Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2201572(TA83-2201572)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la commune de Rocbaron, qui contestait un titre de recettes de 6 342,28 euros émis par la commune de Garéoult pour les frais de scolarité d'élèves rocbaronnais. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la commune de Rocbaron n'avait pas préalablement saisi le préfet du Var pour fixer la contribution litigieuse, comme l'exigent les articles L. 212-8 et R. 212-23 du code de l'éducation en l'absence d'accord entre les communes. Par conséquent, la demande d'annulation du titre de recettes et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA83-2202619(TA83-2202619)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, agent communal suspendu provisoirement par arrêté du maire du Rayol-Canadel-sur-Mer le 29 août 2022. Le tribunal a jugé que la suspension provisoire n'est pas une sanction disciplinaire, ce qui écarte les moyens tirés d'un vice de procédure et de la violation du principe non bis in idem. Il a estimé que les faits reprochés (menaces et agressions verbales envers un supérieur) présentaient un caractère de vraisemblance suffisant pour justifier une mesure conservatoire fondée sur l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables faute de demande préalable.
N° TA83-2202618(TA83-2202618)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, agent territorial, qui contestait son exclusion temporaire de trois jours prononcée par le maire du Rayol-Canadel-sur-Mer pour des altercations avec un usager et son supérieur. Le tribunal a jugé que les faits d’injures et de menaces envers le supérieur hiérarchique étaient matériellement établis, et que les conditions de notification de l’arrêté étaient sans incidence sur sa légalité. Il a également écarté le moyen tiré de la prescription des faits les plus anciens, en application du code général de la fonction publique. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées, et la demande indemnitaire pour préjudice moral a été jugée irrecevable faute de liaison préalable du contentieux.
N° TA83-2501376(TA83-2501376)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de l’arrêté préfectoral du 6 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable car l’arrêté attaqué, pourtant joint, était en partie illisible, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans examen de l’urgence ni des moyens soulevés, y compris les conclusions accessoires.
N° TA83-2202230(TA83-2202230)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de la SNC Azurimmo 26 contestant le refus du préfet du Var d’autoriser le défrichement de sa parcelle pour y construire cinq maisons. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence de l’auteur de l’acte, qui bénéficiait d’une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en refusant le défrichement sur le fondement de l’article L. 341-5 du code forestier, compte tenu de la localisation de la parcelle en zone d’aléa très fort de feu de forêt. Les dispositifs de défense incendie proposés par la requérante n’ont pas été jugés suffisants pour remettre en cause cette appréciation.
N° TA83-2202211(TA83-2202211)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A, agent communal, contestant un titre exécutoire émis par la commune de la Seyne-sur-Mer pour le remboursement d'un trop-perçu de supplément familial de traitement (SFT) pour la période de juillet 2016 à juin 2018. Le tribunal a fait application de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, qui fixe un délai de prescription biennale pour la répétition des indus de rémunération. Il a jugé que la créance relative à la période du 1er juillet 2016 au 31 mai 2017 était prescrite, car le courrier d'information de la commune daté du 18 juin 2019 n'avait interrompu la prescription que pour les sommes dues à compter du 1er juin 2017. En conséquence, le tribunal a partiellement fait droit à la demande subsidiaire de M. A, en le déchargeant du paiement de la somme de 811,69 euros correspondant à la période prescrite.
N° TA83-2501406(TA83-2501406)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du préfet du Var du 26 février 2025 refusant d’instruire la demande de changement de statut de Mme A vers une carte « Talent – Carte bleue européenne ». La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour vice de procédure, erreur de fait et méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, car les éléments fournis ne démontraient pas un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension. La requête a donc été rejetée sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2501408(TA83-2501408)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Var du 13 mars 2025 refusant un titre de séjour à Mme C et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il ne s'agissait pas d'un refus de renouvellement ou de retrait d'un titre de séjour, et que la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, ni de statuer sur les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA83-2401277(TA83-2401277)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par des propriétaires de Porquerolles (Hyères) pour contester la délibération du 22 février 2024 prescrivant la modification n°5 du PLU, visant à ouvrir à l'urbanisation la zone 3AU du secteur Sainte-Agathe. En cours d'instance, la métropole a adopté une nouvelle délibération le 12 septembre 2024, annulant et remplaçant la première, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions initiales. Le recours a été réorienté contre cette nouvelle délibération, mais les moyens soulevés (vice de convocation, défaut d'initiative du président, insuffisance de justification, incompatibilité avec le SCoT) ont été examinés et rejetés comme infondés. La requête a donc été rejetée dans son ensemble, sans application des frais de justice.
N° TA83-2404037(TA83-2404037)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet du Var du 5 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que, malgré une insertion professionnelle depuis janvier 2022, M. B ne justifiait pas d'une présence continue et ancienne en France depuis 2017, ni de liens personnels suffisants, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Concernant l'interdiction de retour d'un an, le tribunal a jugé qu'elle était légale au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tenant compte de sa présence depuis avril 2020 et de son absence de menace pour l'ordre public.
N° TA83-2501233(TA83-2501233)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B D. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 12 février 2025 supprimant son permis de visite pour son compagnon détenu à la Maison d'Arrêt de Draguignan. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la décision litigieuse portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA83-2501419(TA83-2501419)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la société Serip d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de la décision du maire de Sainte Maxime du 25 mars 2025 rapportant un permis de construire et refusant une nouvelle demande. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 10 avril 2025. Par ordonnance du 11 avril 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA83-2501319(TA83-2501319)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. et Mme A du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'ils occupaient sans titre. La solution retenue est fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet au gestionnaire de demander en justice l'évacuation d'un occupant sans titre après une mise en demeure infructueuse. Le juge a constaté que les intéressés avaient été définitivement déboutés de leurs demandes d'asile et que leur maintien dans les lieux faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. Aucune circonstance exceptionnelle liée à leur vulnérabilité n'ayant été justifiée, l'expulsion a été autorisée avec le concours de la force publique si nécessaire.
N° TA83-2201633(TA83-2201633)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la société O'Uyapi Ecolodge, qui sollicitait la condamnation de la commune de Mazaugues à l'indemniser pour un préjudice de perte de chance et des frais de défense. La société reprochait à la commune des fautes liées à l'illégalité d'un permis d'aménager annulé par un jugement définitif du 19 février 2021. Le tribunal a jugé que la requête indemnitaire était irrecevable, faute pour la société d'avoir évoqué le fait générateur de la carence fautive dans sa demande préalable, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
N° TA83-2404043(TA83-2404043)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. Le tribunal a estimé que la minorité de l'intéressé lors de son entrée en France n'était pas établie, en raison d'irrégularités relevées par la police aux frontières dans ses documents d'état civil, conformément à l'article 47 du code civil. Il a également jugé que M. B ne justifiait pas des six mois de formation requis pour l'obtention du titre de séjour sollicité, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2403496(TA83-2403496)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’une requête visant à l’annulation de la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable de travaux, née le 1er octobre 2024, par laquelle la commune de Carqueiranne a autorisé la SCI Todaiji à rénover un pool house et une piscine sur des parcelles situées en zone littorale. Les requérants invoquaient notamment l’irrégularité de la procédure faute de consultation de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites, ainsi que la méconnaissance de l’article L. 121-16 du code de l’urbanisme, les travaux étant situés hors des espaces urbanisés dans la bande des cent mètres. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision a été rendue après examen des moyens de recevabilité et de fond, en application du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA83-2501232(TA83-2501232)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A B et de tous occupants de son chef du poste à quai n° V021 du port de plaisance du Lavandou. La commune justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, M. B étant occupant sans droit ni titre après la résiliation de son autorisation d'occupation temporaire pour défaut de paiement des redevances et d'assurance, ce qui entravait le service public portuaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à l'occupation du domaine public.
N° TA83-2202040(TA83-2202040)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de Carqueiranne retirant une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable de travaux. Le tribunal a jugé que le terrain d'assiette du projet, situé dans un secteur principalement naturel et boisé, ne se trouvait pas dans une partie urbanisée de la commune au sens de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Par conséquent, l'avis défavorable du préfet et la décision de retrait du maire n'étaient pas entachés d'erreur d'appréciation. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA83-2202075(TA83-2202075)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Free Mobile contestant l'arrêté du 2 juin 2022 par lequel le maire de la Cadière-d'Azur s'est opposé à la déclaration préalable pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, le nouveau projet autorisé n'étant pas identique. Il a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire manquait en fait, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Enfin, le tribunal a estimé que le maire avait pu légalement s'opposer au projet en se fondant sur les dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) et sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, en raison de l'atteinte portée au caractère de la zone naturelle Abio et à l'insertion paysagère du site.
N° TA83-2202472(TA83-2202472)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui reprochait au département du Var une évaluation erronée par les services de l'aide sociale à l'enfance (ASE) l'ayant empêché de voir son fils. Le tribunal a jugé que l'appréciation par le département du danger ou risque de danger encouru par l'enfant relevait de la compétence du juge judiciaire, et non de la juridiction administrative. En conséquence, les conclusions indemnitaires fondées sur cette appréciation ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente. Le tribunal a également écarté les autres griefs, relatifs à la méthodologie de l'évaluation, estimant qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité du département n'était établie.