Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2203474(TA83-2203474)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement de Mademoiselle A F D, qui contestait un arrêté du préfet du Var refusant de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. La requérante, de nationalité algérienne, avait obtenu la nationalité française en cours d'instance, ce qui a motivé son désistement pur et simple. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a homologué par jugement du 27 juin 2025, mettant ainsi fin à la procédure.
N° TA83-2203429(TA83-2203429)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B contestant la décision de la communauté d'agglomération Dracénie Provence Verdon agglomération de remplacer la collecte des déchets ménagers en porte-à-porte par un système d'apport volontaire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales, estimant que le nouveau service n'offrait pas une salubrité et une qualité équivalentes. Le tribunal a jugé que les éléments produits, notamment des photographies de dépôts sauvages, ne démontraient pas un défaut d'étanchéité des conteneurs ou une fréquence de ramassage insuffisante imputable à la collectivité. Il a considéré que les obligations contractuelles de la collectivité en matière d'entretien et de fréquence de collecte étaient suffisantes pour garantir un niveau de service équivalent.
N° TA83-2502165(TA83-2502165)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la délibération du jury de l’Université de Toulon prononçant son ajournement en troisième année de licence STAPS, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Le tribunal a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’intéressée n’établissait pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment pour la poursuite de ses études en master. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA83-2301950(TA83-2301950)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 250 euros à un détenu pour le préjudice moral subi suite à une fouille intégrale jugée illégale. La juridiction a estimé que cette fouille, réalisée le 10 mars 2023 à la maison d'arrêt de Draguignan, n'était pas justifiée par une présomption d'infraction ou un risque pour la sécurité, en méconnaissance des articles L. 225-1 et L. 225-3 du code pénitentiaire. Le tribunal a également relevé une atteinte à la dignité du requérant, au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'État a été condamné aux dépens et à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2102571(TA83-2102571)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, agent technique du ministère des Armées, qui demandait réparation des préjudices subis du fait de son exposition à l'amiante entre 1984 et 2019. La juridiction a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de la tardiveté de la requête. En application du principe selon lequel la décision de rejet d'une première demande indemnitaire lie le contentieux, la requête, enregistrée le 8 septembre 2021, était irrecevable car présentée plus de deux mois après la notification de ce rejet le 11 janvier 2021.
N° TA83-2200247(TA83-2200247)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière au sein du ministère des armées. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison du non-respect des obligations du décret du 17 août 1977 relatif à la protection des travailleurs contre l’amiante. Toutefois, la demande a été rejetée comme prescrite, la créance indemnitaire étant soumise à la prescription quadriennale de la loi du 31 décembre 1968. Le tribunal a estimé que le préjudice d’anxiété, né de la conscience du risque de développer une pathologie grave, était connu et mesurable dès l’éligibilité de l’agent à l’allocation de cessation anticipée d’activité, et que le délai de prescription était expiré.
N° TA83-2202308(TA83-2202308)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A B, son épouse et leur fils d’une demande d’indemnisation suite à la chute de M. B dans une benne de la déchetterie de Vidauban le 26 juillet 2021, invoquant un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. La communauté d’agglomération Dracénie Provence Verdon agglomération a contesté sa responsabilité, arguant que la preuve des faits n’était pas rapportée et que l’accident résultait d’une faute de la victime. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants n’établissaient pas la matérialité des faits ni l’existence d’un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. La décision s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour défaut d’entretien normal, sans mention spécifique de textes autres que le code de justice administrative.
N° TA83-2301469(TA83-2301469)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 700 euros à un détenu pour le préjudice moral subi suite à trois fouilles intégrales jugées illégales. Le requérant, M. A, avait subi ces fouilles à la maison d'arrêt de Draguignan sans que leur nécessité soit établie, en méconnaissance des articles L. 225-1 et L. 225-3 du code pénitentiaire et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le ministre de la justice, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, a été réputé avoir acquiescé aux faits. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.
N° TA83-2301088(TA83-2301088)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé les trois décisions du 7 avril 2023 par lesquelles la directrice de la maison d'arrêt de Draguignan avait suspendu les correspondances téléphoniques de M. B avec sa mère (15 jours), son père (7 jours) et son cousin (30 jours). Le tribunal a constaté que l'administration, bien que mise en demeure, n'avait produit aucun mémoire en défense et était donc réputée avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant. Sur le fond, les décisions ont été jugées illégales car elles ne démontraient pas que les agents ayant procédé à l'interception des communications étaient individuellement désignés et habilités conformément aux articles L. 223-1 et R. 223-1 du code pénitentiaire. En conséquence, le tribunal a annulé les trois décisions et mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2501992(TA83-2501992)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A... B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision du 3 avril 2025 par laquelle la commission de médiation DALO du Var a rejeté sa demande de logement. Par une ordonnance du 26 juin 2025, le président de la 1ère chambre a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer, au motif que cette requête constituait un doublon d’une autre requête déjà enregistrée sous le n° 2501988. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de clore une procédure sans examen au fond en cas de requête redondante. Le tribunal a précisé que le requérant pouvait présenter des écritures complémentaires dans le cadre de la requête initiale.
N° TA83-2502274(TA83-2502274)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Var refusant le renouvellement de la carte de résident de M. A B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que la décision préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de mesure d'éloignement en cours. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de procédure contradictoire, violation de l'accord franco-tunisien et des articles 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA83-2300797(TA83-2300797)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 19 décembre 2022 par laquelle le directeur régional de la DREETS de Provence-Alpes-Côte d'Azur avait infligé une amende de 21 120 euros à la SAS Fréjus constructions pour non-respect d'un arrêt des travaux. Le tribunal a retenu un moyen de légalité externe, estimant que la décision était entachée d'incompétence de son auteur. Il a jugé que la délégation de signature accordée au directeur régional adjoint, chef du pôle du travail, méconnaissait les dispositions de l'article R. 8122-2 du code du travail, qui ne permettent pas au directeur régional de déléguer sa signature à un agent de l'inspection du travail placé sous l'autorité de ce chef de pôle.
N° TA83-2300194(TA83-2300194)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le montant d’une aide de 5 000 euros attribuée par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) au titre du dispositif prévu par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 pour les enfants de harkis. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, estimant que la requête, bien que sommaire, invoquait une erreur d’appréciation. Sur le fond, il a jugé que l’aide accordée, calculée selon le barème applicable, n’était pas entachée d’erreur d’appréciation, M. B n’établissant pas son insuffisance au regard de ses besoins de logement. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation.
N° TA83-2301655(TA83-2301655)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’une demande indemnitaire de 7 000 euros contre l’État pour les dommages subis par son véhicule lors d’une inondation sur une bretelle d’accès à l’autoroute A570 le 1er novembre 2022. En cours d’instance, les parties ont signé un protocole d’accord amiable les 20 et 23 mai 2025, prévoyant le versement de 8 500 euros à la requérante. Le tribunal constate que Mme B a ainsi obtenu satisfaction et prononce un non-lieu à statuer sur ses conclusions indemnitaires. Il rejette également sa demande de frais de justice fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2500251(TA83-2500251)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Elle a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-6 du CESEDA, constatant que l'ordonnance de protection dont bénéficiait la requérante n'était plus en vigueur et que son partenaire était décédé sans condamnation pénale. Le tribunal a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2300308(TA83-2300308)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, enfant d'ancien supplétif, qui contestait le montant insuffisant de l'aide de 2 000 euros qui lui a été attribuée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) pour l'aménagement de son logement. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, estimant que le requérant avait bien invoqué un moyen tiré d'une erreur d'appréciation. Sur le fond, il a jugé que M. B n'établissait pas que l'aide accordée, calculée conformément au barème prévu par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, ne lui permettait pas de subvenir à ses besoins essentiels en matière de logement.
N° TA83-2300223(TA83-2300223)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Sud Est, qui demandait la condamnation de la commune de Ramatuelle à lui verser 8 011 925 euros en réparation du préjudice subi suite à la résiliation du traité de sous-concession de la plage de Pampelonne. La société invoquait une violation des principes de liberté d'accès à la commande publique, de transparence et d'égalité de traitement lors de la procédure d'attribution. Le tribunal a appliqué les principes de l'ordonnance n° 2016-65 du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession et du décret n° 2016-86 du 1er février 2016. La solution retenue est le rejet de la demande indemnitaire, la commune étant relaxée des prétentions de la requérante.
N° TA83-2300671(TA83-2300671)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société SAGEM, qui exploitait le débit de boissons "Moma Restaurant", contre l'arrêté préfectoral du 27 février 2023 prononçant sa fermeture administrative pour quinze jours. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Sur le fond, le tribunal a estimé que la mesure de police, fondée sur l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, était justifiée par une infraction avérée (service d'alcool à une personne manifestement ivre, ayant conduit à un coma éthylique) et n'était pas disproportionnée.
N° TA83-2000293(TA83-2000293)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, qui sollicitait 30 000 euros pour un préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante durant ses fonctions au sein de la marine nationale. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas de preuves suffisantes sur les conditions de son exposition aux poussières d'amiante, ni sur la période précise d'attribution de l'allocation de cessation anticipée d'activité (ASCAA) dont il bénéficiait. En conséquence, le préjudice d'anxiété n'a pas été jugé établi. Par ailleurs, le tribunal a relevé que le ministre des armées opposait l'exception de prescription quadriennale, sans toutefois statuer sur ce point, la demande étant déjà rejetée au fond.
N° TA83-2101023(TA83-2101023)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser des préjudices subis du fait de son exposition à l’amiante durant son activité au sein de la marine nationale. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance de M. B était prescrite, car le délai de quatre ans avait commencé à courir au plus tard à la date à laquelle il avait eu connaissance de son exposition à l’amiante, sans que la demande indemnitaire de 2021 n’ait interrompu ce délai de manière utile.