Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2501395(TA83-2501395)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’une demande d’astreinte visant à contraindre l’État à exécuter une ordonnance de référé du 7 août 2024, qui enjoignait au préfet du Var de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le préfet a informé le tribunal de la délivrance d’un titre de séjour, et Mme B, prenant acte de cette exécution, a ensuite demandé l’exécution de la condamnation de l’État à lui verser 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par un mémoire du 18 avril 2025, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 avril 2025, constatant que rien ne s’opposait à cette issue.
N° TA83-2402478(TA83-2402478)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A, professeur contractuel, contestant son licenciement pour faute prononcé par la rectrice de l'académie de Nice. Le requérant soutenait notamment que les faits reprochés étaient inexistants et que la sanction était disproportionnée. Le tribunal a rappelé la distinction entre le licenciement pour faute, fondé sur un manquement disciplinaire, et le licenciement pour insuffisance professionnelle, qui repose sur une inaptitude à exercer les fonctions. La décision finale du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État.
N° TA83-2203625(TA83-2203625)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les recours de Mme A épouse B, adjointe administrative, contestant les décisions limitant à 280 euros le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour les années 2021 et 2022. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, une méconnaissance du principe d'égalité de traitement et un défaut de notification. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014.
N° TA83-2404211(TA83-2404211)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 29 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de précisions sur sa vie privée et familiale en France. Il a également jugé que le préfet avait suffisamment motivé le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, en se fondant sur les articles L. 612-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA83-2301164(TA83-2301164)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Celimax, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 février 2023 plaçant la zone Argens en seuil d'alerte sécheresse et interdisant le lavage de véhicules par les professionnels sans matériel haute pression et système de recyclage de l'eau. Le tribunal a d'abord jugé que la société, en tant que fournisseur de stations de lavage, justifiait d'un intérêt à agir, écartant la fin de non-recevoir soulevée par le préfet. Sur le fond, il a estimé que l'arrêté, pris sur le fondement des articles L. 211-1 et R. 211-66 du code de l'environnement, était proportionné et suffisamment intelligible, la notion de "système de recyclage de l'eau" étant définie par les normes techniques en vigueur. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de participation du public, et de l'absence de base légale.
N° TA83-2300130(TA83-2300130)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. B A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution sur les hauts revenus pour 2016. Le requérant invoquait notamment la prescription du droit de reprise de l'administration et l'irrégularité de la procédure. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle sur pièces ne permettait pas de saisir l'interlocuteur départemental, et que les autres moyens, dont celui tiré de la prescription, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité des conclusions à fin de restitution.
N° TA83-2300048(TA83-2300048)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) d’une action subrogatoire contre l’État. Le FGTI demandait le remboursement des sommes versées à un agent pénitentiaire victime d’une agression en service, sur le fondement de la responsabilité de l’État en tant que personne publique employeur. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’État n’était pas responsable des conséquences dommageables de l’infraction pénale commise par un détenu, cette dernière relevant de la responsabilité personnelle de son auteur et non d’une faute de service. La solution s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code général de la fonction publique.
N° TA83-2202706(TA83-2202706)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) rejette la requête de M. C B, qui contestait un arrêté préfectoral du Var du 27 juillet 2022 plaçant la zone Gapeau en seuil de crise sécheresse et interdisant le lavage des véhicules par les stations professionnelles. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la légalité externe (vice de procédure lié à la consultation du comité "ressources en eau") que sur la légalité interne (erreur de fait, erreur d'appréciation, disproportion, défaut de motivation, inégalité de traitement). Il juge que les mesures de restriction, fondées sur les articles L. 211-3 et R. 211-66 du code de l'environnement, sont proportionnées à la gravité de la sécheresse et justifiées par la nécessité de préserver la ressource en eau et les écosystèmes aquatiques. Par conséquent, la demande d'annulation de l'arrêté et la demande indemnitaire de 30 000 euros sont rejetées.
N° TA83-2300098(TA83-2300098)
Le Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre) a rejeté la requête de l'EURL 464 Harbor, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés (exercices 2014-2016) et de TVA (période 2014-2016) suite à une vérification de comptabilité. La société invoquait des vices de procédure (exploitation erronée des fichiers de caisse, non-respect du contradictoire, violation de l'article L. 47 A du LPF) et contestait le bien-fondé des impositions (rejet injustifié de la comptabilité, reconstitution erronée des recettes par la méthode des vins). Le tribunal a jugé que les moyens relatifs à la régularité de la procédure n'étaient pas suffisamment précis et a écarté les autres arguments, confirmant ainsi les impositions et les pénalités.
N° TA83-2300122(TA83-2300122)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait son classement dans le corps des maîtres de conférences par l'université de Toulon. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, estimant que le recours gracieux de M. A avait interrompu le délai de recours contentieux. Sur le fond, il a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du président du conseil académique n'était pas fondé, et que l'université n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de prendre en compte les activités d'attaché temporaire d'enseignement et de recherche et de gérant de société invoquées par le requérant, conformément au décret n° 84-431 du 6 juin 1984.
N° TA83-2202723(TA83-2202723)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme F, voisins immédiats, qui demandaient l’annulation de l’arrêté du 24 mai 2022 par lequel le maire de La Celle ne s’est pas opposé à la déclaration préalable déposée pour la création d’une terrasse extérieure attenante à un restaurant, situé dans le périmètre de protection de l’abbaye classée monument historique. Le tribunal a jugé que les requérants justifiaient d’un intérêt à agir en raison des nuisances sonores, du vis-à-vis et de l’éclairage, mais a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, de l’absence d’avis conforme de l’architecte des bâtiments de France (avis favorable ayant été rendu), de l’insuffisance du dossier de déclaration préalable, et de la méconnaissance des articles Ua 2, Ua 4, Ua 7, Ua 11 et Ua 13 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU) ainsi que des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme. La
N° TA83-2501155(TA83-2501155)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi par la SNC Kerdonis Hôtels Fréjus d’une demande de décharge d’un rappel de TVA de 117 439 euros et de remboursement d’un crédit de taxe, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le litige concerne des décisions prises par le service des impôts des entreprises de Lorient (Morbihan), situé dans le ressort du Tribunal Administratif de Rennes. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il transmet l’affaire à cette juridiction.
N° TA83-2501565(TA83-2501565)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, et interdiction de retour de deux ans, constate que le requérant était retenu au centre de rétention administrative de Sète (Hérault) au moment de l’introduction de sa requête. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif de Montpellier, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention.
N° TA83-2501474(TA83-2501474)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant turc, contre le refus de renouvellement de sa carte de séjour (13 juin 2024) et l’obligation de quitter le territoire français sans délai (10 avril 2025). Le juge a rejeté la requête, considérant que le recours contre le refus de titre était tardif et que les moyens soulevés contre l’obligation de quitter le territoire (insuffisance de motivation, absence de délai de départ volontaire, violation des droits de la défense et erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas fondés. La décision s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la directive 2008/115/CE et la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
N° TA83-2501311(TA83-2501311)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire des Arcs-sur-Argens refusant le raccordement électrique d’un second logement. Le juge a estimé que le requérant ne contestait pas utilement le motif de refus fondé sur l’absence d’autorisation d’urbanisme pour la transformation du bien, rendant la requête manifestement mal fondée. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence ou d’organiser une audience.
N° TA83-2501146(TA83-2501146)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par la SA Bouygues Telecom et la société Phoenix France Infrastructures d'une demande de suspension de la décision du maire de Ramatuelle du 20 décembre 2024 ayant sursis à statuer sur une déclaration préalable pour l'implantation d'un pylône radiotéléphonique. Le juge a reconnu l'urgence, en raison de l'intérêt public lié à la couverture du territoire par la téléphonie mobile et des engagements de l'opérateur, et a estimé que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée.
N° TA83-2501412(TA83-2501412)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Var du 20 mars 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français. Le juge a considéré que le moyen tiré de l'absence de mention du nom de l'agent notificateur était sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article L. 233-1 du CESEDA, cet article ne s'appliquant pas aux ressortissants marocains. La solution retenue est le rejet des conclusions en annulation et en injonction.
N° TA83-2501375(TA83-2501375)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 27 mars 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a notamment écarté l’exception d’illégalité soulevée contre l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 22 mars 2023, celle-ci ayant déjà été définitivement jugée. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l’homme.
N° TA83-2501381(TA83-2501381)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B C, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 20 mars 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour. Le requérant invoquait notamment l'absence de mention du nom de l'agent notificateur et une méconnaissance de l'article L. 233-1 du CESEDA, en raison de ses attaches familiales en France et de son état de santé mentale. Le tribunal a jugé que le défaut de mention du nom de l'agent notificateur était sans incidence sur la légalité de l'arrêté et que les dispositions de l'article L. 233-1, relatives aux citoyens de l'Union européenne, n'étaient pas applicables à un ressortissant marocain. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA83-2300804(TA83-2300804)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule la décision du 17 janvier 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier de la Dracénie a refusé à M. B, aide-soignant, le bénéfice d’un congé pour invalidité temporaire imputable au service. La juridiction retient que cette décision est insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l’administration. Par ailleurs, le tribunal constate que l’administration, n’ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits établissant le lien direct entre la dépression de l’agent et ses conditions de travail. En application des articles L. 822-20 et L. 822-21 du code général de la fonction publique, cette maladie est donc présumée imputable au service, justifiant l’annulation de la décision attaquée.