Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2501784(TA83-2501784)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet du Var du 26 octobre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requête, enregistrée le 5 mai 2025, a été jugée irrecevable car introduite au-delà du délai de recours de quarante-huit heures suivant la notification de l'arrêté, conformément aux articles R. 776-2 du code de justice administrative et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les circonstances postérieures à l'expiration de ce délai, comme l'incarcération de M. B, n'ont pas été retenues pour justifier la tardiveté. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, sur le fondement de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2200180(TA83-2200180)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, militaire de la marine nationale, qui contestait le refus d'habilitation aux niveaux "confidentiel-défense" et "secret-défense" pris par la ministre des armées. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, jugeant que M. B justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus d'habilitation, qui repose sur des motifs relevant du secret de la défense nationale, n'avait pas à être motivée en application des dispositions du code des relations entre le public et l'administration et de l'instruction générale interministérielle n°1300. Enfin, le tribunal a considéré que l'administration n'avait commis ni erreur de fait ni erreur manifeste d'appréciation, le refus étant fondé sur des éléments objectifs relatifs à la sécurité.
N° TA83-2201030(TA83-2201030)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait un titre de perception émis par le ministre des armées pour le recouvrement d’un trop-perçu de frais de déplacement de 335,04 euros. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation du titre, la prescription biennale de la créance et une erreur de droit sur le fondement de la créance. Le tribunal a jugé que le titre de perception était suffisamment motivé et que la prescription biennale n’était pas applicable, la créance relevant de la prescription quinquennale de droit commun. Il a également estimé que l’administration avait légalement fondé sa demande de reversement sur le décret n° 2007-640 du 30 avril 2007, sans que M. B puisse démontrer une faute de l’administration justifiant une décharge.
N° TA83-2501743(TA83-2501743)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Var du 6 janvier 2025 retirant la carte de résident de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant bénéficiait d'une autorisation provisoire de séjour et n'établissait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte ou de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2103426(TA83-2103426)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B contestant le non-renouvellement de son contrat d'engagement militaire. Le requérant invoquait des vices de procédure, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation, arguant notamment que son insuffisance professionnelle n'était pas établie et que l'intérêt du service justifiait son maintien. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée par l'intérêt du service et que l'administration n'avait commis ni erreur de fait ni erreur de droit. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des dispositions du code de la défense et de l'arrêté du 24 juin 1976.
N° TA83-2501787(TA83-2501787)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 30 avril 2025 par lequel le préfet du Var a obligé M. B, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et l’a assigné à résidence. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, la décision contestée étant une obligation de quitter le territoire et non un refus de renouvellement de titre de séjour. La requête a été rejetée sans audience, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2501720(TA83-2501720)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur une demande de suspension de l’exécution de la décision du préfet du Var du 8 avril 2025 retirant la carte de résident de M. B, a rejeté la requête. Le juge a estimé que la condition d’urgence, pourtant présumée en cas de retrait de titre de séjour, n’était pas établie en l’espèce, et qu’aucun des moyens soulevés (notamment le défaut de consultation de la commission du titre de séjour, l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’erreur manifeste d’appréciation ou la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA83-2501817(TA83-2501817)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant comorien, afin d'obtenir une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit au travail et liberté d'aller et venir) en raison de l'expiration imminente de son autorisation. Le tribunal a constaté que le préfet du Var s'était engagé à délivrer un titre de séjour en usant de son pouvoir de régularisation, rendant sans objet la demande de M. B. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête, sans faire droit à la demande de frais, celle-ci n'étant pas chiffrée.
N° TA83-2501734(TA83-2501734)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Var du 8 avril 2025 retirant la carte de résident de M. B. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un retrait de titre de séjour. Cependant, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de retrait fondée sur l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (menace grave pour l'ordre public).
N° TA83-2501610(TA83-2501610)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête en référé suspension de M. B, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués (incompétence de l'auteur, défaut de motivation, violation de l'article 8 de la CEDH, de la Convention internationale des droits de l'enfant, etc.) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501604(TA83-2501604)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Var refusant la délivrance d'une carte de résident à un réfugié turc. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le refus de titre de séjour n'ayant pas d'incidence immédiate suffisamment grave sur la situation de l'intéressé, qui ne justifiait pas de circonstances particulières. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501777(TA83-2501777)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution d’un refus de permis de construire de régularisation pris par le maire de Le Muy. Le requérant invoquait l’urgence liée à une médiation pénale, mais le juge a estimé que le refus contesté rendait cet argument inopérant et qu’aucune urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était établie. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA83-2501532(TA83-2501532)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C. Celle-ci contestait la suspension administrative de son permis de conduire pour six mois, prononcée par le préfet des Bouches-du-Rhône après un contrôle positif aux stupéfiants. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de procédure contradictoire préalable et la contestation de la réalité de l'infraction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision a été prise en application des articles L. 224-2 et L. 235-2 du code de la route.
N° TA83-2202190(TA83-2202190)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B A contestant son assujettissement à la taxe d'habitation pour des lots situés à Bandol de 2013 à 2021. Le tribunal a constaté que la taxe pour 2021 avait déjà fait l'objet d'un dégrèvement total par l'administration, rendant les conclusions sur ce point irrecevables. Pour les années 2013 à 2020, le tribunal a jugé que la réclamation préalable de M. A était recevable, car elle faisait référence à un procès-verbal de saisie pour ces années. La décision ne statue pas sur le fond du litige pour ces années, se limitant à la recevabilité.
N° TA83-2501571(TA83-2501571)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. C A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de la taxe d’habitation à laquelle il était assujetti au titre de l’année 2024. Par un acte enregistré le 24 avril 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 mai 2025. Aucune charge n’a été mise à l’encontre de l’administration fiscale.
N° TA83-2302040(TA83-2302040)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme Nadine Barret, vice-présidente au tribunal judiciaire de Draguignan, qui demandait l'annulation de son évaluation professionnelle pour les années 2020-2021 et du rejet de son recours gracieux par le premier président de la cour d'appel d'Aix-en-Provence. La requérante invoquait notamment une irrégularité de procédure et une discrimination liée à son état de santé. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence d'avis de la présidente de chambre, l'entretien ayant été conduit par son supérieur hiérarchique direct. S'agissant de la discrimination, le juge a estimé que la recommandation négative pour un poste de conseiller à la cour d'appel était justifiée par la charge de travail rédactionnelle et les difficultés objectives de l'intéressée, sans constituer une discrimination au sens de la loi du 27 mai 2008. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de la justice.
N° TA83-2400600(TA83-2400600)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de Mme A tendant à la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties (2021-2022) et de taxe d'habitation (2022-2023) pour son mobil-home situé dans un parc résidentiel de loisirs à Fréjus. Le tribunal a jugé que le bien, bien que déplaçable, avait perdu sa mobilité normale en raison de son installation sur une cale en béton et de l'adjonction d'une terrasse couverte, nécessitant des moyens exceptionnels pour son déplacement. En application des articles 1380, 1381 et 1415 du code général des impôts, ces caractéristiques le rendent imposable à la taxe foncière et à la taxe d'habitation. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA83-2401424(TA83-2401424)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de Mme B C, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour 2023, d'un montant de 5 031 euros, pour 21 biens situés au Lavandou. Le tribunal a jugé que, s'agissant de locations saisonnières, le propriétaire est redevable de la taxe car il conserve la disposition des lieux une partie de l'année, et qu'il n'appartient pas à l'administration de prouver l'usage personnel, la charge de la preuve incombant au contribuable. La solution retenue est fondée sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
N° TA83-2300812(TA83-2300812)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande de Mme A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour l'année 2022. La requérante soutenait que le bien situé à Sanary-sur-Mer était sa résidence principale et qu'elle devait être exonérée en raison de son handicap. Le tribunal a jugé qu'au 1er janvier 2022, sa résidence principale était encore à Marseille, le bien de Sanary-sur-Mer constituant une résidence secondaire, et qu'aucune disposition fiscale ne prévoit d'exonération pour ce motif. La solution retenue s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
N° TA83-2400619(TA83-2400619)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A épouse B, brigadier-chef de police, qui contestait son entretien professionnel et sa notation pour l'année 2023 en invoquant une discrimination liée à son état de santé. Le préfet du Var, mis en demeure de produire un mémoire, n'a pas répondu et est donc réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Le juge a vérifié que ces faits n'étaient pas contredits par l'instruction et a appliqué les dispositions du code général de la fonction publique (article L. 131-1) et de la loi du 11 janvier 1984. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné les éléments de preuve de la discrimination alléguée, concluant que les faits présentés par la requérante étaient établis.