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Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, agent contractuel de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui demandait 82 400,24 euros en réparation de préjudices liés à la gestion de ses contrats. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la région, jugeant que le recours indemnitaire était recevable. Sur le fond, il a considéré que la prolongation de la période d'essai et le non-renouvellement du contrat étaient légaux, et que la région n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 10 novembre 2022 par lequel le maire du Val s'opposait à la déclaration préalable de M. A pour l'édification d'une clôture. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur l'article Uf11 du plan local d'urbanisme interdisant les brise-vues dans les zones en pente ou en restanque, était entaché d'une erreur de droit, le terrain de M. A ne présentant pas ces caractéristiques. En conséquence, il a enjoint à la commune de délivrer un certificat de non-opposition dans un délai de trois mois.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête du GAEC les fromages tourvains, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Tourves du 5 août 2022 retirant une décision de non-opposition à déclaration préalable pour le changement de destination d'une bergerie en habitation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés d'un vice de procédure, d'une insuffisance de motivation et de l'illégalité des motifs de retrait, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ingénieur en chef territorial, qui contestait l'arrêté du 17 janvier 2022 fixant son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) à 24 000 euros annuels. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par la métropole, jugeant que l'arrêté faisait grief et n'était pas confirmatif d'une décision antérieure. Sur le fond, il a considéré que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la légalité de la délibération du 30 septembre 2020.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet du Var. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé le moyen tiré de l'article L. 435-1 inopérant, faute de demande sur ce fondement. Il a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas une résidence continue en France avant 2020 et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. F et autres demandant l'annulation des permis de construire délivrés par le maire de Saint-Raphaël pour un accueil de loisirs sans hébergement (ALSH) et une salle polyvalente. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance des articles UD 1 du PLU et R. 111-2 du code de l'urbanisme, arguant d'une atteinte à la tranquillité publique. Le tribunal a jugé que le projet, situé sur un ancien site de centre aéré et destiné à transférer des effectifs existants, n'était pas incompatible avec la zone résidentielle UD. La solution retenue est le rejet de la requête, sans annulation des permis.
Le Tribunal administratif de Toulon annule l'arrêté du 3 décembre 2024 par lequel le préfet du Var a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant tunisien, et l'a obligé à quitter le territoire avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal estime que les condamnations pour infractions routières (conduite sans permis et malgré une injonction de restitution) ne constituent pas, en raison de leur ancienneté, une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions d'éloignement sont annulées par voie de conséquence. Le préfet est enjoint de renouveler le titre de séjour sous deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 13 décembre 2024 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment le vice de procédure tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, l'erreur de fait concernant la durée de présence en France, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B contestant la décision de la communauté d'agglomération Dracénie Provence Verdon agglomération de remplacer la collecte des déchets ménagers en porte-à-porte par un système d'apport volontaire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales, estimant que le nouveau service n'offrait pas une salubrité et une qualité équivalentes. Le tribunal a jugé que les éléments produits, notamment des photographies de dépôts sauvages, ne démontraient pas un défaut d'étanchéité des conteneurs ou une fréquence de ramassage insuffisante imputable à la collectivité. Il a considéré que les obligations contractuelles de la collectivité en matière d'entretien et de fréquence de collecte étaient suffisantes pour garantir un niveau de service équivalent.
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement de Mademoiselle A F D, qui contestait un arrêté du préfet du Var refusant de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. La requérante, de nationalité algérienne, avait obtenu la nationalité française en cours d'instance, ce qui a motivé son désistement pur et simple. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a homologué par jugement du 27 juin 2025, mettant ainsi fin à la procédure.
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 700 euros à un détenu pour le préjudice moral subi suite à trois fouilles intégrales jugées illégales. Le requérant, M. A, avait subi ces fouilles à la maison d'arrêt de Draguignan sans que leur nécessité soit établie, en méconnaissance des articles L. 225-1 et L. 225-3 du code pénitentiaire et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le ministre de la justice, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, a été réputé avoir acquiescé aux faits. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé les trois décisions du 7 avril 2023 par lesquelles la directrice de la maison d'arrêt de Draguignan avait suspendu les correspondances téléphoniques de M. B avec sa mère (15 jours), son père (7 jours) et son cousin (30 jours). Le tribunal a constaté que l'administration, bien que mise en demeure, n'avait produit aucun mémoire en défense et était donc réputée avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant. Sur le fond, les décisions ont été jugées illégales car elles ne démontraient pas que les agents ayant procédé à l'interception des communications étaient individuellement désignés et habilités conformément aux articles L. 223-1 et R. 223-1 du code pénitentiaire. En conséquence, le tribunal a annulé les trois décisions et mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 250 euros à un détenu pour le préjudice moral subi suite à une fouille intégrale jugée illégale. La juridiction a estimé que cette fouille, réalisée le 10 mars 2023 à la maison d'arrêt de Draguignan, n'était pas justifiée par une présomption d'infraction ou un risque pour la sécurité, en méconnaissance des articles L. 225-1 et L. 225-3 du code pénitentiaire. Le tribunal a également relevé une atteinte à la dignité du requérant, au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. L'État a été condamné aux dépens et à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A... B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision du 3 avril 2025 par laquelle la commission de médiation DALO du Var a rejeté sa demande de logement. Par une ordonnance du 26 juin 2025, le président de la 1ère chambre a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer, au motif que cette requête constituait un doublon d’une autre requête déjà enregistrée sous le n° 2501988. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de clore une procédure sans examen au fond en cas de requête redondante. Le tribunal a précisé que le requérant pouvait présenter des écritures complémentaires dans le cadre de la requête initiale.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la délibération du jury de l’Université de Toulon prononçant son ajournement en troisième année de licence STAPS, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Le tribunal a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’intéressée n’établissait pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment pour la poursuite de ses études en master. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Var refusant le renouvellement de la carte de résident de M. A B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que la décision préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en l'absence de mesure d'éloignement en cours. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de procédure contradictoire, violation de l'accord franco-tunisien et des articles 8 de la CESDH et 3-1 de la CIDE) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, agent technique du ministère des Armées, qui demandait réparation des préjudices subis du fait de son exposition à l'amiante entre 1984 et 2019. La juridiction a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de la tardiveté de la requête. En application du principe selon lequel la décision de rejet d'une première demande indemnitaire lie le contentieux, la requête, enregistrée le 8 septembre 2021, était irrecevable car présentée plus de deux mois après la notification de ce rejet le 11 janvier 2021.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière au sein du ministère des armées. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison du non-respect des obligations du décret du 17 août 1977 relatif à la protection des travailleurs contre l’amiante. Toutefois, la demande a été rejetée comme prescrite, la créance indemnitaire étant soumise à la prescription quadriennale de la loi du 31 décembre 1968. Le tribunal a estimé que le préjudice d’anxiété, né de la conscience du risque de développer une pathologie grave, était connu et mesurable dès l’éligibilité de l’agent à l’allocation de cessation anticipée d’activité, et que le délai de prescription était expiré.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A B, son épouse et leur fils d’une demande d’indemnisation suite à la chute de M. B dans une benne de la déchetterie de Vidauban le 26 juillet 2021, invoquant un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. La communauté d’agglomération Dracénie Provence Verdon agglomération a contesté sa responsabilité, arguant que la preuve des faits n’était pas rapportée et que l’accident résultait d’une faute de la victime. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants n’établissaient pas la matérialité des faits ni l’existence d’un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. La décision s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour défaut d’entretien normal, sans mention spécifique de textes autres que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 19 décembre 2022 par laquelle le directeur régional de la DREETS de Provence-Alpes-Côte d'Azur avait infligé une amende de 21 120 euros à la SAS Fréjus constructions pour non-respect d'un arrêt des travaux. Le tribunal a retenu un moyen de légalité externe, estimant que la décision était entachée d'incompétence de son auteur. Il a jugé que la délégation de signature accordée au directeur régional adjoint, chef du pôle du travail, méconnaissait les dispositions de l'article R. 8122-2 du code du travail, qui ne permettent pas au directeur régional de déléguer sa signature à un agent de l'inspection du travail placé sous l'autorité de ce chef de pôle.