Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2404210(TA83-2404210)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 3 octobre 2024 par lequel le préfet du Var refusait de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait méconnu le champ d'application de la loi en fondant son refus sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. A bénéficiait de droit d'une autorisation provisoire de séjour en application de l'article L. 432-12 du même code. En conséquence, l'illégalité de la décision de refus de séjour a privé de base légale l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination.
N° TA83-2501097(TA83-2501097)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Var de délivrer à Mme B un récépissé de demande de titre de séjour assorti d'une autorisation de travail, sous 15 jours. La requérante, qui avait déposé sa demande de titre de séjour le 12 décembre 2023, justifiait d'une situation d'urgence en raison de l'absence de récépissé depuis plus de 15 mois. Le juge a considéré que la mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, en application des articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'astreinte a été rejetée.
N° TA83-2404208(TA83-2404208)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 4 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la sous-préfète bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. F.
N° TA83-2404202(TA83-2404202)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal s'est fondé sur l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable à la demande déposée avant son entrée en vigueur, pour estimer que le refus était légalement justifié par le non-respect d'une précédente obligation de quitter le territoire français devenue définitive. Les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation ont été écartés comme inopérants ou non fondés.
N° TA83-2404201(TA83-2404201)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de la réalité et de la continuité de sa vie commune avec sa compagne française. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'illégalité du refus de délai de départ volontaire et de l'interdiction de retour, ont également été écartés.
N° TA83-2401446(TA83-2401446)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les trois requêtes de M. B A dirigées contre les arrêtés du préfet du Var du 13 novembre 2023. Ces arrêtés ordonnaient la suppression de son installation illégale de véhicules hors d'usage, lui infligeaient une amende de 1 500 euros et fixaient une astreinte de 50 euros par jour. Le tribunal a jugé que les moyens de M. A, fondés sur la cessation alléguée de l'activité et l'engagement de la remise en état, n'étaient pas établis. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives aux installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et à la gestion des déchets.
N° TA83-2401335(TA83-2401335)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département du Var de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a statué en plein contentieux sur le droit de l'intéressée à cette carte, en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. Il a estimé que Mme A ne justifiait pas remplir les critères stricts de cet arrêté, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine pour tous ses déplacements extérieurs. Par conséquent, le tribunal a jugé que la décision de refus était fondée et a rejeté la demande de délivrance de la carte.
N° TA83-2401392(TA83-2401392)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme C contestant un indu de prime d'activité de 1 027,38 euros pour la période de février 2022 à avril 2023, ainsi que le refus de remise de dette. Saisi en plein contentieux de l’aide sociale, le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale d’indu, faute pour la requérante d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. Sur la demande de remise gracieuse, le juge a rappelé qu’elle ne peut être accordée qu’en cas de bonne foi et de précarité, conformément à l’article L. 845-3 du même code. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal a statué sur ces bases.
N° TA83-2401405(TA83-2401405)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme C, agissant pour son fils A, d’un recours contre le refus d’attribution de la carte “mobilité inclusion” mention “stationnement”. Le tribunal a constaté que la décision initiale du 14 décembre 2023 avait été implicitement remplacée par une décision de rejet née du silence gardé sur le recours préalable obligatoire, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre la première décision. Sur le fond, la requête a été rejetée, le juge estimant que l’état de santé de l’enfant ne justifiait pas l’octroi de la carte au regard des critères fixés par le code de l’action sociale et des familles (articles L. 241-3 et R. 241-12-1).
N° TA83-2401156(TA83-2401156)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suppression de son allocation d'aide au retour à l'emploi pour un mois. Le juge a estimé que la sanction, fondée sur l'insuffisance des démarches de recherche d'emploi entre septembre et novembre 2023, était justifiée. Il a notamment relevé que le projet de création d'entreprise invoqué par M. B avait cessé en septembre 2023, ce qui ne démontrait pas des actes positifs et répétés de recherche d'emploi. La décision s'appuie sur les articles L. 5411-1, L. 5412-1 et R. 5411-11 du code du travail.
N° TA83-2401882(TA83-2401882)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 1 525,95 euros pour la période d’octobre 2020 à septembre 2023, confirmé par la commission de recours amiable de la CAF du Var le 26 mars 2024. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à l’utilisation d’un traitement algorithmique et une absence de résidence effective en France. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, s’appuyant sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de remise de dette.
N° TA83-2401515(TA83-2401515)
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette l'opposition de Mme A contre une contrainte de la CAF du Var pour le recouvrement d'un indu de RSA de 931,26 euros. La requérante invoquait la prescription de l'action en recouvrement, mais le juge retient l'existence de fausses déclarations répétées (absence de déclaration de pension alimentaire, virements et vente immobilière), ce qui fait obstacle à la prescription biennale et soumet l'action à la prescription quinquennale de droit commun. Par conséquent, la contrainte émise le 23 avril 2024 n'est pas prescrite. La solution est fondée sur les articles L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles et 2224 du code civil.
N° TA83-2501358(TA83-2501358)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Puget-sur-Argens fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. En raison de fissures structurelles constatées dans un immeuble à usage d'habitation, présentant un péril grave pour la sécurité publique, le juge a désigné un expert. Celui-ci devra examiner l'immeuble dans les 24 heures, évaluer la gravité du péril et proposer des mesures provisoires de mise en sécurité.
N° TA83-2401519(TA83-2401519)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en matière d’aide sociale, a examiné le recours de M. A contre le refus du président du conseil départemental du Var de lui attribuer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a rappelé qu’il statue en qualité de juge de plein contentieux, l’obligeant à vérifier si le handicap du requérant justifie l’octroi de la carte à la date de sa décision, et non à se prononcer sur les vices propres de la décision attaquée. En conséquence, les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte et de l’insuffisance de motivation ont été écartés comme inopérants. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles (notamment l’article L. 241-3) et l’arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères de mobilité pédestre réduite.
N° TA83-2501335(TA83-2501335)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur demande du maire de La Farlède, a désigné un expert pour examiner un immeuble menacé d’effondrement en raison de l’érosion du terrain par le Gapeau. La décision est fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permet au juge des référés de nommer un expert avant un arrêté de mise en sécurité. L’expert devra constater l’état du bâtiment et des mitoyens, évaluer le péril, et proposer des mesures provisoires dans un délai de 24 heures. Le rapport devra être déposé sous 48 heures, et les frais seront fixés ultérieurement par le tribunal.
N° TA83-2401622(TA83-2401622)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D, qui demandait l'annulation du refus de la CAF du Var de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 928,01 euros pour la période de juin à août 2023. Statuant en plein contentieux de l'aide sociale, le tribunal a examiné si les conditions cumulatives de bonne foi et de précarité, prévues à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, étaient remplies. Si la bonne foi de la requérante a été reconnue, l'indu résultant d'une erreur de la CAF, sa situation de précarité n'a pas été jugée suffisamment établie à la date du jugement, faute de justificatifs sur ses revenus actuels. En conséquence, la demande de remise totale a été rejetée.
N° TA83-2400761(TA83-2400761)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours de M. C contre le refus du département du Var de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a d'abord précisé que la décision implicite de rejet née du recours administratif préalable obligatoire s'était substituée à la décision initiale du 19 janvier 2023, rendant les conclusions contre cette dernière irrecevables. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, estimant que le département avait commis une erreur d'appréciation au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, M. C remplissant les conditions pour bénéficier de la carte. Il a enjoint au département de délivrer la carte pour une durée de trois ans et a condamné celui-ci à verser 1 500 euros à l'avocat de M. C au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA83-2400721(TA83-2400721)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en matière d'aide sociale, a examiné le recours de Mme B D contre le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Var de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention stationnement. Le tribunal a rappelé qu'il statue en qualité de juge de plein contentieux, l'obligeant à vérifier si les conditions médicales d'attribution sont remplies, sans se limiter aux vices de forme de la décision. Se fondant sur l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, il a estimé que Mme D justifiait d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres et de la nécessité d'une aide technique ou humaine pour ses déplacements. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du 11 janvier 2024 et enjoint au président du conseil départemental du Var de lui délivrer la carte sollicitée.
N° TA83-2400490(TA83-2400490)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A C, qui contestait le refus du département du Var de lui attribuer la carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a examiné le litige en tant que juge de plein contentieux de l’aide sociale, conformément aux articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi qu’à l’arrêté du 3 janvier 2017. Il a constaté que M. C ne remplissait pas les critères exigés, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique lors des déplacements extérieurs. En conséquence, la décision de refus du 14 décembre 2023 a été jugée fondée et la demande de délivrance de la carte a été rejetée.
N° TA83-2400388(TA83-2400388)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A D d’un recours contre la décision du président du département du Var refusant de lui attribuer la carte “mobilité inclusion” mention “stationnement pour personnes handicapées”. Statuant en qualité de juge de plein contentieux de l’aide sociale, le tribunal a examiné si l’état de santé de la requérante justifiait la délivrance de cette carte au regard des critères fixés par le code de l’action sociale et des familles (article L. 241-3) et l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a appliqué ces textes pour apprécier la réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied de Mme D.