12 562 décisions disponibles — page 161/629
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 25 janvier 2024 du président du conseil départemental du Var refusant le renouvellement de sa carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le département, bien que mis en demeure, n’a pas produit de mémoire, ce qui vaut acquiescement aux faits allégués par la requérante. Le tribunal a annulé la décision contestée, considérant que les faits exposés, non contredits par l’instruction, établissaient que Mme A remplissait les conditions prévues par l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. Il a enjoint au département de lui délivrer la carte sollicitée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du président du conseil départemental du Var du 30 mai 2024 lui refusant la carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le département, bien que mis en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits de la requête. Le tribunal a vérifié que ces faits n’étaient pas contredits par l’instruction et a annulé la décision attaquée, en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que de l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est l’annulation de la décision de refus, le tribunal estimant que les conditions médicales de Mme A justifiaient l’attribution de la carte.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. A contre le refus du département du Var de lui délivrer la carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le département, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a annulé la décision du 18 avril 2024, considérant que les faits exposés par M. A, non contredits, établissaient que son état de santé réduisait sa capacité de déplacement à pied de manière importante et durable, conformément à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et à l'arrêté du 3 janvier 2017.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de Mme D, qui contestait la décision implicite de rejet du président du conseil départemental du Var concernant la cessation de ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a écarté l'exception d'incompétence soulevée par la caisse d'allocations familiales, précisant que le litige portait uniquement sur le RSA, relevant de la compétence administrative. Statuant en tant que juge de plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de la requérante au regard des conditions de l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, sans se limiter aux vices propres de la décision. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A contestant une lettre de relance pour un indu de RSA, un avis de passage devant une équipe pluridisciplinaire et une amende administrative de 3 000 euros. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la lettre de relance du 14 août 2023 et l'avis du 27 février 2024, ces courriers ne constituant pas des décisions faisant grief au sens de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En revanche, la décision du 25 avril 2024 prononçant l'amende administrative a été examinée sur le fond, mais le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'autorité de la chose jugée au pénal, la relaxe de Mme A par le tribunal correctionnel ne liant pas le juge administratif sur le bien-fondé de la sanction. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de Mme B, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Var de ne lui accorder qu'une remise partielle de 176,36 euros sur une dette de RSA de 705,45 euros, et sollicitait une remise totale. La requérante invoquait sa situation financière précaire. Le tribunal a rappelé que, selon l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, une remise gracieuse peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration. En l'espèce, l'indu résultait de l'absence de déclaration par Mme B de l'intégralité des ressources de son foyer, ce qui constitue un manquement à ses obligations déclaratives. Le tribunal a donc rejeté la requête, considérant que la remise partielle accordée était justifiée.
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de la SAS Forum intérim Alpes Maritimes, qui contestait une amende de 6 400 euros infligée par le DREETS pour défaut d’actualisation des cartes d’identification professionnelle de huit salariés intérimaires. Le tribunal écarte le moyen d’erreur de droit, estimant que les articles R. 8291-1, R. 8292-1, R. 8293-1 et R. 8295-3 du code du travail imposent aux entreprises de travail temporaire de signaler toute modification des missions et lieux de travail, même pour des salariés non détachés. La demande de sursis à statuer est également rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes du GES SENDRA ASP contestant la pénalité financière infligée par le DREETS pour défaut d’accord sur l’égalité professionnelle, ainsi que le rejet de son recours hiérarchique. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que l’accord transmis ne répondait pas aux exigences de l’article R. 2242-2 du code du travail, notamment en ne couvrant pas au moins trois domaines d’action. La décision du 6 juin 2022 et celle du 8 novembre 2022 ont donc été validées, sans réduction de la pénalité.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Loft construction, qui contestait une amende de 20 000 euros infligée par la DREETS pour avoir poursuivi des travaux malgré un arrêt temporaire ordonné par l'inspection du travail en raison de risques de chutes de hauteur. Le tribunal a écarté les moyens d'erreur d'appréciation et de droit, jugeant que la poursuite des travaux sans autorisation constituait un manquement caractérisé. Il a également rejeté l'argument de disproportion de l'amende, compte tenu de la gravité des faits concernant quatre salariés. La décision s'appuie sur les articles L. 4731-1, L. 4731-3, R. 4731-5 et L. 4752-1 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société Fioul 83, a examiné la conformité de l’article L. 222-2 du code de l’énergie aux droits et libertés garantis par la Constitution. La société contestait cet article en invoquant une atteinte aux principes du contradictoire et des droits de la défense. Le tribunal a estimé que la disposition contestée était applicable au litige, n’avait pas déjà été déclarée conforme à la Constitution et que la question présentait un caractère sérieux. En conséquence, il a décidé de transmettre la QPC au Conseil d’État, conformément aux articles 61-1 de la Constitution et 23-2 de l’ordonnance du 7 novembre 1958.
Le Tribunal Administratif de Toulon annule la décision du 22 octobre 2021 par laquelle la ministre des armées a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident survenu le 28 janvier 2021 à M. B, agent technique du ministère de la défense. Le tribunal estime que l’accident, survenu dans le temps et le lieu du service, est présumé imputable au service en application de l’article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, et que la ministre a commis une erreur d’appréciation en refusant cette reconnaissance. Il enjoint à la ministre des armées de reconnaître l’imputabilité au service de la pathologie et de régulariser la situation administrative et financière de l’intéressé dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SASU Platon Edition contestant le bien-fondé de titres de recettes émis pour récupérer un trop-perçu d’aides du fonds de solidarité Covid-19 (37 255 euros). La société invoquait une irrégularité de la procédure de contrôle, menée via l’espace fiscal personnel de son gérant, et une application erronée de l’ordonnance n° 2020-317 du 25 mars 2020. Le tribunal a jugé que l’administration était fondée à échanger avec le gérant, représentant légal de la société, et que le délai de réponse de 10 jours n’avait pas privé la société d’une garantie procédurale. Sur le fond, la demande de décharge a été rejetée, les moyens n’étant pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, moniteur de plongée, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 juin 2023 lui interdisant d'exercer ses fonctions pour six mois en urgence, suite à un incident de plongée. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la procédure d'urgence prévue à l'article L. 212-13 du code du sport dispensait légalement l'administration de respecter une procédure contradictoire préalable. Il a également estimé que l'urgence était caractérisée par le danger immédiat pour la sécurité des pratiquants et que l'erreur d'appréciation n'était pas établie, M. A ayant manqué à ses obligations de directeur de plongée en matière de sécurité. La décision s'appuie sur les articles L. 212-13 et A. 322-72 du code du sport.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion du 19 mars 2025 pris par le préfet du Var à l'encontre de M. B, ressortissant marocain. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (erreur manifeste d'appréciation, atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, méconnaissance de la Convention internationale des droits de l'enfant) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le défaut de moyens sérieux suffisant à motiver le rejet. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Bandol pour un stade de football et ses annexes. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, la violation des articles L. 111-11 et L. 332-6 du code de l’urbanisme (absence de mention des conditions de réalisation des extensions de réseaux), la méconnaissance de l’article L. 113-2 (présence d’un espace boisé classé), et des risques pour la sécurité publique au regard de l’article R. 111-2 du même code (inondation, incendie, accès insuffisants). Le juge des référés a rejeté la requête, estimant qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, et a mis à la charge solidaire des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par la maire de Sanary-sur-Mer sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La requête visait à obtenir la désignation d'un expert pour constater l'état de péril d'un immeuble endommagé par un incendie, dont la toiture s'est effondrée et qui menace la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à la demande en désignant un expert chargé d'examiner l'immeuble dans les 24 heures, de constater l'état des bâtiments mitoyens, et de proposer des mesures provisoires pour faire cesser le péril. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de prise en compte d’un stage de récupération de points effectué les 24 et 25 octobre 2022. La solution retenue repose sur l’application des articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route. Le tribunal a jugé que, bien que les infractions aient été commises avant le stage, le retrait de points correspondant n’avait été enregistré au fichier national qu’après la date de reconstitution, soit le lendemain du stage. Par conséquent, le capital de points de l’intéressée, alors de dix points, ne pouvait être recrédité que de deux points pour ne pas dépasser le plafond légal de douze points.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur relative au retrait de points sur son permis de conduire pour une infraction du 26 octobre 2018. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Il a estimé que la décision référencée "48 SI" constatant la perte de validité du permis avait été régulièrement notifiée à l'adresse de M. A le 28 août 2021, et que le pli, avisé et non réclamé, avait été retourné à l'administration. Dès lors, le délai de recours de deux mois était expiré lors du dépôt de la requête le 9 février 2023.
Le tribunal administratif de Toulon a condamné l'État à verser 14 360 euros à M. B, en réparation des préjudices subis du fait de l'illégalité de la décision du 30 novembre 2016. Cette décision, annulée pour erreur manifeste d'appréciation par un jugement du 22 décembre 2020, avait rejeté sa candidature aux fonctions de commissaire enquêteur. La responsabilité pour faute de l'État a été engagée, et le tribunal a accordé 12 960 euros au titre du préjudice financier (perte de chances sérieuses de réaliser des enquêtes) et 1 400 euros pour le préjudice moral. Les textes appliqués incluent le code de l'environnement et l'article 1231-6 du code civil pour les intérêts au taux légal.
Le Tribunal administratif de Toulon annule la suspension de six mois du permis de conduire de M. B, prononcée par le préfet du Var le 24 février 2023 à la suite d’un contrôle positif aux stupéfiants. La relaxe de l’intéressé par le tribunal correctionnel, non prononcée au bénéfice du doute, impose au juge administratif d’en tirer les conséquences et prive de valeur probante les éléments retenus par le préfet. L’annulation est fondée sur l’article L. 224-9 du code de la route, qui prive d’effet les mesures administratives en cas de jugement de relaxe. L’État est condamné à verser 1 200 euros à l’avocat de M. B au titre des frais de justice.