Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2201961(TA83-2201961)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, gendarme, qui contestait son ordre de mutation d'office au PSIG de Draguignan. Le tribunal a d'abord jugé la requête irrecevable car prématurée, M. A n'ayant pas formé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission des recours des militaires avant de saisir le juge. A titre subsidiaire, il a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de communication du dossier individuel et le détournement de pouvoir, n'étaient pas fondés. La décision a été prise dans l'intérêt du service et ne constitue pas une sanction déguisée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2500222(TA83-2500222)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A F, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 13 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais le tribunal a estimé que les éléments produits (relation récente avec une ressortissante française, présence d'une sœur, insertion professionnelle limitée) ne suffisaient pas à établir une vie privée et familiale stable en France. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur l'absence d'attaches suffisantes au regard des stipulations de l'article 8 de la CESDH et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA83-2404239(TA83-2404239)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 3 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment les vices de procédure liés à la consultation de la commission du titre de séjour et l'absence de saisine préalable des services de police. Il a jugé que le refus de séjour était justifié par la menace pour l'ordre public que constituait le requérant, compte tenu de ses condamnations pénales, et que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-tunisien. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2404236(TA83-2404236)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raison de santé (article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la procédure de consultation du collège de médecins de l'OFII avait été régulièrement suivie. Il a jugé que M. A, bien que souffrant d'une pathologie cardiaque grave, ne démontrait pas l'indisponibilité d'un traitement approprié au Bangladesh, ni que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2404232(TA83-2404232)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté préfectoral du 20 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était une mesure superfétatoire, car le préfet n'avait pas à statuer explicitement sur le droit au séjour après le rejet définitif de la demande d'asile. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, violation de l'article 3 de la CEDH) ont été écartés comme non fondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2404227(TA83-2404227)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. B contre l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, estimant que la situation de M. B ne relevait pas des cas prévus par l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens relatifs à l'erreur de droit et d'appréciation concernant la menace pour l'ordre public, ainsi que ceux fondés sur la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2300478(TA83-2300478)

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) rejette la requête de M. B A, exploitant individuel d'une entreprise de maçonnerie, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période de 2017 à 2020. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'absence de notification de l'avis de mise en recouvrement, en application des articles L. 256, R. 256-3, R. 256-6 et R. 256-7 du livre des procédures fiscales, au motif que l'avis a été régulièrement envoyé à l'adresse du requérant et que ni ses mentions ni l'adresse d'envoi ne sont contestées. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge des impositions et pénalités.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2501728(TA83-2501728)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B. Le juge a estimé que l'obligation de la région Provence Alpes Côte-d'Azur était sérieusement contestable, tant en son principe qu'en son montant, en raison d'une divergence sur la date de consolidation d'une des maladies et du caractère non définitif du litige au fond. Par conséquent, la condition d'une obligation non sérieusement contestable n'étant pas remplie, la demande de provision de 81 000 euros a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2300397(TA83-2300397)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A et Mme B d’une demande de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2018 à 2020, assorties de pénalités, et d’annulation d’une mise en demeure de payer. En cours d’instance, l’administration a prononcé un dégrèvement partiel de 26 327 euros, correspondant à l’abandon de la majoration de 20 % appliquée sur le fondement du 1° du 7 de l’article 158 du code général des impôts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à hauteur de ce dégrèvement et de la majoration de 10 % pour retard de paiement afférente, et a rejeté le surplus des conclusions de la requête, estimant notamment que les requérants ne justifiaient pas d’un nombre de parts fiscales supérieur à deux.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2501118(TA83-2501118)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme C, qui contestaient un permis de construire modificatif et une dérogation d’assainissement accordés à leur voisin. Les requérants, n’ayant pas contesté le permis initial, devaient démontrer que les seules modifications apportées par les actes attaqués affectaient directement leurs conditions de jouissance. Faute d’établir un préjudice lié au recul de la terrasse ou à l’assainissement autonome, leur intérêt à agir n’a pas été reconnu, en application des articles L. 600-1-2 du code de l’urbanisme et R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2501524(TA83-2501524)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête en référé suspension de l'association pour la protection de l'environnement de Saint-Mandrier-sur-Mer, qui contestait un permis de construire délivré par le maire pour la réhabilitation de bâtiments communaux en espace remarquable du littoral. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 121-23, L. 121-24 et L. 422-6 du code de l'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La condition d'urgence n'a pas été examinée, faute de doute sérieux établi. L'association a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2404253(TA83-2404253)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 3 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature au secrétaire général. Il a validé le refus de séjour en se fondant sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que M. A C n'avait pas exécuté une précédente obligation de quitter le territoire français. Par conséquent, les décisions subséquentes d'éloignement et d'interdiction de retour, privées de base légale par voie d'exception, ont également été jugées légales.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2201785(TA83-2201785)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Iberia Stoprise SL, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2008-2017. La société soutenait notamment que l'administration fiscale avait violé le principe du contradictoire en ne lui communiquant pas des éléments issus d'une demande d'assistance administrative avec l'Espagne, et contestait l'existence d'un établissement stable en France justifiant son assujettissement à la TVA. Le tribunal a estimé que la communication de ces éléments n'était pas nécessaire à la défense de la société dans le cadre de la procédure administrative, et que l'administration avait suffisamment établi l'existence d'un établissement stable en France au sens de l'article 283-0 du code général des impôts, participant à la réalisation des opérations de livraison. En conséquence, la demande de décharge des rappels de TVA et des pénalités a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2300498(TA83-2300498)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la SCI Sud Participation Masséna Holding, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 à 2017. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 51 du livre des procédures fiscales (interdiction des doubles vérifications) et contestait le bien-fondé des rehaussements, en particulier le calcul d'une plus-value immobilière. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions établies par l'administration fiscale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2300530(TA83-2300530)

Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a rejeté la requête de M. A B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2013 et 2014. Le tribunal a jugé que la durée de la vérification de comptabilité n'avait pas excédé le délai de trois mois prévu à l'article L. 52 du livre des procédures fiscales, et a écarté les autres moyens de procédure et de bien-fondé. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant ainsi les impositions et pénalités.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA83-2300559(TA83-2300559)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Management Synergy Limited, une société de droit britannique, contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de contribution sur les revenus locatifs pour l'exercice 2018. Le tribunal a jugé que la société, assimilable à une SARL de droit français, était passible de l'impôt sur les sociétés en raison de sa forme juridique, conformément à l'article 206 du code général des impôts, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le caractère lucratif de son activité. La décision a également écarté les moyens relatifs à l'irrégularité de la procédure, à la motivation de la proposition de rectification et au bien-fondé de l'imposition, confirmant ainsi les impositions maintenues par l'administration.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2501971(TA83-2501971)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de plusieurs décisions de la maire suppléante de La-Seyne-sur-Mer, notamment son absence d'inscription au tableau du conseil municipal et la convocation de ce dernier pour l'élection du maire, invoquant une atteinte grave à la libre expression du suffrage. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'élection contestée pouvait faire l'objet d'un recours en contestation d'éligibilité devant le tribunal administratif statuant en formation collégiale. Par ailleurs, il a considéré qu'il n'y avait pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, Mme A étant inéligible en raison de son contrat de travail avec la commune, soumis à un préavis non expiré, conformément à l'article L. 270 du code électoral et à l'article 39 du décret n°88-145 du 15 février 1988.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA83-2501978(TA83-2501978)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, prise par le magistrat désigné D. Riffard le 24 mai 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A... contre un arrêté préfectoral du Var lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige mais se déclare incompétent territorialement. Il applique les articles L. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui attribuent compétence au tribunal dans le ressort duquel se trouve le lieu de rétention administrative. Constatant que M. A... a été placé au centre de rétention de Marseille, le tribunal ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Marseille, seule juridiction compétente pour statuer sur la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2501786(TA83-2501786)

Obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence d’un ressortissant marocain. Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête de M. B. Il estime que la décision d’éloignement est légalement fondée sur l’absence de titre de séjour valide et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’accord franco-marocain, de l’article 8 de la CEDH et de l’erreur manifeste d’appréciation ne sont pas établis. Les décisions attaquées sont donc maintenues.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA83-2501778(TA83-2501778)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. I C, ressortissant belge détenu, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de circulation de cinq ans. Le juge a estimé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours de sept jours n'ayant pas été respecté, et a refusé de faire droit à la demande d'aide juridictionnelle provisoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative, sans examiner le fond des moyens soulevés.

Résumé IA