Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2300768(TA83-2300768)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière et à la taxe d’habitation pour l’année 2022 concernant un mobil-home situé à Fréjus. Le tribunal a jugé que le mobil-home, bien que déplaçable, constituait une construction fixée au sol à perpétuelle demeure et était donc imposable à la taxe foncière en application des articles 1380 et 1381 du code général des impôts. Il a également estimé que M. A était redevable de la taxe d’habitation, sans pouvoir bénéficier de l’exonération de la majoration pour résidence secondaire, cette dernière ayant déjà fait l’objet d’un dégrèvement en cours d’instance. Enfin, le tribunal a rejeté les moyens tirés de l’absence de contradictoire et du défaut de motivation de la valeur locative, considérant que l’administration avait suffisamment justifié ses calculs.
N° TA83-2300658(TA83-2300658)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les demandes de M. A, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière et à la taxe d'habitation pour l'année 2022. Le juge a estimé que son mobil-home et sa caravane, situés dans un parc résidentiel de loisirs, étaient fixés au sol à perpétuelle demeure en raison de leurs aménagements (mur, auvent, timon scellé). Dès lors, ces biens entraient dans le champ d'application de la taxe foncière sur les propriétés bâties, conformément aux articles 1380 et 1381 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet des conclusions de M. A.
N° TA83-2203652(TA83-2203652)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, agent du CCAS de la Valette du Var, qui demandait la condamnation de son employeur pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé que les éléments présentés par la requérante, notamment l’absence de promotion, son isolement ou la modification de ses fonctions, n’étaient pas suffisants pour présumer l’existence d’un harcèlement moral au sens de l’article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 (repris aux articles L. 133-2 et L. 133-3 du code général de la fonction publique). La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions indemnitaires et accessoires de Mme A.
N° TA83-2203120(TA83-2203120)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 15 septembre 2022 par lequel le préfet du Var avait retiré la carte de résident de Mme A. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la condamnation de Mme A pour violences sur mineur n'entre pas dans le champ d'application de cet article, qui ne vise que des infractions spécifiques du code pénal. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA83-2202972(TA83-2202972)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, attachée territoriale, qui contestait le refus du département du Var de reconnaître l’origine professionnelle de sa maladie. La requérante avait déposé une déclaration de maladie professionnelle le 30 juin 2022, mais le département avait refusé de l’instruire au motif que le délai de deux ans suivant la première constatation médicale, prévu par l’article 37-3 du décret n° 2019-301 du 10 avril 2019, n’était pas respecté. Le tribunal a jugé que ce moyen était fondé, la première constatation médicale de la maladie remontant à juillet 2019, et a donc validé la décision de rejet. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret précité.
N° TA83-2202559(TA83-2202559)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la SAS Vos Formations aux Meilleurs Prix (FPM) qui sollicitait la condamnation in solidum de l'État et de la Caisse des dépôts et consignations à lui verser 214 333 euros. La société requérante estimait que l'interprétation de l'article D. 6323-7 du code du travail, relative à l'éligibilité des formations au compte personnel de formation (CPF), était illégale et lui avait causé un préjudice financier. Le tribunal a jugé que la formation "permis d'exploitation" proposée par la société, bien qu'obligatoire pour certains métiers, ne relevait pas du cadre de conseil et d'accompagnement prévu par les articles L. 6323-6 et D. 6323-7 du code du travail. Par conséquent, la responsabilité de l'administration n'a pas été engagée.
N° TA83-2202494(TA83-2202494)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Domaine de Grimaud, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 11 juillet 2022 par lequel le préfet du Var a refusé son autorisation de défrichement. Le tribunal a jugé que la prorogation du délai d'instruction de trois mois, motivée par la complexité du dossier, était régulière au regard de l'article R. 341-4 du code forestier, et qu'aucune autorisation tacite n'était née le 14 avril 2022. Il a également estimé que la décision de refus, intervenue avant l'expiration du délai d'instruction le 14 juillet 2022, était légale. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la société requérante.
N° TA83-2202471(TA83-2202471)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé le titre exécutoire du 30 juin 2022 par lequel la commune du Beausset réclamait 51 096 euros à la SCI RNP pour des travaux de débroussaillement. La solution retenue se fonde sur l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du même tribunal du 9 février 2022, qui avait déjà annulé un premier titre exécutoire pour la même créance et déchargé la SCI RNP de son paiement. La commune n'ayant pas exercé de recours contre ce jugement devenu définitif, le second titre exécutoire a été jugé illégal. La SCI RNP a été déchargée de l'obligation de payer la somme réclamée.
N° TA83-2501929(TA83-2501929)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre l'invalidation de son permis de conduire prononcée par le préfet du Var. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, les pièces fournies (attestation employeur, licences sportives, livret de famille) ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle ou personnelle. La requête a été rejetée sur le seul fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen de la légalité de la décision contestée.
N° TA83-2500562(TA83-2500562)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue le 28 mai 2025, donne acte du désistement des requérants dans le cadre d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal du Rayol-Canadel-sur-Mer portant sur la vente d’une parcelle communale. En défense, la commune avait fait valoir que la délibération contestée avait été retirée par une délibération ultérieure, invitant le tribunal à constater un non-lieu à statuer. Faute pour les requérants d’avoir confirmé expressément le maintien de leurs conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s’être désistés. Le tribunal donne acte de ce désistement d’instance.
N° TA83-2501851(TA83-2501851)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expulsion de l'association en Chemin. Le juge ordonne l'évacuation de M. A C et Mme C B, occupants sans titre d'un hébergement pour demandeurs d'asile à Fréjus, après avoir constaté leur débouté définitif de l'asile et l'urgence liée à la saturation du dispositif d'accueil dans le Var. La solution retenue applique les articles L. 552-15 et L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au gestionnaire de demander en justice l'expulsion des occupants dont le droit au maintien a pris fin.
N° TA83-2500351(TA83-2500351)
Le Tribunal administratif de Toulon annule l'arrêté du 30 décembre 2024 par lequel le préfet du Var a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen souffrant de troubles psychiatriques, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne démontrant pas que l'intéressé pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié en Guinée. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à M. A un titre de séjour portant la mention "étranger malade" et une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA83-2500043(TA83-2500043)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 décembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas de sa date d'entrée en France ni de la continuité de son séjour, conditions nécessaires pour une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Tunisie. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour, qui étaient légalement fondées, ont été confirmées.
N° TA83-2403866(TA83-2403866)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, faute pour le requérant de justifier d'une présence continue en France, d'une insertion professionnelle ou d'une contribution effective à l'entretien de son enfant français. La décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2403742(TA83-2403742)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l’arrêté du préfet du Var du 11 octobre 2024 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui rendait non obligatoire la saisine de la commission du titre de séjour. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d’injonction et de frais de justice.
N° TA83-2403741(TA83-2403741)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var du 28 octobre 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain concubin d'une citoyenne belge, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a relevé d'office que le préfet s'était fondé à tort sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui n'est pas applicable aux membres de famille de citoyens de l'Union européenne, relevant du livre II du même code. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA83-2403740(TA83-2403740)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation personnelle. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant d'établir qu'il serait exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de retour au Nigéria.
N° TA83-2402923(TA83-2402923)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a annulé l'arrêté du 10 juillet 2024 par lequel le maire d'Ollioules s'est opposé à la déclaration préalable de la société FREE MOBILE pour l'implantation de deux antennes dans de fausses cheminées. La juridiction a jugé que le maire avait commis une erreur de droit en se fondant sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme sans avoir préalablement analysé la qualité du site environnant. La solution retenue est l'annulation de la décision contestée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA83-2401935(TA83-2401935)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de la SELARL GEOEXPERTISE contestant un permis de construire délivré par le maire de Saint-Cyr-sur-Mer pour la construction de 53 logements. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour la société requérante de justifier d’un intérêt pour agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. Cette solution a été retenue après avoir constaté que la société n’établissait pas que le projet était de nature à affecter directement ses conditions d’occupation ou de jouissance de son bien. Les textes appliqués sont principalement l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme.
N° TA83-2303761(TA83-2303761)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. A, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière pour un mobil-home situé dans un parc résidentiel de loisirs. Le tribunal a jugé que, en raison de sa qualité d'associé d'une société civile immobilière transparente (article 1655 ter du CGI), M. A est réputé propriétaire de la fraction d'immeuble correspondant à ses parts, ce qui le rend redevable de la taxe foncière. Il a également considéré que le mobil-home, en tant qu'installation destinée à abriter des personnes, constitue une propriété bâtie imposable au sens des articles 1380 et 1381 du code général des impôts.