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Le Tribunal administratif de Toulon a condamné l’État à verser 1 500 euros à M. B pour son préjudice d’anxiété, résultant de son exposition aux poussières d’amiante en tant qu’ouvrier de pyrotechnie au sein du ministère des armées. La responsabilité de l’État a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, faute de mesures de protection établies. La demande d’indemnisation pour troubles dans les conditions d’existence a été rejetée, faute de preuve. Les intérêts au taux légal ont été accordés à compter du 10 septembre 2020, avec capitalisation.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme C B et M. A D B ainsi que des occupants de leur chef du logement qu'ils occupent indûment à Fréjus, géré par l'association en Chemin. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet définitif de leurs demandes d'asile et de leur maintien sans titre dans les lieux. Le tribunal a jugé que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité, compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement pour demandeurs d'asile dans le département du Var. L'ordonnance prévoit un délai de quinze jours pour évacuer les lieux et autorise le recours à la force publique en cas de besoin.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A contestant le refus du département du Var de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé. Le tribunal a jugé que le requérant n'avait pas fourni d'éléments suffisants sur ses qualifications et son emploi, ni démontré que son état de santé réduisait ses possibilités d'emploi au sens de l'article L. 5213-1 du code du travail. La décision a été prise sur la base des dispositions du code du travail et du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière d’ouvrier de pyrotechnie à la DCN de Toulon (1969-2003). Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance de M. B était prescrite. En effet, le point de départ du délai de prescription a été fixé au 1er janvier 2004, soit au 1er janvier suivant la cessation de son exposition à l’amiante le 1er mars 2003, date à laquelle il a quitté ses fonctions et a bénéficié de l’allocation spécifique de cessation anticipée d’activité. La demande indemnitaire de M. B, présentée en 2019, était donc tardive, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A E épouse C pour contester deux avis de sommes à payer émis par le département du Var, relatifs à des indus de revenu de solidarité active (RSA) pour les périodes d'août 2014 à octobre 2016 et d'octobre 2015 à mai 2018. La requérante invoquait notamment l'absence de signature et le défaut de motivation des titres exécutoires, ainsi que la prescription de la créance en application de l'article 2224 du code civil. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des relations entre le public et l'administration, a rejeté les moyens soulevés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et de décharge, sans qu'il soit précisé dans l'extrait si le tribunal a fait droit à l'argumentation du département du Var.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser pour son exposition aux poussières d’amiante durant ses fonctions d’ouvrier d’État. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que les droits à indemnisation de M. A étaient acquis au plus tard à la date de cessation de son exposition, le 31 octobre 2007, et que sa demande indemnitaire, formée en novembre 2019, était prescrite.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante entre 1992 et 2010. La juridiction a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le tribunal a estimé que les droits de M. B étaient prescrits, dès lors que son exposition avait cessé au 31 décembre 2010 et qu’il avait eu connaissance du risque au plus tard à la date d’établissement de l’attestation d’exposition, sans avoir formé de demande indemnitaire dans le délai de quatre ans.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue par le juge des référés, rejette la demande de provision de Mme A, qui sollicitait l'indemnisation de 20 jours de congés payés non pris avant sa radiation des cadres pour départ à la retraite. Le juge rappelle que si la directive européenne 2003/88/CE et la jurisprudence de la CJUE imposent l'indemnisation des congés non pris en cas de fin de relation de travail, notamment pour cause de maladie, le droit national (décret n°85-1250) ne prévoit pas d'indemnité compensatrice. En l'absence de disposition législative ou réglementaire fixant une période de report, le juge estime que les congés non pris en raison d'un congé de longue durée peuvent être reportés dans un délai de quinze mois, mais que la requérante, ayant été placée en congé jusqu'au 10 novembre 2024 et radiée le 1er janvier 2025, n'établit pas avoir été dans l'impossibilité de les prendre avant son départ, rendant l'obligation de l'administration sérieusement contestable. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de M. C B contestant deux décisions de la commission de recours amiable de la CAF du Var. Ces décisions confirmaient un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 14 187,87 euros pour la période de janvier 2021 à mai 2023, ainsi qu'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année de 304,90 euros pour 2021 et 2022. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées en droit et en fait, et a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, le requérant ayant été absent du territoire français pendant plus de quatre mois. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles, le code des relations entre le public et l'administration, et les décrets relatifs à la prime exceptionnelle de fin d'année.
Le Tribunal administratif de Toulon a partiellement condamné l'État à indemniser M. B, un ancien ouvrier d'État, pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour la période du 1er janvier 1992 au 1er juillet 2015, au sein de l'atelier industriel de l'aéronautique (AIA) de Cuers-Pierrefeu, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité. En revanche, la période antérieure (1974-1991) à la DCN de Toulon n'a pas été retenue, faute de preuves suffisantes d'exposition. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute de l'employeur, en lien avec les obligations du décret du 17 août 1977 et de l'arrêté du 25 août 1977.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ouvrier d'État, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière au ministère des armées (2001-2019). Le tribunal a jugé que l’État avait manqué à son obligation de sécurité, car l’exposition à l’amiante était établie par l’inscription des sites et professions sur la liste de l’arrêté du 21 avril 2006, et qu’aucune mesure de protection efficace n’avait été démontrée. La responsabilité de l’État a donc été engagée pour cette faute.
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 18 000 euros à M. A pour le préjudice d'anxiété subi du fait de son exposition prolongée à l'amiante durant sa carrière militaire. La responsabilité de l'employeur public a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, la reconnaissance du droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité établissant le lien entre l'exposition et la baisse d'espérance de vie. En revanche, la demande d'indemnisation pour trouble dans les conditions d'existence a été rejetée, faute de preuves suffisantes. La décision applique notamment le décret n° 2006-418 du 7 avril 2006 et le code civil.
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 9 000 euros à M. B pour le préjudice d'anxiété résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière d'ouvrier au sein du ministère des armées. La responsabilité de l'employeur a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, l'administration ayant eu conscience du danger sans prendre les mesures de protection nécessaires. Le tribunal a rejeté la demande au titre des troubles dans les conditions d'existence, faute de preuves. Les intérêts au taux légal ont été accordés à compter de la réception de la demande indemnitaire.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante en tant qu'ouvrier d'État à la DCN de Toulon. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour la période antérieure au 31 mai 2003, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité, mais a rejeté la demande en raison de la prescription quadriennale. En application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, la créance indemnitaire de M. A a été considérée comme prescrite, car le délai de quatre ans avait commencé à courir à compter de la date à laquelle il avait eu connaissance de l'étendue de ses préjudices, sans qu'il ait agi en temps utile.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A, ouvrière d’État exposée à l’amiante au sein de la DCN de Toulon, afin d’engager la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité. Le tribunal retient une faute de l’État employeur jusqu’au 31 mai 2003, date à laquelle la DCN est devenue une société privée, en raison de l’absence de mesures de protection malgré la connaissance des risques. Toutefois, la requête est rejetée car la créance indemnitaire de Mme A est prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la révélation des préjudices.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser pour son exposition aux poussières d’amiante au sein de la direction des constructions navales. Le tribunal a estimé que la créance indemnitaire de M. A était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la date à laquelle son préjudice d’anxiété a été entièrement révélé. La solution retenue repose sur le caractère continu et évolutif du préjudice, dont la prescription est appréciée année par année.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour son exposition à l’amiante au sein de la direction des constructions navales. Le tribunal a reconnu la faute de l’État employeur pour la période antérieure au 31 mai 2003, mais a estimé que la créance de M. B était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. La prescription quadriennale a commencé à courir à compter de la date à laquelle M. B a eu connaissance de son préjudice, soit au plus tard lors de l’établissement de son attestation d’exposition le 12 juillet 2013, et sa demande indemnitaire du 2 juillet 2020 était tardive.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la commune de Callas, qui demandait une expertise sur un immeuble dangereux. La requête, déposée par courrier, était irrecevable car la commune, inscrite à l'application Télérecours, ne l'a pas transmise par voie électronique malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité manifeste est fondée sur les articles R. 222-1 4°, R. 414-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a condamné l'État à verser 17 500 euros à M. A, un ancien conducteur de véhicules du groupement de la base de défense de Toulon, en réparation de son préjudice d'anxiété lié à une exposition prolongée aux poussières d'amiante. La responsabilité de l'État a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité envers son agent, la reconnaissance du droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité (décret du 21 décembre 2001) établissant un lien entre l'exposition et la baisse d'espérance de vie. En revanche, la demande au titre du trouble dans les conditions d'existence a été rejetée faute de preuve. L'indemnité est assortie des intérêts au taux légal à compter du 17 juillet 2020, avec capitalisation annuelle à partir du 17 juillet 2021.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la Sarl Acapulco, candidate évincée, qui contestait la passation d’un contrat de concession pour l’exploitation d’un lot de plage à Saint-Cyr-sur-Mer. Le tribunal a jugé que la méthode de notation et les négociations menées par la commune n’étaient pas entachées d’irrégularité, car la société requérante n’a pas démontré que la commune avait méconnu les critères d’attribution prévus par le code de la commande publique. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris l’indemnisation, au motif que l’éviction de la société était régulière.