12 562 décisions disponibles — page 149/629
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation d’un jugement du tribunal judiciaire de Draguignan ayant prononcé une interdiction du territoire français. Par une ordonnance du 28 mai 2025, le tribunal a rejeté cette requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur le principe de séparation des ordres de juridiction, les décisions des juridictions judiciaires ne pouvant être contestées devant le juge administratif.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel le préfet du Var a refusé le renouvellement de la carte de résident de M. A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'arrêté prévoyait la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, dont il n'était pas démontré qu'elle ferait obstacle à l'exercice d'une activité professionnelle. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Hyères du 12 décembre 2024 s'opposant à la déclaration préalable de la société SFR pour l'installation d'une station de téléphonie mobile. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'absence d'atteinte au site inscrit de la presqu'île de Giens grâce à un pylône de type arbre, de la conformité à l'article N3 du plan local d'urbanisme (PLU) et de l'absence de risque incendie au titre de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux faisant défaut.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 3 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre en tant que salarié, cette matière étant régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a également estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation, ni en ce qui concerne le refus de séjour, ni s'agissant de l'interdiction de retour d'un an. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-tunisien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 2 janvier 2025 par lequel le préfet du Var avait obligé M. B, ressortissant italien, à quitter le territoire français et lui avait interdit la circulation pour un an. Le juge estime que, malgré des condamnations pénales caractérisant une menace pour l'ordre public, la mesure porte une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. B réside en France depuis 2002, y a été scolarisé, dispose d’un contrat de travail à durée indéterminée et n’a plus d’attaches familiales en Italie. L’annulation de l’obligation de quitter le territoire entraîne celle de l’interdiction de circulation.
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) rejette la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 14 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire et rappelle que, s'agissant d'un ressortissant tunisien sollicitant un titre de séjour pour activité salariée, l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 fait obstacle à l'invocation de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 19 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait un vice de procédure lié à la composition du collège de médecins de l'OFII et une erreur d'appréciation sur son état de santé, estimant que les soins nécessaires à ses vertiges n'étaient pas disponibles au Gabon. Le tribunal a jugé ces moyens infondés, en application des articles L. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet du Var, qui soutenait que l'arrêté attaqué du 5 novembre 2024 était caduc suite à l'annulation du jugement l'ayant motivé. Le tribunal a jugé que cette caducité n'était pas définitive et que l'arrêté avait reçu exécution, maintenant ainsi l'objet du recours. La décision se fonde sur les principes régissant le recours pour excès de pouvoir et les conditions de caducité d'un acte administratif.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de Français, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en considérant que la communauté de vie avec son épouse française n'était pas effective, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 28 octobre 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les infractions pénales commises par le requérant, bien que réelles, ne suffisaient pas à établir que sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public au sens des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur une appréciation insuffisante des faits par le préfet, en l'absence d'autres éléments caractérisant un comportement personnel dangereux.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux stables en France. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant belge, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 lui interdisant de circuler sur le territoire français pendant trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure, fondée sur les articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifiée par la menace grave à l'ordre public que constituait le comportement violent et réitéré du requérant. Il a également jugé que l'interdiction de circulation n'était pas disproportionnée au regard de sa situation personnelle et familiale, et qu'elle ne méconnaissait ni le droit à la libre circulation des ressortissants de l'Union européenne ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 24 janvier 2024 du maire de Saint-Cyr-sur-Mer, autorisant la démolition d’un bâtiment et la construction de 53 logements. Les requérants, propriétaires voisins, contestaient la légalité du permis pour divers motifs, notamment l’incomplétude du dossier et la méconnaissance du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir conformément à l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, rendant la demande irrecevable. Aucun texte spécifique n’a été appliqué au fond, la solution reposant sur le défaut d’intérêt pour agir.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. et Mme C contre un arrêté du maire de Saint-Cyr-sur-Mer délivrant un permis de construire pour 53 logements. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance du dossier, la méconnaissance des articles UC 10 et UC 11 du PLU, et l'incompatibilité avec le PADD. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés étaient infondés, et a mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 600-1-2 et R. 600-1.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, agent hospitalier, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste. La juridiction a estimé que l'administration avait régulièrement mis en demeure l'agent de reprendre son service, la preuve de la notification du courrier étant établie. En l'absence de justification valable de ses absences prolongées, le centre hospitalier a pu légalement considérer que le lien avec le service était rompu, conformément à l'article L. 553-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. B A qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023, concernant son mobil-home et sa caravane situés à Fréjus. Le juge a estimé que ces biens, bien que mobiles par nature, étaient en réalité fixés au sol à perpétuelle demeure en raison de leurs aménagements (mur, auvent, timon scellé), les rendant imposables conformément aux articles 1380 et 1381 du code général des impôts. La solution retenue confirme l'assujettissement à la taxe foncière, l'administration ayant déjà accordé un dégrèvement partiel pour absence de chauffage.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A contestant son assujettissement à la taxe foncière pour l'année 2022 concernant un mobil-home situé dans un parc résidentiel de loisirs. Le tribunal a jugé que, en application des articles 1655 ter et 1400 III du code général des impôts, M. A, en tant qu'associé d'une société civile immobilière transparente, est considéré comme propriétaire de la quote-part de l'immeuble social. Il a également estimé que le mobil-home, en tant qu'installation destinée à abriter des personnes, constitue une propriété bâtie imposable au sens de l'article 1381 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 15 mars 2023 par lequel le directeur académique des services de l'éducation nationale du Var avait infligé un avertissement à Mme A, professeure des écoles, pour des propos grossiers tenus envers des élèves. La sanction a été jugée insuffisamment motivée en fait, en méconnaissance des articles L. 532-5 du code général de la fonction publique et L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. L'arrêté se bornait à viser des rapports sans préciser les griefs retenus, ne permettant pas à l'agent de connaître les motifs exacts de la sanction. L'Etat a été condamné à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A C, représentant Mme B D veuve C, d’une demande d’indemnisation suite au vol de bijoux lors de son admission aux urgences du centre hospitalier de Saint-Tropez le 30 janvier 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité de plein droit de l’établissement sur le fondement des articles L. 1113-1 et suivants du code de la santé publique, les bijoux ayant été déposés entre les mains du personnel hospitalier et inscrits sur un inventaire. Pour évaluer le préjudice matériel, le tribunal a estimé la valeur des bijoux à 5 080 euros sur la base des déclarations et des pièces produites, et a accordé 1 500 euros au titre du préjudice moral. En conséquence, le centre hospitalier a été condamné à verser ces sommes, assorties des intérêts au taux légal à compter de la réception de la demande préalable, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, assistante familiale, qui contestait la décision du président du conseil départemental du Var du 18 avril 2023 restreignant son agrément à un seul mineur ou jeune majeur. La juridiction a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente bénéficiant d'une délégation régulière, qu'elle était suffisamment motivée au regard des manquements constatés (hygiène, sécurité, suivi médical et scolaire), et que la composition de la commission consultative paritaire départementale était régulière. Le tribunal a également jugé que la restriction n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, les faits reprochés étant établis. La décision s'appuie sur les articles L. 421-6 et R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur le code général des collectivités territoriales.