Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon

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DécisionREJETE

N° TA83-2101156(TA83-2101156)

Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. A B, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière à la direction des constructions navales. Le tribunal applique la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État. Il estime que la créance indemnitaire de M. B est prescrite, car le délai de quatre ans a commencé à courir à compter du 1er janvier de l'année suivant celle où ses préjudices ont été entièrement révélés et connus, sans que le requérant ait agi en temps utile.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2303463(TA83-2303463)

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 9 188,48 euros pour la période de juin 2020 à janvier 2023 et un indu de prime d'activité de 1 101,66 euros pour la période de mai à octobre 2022, ainsi qu'une pénalité administrative de 455 euros. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d'annulation des décisions de la CAF et du conseil départemental, de décharge des indus, de remise gracieuse et d'injonction. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale, en considérant que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, prescription, irrégularité du contrôle) n'étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2100200(TA83-2100200)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 23 000 euros pour le préjudice subi du fait de son exposition à l'amiante durant sa carrière à la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (DIRISI). Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a jugé que le point de départ du délai de prescription était le 1er janvier 2017, date à laquelle M. A avait eu connaissance de son exposition à l'amiante via l'attribution de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité (ASCAA) prévue par le décret du 21 décembre 2001, et que sa demande indemnitaire du 18 novembre 2020 était tardive. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA83-2500905(TA83-2500905)

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 27 janvier 2025 par laquelle le préfet du Var a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C, ressortissante britannique. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré son départ pour l’Angleterre et sa séparation d’avec son mari et son enfant français. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre une décision administrative. Aucun texte du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’a été appliqué au fond, la condition procédurale d’urgence n’étant pas satisfaite.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2101234(TA83-2101234)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices liés à son exposition à l'amiante durant son service à la Direction des Constructions Navales. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. Le requérant n'a pas démontré qu'il ignorait légitimement l'existence de sa créance avant 2021, alors que son exposition avait cessé en 1992 et qu'il pouvait bénéficier de dispositifs de cessation anticipée d'activité depuis 2001.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

N° TA83-2003182(TA83-2003182)

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l’État à verser 2 200 euros à M. A pour le préjudice d’anxiété subi du fait de son exposition aux poussières d’amiante sur son lieu de travail (pyrotechnie) entre 2015 et 2019. La responsabilité de l’État employeur a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l’absence de mesures de protection suffisantes face à un danger connu. Le tribunal a appliqué les principes de la responsabilité administrative et l’arrêté du 21 avril 2006 listant les professions exposées. La demande d’indemnisation pour troubles dans les conditions d’existence a été rejetée faute de preuve.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2400956(TA83-2400956)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la taxe d'habitation sur résidence secondaire pour l'année 2023. La requérante soutenait que le bien n'était pas sa résidence secondaire et qu'il était en vente, mais le tribunal a jugé qu'elle n'apportait pas la preuve de ne pas en avoir la jouissance au 1er janvier 2023, conformément aux articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

N° TA83-2000041(TA83-2000041)

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. A C, agent technique du ministère des armées, pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 2011 et 2014. La juridiction a retenu la responsabilité de l'employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection efficaces dans des locaux pourtant inscrits sur la liste des établissements amiantés. Le tribunal a reconnu un préjudice moral d'anxiété lié au risque élevé de développer une pathologie grave, sans exiger la preuve de troubles psychologiques spécifiques. Cette décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2400090(TA83-2400090)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. A C, qui contestait son imposition à la taxe foncière pour 2023. Le requérant soutenait une erreur dans le classement de son bien (de la catégorie 3 à 6) et dans l'évaluation de sa valeur locative. Le juge a considéré que le classement en catégorie 3 était justifié, la maison étant une grande propriété ancienne de belle architecture, et a écarté le moyen tiré d'une erreur de catégorie. La décision s'appuie sur les articles 1494, 1496 du code général des impôts et les articles 324 G, H et X de son annexe III.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2400598(TA83-2400598)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi par France Travail. Le tribunal a estimé que la décision de radiation était suffisamment motivée en fait et en droit, conformément aux articles R. 5412-7 et R. 5412-7-1 du code du travail. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments précis pour démontrer une méconnaissance de l'obligation d'information ou une erreur manifeste d'appréciation de la part de France Travail. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes indemnitaires, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

N° TA83-2003251(TA83-2003251)

Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à réparer les préjudices subis par M. B, un ancien technicien télécom de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure de la défense, en raison de son exposition aux poussières d'amiante entre 2005 et 2015. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, faute d'avoir mis en œuvre des mesures de protection concrètes malgré la connaissance des risques liés à l'amiante. La solution s'appuie sur le décret du 17 août 1977 relatif aux mesures d'hygiène contre l'amiante.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2000121(TA83-2000121)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, secrétaire administrative au ministère des armées, qui demandait 30 000 euros en réparation des préjudices liés à une exposition à l'amiante entre 1980 et 2017. La requérante invoquait un manquement de l'employeur à son obligation de sécurité. Le tribunal a estimé que Mme B n'apportait aucune pièce ou précision probante sur les conditions réelles de son exposition, l'attestation produite mentionnant même "néant" à ce titre. En conséquence, la responsabilité pour faute de l'État n'a pas été retenue, et l'ensemble des conclusions indemnitaires et accessoires a été rejeté.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2201545(TA83-2201545)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la Sarl Acapulco, candidate évincée, qui contestait la passation d’un contrat de concession pour l’exploitation d’un lot de plage à Saint-Cyr-sur-Mer. Le tribunal a jugé que la méthode de notation et les négociations menées par la commune n’étaient pas entachées d’irrégularité, car la société requérante n’a pas démontré que la commune avait méconnu les critères d’attribution prévus par le code de la commande publique. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris l’indemnisation, au motif que l’éviction de la société était régulière.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA83-2000188(TA83-2000188)

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, officier marinier, qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser de son préjudice d’anxiété lié à une exposition à l’amiante durant ses fonctions. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le ministre des armées, constatant que le requérant n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission des recours des militaires, conformément à l’article R. 4125-1 du code de la défense. En l’absence de ce recours, la requête a été déclarée irrecevable et rejetée en toutes ses conclusions.

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DécisionREJETE

N° TA83-2403568(TA83-2403568)

Le Tribunal Administratif de Toulon a fait droit à la demande de M. D visant à étendre les opérations d'expertise à la Polyclinique Les Fleurs et à compléter la mission de l'expert, sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Cette décision fait suite au rapport provisoire de l'expert désigné le 17 août 2022, qui a estimé nécessaire la mise en cause de la clinique pour répondre à la mission, notamment en raison d'une possible errance diagnostique et d'une hospitalisation en réanimation. La solution retenue est motivée par l'utilité de la mesure pour éclairer les responsabilités potentiellement engagées conjointement avec l'Hôpital d'Instruction des Armées Sainte-Anne.

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N° TA83-2000532(TA83-2000532)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour des préjudices liés à son exposition à l'amiante entre 1994 et 1998 à la DCN de Toulon. Le tribunal a accueilli l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance de M. A était prescrite. En effet, les droits à indemnisation étaient acquis au plus tard en 2001, date de l'inscription des bâtiments de la DCN sur l'arrêté du 21 décembre 2001, et la demande indemnitaire de 2019 était tardive. Cette solution s'appuie sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.

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N° TA83-2401388(TA83-2401388)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour l'année 2023. Les requérants soutenaient avoir établi leur résidence principale en France dès le 23 décembre 2022, après avoir vendu leur domicile au Maroc. Le tribunal a jugé, sur le fondement des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, que la situation au 1er janvier 2023 était déterminante. Il a estimé que les preuves fournies (acte notarié, facture de déménagement, déclaration de revenus) ne démontraient pas un transfert effectif de la résidence principale à cette date. La demande de décharge de la cotisation de 5 246 euros a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

N° TA83-2000621(TA83-2000621)

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, agent du ministère des armées, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière (1984-2016). Le tribunal a jugé que l’État avait commis une faute en manquant à son obligation de sécurité, en n’ayant pas pris de mesures de protection efficaces alors que le danger était connu. Il a reconnu l’existence d’un préjudice moral d’anxiété pour M. B, lié au risque élevé de développer une pathologie grave, et a condamné l’État à réparation. La décision s’appuie notamment sur les principes de responsabilité administrative et les textes relatifs à l’amiante.

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DécisionINJONCTION

N° TA83-2000648(TA83-2000648)

Le Tribunal administratif de Toulon a partiellement condamné l'État à indemniser M. B, un ancien ouvrier d'État, pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour la période du 1er janvier 1992 au 1er juillet 2015, au sein de l'atelier industriel de l'aéronautique (AIA) de Cuers-Pierrefeu, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité. En revanche, la période antérieure (1974-1991) à la DCN de Toulon n'a pas été retenue, faute de preuves suffisantes d'exposition. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute de l'employeur, en lien avec les obligations du décret du 17 août 1977 et de l'arrêté du 25 août 1977.

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DécisionREJETE

N° TA83-2501102(TA83-2501102)

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la commune de Callas, qui demandait une expertise sur un immeuble dangereux. La requête, déposée par courrier, était irrecevable car la commune, inscrite à l'application Télérecours, ne l'a pas transmise par voie électronique malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité manifeste est fondée sur les articles R. 222-1 4°, R. 414-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative.

Résumé IA