Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2501952(TA83-2501952)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur une requête du Syndicat Interco Cfdt Du Var, a rejeté la demande de suspension de la délibération du 20 mars 2025 de la communauté de communes de la Vallée du Gapeau relative au maintien du régime indemnitaire du personnel. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le syndicat n'ayant pas démontré que la délibération, qui ne concerne que les primes et indemnités à l'exclusion du traitement, était susceptible de priver les agents de revenus dans une proportion justifiant une intervention en référé. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501962(TA83-2501962)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Var du 8 avril 2025 retirant la carte de résident de M. A. Le juge a considéré que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre l'acte, n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré ses activités professionnelles. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et rappelle que l'urgence n'est pas présumée en cas de retrait de titre de séjour.
N° TA83-2501973(TA83-2501973)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête en référé suspension de M. A, qui contestait le refus du préfet du Var d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré l’éloignement de son épouse enceinte et ses problèmes de santé. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA83-2501884(TA83-2501884)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant trois ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, relevant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que la menace à l'ordre public était justifiée par une condamnation pénale. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des articles L. 612-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2501810(TA83-2501810)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait les arrêtés du préfet du Var du 6 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour un an et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant un délai de départ volontaire, en raison du risque de fuite établi par l'entrée irrégulière de l'intéressé et son absence de demande d'asile. La décision d'interdiction de retour a été jugée proportionnée, et l'assignation à résidence légale, au regard des articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2502049(TA83-2502049)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 mai 2025 réquisitionnant M. A pour les 29 et 30 mai 2025. Le juge a estimé qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale du droit de grève n'était caractérisée, le préfet ayant justifié la nécessité de la réquisition par les exigences de continuité du service d'aide médicale urgente (SMUR) au regard des articles L. 2215-1-4 du code général des collectivités territoriales et R. 6123-15 du code de la santé publique. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA83-2202511(TA83-2202511)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de perception émis par le centre hospitalier de Hyères pour un montant de 38 750,87 euros. Ce titre visait à récupérer le traitement versé à l’intéressée entre le 19 mars 2018 et le 30 avril 2019, période durant laquelle elle a également perçu rétroactivement sa pension de retraite pour invalidité imputable au service. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le cumul du traitement d’activité et de la pension de retraite sur la même période constituait un indu, et que la prescription biennale prévue à l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 n’était pas acquise. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations.
N° TA83-2201847(TA83-2201847)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, gardienne de la paix, qui contestait la sanction disciplinaire du blâme prononcée à son encontre par le directeur départemental de la sécurité publique du Var le 18 mai 2022. La requérante invoquait un défaut de procédure contradictoire et un délai insuffisant pour préparer sa défense, mais le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment au regard de la loi du 22 avril 1905. Sur le fond, le tribunal a estimé que la matérialité des faits reprochés était établie, constituant un manquement aux obligations de courtoisie et d'exemplarité prévues par l'article R. 434-14 du code de la sécurité intérieure, justifiant ainsi la sanction. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA83-2501953(TA83-2501953)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel le préfet du Var a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'arrêté prévoyait la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, dont il n'était pas démontré qu'elle ferait obstacle à l'exercice d'une activité professionnelle. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501885(TA83-2501885)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation d’un jugement du tribunal judiciaire de Draguignan ayant prononcé une interdiction du territoire français. Par une ordonnance du 28 mai 2025, le tribunal a rejeté cette requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur le principe de séparation des ordres de juridiction, les décisions des juridictions judiciaires ne pouvant être contestées devant le juge administratif.
N° TA83-2501867(TA83-2501867)
Refus d'autorisation annuelle d'occupation d'un poste à quai. Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête en suspension de M. A. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, faute pour le requérant de justifier d'une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle et financière. La requête est rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA83-2501865(TA83-2501865)
Refus d’autorisation d’amarrage – Tribunal administratif de Toulon – Rejet de la requête en référé suspension – Absence d’urgence caractérisée. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension des décisions de refus d’inscription sur la liste d’attente pour un poste à quai, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle. La condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité.
N° TA83-2501863(TA83-2501863)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a annulé l'arrêté du 5 mai 2025 par lequel le préfet du Var assignait M. B, ressortissant nigérian, à résidence à Toulon pour 45 jours. Le juge a considéré que la décision était insuffisamment motivée, le préfet n'ayant pas justifié le choix de Toulon alors que la résidence habituelle de l'intéressé était établie à Nice. La motivation de l'arrêté n'expliquait pas cette dérogation au lieu de vie habituel, en méconnaissance de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA83-2501819(TA83-2501819)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral du 18 mars 2025 qualifiant d'insalubre un logement situé au Luc. La requérante, Mme B, propriétaire du bien, contestait la légalité de l'arrêté, notamment en arguant que la qualification d'« impropre par nature à l'habitation » ne pouvait reposer uniquement sur le non-respect des règles de surface minimale ou d'éclairement naturel. Le juge a reconnu l'urgence, l'exécution de l'arrêté menaçant plus de la moitié des revenus de la requérante, et a estimé que les moyens soulevés étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension a été ordonnée et l'État condamné à verser 1 500 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA83-2501802(TA83-2501802)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision conjointe du Directeur Général de l'ARS Provence-Alpes-Côte d'Azur et du Président du Conseil départemental du Var ordonnant la cessation totale et définitive d'activité de l'hébergement "La Maison de D". La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une erreur de droit et une violation du Code de l'action sociale et des familles. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car aucun élément ne démontrait un préjudice suffisamment grave et immédiat justifiant la suspension.
N° TA83-2501678(TA83-2501678)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Hyères du 12 décembre 2024 s'opposant à la déclaration préalable de la société SFR pour l'installation d'une station de téléphonie mobile. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'absence d'atteinte au site inscrit de la presqu'île de Giens grâce à un pylône de type arbre, de la conformité à l'article N3 du plan local d'urbanisme (PLU) et de l'absence de risque incendie au titre de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux faisant défaut.
N° TA83-2500195(TA83-2500195)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 3 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre en tant que salarié, cette matière étant régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a également estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation, ni en ce qui concerne le refus de séjour, ni s'agissant de l'interdiction de retour d'un an. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-tunisien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2500040(TA83-2500040)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 2 janvier 2025 par lequel le préfet du Var avait obligé M. B, ressortissant italien, à quitter le territoire français et lui avait interdit la circulation pour un an. Le juge estime que, malgré des condamnations pénales caractérisant une menace pour l'ordre public, la mesure porte une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. B réside en France depuis 2002, y a été scolarisé, dispose d’un contrat de travail à durée indéterminée et n’a plus d’attaches familiales en Italie. L’annulation de l’obligation de quitter le territoire entraîne celle de l’interdiction de circulation.
N° TA83-2404112(TA83-2404112)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 14 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire et rappelle que, s'agissant d'un ressortissant tunisien sollicitant un titre de séjour pour activité salariée, l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 fait obstacle à l'invocation de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA83-2404104(TA83-2404104)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 19 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait un vice de procédure lié à la composition du collège de médecins de l'OFII et une erreur d'appréciation sur son état de santé, estimant que les soins nécessaires à ses vertiges n'étaient pas disponibles au Gabon. Le tribunal a jugé ces moyens infondés, en application des articles L. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.