Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2403728(TA83-2403728)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme F épouse D, ressortissante marocaine, contestant l'arrêté du préfet du Var du 11 octobre 2024 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 (parent d'enfant français) et L. 423-1 (conjoint de Français) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation de la requérante ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour au regard des textes applicables. En conséquence, le recours a été rejeté, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA83-2400835(TA83-2400835)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné deux requêtes de M. B, ressortissant marocain, contestant un refus de renouvellement de titre de séjour (n° 2400835) et une obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour (n° 2403730). Le tribunal a rejeté la requête n° 2400835 comme irrecevable pour tardiveté, en application de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Concernant la requête n° 2403730, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024, estimant que la menace pour l'ordre public n'était pas établie au sens de l'article L. 412-5 du même code, et a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2202419(TA83-2202419)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ouvrier d'État du ministère des armées, qui contestait le refus du ministre des armées de lui accorder un départ anticipé à la retraite pour travaux insalubres. Le tribunal a jugé que M. B ne justifiait pas avoir accompli au moins dix-sept ans de services dans des emplois spécifiquement listés comme insalubres par le décret n° 67-711 du 18 août 1967, notamment ceux exposant à des substances radioactives, des poussières ou des nuisances sonores. La solution retenue est fondée sur l'article 21 du décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004, qui conditionne ce bénéfice à une durée minimale de service dans des catégories d'emplois définies.
N° TA83-2201355(TA83-2201355)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A B, agente de police municipale, qui contestait son exclusion temporaire d'un jour prononcée par le maire de Carqueiranne pour refus d'exécuter certaines missions. La requérante invoquait un vice de procédure, une erreur de droit et un détournement de pouvoir, estimant que les missions confiées ne correspondaient pas à son grade de chef de service principal de 1ère classe (catégorie B). Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que les missions refusées relevaient bien de ses attributions en vertu du code de la sécurité intérieure et du décret n°2011-444 du 21 avril 2011, et que la sanction était justifiée.
N° TA83-2500987(TA83-2500987)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Lorgues visant à désigner un expert. La mission de cet expert est de constater l'état des immeubles situés rue du Marché à Lorgues avant et après les travaux réalisés suite à un arrêté de péril imminent du 6 octobre 2015. L'expert devra notamment déterminer si ces travaux, prescrits par un précédent rapport d'expertise, ont été exécutés et s'ils sont de nature à justifier la mainlevée de l'arrêté de péril. La décision est fondée sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner une mesure de constatation des faits. Les demandes de la commune concernant les dépens et les frais d'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA83-2501099(TA83-2501099)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la situation de l'intéressé, qui s'est maintenu irrégulièrement après l'expiration de son récépissé, ne justifiait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit au regard de l'accord franco-tunisien ou de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été examiné au fond, la demande étant rejetée sur le seul constat de l'absence d'urgence.
N° TA83-2500928(TA83-2500928)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B. Le requérant contestait le refus du préfet du Var de renouveler sa carte de résident de dix ans, assorti d'une simple autorisation provisoire de séjour, en raison d'une menace pour l'ordre public. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B ne justifiait pas de circonstances particulières démontrant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré les craintes de licenciement liées à l'accès à des chantiers sécurisés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2000252(TA83-2000252)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser pour son exposition aux poussières d’amiante durant ses fonctions d’ouvrier d’État. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que les droits à indemnisation de M. A étaient acquis au plus tard à la date de cessation de son exposition, le 31 octobre 2007, et que sa demande indemnitaire, formée en novembre 2019, était prescrite.
N° TA83-2500913(TA83-2500913)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme C B et M. A D B ainsi que des occupants de leur chef du logement qu'ils occupent indûment à Fréjus, géré par l'association en Chemin. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet définitif de leurs demandes d'asile et de leur maintien sans titre dans les lieux. Le tribunal a jugé que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité, compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement pour demandeurs d'asile dans le département du Var. L'ordonnance prévoit un délai de quinze jours pour évacuer les lieux et autorise le recours à la force publique en cas de besoin.
N° TA83-2501092(TA83-2501092)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue par le juge des référés, rejette la demande de provision de Mme A, qui sollicitait l'indemnisation de 20 jours de congés payés non pris avant sa radiation des cadres pour départ à la retraite. Le juge rappelle que si la directive européenne 2003/88/CE et la jurisprudence de la CJUE imposent l'indemnisation des congés non pris en cas de fin de relation de travail, notamment pour cause de maladie, le droit national (décret n°85-1250) ne prévoit pas d'indemnité compensatrice. En l'absence de disposition législative ou réglementaire fixant une période de report, le juge estime que les congés non pris en raison d'un congé de longue durée peuvent être reportés dans un délai de quinze mois, mais que la requérante, ayant été placée en congé jusqu'au 10 novembre 2024 et radiée le 1er janvier 2025, n'établit pas avoir été dans l'impossibilité de les prendre avant son départ, rendant l'obligation de l'administration sérieusement contestable. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA83-2101254(TA83-2101254)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ancien ouvrier d'État au sein de la marine nationale, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de ses préjudices résultant d'une exposition aux poussières d'amiante. Le tribunal a jugé que l'État avait commis une faute en manquant à son obligation de sécurité, l'exposition du requérant à l'amiante pendant au moins 11 ans étant établie. Il a reconnu l'existence d'un préjudice d'anxiété indemnisable, sans que le requérant ait à prouver de troubles psychologiques spécifiques. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute et sur l'arrêté du 21 avril 2006 relatif à l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité.
N° TA83-2400880(TA83-2400880)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A contestant le refus du département du Var de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé. Le tribunal a jugé que le requérant n'avait pas fourni d'éléments suffisants sur ses qualifications et son emploi, ni démontré que son état de santé réduisait ses possibilités d'emploi au sens de l'article L. 5213-1 du code du travail. La décision a été prise sur la base des dispositions du code du travail et du code de l'action sociale et des familles.
N° TA83-2101046(TA83-2101046)
Le Tribunal Administratif de Toulon a partiellement fait droit à la demande de M. B, ouvrier d'État pyrotechnicien, qui sollicitait la condamnation de l'État pour son exposition aux poussières d'amiante entre 2016 et 2019. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en application du principe général de responsabilité pour faute de l'employeur public. Il a accordé une indemnité de 1 500 euros au titre du préjudice d'anxiété, estimant que l'exposition prolongée justifiait un risque élevé de pathologie grave, mais a rejeté la demande pour troubles dans les conditions d'existence faute de preuves. Les textes appliqués incluent le code civil et le code de la sécurité sociale, ainsi que l'arrêté du 21 avril 2006 relatif à l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité.
N° TA83-2100992(TA83-2100992)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, ouvrier d'État, qui demandait la condamnation de l'État à réparer son préjudice moral et ses troubles dans les conditions d'existence résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière à la Direction des Constructions Navales. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a estimé que la créance indemnitaire du requérant, relative à un préjudice continu et évolutif, était prescrite pour les années antérieures à 2017, et que la demande présentée en 2021 était tardive pour les années postérieures, aucun élément nouveau n'ayant révélé l'étendue du préjudice dans le délai de quatre ans.
N° TA83-2003181(TA83-2003181)
Le Tribunal administratif de Toulon a condamné l’État à verser 1 500 euros à M. B pour son préjudice d’anxiété, résultant de son exposition aux poussières d’amiante en tant qu’ouvrier de pyrotechnie au sein du ministère des armées. La responsabilité de l’État a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, faute de mesures de protection établies. La demande d’indemnisation pour troubles dans les conditions d’existence a été rejetée, faute de preuve. Les intérêts au taux légal ont été accordés à compter du 10 septembre 2020, avec capitalisation.
N° TA83-2303815(TA83-2303815)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A E épouse C pour contester deux avis de sommes à payer émis par le département du Var, relatifs à des indus de revenu de solidarité active (RSA) pour les périodes d'août 2014 à octobre 2016 et d'octobre 2015 à mai 2018. La requérante invoquait notamment l'absence de signature et le défaut de motivation des titres exécutoires, ainsi que la prescription de la créance en application de l'article 2224 du code civil. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des relations entre le public et l'administration, a rejeté les moyens soulevés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et de décharge, sans qu'il soit précisé dans l'extrait si le tribunal a fait droit à l'argumentation du département du Var.
N° TA83-2002511(TA83-2002511)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ancien ouvrier du ministère des armées, qui demandait réparation de préjudices liés à son exposition à l'amiante durant sa carrière. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection efficaces, notamment après 1992. Toutefois, la demande a été rejetée car la créance indemnitaire était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le préjudice étant connu et mesurable depuis plusieurs années sans action en justice.
N° TA83-2001476(TA83-2001476)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante entre 1992 et 2010. La juridiction a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le tribunal a estimé que les droits de M. B étaient prescrits, dès lors que son exposition avait cessé au 31 décembre 2010 et qu’il avait eu connaissance du risque au plus tard à la date d’établissement de l’attestation d’exposition, sans avoir formé de demande indemnitaire dans le délai de quatre ans.
N° TA83-2000208(TA83-2000208)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière d’ouvrier de pyrotechnie à la DCN de Toulon (1969-2003). Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance de M. B était prescrite. En effet, le point de départ du délai de prescription a été fixé au 1er janvier 2004, soit au 1er janvier suivant la cessation de son exposition à l’amiante le 1er mars 2003, date à laquelle il a quitté ses fonctions et a bénéficié de l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité. La demande indemnitaire de M. B, présentée en 2019, était donc tardive, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État.
N° TA83-2000111(TA83-2000111)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 1983 et 1999 à la direction des constructions navales (DCN) de Toulon. Le tribunal a accueilli l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance de M. A était prescrite. En application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de prescription de quatre ans court à partir de la date à laquelle le préjudice est connu et mesurable, ce qui était le cas au plus tard en 2001, date de l'inscription de l'établissement sur l'arrêté listant les sites concernés par l'amiante. La demande indemnitaire de M. A, formulée en 2019, était donc tardive.