Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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OrdonnanceRENVOYE

N° TA83-2501277(TA83-2501277)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A B d’un recours contre un arrêté du préfet du Var l’obligeant à quitter le territoire français. Constatant que l’intéressé avait été transféré en cours d’instance au centre de rétention administrative de Nîmes, le magistrat désigné a fait application des articles R. 922-4 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que la compétence territoriale relevait désormais du tribunal administratif de Nîmes, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention. En conséquence, le tribunal a ordonné le renvoi du dossier à cette juridiction.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA83-2501250(TA83-2501250)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par M. B pour suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B bénéficiait d'une autorisation provisoire de séjour valable six mois, ce qui ne portait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA83-2501035(TA83-2501035)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet du Var lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai d’un mois prévu à l’article L. 911-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rappelé que le recours gracieux formé par M. B n’avait pas prorogé ce délai contentieux, conformément à l’article R. 911-1 du même code. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance rejette la requête sans invitation à régulariser.

Résumé IA
DécisionAUTRE

N° TA83-2501282(TA83-2501282)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Draguignan fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble de la SCI AKAI présentant des infiltrations menaçant la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le péril et de proposer des mesures provisoires, dans un délai de 24 heures. La décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA83-2501234(TA83-2501234)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 25 mars 2025 ordonnant l'évacuation sous 24 heures d'un terrain occupé illicitement par la communauté des gens du voyage. Le juge a estimé que l'arrêté, pris sur le fondement de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000, n'était pas entaché d'illégalité, notamment en raison de l'existence d'un arrêté municipal d'interdiction de stationnement et de l'absence d'obligation pour le préfet d'examiner la situation personnelle des occupants. La demande subsidiaire de différer l'exécution de la mesure au 6 avril a également été rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceAUTRE

N° TA83-2403662(TA83-2403662)

Le tribunal administratif de Toulon se déclare territorialement incompétent pour connaître de la requête de la SNC Kerdonis Hôtels Fréjus, qui demande le remboursement d’un crédit de TVA de 124 687 euros au titre de 2022. La demande initiale a été déposée auprès du service des impôts des entreprises de Lorient (Morbihan), situé dans le ressort du tribunal administratif de Rennes. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le dossier est transmis au tribunal administratif de Rennes, seul compétent.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2202851(TA83-2202851)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI BARBARIE contestant l'arrêté du maire de Gassin du 20 avril 2022 lui délivrant un certificat d'urbanisme négatif pour un projet de deux maisons individuelles. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme était légal, le projet se situant en zone d'urbanisation diffuse, sans continuité avec une agglomération ou un village existant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par la société requérante.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2202789(TA83-2202789)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, adjoint territorial d'animation, qui contestait le refus du maire de Roquebrune-sur-Argens de lui accorder la protection fonctionnelle. Le requérant invoquait un harcèlement moral, mais le tribunal a jugé que les éléments fournis, notamment une affectation temporaire dans des locaux dégradés, ne suffisaient pas à en établir la présomption. La décision s'appuie sur les articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique, qui imposent à l'administration une obligation de protection, mais dont les conditions n'étaient pas remplies en l'espèce.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA83-2401227(TA83-2401227)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B A demandant l'annulation de la délibération du 15 février 2024 par laquelle le conseil municipal de Gassin a approuvé la révision générale de son plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la convocation des conseillers municipaux et à la note de synthèse, en application des articles L. 2121-10 à L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de la requête, la commune de Gassin étant une commune de moins de 3 500 habitants, ce qui rend inapplicable l'exigence d'un délai de convocation de cinq jours francs.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2400946(TA83-2400946)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de l'association Val d'Issole Environnement et autres, qui demandaient l'annulation de la délibération du 25 septembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Rocbaron a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme. Le tribunal a jugé irrecevable le moyen tiré d'un vice de procédure affectant la délibération de prescription de la révision du 31 juillet 2015, en application de l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme, qui impose un délai de six mois pour invoquer une telle illégalité par voie d'exception. Les autres moyens, notamment l'insuffisance de prise en compte des risques d'incendie et d'inondation ainsi que l'évaluation démesurée du potentiel d'aménagement, ont été écartés comme infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA83-2403996(TA83-2403996)

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à Mme C, ressortissante marocaine mariée à un Français, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant une situation régulière au jour de la demande, et une erreur d'appréciation en estimant que la communauté de vie de six mois n'était pas établie, au regard de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2301473(TA83-2301473)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI BARBARIE, qui contestait le refus de permis de construire deux maisons individuelles à Gassin. La société soutenait que son projet respectait l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme, qui impose une construction en continuité avec les agglomérations ou villages existants. Le tribunal a jugé que le projet ne se situait pas à proximité immédiate d'une agglomération ou d'un village, ni dans un secteur déjà urbanisé au sens de cet article, et qu'il ne pouvait donc être autorisé. La demande d'annulation de l'arrêté municipal du 13 mars 2023 a été rejetée, de même que les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2300066(TA83-2300066)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 9 décembre 2022 refusant le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation concernant les ressources, celles-ci étant insuffisantes au regard des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA83-2202549(TA83-2202549)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B A contestant l'arrêté du préfet du Var du 28 mars 2022, présenté comme un retrait de sa carte de résident mais requalifié par le tribunal en refus de renouvellement. Le tribunal a relevé d'office que les dispositions de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient le retrait de la carte de résident pour certaines condamnations pénales, ne sont pas applicables à un refus de renouvellement. En conséquence, la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit et annulée.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2404039(TA83-2404039)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. Le tribunal a jugé que l'article L.435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le requérant, n'est pas applicable aux ressortissants algériens, ceux-ci étant régis de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le préfet, dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire de régularisation, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre, et la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

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DécisionREJETE

N° TA83-2201844(TA83-2201844)

Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA) d’une action subrogatoire contre la commune de la Seyne-sur-Mer. Le FIVA demandait le remboursement de 73 000 euros versés à un ancien agent de la commune pour des préjudices liés à une maladie professionnelle due à l’amiante. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la requête était recevable car elle mentionnait le nom et le siège du FIVA. Sur le fond, le tribunal a fait droit à la demande du FIVA, en application des textes relatifs à la responsabilité de l’employeur public et à la subrogation du FIVA.

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DécisionREJETE

N° TA83-2501010(TA83-2501010)

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a été saisi par M. B d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 12 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "Recherche d'Emploi/Création d'Entreprise" (RECE) et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a examiné la condition d'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et les moyens soulevés, notamment l'erreur de droit et l'erreur de fait concernant l'application des articles L. 422-8 et L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais la décision finale du juge des référés n'est pas mentionnée.

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DécisionAUTRE

N° TA83-2501270(TA83-2501270)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Toulon visant à désigner un expert pour examiner un immeuble d'habitation présentant un péril grave, notamment un effondrement partiel du plafond dû à une poutrelle corrodée. Sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a nommé un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, d'évaluer la gravité du péril et de proposer des mesures provisoires de sécurité. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de vingt-quatre heures et déposer son rapport sous quarante-huit heures.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2201459(TA83-2201459)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme et M. B contestant l'arrêté du maire de la Cadière-d'Azur du 2 mars 2022 qui s'opposait à leur déclaration préalable pour l'installation de panneaux photovoltaïques. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté l'exception d'illégalité de l'article UA-5.2.2 du règlement du PLU, estimant que cette disposition n'instaurait pas une interdiction générale et absolue. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU local.

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DécisionREJETE

N° TA83-2202676(TA83-2202676)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, adjoint territorial d'animation, qui demandait la condamnation de la commune de Roquebrune-sur-Argens pour harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les éléments de fait présentés, notamment des conditions de travail dégradées dans une salle affectée pendant un mois, n'étaient pas suffisants pour présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. En conséquence, la demande d'indemnisation de 15 000 euros a été rejetée, et M. B a été condamné à verser 100 euros à la commune au titre des frais de justice.

Résumé IA