Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2202963(TA83-2202963)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, agent du département du Var, qui contestait le refus implicite de lui verser des indemnités de repas. Le tribunal a jugé que le versement de cette indemnité, prévu par le décret n°2006-781 du 3 juillet 2006 et la note de service départementale, est subordonné à la prise effective d’un repas sur la plage horaire de 11h à 14h, en dehors des résidences administrative et familiale. Il a estimé que l'organisation en journée continue n'exclut pas le droit à l'indemnité, mais que le requérant n'a pas démontré avoir engagé des frais de repas durant cette période. Par conséquent, la décision de refus n'est pas illégale et la requête est rejetée.
N° TA83-2202967(TA83-2202967)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, agent du département du Var, qui contestait le refus implicite de lui verser des indemnités de repas. Le tribunal a jugé que le versement de ces indemnités, prévu par le décret n°2006-781 du 3 juillet 2006 et la note de service départementale, est subordonné à la prise effective d’un repas entre 11h et 14h lors d’une mission. En l’espèce, M. B n’a pas démontré avoir été contraint de prendre un repas en dehors de son domicile durant cette plage horaire, ce qui a conduit au rejet de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction.
N° TA83-2403345(TA83-2403345)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un permis de construire délivré par la commune de Mons pour une maison individuelle, suite au déféré du préfet du Var. Le tribunal a jugé que le projet portait atteinte à la salubrité publique en aggravant le risque de pénurie d'eau dans le secteur du Pays de Fayence, en application de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. La décision relève une erreur manifeste d'appréciation du maire, malgré l'absence de preuve d'une amélioration pérenne de la ressource en eau. Les demandes de frais de justice des défendeurs ont été rejetées, l'État n'étant pas la partie perdante.
N° TA83-2404078(TA83-2404078)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B, ressortissante nigériane, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le signataire de l'arrêté était compétent et que la présence continue de Mme B en France depuis 2018, bien que reconnue, ne suffisait pas à démontrer une intégration personnelle ou professionnelle suffisante pour justifier un titre de séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations des conventions internationales précitées.
N° TA83-2404086(TA83-2404086)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 6 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Aude avait obligé M. B A, ressortissant vénézuélien atteint du VIH, à quitter le territoire français sans délai. La juridiction a retenu un vice de procédure substantiel, le préfet n'ayant pas saisi le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour évaluer la compatibilité de son état de santé avec un éloignement, en méconnaissance des articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à l'intéressé sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2500329(TA83-2500329)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut d'examen de sa situation, estimant que le préfet avait implicitement examiné l'ensemble des pièces produites. Il a également jugé que le préfet n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en l'absence de preuve d'une vie privée et familiale stable en France. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA83-2500337(TA83-2500337)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 23 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la caducité d'une précédente obligation de quitter le territoire, estimant que celle-ci était sans incidence sur l'application de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation et que M. B ne justifiait pas d'une présence continue en France depuis 2019 ni de motifs exceptionnels ou humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du même code, ni d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2500338(TA83-2500338)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait méconnu le champ d'application de la loi en appliquant l'article L. 432-1-1 du CESEDA, inapplicable aux ressortissants algériens dont la situation est régie exclusivement par l'accord franco-algérien. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a soulevé ce moyen d'ordre public, ce qui pourrait entraîner l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit.
N° TA83-2202332(TA83-2202332)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCEV du Frebourg, qui contestait l'arrêté du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur autorisant M. B à exploiter des parcelles agricoles. Le tribunal a écarté la demande de sursis à statuer, estimant pouvoir juger la légalité de l'autorisation d'exploitation indépendamment de la validité du bail rural, qui relève du tribunal paritaire des baux ruraux. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la fraude au bail, car l'autorisation d'exploiter est délivrée quel que soit le titre du demandeur, en application de l'article L. 331-1 du code rural et de la pêche maritime.
N° TA83-2501681(TA83-2501681)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la révocation de M. B, ancien ingénieur civil de la Défense, prononcée par le ministre des armées le 3 avril 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, le ministre n'ayant pas démontré que l'agent percevait effectivement l'allocation de chômage (ASCAA) pour compenser la perte totale de rémunération. Cependant, le tribunal a rejeté la requête en suspension, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au défaut de motivation, à l'erreur de fait ou au caractère disproportionné de la révocation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la jurisprudence du Conseil d'État.
N° TA83-2401927(TA83-2401927)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête des consorts G et autres, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par la maire de Toulon à la SAS Nexity IR Programme région Sud pour la réalisation d'une résidence étudiante. Les requérants contestaient notamment la sécurité de la desserte via la rue Alfred de Musset, le nombre de places de stationnement et l'insertion architecturale du projet. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, fondés sur les articles UB3, UB11, UB12 du plan local d'urbanisme et les articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, mais les a écartés comme infondés. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA83-2202837(TA83-2202837)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, agent territorial du département du Var, qui contestait le refus implicite de lui verser des indemnités de repas. Le tribunal a interprété ses conclusions comme étant également dirigées contre la décision initiale du 19 octobre 2021. Il a jugé que les moyens soulevés, tirés de l'illégalité de la décision et de l'existence d'un droit acquis, étaient infondés au regard des dispositions des décrets n° 2001-654 du 19 juillet 2001 et n° 2006-781 du 3 juillet 2006. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA83-2202964(TA83-2202964)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, agent du département du Var, qui contestait le refus implicite de lui verser des indemnités de repas. Le tribunal a jugé que la note de service départementale conditionne le versement de l'indemnité à la présence de l'agent hors de ses résidences entre 11h et 14h, et à la prise effective d'un repas sur cette plage horaire. En l'espèce, M. A, qui travaillait en journée continue et rentrait chez lui à 14h, ne justifiait pas avoir pris un repas en dehors de son domicile, ce qui exclut le bénéfice de l'indemnité. La solution retenue s'appuie sur le décret n°2001-654 du 19 juillet 2001 et le décret n°2006-781 du 3 juillet 2006.
N° TA83-2202579(TA83-2202579)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de sa carte de séjour temporaire. Le préfet avait fondé son refus sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses condamnations pénales. Le tribunal a jugé que ces condamnations, bien qu'anciennes, justifiaient légalement la décision et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA83-2202966(TA83-2202966)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, agent du département du Var, qui contestait le refus implicite de lui verser des indemnités de repas. Le tribunal a jugé que le versement de ces indemnités est subordonné à la prise effective d’un repas entre 11h et 14h, conformément à la note de service du département. En l’espèce, l’agent n’a pas démontré avoir pris un repas sur cette plage horaire, ce qui justifie le refus. La décision s’appuie sur les décrets n° 2001-654 du 19 juillet 2001 et n° 2006-781 du 3 juillet 2006.
N° TA83-2201198(TA83-2201198)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, un ancien maître de la Marine nationale, qui demandait 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 1996 et 2005. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance de M. A était prescrite. En effet, le requérant avait eu connaissance de l'étendue du risque dès le premier trimestre 2015, date de réception d'une attestation d'exposition, et le délai de quatre ans expirait le 31 décembre 2019, bien avant sa demande indemnitaire de 2021. La solution est fondée sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.
N° TA83-2202495(TA83-2202495)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition à l'amiante durant sa carrière dans la marine nationale. Le requérant s'est désisté de sa requête en plein contentieux par un mémoire du 23 avril 2025. En conséquence, le tribunal a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce désistement et a prononcé son acceptation, mettant fin à l'instance.
N° TA83-2200065(TA83-2200065)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B A, agent technique du ministère de la défense, d’une demande d’indemnisation de 2 000 euros pour le préjudice d’anxiété résultant de son exposition aux poussières d’amiante entre 2006 et 2010. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, faute pour le ministre des armées de démontrer la mise en place de mesures de protection efficaces. S’appuyant sur le bénéfice par le requérant de l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité « amiante », le tribunal a estimé que ce dispositif établit un lien personnel et circonstancié avec l’exposition, justifiant l’indemnisation du préjudice d’anxiété.
N° TA83-2201899(TA83-2201899)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de M. B A, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière dans la Marine nationale. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en application de l'article L. 4123-19 du code de la défense, en raison de la carence avérée à protéger le requérant. Cependant, la requête a été rejetée car la créance indemnitaire de M. A était prescrite, le délai de quatre ans prévu par la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ayant commencé à courir en 2009, date à laquelle il avait eu connaissance de l'étendue de son préjudice.
N° TA83-2202587(TA83-2202587)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière dans la Marine nationale. Le tribunal a jugé que la créance de M. A était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à partir de la date à laquelle il avait eu connaissance de son exposition à l'amiante. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.