal, les parties sont parvenues à un accord, conduisant au désistement des requérants. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
N° TA83-2502327(TA83-2502327)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A... B... du logement communal qu'elle occupait sans droit ni titre depuis le 12 avril 2025. La commune de Saint-Raphaël justifiait d'une urgence et d'une utilité à récupérer ce logement pour le mettre à disposition de personnes en situation de détresse sociale, notamment des victimes de violences conjugales. Mme B..., qui avait refusé une proposition de relogement et ne justifiait d'aucune vulnérabilité exceptionnelle, s'est vu enjoindre de libérer les lieux, sans qu'une astreinte ne soit prononcée dans le résumé. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
N° TA83-2502505(TA83-2502505)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour faire suspendre un arrêté du maire de Saint-Tropez réglementant l'accès des VTC au centre-ville durant la saison estivale. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de l'entrée en vigueur immédiate de la mesure en pleine haute saison et des difficultés pratiques d'accès à la procédure d'autorisation. Il a également estimé que l'arrêté, en réservant l'obligation d'autorisation préalable aux seuls chauffeurs établis hors du département du Var, créait une discrimination constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre et au principe d'égalité. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté municipal.
N° TA83-2502507(TA83-2502507)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de l'Association Grand Passage contestant l'arrêté préfectoral du 25 juin 2025 mettant en demeure des gens du voyage d'évacuer un terrain communal. La requête, enregistrée le 28 juin 2025, a été présentée après l'expiration du délai d'exécution de 24 heures fixé par l'arrêté, en méconnaissance de l'article R. 779-2 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article R. 222-1 (4°) du même code, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.