Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2502126(TA83-2502126)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait son assignation à résidence prononcée par le préfet du Var le 23 mai 2025. Le juge a estimé irrecevables les conclusions visant à annuler une précédente obligation de quitter le territoire français devenue définitive, ainsi que celles tendant à la réouverture d’une demande d’asile. Sur le fond, le moyen tiré de l’impossibilité de retourner en Turquie en raison d’une condamnation pour insoumission au service militaire a été écarté comme inopérant, l’assignation à résidence n’ayant pas pour objet le renvoi dans ce pays. La décision se fonde notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA83-2502075(TA83-2502075)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 mai 2025 refusant le renouvellement de la carte de résident de M. B, ressortissant algérien, et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence d'exécution d'une précédente mesure d'éloignement. Par ailleurs, aucun moyen sérieux n'a été retenu, le tribunal relevant que les dispositions de l'article L. 432-1-1 du CESEDA, invoquées par le préfet, ne sont pas applicables aux ressortissants algériens dont la situation est régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La requête a donc été rejetée.
N° TA83-2401076(TA83-2401076)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête des consorts D contestant leur taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer à hauteur d'un dégrèvement de 800 euros accordé en cours d'instance. Il a jugé que les moyens tirés de l'irrégularité de la décision de rejet de leur réclamation étaient inopérants, celle-ci n'étant pas un titre exécutoire. Sur le fond, la hausse de l'imposition a été justifiée par un changement de catégorie du bien (de DEP2 à MAG1) et une modification des surfaces déclarées, sans que les requérants n'apportent de contestation utile. La solution s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA83-2502116(TA83-2502116)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A qui demandait la suspension de la décision du préfet du Var annulant les épreuves de son permis de conduire. Le juge a considéré que la requête était irrecevable car le requérant ne soulevait aucun moyen de légalité contre la décision, mais sollicitait uniquement une mesure gracieuse pour des raisons personnelles et professionnelles. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige un doute sérieux sur la légalité de l'acte, condition non remplie en l'espèce.
N° TA83-2401083(TA83-2401083)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A contestant des saisies administratives à tiers détenteurs émises pour le recouvrement de taxes foncières (2021-2023). Le juge a écarté comme inopérant le moyen tiré du refus d'étalement de la dette, relevant que l'octroi de délais de paiement relève de la seule compétence du comptable public et non du juge administratif. S'agissant de la demande de remise gracieuse, le tribunal a rappelé qu'elle constitue une simple faculté pour l'administration, sans qu'aucune erreur manifeste d'appréciation ne soit établie. Enfin, la demande indemnitaire a été jugée irrecevable faute de demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2301946(TA83-2301946)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. C D, représenté par son mandataire judiciaire, d’une demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 à 2023 concernant un bien situé à Brignoles. Le requérant soutenait que sa sœur avait commis une erreur dans ses déclarations fiscales. Toutefois, par un mémoire enregistré le 9 mai 2025, M. D s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 18 juin 2025, sans examiner le fond du litige.
N° TA83-2401516(TA83-2401516)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme et M. C d’une demande de décharge de cotisations de taxe d’habitation pour les années 2019, 2020 et 2022, concernant un bien situé à Fréjus, qu’ils estimaient inoccupé et en vente. L’administration fiscale a accordé un dégrèvement pour les années 2020 et 2022, et les requérants se sont désistés de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA83-2303860(TA83-2303860)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B contestant les créances fiscales (taxes d'habitation et foncières) déclarées par l'administration dans le cadre de sa procédure de liquidation judiciaire. Le juge a estimé que la contestation, qui portait sur le bien-fondé et la prescription des créances, était irrecevable car tardive, n'ayant pas été présentée dans le délai de deux mois suivant la notification de l'acte de poursuite, conformément aux articles R*281-1 et R*283-3-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA83-2403176(TA83-2403176)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour résidence secondaire au titre de 2023 pour un bien situé à Six-Fours-les-Plages. Le requérant soutenait que le logement, exploité en location meublée non professionnelle et soumis à la cotisation foncière des entreprises (CFE), ne pouvait être imposé à la taxe d'habitation. Le tribunal a jugé que M. A n'avait pas démontré qu'au 1er janvier 2023, il ne pouvait se réserver la jouissance du bien en dehors des périodes de location, et que la passibilité à la CFE était sans incidence. La solution retenue s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
N° TA83-2402754(TA83-2402754)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour l'année 2023. Le requérant soutenait que le bien situé à Seillans constituait sa résidence principale depuis le 1er janvier 2023, après son retour d'Arménie. Le tribunal a jugé que M. C n'apportait pas de preuves suffisantes, notamment pour le 1er janvier 2023, date de référence légale pour l'établissement de l'impôt. La solution retenue s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui définissent les critères d'assujettissement à la taxe d'habitation.
N° TA83-2302389(TA83-2302389)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B A, directrice des services de greffe, contestant ses comptes rendus d’entretien professionnel (CREP) pour 2019 et 2020. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’autorité signataire, une erreur manifeste d’appréciation et un manquement à l’impartialité. Le tribunal a partiellement annulé le CREP 2019, jugeant que certaines appréciations négatives sur les compétences professionnelles de Mme A n’étaient pas étayées par l’administration, en méconnaissance des articles 3 et 4 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et du décret précité.
N° TA83-2502105(TA83-2502105)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 14 avril 2025 suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle ou personnelle. Il a notamment relevé que l'utilisation d'autres modes de transport restait possible, malgré l'éloignement de son travail et le handicap de son enfant. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA83-2401829(TA83-2401829)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait ses taxes foncières pour les années 2021 à 2024 et demandait diverses indemnités. La requérante, invoquant son invalidité et celle de son fils, n'a pas justifié de réclamation préalable dans les délais légaux pour les années 2021 et 2022, rendant ces demandes irrecevables. Pour les années 2023 et 2024, les dégrèvements déjà accordés par l'administration ont éteint le litige. Les autres demandes (remboursement de frais, prise en charge de dettes, réparation de préjudices) ont été jugées sans lien avec le contentieux fiscal ou non fondées. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA83-2401451(TA83-2401451)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B C et M. E C, agissant pour le compte de Mme A D, décédée, qui contestaient la taxe d'habitation de l'année 2016 pour une habitation légère de loisirs. Les requérants soutenaient qu'une surtaxe avait été appliquée à tort, mais l'administration fiscale a démontré, pièces à l'appui, qu'aucune majoration n'avait été appliquée pour cette année-là, la délibération instaurant une majoration de 20 % datant de 2017. Faute de preuve de l'existence de la surtaxe alléguée, le tribunal a jugé la demande de réduction infondée. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA83-2502035(TA83-2502035)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la condamnation de la mairie de Salles sur Verdon à lui verser des dommages et intérêts et à l’aider à trouver un logement. Le juge a estimé que ces demandes, visant à obtenir des mesures définitives (notamment une condamnation indemnitaire non chiffrée), ne relevaient pas de sa compétence en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA83-2401589(TA83-2401589)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour 2023 sur un bien situé à Hyères. Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable, cette décision n'étant pas détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, le tribunal a estimé que M. B n'apportait pas la preuve qu'il n'entendait pas se réserver la disposition du bien au 1er janvier 2023, comme l'exige l'article 1408 du code général des impôts. Le seul contrat de conciergerie produit, conclu avec une société de nettoyage, a été jugé insuffisant pour démontrer une intention de location exclusive. En conséquence, la demande de décharge de la taxe d'habitation a été rejetée.
N° TA83-2502074(TA83-2502074)
Le tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par le Conseil national et le conseil départemental de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes d'une demande de suspension de l'autorisation d'exercer délivrée par le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine à M. A. Les requérants soutenaient que cette autorisation violait l'article L. 4321-4 du code de la santé publique, le diplôme de M. A délivré par "United Campus of Malta" ne lui permettant pas d'exercer légalement à Malte. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour les requérants de démontrer un préjudice suffisamment grave et immédiat à un intérêt public ou aux intérêts qu'ils défendent.
N° TA83-2401619(TA83-2401619)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la SNC Remille visant à obtenir la décharge de la taxe d'habitation à laquelle elle a été assujettie pour l'année 2023. Le tribunal a jugé que la société, propriétaire de plusieurs logements, pouvait être imposée pour les locaux dont elle avait la disposition ou la jouissance, conformément aux articles 1407 et 1408 du code général des impôts. La requérante n'a pas apporté de preuves suffisantes pour démontrer que les logements en cause étaient exclusivement loués en longue durée et non à sa disposition. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'imposition établie par l'administration fiscale.
N° TA83-2502033(TA83-2502033)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 mars 2025 suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle ou personnelle, malgré son activité de président d'une société de maçonnerie et sa qualité de père de famille. La requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA83-2502071(TA83-2502071)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par les conseils national et départemental de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes pour suspendre l'autorisation d'exercer délivrée par le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine à M. B. Les requérants invoquent un doute sérieux sur la légalité de la décision, estimant que le diplôme délivré par l'établissement maltais "United Campus of Malta" ne permet pas à M. B d'exercer légalement à Malte, en violation du 1° de l'article L. 4321-4 du code de la santé publique. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants n'ayant pas démontré un préjudice suffisamment grave et immédiat à un intérêt public ou aux intérêts qu'ils défendent.