Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
12 574 décisions disponibles — page 146/629
N° TA83-2302251(TA83-2302251)
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la commune de Bormes-les-Mimosas pour une chute survenue le 16 avril 2022 dans un fossé d'évacuation des eaux pluviales. Le tribunal estime que la matérialité des faits est établie, mais que la responsabilité de la commune ne peut être engagée, car l'ouvrage public (trottoir et fossé) était normalement entretenu, comme en attestent les barrières de protection et l'absence d'anomalie excédant les difficultés normales pour un usager prudent. En conséquence, les demandes indemnitaires de Mme B et de la CPAM des Hauts-de-Seine sont rejetées, et Mme B est condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA83-2300982(TA83-2300982)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Corsica Ferries, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 30 janvier 2023 du préfet de la région PACA portant règlement local de la station de pilotage de Toulon-La Seyne-sur-Mer. La juridiction a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que les informations communiquées à l'assemblée commerciale sur la "masse partageable" étaient suffisantes. Elle a également jugé que les tarifs de pilotage n'étaient pas disproportionnés, les charges invoquées étant exclusivement liées au coût du service. La solution s'appuie sur les articles L. 5341-10 et R. 5341-47 du code des transports.
N° TA83-2501783(TA83-2501783)
Le Tribunal Administratif de Toulon a statué sur une demande de liquidation d'astreinte formulée par M. A, à la suite de l'inexécution alléguée d'un précédent jugement enjoignant au préfet de le convoquer devant le comité médical supérieur. Le tribunal a constaté que l'administration avait saisi le service médical compétent avant l'expiration du délai imparti et que la procédure suivie était régulière et favorable au requérant. En application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, le tribunal a supprimé l'astreinte provisoire, estimant que l'injonction avait été exécutée.
N° TA83-2403857(TA83-2403857)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 22 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que l'arrêté mentionnait suffisamment le pays de destination en référence à la nationalité du requérant, conformément aux articles L. 612-12 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision n'a pas été jugée disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée récente du séjour et de la situation personnelle de l'intéressé.
N° TA83-2301771(TA83-2301771)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 6 juin 2023 par lequel le maire de Draguignan avait mis fin au placement provisoire des deux chiennes de M. A et autorisé leur remise à une tierce personne. La juridiction estime que la commune n'a pas démontré que cette personne constituait un lieu de dépôt adapté à la garde des animaux, en application de l'article L. 211-11 du code rural et de la pêche maritime. L'arrêté est donc entaché d'une erreur d'appréciation. Le tribunal écarte l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune et rejette la demande d'injonction, les chiennes ayant déjà été restituées à leur propriétaire.
N° TA83-2202642(TA83-2202642)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la commune de Fréjus et de la société JCDecaux à l'indemniser pour les préjudices résultant d'un emplacement réservé sur ses parcelles. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription soulevée par les défendeurs, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance de M. A était prescrite, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de l'acquisition de son droit et n'ayant pas été valablement interrompu par sa demande préalable de 2015. Par conséquent, l'ensemble des conclusions indemnitaires et accessoires de M. A ont été rejetées.
N° TA83-2301137(TA83-2301137)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la SAS Port Pin Rolland et ses assureurs d’une demande d’indemnisation pour les dommages causés à un ponton par un barrage anti-pollution installé par la métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) suite au naufrage d’un navire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la métropole, estimant que les assureurs justifiaient du paiement d’une indemnité à leur assuré, établissant ainsi leur subrogation légale. Sur le fond, il a jugé que le lien de causalité entre l’ouvrage public (le barrage) et les désordres n’était pas suffisamment établi, faute de preuves convaincantes, et a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 121-12 du code des assurances et les principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics.
N° TA83-2501949(TA83-2501949)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A, enseignant handicapé, qui sollicitait la suspension de la décision implicite de la rectrice de l’académie de Nice refusant l’aménagement de son poste. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, l’ascenseur permettant l’accès à sa salle de classe étant fonctionnel et le remplacement prévu par le département du Var. Il a également considéré qu’aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité du refus, l’administration étant en situation de compétence liée face à un obstacle matériel. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2403852(TA83-2403852)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 22 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, ni l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA83-2502247(TA83-2502247)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D, exploitant d'une épicerie de nuit. Ce dernier contestait un arrêté du maire de Toulon du 1er avril 2025 imposant la fermeture de son établissement entre 23 heures et 6 heures du matin durant l'été 2025, invoquant une atteinte grave à la liberté du commerce et de l'industrie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour le requérant d'avoir fourni des précisions suffisantes sur l'atteinte grave et immédiate à sa situation économique, et a rejeté la demande sans audience.
N° TA83-2202647(TA83-2202647)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de l’ASL Provence Village, qui contestait le refus de la Métropole Toulon Provence Méditerranée de reconnaître l’intégralité du réseau d’eau potable du lotissement comme relevant du domaine public. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 10 mars 2022, celui-ci étant purement informatif et ne constituant pas une décision faisant grief. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire et celui fondé sur une erreur de qualification juridique au regard de l’article L. 332-15 du code de l’urbanisme, considérant que les canalisations litigieuses n’étaient pas incorporées au réseau public. La demande de l’ASL a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA83-2502254(TA83-2502254)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 9 avril 2021 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a constaté que l'arrêté, notifié le jour même avec mention des voies et délais de recours, ouvrait un délai de quarante-huit heures pour le contester. La requête, introduite le 11 juin 2025, soit plus de quatre ans après la notification, était manifestement tardive. Cette irrecevabilité, fondée sur les articles R. 776-2 du code de justice administrative et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a conduit au rejet de la demande.
N° TA83-2302869(TA83-2302869)
Le Tribunal Administratif de Toulon a homologué un protocole transactionnel conclu le 27 janvier 2025 entre M. B et la Métropole Toulon Provence Méditerranée. Ce protocole, issu d'une médiation, visait à mettre fin au litige portant sur les dommages causés à la clôture de M. B par le système racinaire d'un arbre. Le juge a vérifié que l'accord contenait des concessions réciproques et équilibrées, ne contrevenait pas à l'ordre public et ne constituait pas une libéralité, conformément aux articles L. 213-4 du code de justice administrative et 2044 du code civil. En conséquence, le tribunal a donné force exécutoire à l'accord et constaté le désistement de M. B de sa requête initiale.
N° TA83-2403832(TA83-2403832)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 14 novembre 2024 par lequel le préfet du Var avait obligé M. C, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant sa décision sur l'article L. 611-1 2° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. C justifiait être entré régulièrement en France et avoir déposé une demande de renouvellement de sa carte de résident. Cette illégalité a entraîné, par voie de conséquence, l'annulation des décisions subséquentes relatives au refus de délai de départ volontaire, à la fixation du pays de destination et à l'interdiction de retour.
N° TA83-2302061(TA83-2302061)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule la décision du 23 mars 2023 par laquelle le directeur du CNAPS a refusé à M. A une autorisation préalable d'accès à une formation d'agent privé de sécurité. Le tribunal juge que le refus, fondé sur des condamnations pour appels malveillants (2008) et vol (2016), est disproportionné compte tenu de l'ancienneté des faits, constituant une erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. Il enjoint au CNAPS de délivrer l'autorisation dans un délai de deux mois.
N° TA83-2403805(TA83-2403805)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de Mme A et M. B, qui contestaient les arrêtés du préfet du Var refusant leur admission au séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE, ainsi que l’illégalité des décisions accessoires. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en se basant sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et les jugements de la Cour nationale du droit d’asile. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA83-2301940(TA83-2301940)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait une décision du CNAPS du 18 janvier 2023 lui infligeant une interdiction temporaire d'exercice de quatre ans et une pénalité financière de 25 000 euros pour avoir poursuivi son activité malgré une précédente sanction. Le tribunal a d'abord refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, faute de justification d'urgence. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, la convocation des membres de la commission de discipline ayant été régulièrement effectuée. Enfin, le tribunal a jugé que la sanction n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 634-7 et L. 634-10 du code de la sécurité intérieure.
N° TA83-2300816(TA83-2300816)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une indemnisation complémentaire de 8 000 euros pour ses conditions de vie dans les camps de Pignans et de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. La requérante contestait le montant de 10 000 euros alloué par la Commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, estimant que la période de séjour prise en compte était incomplète. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 3 de la loi du 23 février 2022, la réparation ne pouvait concerner que la période antérieure au 31 décembre 1975, et que la commission avait correctement appliqué ce cadre légal. La solution retenue est donc le rejet de la demande de Mme B.
N° TA83-2300417(TA83-2300417)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, gérant de la SASU A2MCS, qui contestait par un recours pour excès de pouvoir la décision du maire de Six-Fours-les-Plages rejetant sa candidature pour une autorisation d'occupation du domaine public. Le tribunal a jugé que ce recours était irrecevable, car un concurrent évincé d’un tel contrat administratif ne peut contester la légalité du rejet de son offre que par un recours de pleine juridiction dirigé contre la convention d’occupation elle-même, et non par un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s’appuie sur les principes issus du code général de la propriété des personnes publiques et de la jurisprudence relative aux contrats administratifs.
N° TA83-2200310(TA83-2200310)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. C, propriétaire à Ramatuelle, d’une action en responsabilité pour carence de l’État dans la police administrative des nuisances sonores liées au trafic d’hélicoptères. La juridiction a jugé que la responsabilité de l’État pour manquement à sa mission de police de la circulation aérienne s’apprécie sur le terrain de la faute simple, en application des articles R. 132-1 et D. 132-6 du code de l’aviation civile et de l’arrêté du 6 mai 1995. La solution retenue écarte la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, mais le tribunal n’a pas encore statué au fond sur le principe de la responsabilité et l’indemnisation des préjudices allégués (perte de valeur vénale, trouble de jouissance, préjudice moral).