Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2500231(TA83-2500231)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 24 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que sa situation personnelle ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de l'absence de liens familiaux suffisamment stables et intenses en France.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2502387(TA83-2502387)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait des mesures pour sauvegarder son droit à un logement décent, invoquant une situation d'urgence. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, M. A ayant lui-même contribué à sa situation en donnant congé de son logement après avoir été informé du rejet de son recours. Par ailleurs, le requérant ne contestait pas le bien-fondé de la décision de la commission de médiation, qui avait refusé de le reconnaître comme prioritaire au titre du droit au logement opposable (article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2201202(TA83-2201202)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, ingénieure des services culturels, qui contestait le refus implicite de la ministre de la culture de liquider rétroactivement ses droits à pension de retraite au 1er décembre 2018. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de l'incompétence territoriale, en application de l'article R. 312-13 du code de justice administrative, estimant que le litige relève de sa compétence. Sur le fond, il a jugé que la demande de Mme A était irrecevable, car une décision de rejet du 18 janvier 2021, notifiée avec les voies et délais de recours, avait déjà été prise par le service des retraites de l'État, rendant la requête tardive. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A, y compris celles aux fins d'injonction et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2202838(TA83-2202838)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les requêtes de Mme A B, fonctionnaire de la police nationale, contestant deux arrêtés : l'un du ministre de l'intérieur du 18 juin 2021 la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé, et l'autre du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud du 8 décembre 2022 prolongeant cette position. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que le placement en disponibilité d'office pour une durée indéterminée excédait la limite légale de quatre ans prévue par l'article 48 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, et que l'administration n'avait pas respecté son obligation de reclassement. En conséquence, l'État a été condamné à verser 1 500 euros à Mme B en réparation de son préjudice moral, et les conclusions indemnitaires plus élevées ont été rejetées. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n° 86-442 et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202199(TA83-2202199)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme Cloitre, secrétaire administrative, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Nice de reconnaître l'imputabilité au service de son accident survenu le 25 novembre 2021. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, appliquant l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, il a jugé que la convocation à un entretien au rectorat, qui a déclenché la pathologie anxiodépressive, ne constituait pas un événement soudain et imprévisible détachable du service, mais relevait de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Par conséquent, le refus de reconnaissance de l'accident de service n'était pas entaché d'erreur d'appréciation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2202346(TA83-2202346)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de la SARL Nobilys contestant un rehaussement d'impôt sur les sociétés pour l'exercice clos en 2018. La société soutenait que l'administration fiscale avait appliqué à tort la théorie de l'acte anormal de gestion, arguant que l'acquisition de titres, financée par emprunt, n'avait pas influencé le résultat imposable et qu'aucune intention libérale n'était démontrée. Le tribunal a rejeté la demande de décharge, considérant que l'opération d'acquisition à un prix jugé inférieur à la valeur vénale constituait un acte anormal de gestion, et a confirmé le bien-fondé des impositions supplémentaires et pénalités. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article 38-2 du code général des impôts et la jurisprudence relative à l'acte anormal de gestion.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2502414(TA83-2502414)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Var d'assurer l'exécution d'une ordonnance d'expulsion, invoquant une atteinte grave à son droit de propriété. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, les simples allégations de M. A ne démontrant aucun préjudice financier nécessitant une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2500212(TA83-2500212)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant tunisien, contre l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant contestait notamment la menace à l'ordre public retenue par le préfet sur le fondement de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une condamnation pour vol aggravé. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le comportement personnel de M. B, caractérisé par des faits de délinquance, justifiait légalement le refus de séjour et les mesures subséquentes, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2500220(TA83-2500220)

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) annule l'arrêté du 18 décembre 2024 par lequel le préfet du Var avait refusé de renouveler le titre de séjour de Mme D, ressortissante malgache, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la condamnation pénale unique de l'intéressée pour violences conjugales, bien que regrettable, était isolée et non réitérée depuis près de deux ans, et ne suffisait pas à caractériser une menace actuelle pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision préfectorale a été annulée pour erreur manifeste d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2202929(TA83-2202929)

Le Tribunal administratif de Toulon était saisi de deux requêtes de Mme C, agent public, contestant d'une part l'arrêté du 19 mai 2022 du ministre de l'économie annulant sa pension civile d'invalidité et ordonnant le recouvrement d'un trop-perçu, et d'autre part le titre de perception émis pour recouvrer la somme de 90 217 euros. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C, jugeant que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de fait) n'étaient pas fondés et que la demande indemnitaire pour préjudice moral était infondée. La solution retenue est le rejet des requêtes, le tribunal ayant estimé que l'administration avait légalement retiré la pension en raison de la réintégration de l'agent dans ses fonctions. Les textes appliqués incluent le code des pensions civiles et militaires de retraite et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2402529(TA83-2402529)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL l'Héliotrope, qui contestait la décision conjointe de l'ARS PACA et du département du Var du 28 juin 2024 désignant un administrateur provisoire pour six mois au sein de son EHPAD. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'imprécision de la mission de l'administrateur, du défaut de procédure contradictoire et de l'erreur d'appréciation. Il a jugé que la décision était fondée sur les manquements constatés lors des inspections et sur les dispositions des articles L. 313-14 et suivants du code de l'action sociale et des familles, et qu'elle était proportionnée à la gravité des dysfonctionnements.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2500211(TA83-2500211)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. D, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 19 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. D, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a notamment jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas porté une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2502377(TA83-2502377)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Dayana Dina. Celle-ci contestait l'arrêté du maire de la Valette du Var du 6 juin 2025 ordonnant la fermeture temporaire de son établissement pour non-conformité aux règles de sécurité incendie. Le juge a estimé que la société n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'entreprendre, compte tenu de l'avis défavorable de la commission de sécurité et de l'absence d'autorisation préalable d'ouverture. La condition d'urgence n'a pas été retenue comme suffisamment caractérisée au regard de l'intérêt général lié à la sécurité du public.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA83-2502106(TA83-2502106)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par la commune de Puget-sur-Argens d'une demande d'expulsion d'occupants sans droit ni titre d'un terrain de football communal. La juridiction a constaté que les occupants avaient quitté les lieux postérieurement à l'introduction de la requête, rendant la mesure d'expulsion dépourvue d'urgence et d'utilité. En conséquence, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande principale. Toutefois, il a condamné solidairement les occupants, Messieurs GOUIN et MOREAU, à verser 2 000 euros à la commune au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2502078(TA83-2502078)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Huitetdemi. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché de maîtrise d'œuvre pour la réhabilitation d'un groupe de logements sociaux, lancée par l'office public de l'habitat Toulon Habitat Méditerranée. Le juge a estimé que le pouvoir adjudicateur avait suffisamment motivé le rejet de l'offre de la société requérante, en lui communiquant les caractéristiques et avantages de l'offre retenue, et que les critères de sélection contestés étaient en lien avec l'objet du marché. Il a également jugé que la notation de l'offre de la société Huitetdemi ne procédait pas d'une erreur manifeste d'appréciation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2502340(TA83-2502340)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme A, éducatrice territoriale de jeunes enfants, qui contestait la suppression de son poste par le CCAS du Luc-en-Provence et son placement en surnombre. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la perte de certaines primes (IFSE et CIA) ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière, d'autant que la délibération contestée ne la privait pas de sa rémunération de base. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2502147(TA83-2502147)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 11 mars 2025 par lequel le préfet du Var a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'exécution de la décision n'ayant pas une incidence suffisamment grave et immédiate sur la situation du requérant, chef d'entreprise et père de quatre enfants. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et les demandes accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2502079(TA83-2502079)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête de M. C D, ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 mai 2025 par lequel le préfet du Var l'a assigné à résidence. Le juge écarte le moyen de procédure tiré de l'absence d'inscription de l'interprète sur une liste officielle, celle-ci étant assermentée. Il juge inopérant le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (risque de traitements inhumains en Turquie), l'assignation à résidence n'étant pas une mesure d'éloignement. Enfin, il estime que l'assignation à résidence ne constitue pas une privation de liberté au sens de l'article 5 de la Convention, mais une simple restriction de liberté, et que les autres moyens (vie privée et familiale, erreur d'appréciation, application rétroactive de la loi) ne sont pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA83-2502145(TA83-2502145)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 27 mars 2025 par lequel le préfet du Var a retiré et refusé une autorisation de défrichement nécessaire à l'installation d'un relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sociétés requérantes ne démontrant pas un préjudice grave et immédiat, l'absence de couverture mobile sur la commune étant antérieure au projet et le délai de réalisation de ce dernier étant incertain. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA83-2502077(TA83-2502077)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par l'association comité d'intérêt local du quartier Font Brun et la société Carthemis d'une demande de suspension de la décision implicite de non-opposition à une déclaration préalable déposée par la société Civista pour des travaux sur la villa Bettyzou. La commune de Carqueiranne a fait valoir que cette décision avait été retirée par un arrêté du 28 mai 2025, devenu exécutoire avant l'enregistrement de la requête. Le juge des référés a constaté que le retrait de la décision attaquée privait d'objet la demande de suspension, rendant ainsi les conclusions irrecevables. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés ou les dispositions des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l'urbanisme.

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