Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2300781(TA83-2300781)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé partiellement la décision du 20 février 2023 de la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) qui accordait à M. B, enfant d'ancien harki, une aide de 3 500 euros. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en fixant ce montant, alors que M. B pouvait prétendre à une aide maximale de 5 000 euros compte tenu de son rang de priorité et de ses besoins (aménagement du logement et acquisition d'un véhicule). La solution retenue s'appuie sur le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Le tribunal a enjoint à l'ONACVG de verser un complément d'aide de 1 500 euros à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA83-2203579(TA83-2203579)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, agent d’entretien, qui contestait une retenue sur son traitement pour absence irrégulière le 4 avril 2022. Le tribunal a jugé que l’absence n’était pas imputable à l’employeur, le CHITS, car l’agent avait été informé de sa réintégration et de son affectation sans avoir établi d’accord pour une reprise différée. En application des articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique, l’administration était en situation de compétence liée pour suspendre le traitement en l’absence de service fait. La décision attaquée a donc été validée, et M. A a été condamné à verser 500 euros au CHITS au titre des frais de justice.
N° TA83-2300275(TA83-2300275)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le montant de l'aide de 5 500 euros qui lui avait été attribuée par l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) en tant qu'enfant de harki. La requérante invoquait une erreur d'appréciation de sa situation personnelle, notamment son accident de travail et sa maladie professionnelle. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué le barème prévu par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 et que Mme A n'apportait pas la preuve que l'aide était insuffisante pour ses besoins essentiels en matière de logement. La requête a donc été rejetée.
N° TA83-2203238(TA83-2203238)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Lou Pitchoun, qui contestait l'injonction du préfet du Var de démolir des enrochements et un escalier sur le domaine public maritime. Le tribunal a jugé que ces ouvrages, empiétant sur le rivage, violaient les articles L. 2111-4 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques, interdisant toute atteinte à l'état naturel du rivage sans autorisation. La décision attaquée n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, et les conclusions indemnitaires et injonctives ont également été rejetées.
N° TA83-2203578(TA83-2203578)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, agent hospitalier, qui contestait une retenue sur son traitement pour absence irrégulière. Le tribunal a constaté que la décision attaquée du 3 août 2022 avait été retirée et sa situation régularisée dès le 31 août 2022, avant l'introduction de son recours. En conséquence, les conclusions de M. A étaient devenues sans objet et irrecevables. M. A a été condamné à verser 500 euros au centre hospitalier au titre des frais de justice.
N° TA83-2202880(TA83-2202880)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Eiffage Construction Sud-Est, qui demandait la condamnation de la commune du Lavandou au paiement d'un solde de marché de travaux. Le tribunal a estimé qu'aucun décompte général et définitif tacite n'était intervenu, la commune ayant notifié un décompte général dans les délais réglementaires. Il a également jugé que les demandes subsidiaires de la société, relatives aux surcoûts liés à la pandémie de covid-19 et aux travaux supplémentaires, n'étaient pas fondées. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux.
N° TA83-2202531(TA83-2202531)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné la communauté de communes Lacs et Gorges du Verdon (CCGLV) à verser 139 643,81 euros à la SAS Ecorecept pour le non-paiement d'une facture de mars 2020. La responsabilité de la CCGLV a été engagée pour faute, car son président a commandé des prestations en janvier 2020 alors qu'il n'avait plus cette compétence, celle-ci ayant été transférée à la communauté d'agglomération de la Provence verte (CAPV) depuis le 1er janvier 2020. La CAPV a été mise hors de cause, et la CCGLV a également été condamnée à verser 1 500 euros à chacune des deux autres parties au titre des frais de justice.
N° TA83-2300005(TA83-2300005)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le montant de l'indemnité de 13 000 euros qui lui avait été accordée au titre de la réparation des préjudices subis en tant que harki. Le requérant estimait cette somme insuffisante, arguant que la période de séjour prise en compte devait être prolongée au-delà du 31 décembre 1975. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 3 de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022, la réparation ne peut concerner que la période antérieure à cette date, et que la durée de séjour retenue par la commission était correcte. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de la décision de la commission.
N° TA83-2301891(TA83-2301891)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, agent révoqué du centre hospitalier de la Dracénie, qui contestait un titre de recettes de 1 582,75 euros pour un trop-perçu de traitement d'avril 2023. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'illégalité par voie de conséquence, en l'absence d'illégalité de la décision de révocation. Il a jugé que l'avis des sommes à payer était suffisamment motivé, conformément à l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, car les bases de calcul figuraient sur le bulletin de paie adressé préalablement au requérant. Enfin, le moyen fondé sur l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales a été écarté, le bordereau de titres de recettes étant signé par une personne disposant d'une délégation de compétence ou de signature.
N° TA83-2302224(TA83-2302224)
Le Tribunal Administratif de Toulon était saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis par la direction générale des finances publiques du Var pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée de 375 euros. Le tribunal a rejeté la requête en se déclarant incompétent, jugeant que le litige, portant sur le recouvrement d’une amende pénale pour infraction au code de la santé publique (non-port du masque), relève de la compétence des tribunaux judiciaires et non de l’ordre administratif. La solution retenue est fondée sur l’article L. 3136-1 du code de la santé publique et l’article 521 du code de procédure pénale.
N° TA83-2300615(TA83-2300615)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête du conseil départemental de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes du Var (CDOMK 83) visant à annuler la délibération du 14 décembre 2022 du Conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes (CNOMK) le plaçant sous contrôle rapproché pour six mois. Le tribunal a jugé que le CNOMK, en vertu de l'article L. 4321-16 du code de la santé publique et du règlement de trésorerie, dispose d'un pouvoir de contrôle sur la gestion des conseils départementaux, et que la mise sous contrôle était justifiée par des anomalies de fonctionnement constatées. Les moyens soulevés par le CDOMK 83, notamment l'absence de preuve de la régularité de la composition du CNOMK et l'erreur de fait, ont été écartés. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.
N° TA83-2300673(TA83-2300673)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, qui sollicitait 600 euros pour les réparations de son véhicule endommagé après avoir percuté une borne escamotable à Hyères. Le tribunal a jugé que la borne, située à l'entrée d'une aire piétonne signalée et dotée d'un voyant lumineux rouge, faisait l'objet d'un entretien normal. Il a estimé que le dommage était exclusivement imputable à la faute de M. A, qui circulait dans une zone interdite aux véhicules motorisés en violation des articles R. 412-7 et R. 411-3 du code de la route. La responsabilité de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public n'a donc pas été retenue.
N° TA83-2203653(TA83-2203653)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait son affectation au centre de détention de Salon-de-Provence et demandait réparation. Le tribunal a jugé que cette décision d’affectation, prise en application de l’article D. 211-9 du code pénitentiaire, constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, dès lors qu’elle ne portait pas atteinte à ses droits fondamentaux. Par voie de conséquence, les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
N° TA83-2203585(TA83-2203585)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 3 novembre 2022 de la présidente de l’Autorité nationale des jeux lui interdisant l’accès aux jeux pour une durée minimale de trois ans. La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par un jugement du 17 avril 2025, la 3ème chambre du tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement sur le fondement des dispositions du code de justice administrative.
N° TA83-2403243(TA83-2403243)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 5 septembre 2024 du préfet du Var l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision était suffisamment motivée, le préfet ayant procédé à un examen complet de la situation personnelle de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 613-1, R. 431-20, R. 613-1) et le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2, L. 211-5).
N° TA83-2201570(TA83-2201570)
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné la demande de M. B, agent hospitalier licencié pour insuffisance professionnelle par le centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne-sur-mer (CHITS) le 10 octobre 2018. Cette décision de licenciement ayant été annulée par un précédent jugement du tribunal pour erreur d'appréciation, et la réintégration de l'agent ayant été effectuée avec un retard anormal, la responsabilité pour faute du CHITS a été engagée. Pour réparer les préjudices subis du fait de cette éviction illégale, le tribunal a condamné le CHITS à verser à M. B une somme de 36 711,75 euros au titre de son préjudice matériel net, après déduction des revenus de substitution perçus, ainsi qu'une somme de 3 000 euros pour son préjudice moral. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité de la puissance publique applicables aux agents publics irrégulièrement évincés.
N° TA83-2501267(TA83-2501267)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'exécution de deux saisies administratives à tiers détenteurs émises en 2025 pour recouvrer un indu de pension de retraite de 21 065 euros. Le requérant invoquait l'urgence financière et un doute sérieux sur la légalité des actes, notamment l'incompétence du signataire et la prescription de la créance. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les règles relatives au recouvrement des créances publiques.
N° TA83-2300796(TA83-2300796)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, enfant d’ancien harki, contestant le montant de l’aide de 5 000 euros qui lui a été attribuée par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) sur le fondement du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, estimant que la requête, bien que sommaire, invoquait une erreur d’appréciation et une méconnaissance du principe d’égalité. Sur le fond, il a jugé que l’aide accordée correspondait au montant maximal prévu par le barème applicable à la situation de M. B, et que celui-ci n’apportait pas d’éléments précis démontrant une rupture d’égalité. La demande d’annulation a donc été rejetée.
N° TA83-2300625(TA83-2300625)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume pour un accident de vélo survenu le 30 mai 2020 dû à une chaussée mouillée et souillée par le débordement d’une bouche d’égout. La commune, mise en demeure, n’ayant pas produit de mémoire, est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a retenu la responsabilité de la commune pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public, sur le fondement du droit administratif de la responsabilité. Il a accordé à M. B une indemnité de 309 euros pour déficit fonctionnel temporaire et 2 000 euros pour souffrances endurées, sans se prononcer sur le déficit fonctionnel permanent dans l’extrait fourni.
N° TA83-2203318(TA83-2203318)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A, enseignante, qui recherchait la responsabilité de la commune de La Seyne-sur-Mer pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public suite à un accident survenu le 11 octobre 2021, lorsqu'une fenêtre oscillo-battante défectueuse dans son école l'a percutée à l'épaule. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la commune n'avait pas commis de faute. Il a considéré que la directrice de l'école avait signalé la défectuosité de la fenêtre par un courriel le 8 octobre 2021, mais que la teneur de ce signalement n'impliquait pas une urgence nécessitant une intervention avant l'accident survenu le lundi suivant. En conséquence, la responsabilité de la commune n'a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires de Mme A ont été rejetées.