Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
12 574 décisions disponibles — page 180/629
N° TA83-2202468(TA83-2202468)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. G C, ingénieur territorial principal, qui contestait l'arrêté du 21 avril 2022 établissant le tableau d'avancement au grade d'ingénieur hors classe pour 2022. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles L. 413-3 du code général de la fonction publique et 25 du décret du 26 février 2016. Le tribunal a écarté le premier moyen en jugeant que l'autorité territoriale (le président du conseil départemental) était compétente pour arrêter les lignes directrices de gestion, après avis du comité technique. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit statué sur le second moyen.
N° TA83-2201912(TA83-2201912)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B A, rédactrice territoriale, qui contestait le refus de la commune de Brignoles de reconnaître l’imputabilité au service de sa maladie, déclarée à la suite d’un harcèlement moral présumé. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’irrégularité de la composition du conseil médical, estimant que celui-ci pouvait valablement siéger après reports successifs. Il a également jugé que la commune n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en se fondant sur l’avis défavorable du conseil médical. La décision s’appuie notamment sur le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 et le décret n° 2022-350 du 11 mars 2022.
N° TA83-2301238(TA83-2301238)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ingénieur territorial principal, qui contestait le refus implicite du département du Var de reconstituer sa carrière et demandait réparation de préjudices liés à une mutation et à la suppression de primes. Le tribunal a examiné les conclusions à fin d’annulation et d’indemnisation, en application du code général de la fonction publique. Il a considéré que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, notamment en l’absence d’illégalité établie des décisions contestées. La demande de M. A a donc été entièrement rejetée.
N° TA83-2300787(TA83-2300787)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de la SARL Le Renouveau de Magaud contestant l'arrêté du 20 octobre 2022 par lequel le maire de Toulon s'est opposé à sa déclaration préalable pour des travaux de rénovation sur un restaurant en zone Ns du PLU. La commune a invoqué un non-lieu à statuer en raison de l'abrogation de cet arrêté le 17 avril 2023, mais le tribunal a écarté cette exception car cet arrêté d'abrogation a été déféré par le préfet et n'est pas définitif. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a informé les parties qu'il pourrait se fonder sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la création d'une surface de plancher supplémentaire de plus de 20 m² exigerait un permis de construire, plaçant le maire en situation de compétence liée pour s'opposer à la déclaration. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
N° TA83-2201517(TA83-2201517)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 18 mai 2022 refusant le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, car les ressources de M. C, s'élevant à environ 156 euros par mois sur la période de référence, étaient insuffisantes au regard des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité du refus préfectoral fondé sur l'insuffisance des ressources stables et suffisantes exigées pour un foyer de trois personnes.
N° TA83-2200971(TA83-2200971)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 9 février 2022 par lequel le maire du Val s'est opposé à sa déclaration préalable pour la construction d'un mur de clôture. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que le signataire disposait d'une délégation valable et que la décision était suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que le projet méconnaissait l'article UF11 du plan local d'urbanisme, car il s'agissait d'un mur plein dépassant la hauteur autorisée de 1,80 mètre, sans fonction de soutènement justifiée. La demande d'injonction et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, et la commune du Val a obtenu 1 500 euros à ce titre.
N° TA83-2203286(TA83-2203286)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ingénieur territorial, qui contestait l'arrêté du 10 mai 2022 le classant dans le sous-groupe A3-2 pour l'attribution de l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer et la fin de non-recevoir soulevées par le département du Var. Il a jugé que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'absence de garantie de maintien, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 714-4 à L. 714-6 du code général de la fonction publique et le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014.
N° TA83-2501040(TA83-2501040)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C d'une demande visant à contraindre le préfet du Var à prendre une décision pour débloquer la procédure de visa de son épouse et de leur fils, gravement malade. Le tribunal a constaté que le préfet avait déjà rendu une décision favorable de regroupement familial le 3 février 2025 et l'avait transmise à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, rendant ainsi la requête sans objet. En conséquence, il n'a pas été statué sur la demande et les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA83-2202756(TA83-2202756)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative, qui contestait le refus de la commune de Saint-Raphaël de la placer en congé de longue maladie. La requérante invoquait une erreur d'appréciation sur son état de santé, mais le tribunal a jugé qu'elle n'apportait aucun élément démontrant que sa maladie répondait aux critères de l'article L. 822-6 du code général de la fonction publique et de l'article 19 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987. La décision a été confirmée, et les conclusions de Mme A ont été rejetées.
N° TA83-2500556(TA83-2500556)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale collégiale (psychiatre et chirurgien orthopédique) à la demande d’un marin militaire victime d’un accident de service en 2009 sur le porte-avions "Charles de Gaulle". Le juge a estimé la demande utile, malgré l’existence d’un protocole transactionnel signé en 2014, en se fondant sur l’avis du Conseil d’État du 9 mai 2019 (n°426321) qui admet une nouvelle expertise en cas d’aggravation de l’état de santé. La mission de l’expert est fixée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les frais d’expertise seront taxés ultérieurement par le président du tribunal.
N° TA83-2201143(TA83-2201143)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 mars 2022 du préfet du Var ordonnant son expulsion. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement estimé que M. B représentait une menace grave pour l'ordre public, compte tenu de ses condamnations pénales, notamment à onze ans de réclusion criminelle pour viol. Il a également considéré que la mesure d'expulsion ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, faute pour l'intéressé de démontrer des liens effectifs avec ses enfants ou une insertion professionnelle et sociale en France. La décision se fonde sur l'article L.631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2303280(TA83-2303280)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par plusieurs requérants demandant l’annulation d’un permis de construire délivré le 27 mars 2023 par le maire de Toulon à l’association méditerranéenne pour l’éducation (AME) pour la construction d’un établissement scolaire hors contrat. Les requérants invoquaient notamment des risques pour la sécurité publique liés à la proximité d’un site SEVESO et à des conditions de circulation dangereuses, ainsi que des violations des règles d’urbanisme relatives à l’emprise au sol et au stationnement. Le tribunal a estimé que certains moyens étaient fondés, en particulier ceux tirés du danger pour la circulation et de l’insuffisance des places de stationnement. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, il a sursis à statuer pour permettre une éventuelle régularisation du permis de construire.
N° TA83-2201729(TA83-2201729)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ingénieur territorial, qui contestait l'arrêté du 10 décembre 2021 fixant son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et la garantie de maintien associée. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que l'annulation de la note d'affectation de 2018 n'impliquait pas nécessairement le rétablissement de l'ancien régime indemnitaire, car la réintégration dans l'emploi précédent pouvait être impossible si celui-ci avait été supprimé ou modifié. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA83-2203557(TA83-2203557)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire pour 24 garages. La commune du Val avait initialement motivé son refus par le non-respect du règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie. Le tribunal a accueilli la demande de substitution de motifs de la commune, estimant que le projet méconnaissait l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison d'un risque pour la sécurité publique, et que la servitude de mixité sociale du plan local d'urbanisme était applicable. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA83-2401283(TA83-2401283)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté les requêtes de M. E et Mme B tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 6 novembre 2023 par le maire de La Seyne-sur-Mer à la société PP Var Côte d'Azur pour l'édification de 9 villas. Les requérants contestaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence de permis unique pour un programme global, l'insuffisance du dossier de demande, et les risques de glissement de terrain ou d'inondation. Le tribunal a jugé que l'ensemble des moyens soulevés, fondés sur les articles L. 421-6, R. 111-2, R. 431-5 du code de l'urbanisme et le plan local d'urbanisme, n'étaient pas fondés.
N° TA83-2401284(TA83-2401284)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a été saisi de deux requêtes (n°2401284 et n°2401287) par M. E et Mme B, visant à annuler un permis de construire délivré le 23 octobre 2023 par le maire de La Seyne-sur-Mer à la société Primosud. Ce permis autorise la transformation d’un bâtiment en habitat partagé inclusif et la création d’un parking, sur un terrain situé en zone UC du plan local d’urbanisme (PLU). Les requérants invoquent notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, la méconnaissance des articles L.421-6 et R.111-2 du code de l’urbanisme, ainsi que des violations du PLU (articles UC2, UC7, UC10) et du code de l’environnement. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérants les frais de justice demandés par la société Primosud au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2403444(TA83-2403444)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 16 septembre 2024 retirant sa carte de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français suite à son divorce. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait examiné sa situation, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la rupture de la vie commune était établie et que M. D ne justifiait pas d'une admission exceptionnelle au séjour par le travail. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles d'injonction et de frais de justice.
N° TA83-2403905(TA83-2403905)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que le préfet avait pu légalement se fonder sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison des multiples condamnations pénales de l'intéressé et de faits récents de violence conjugale, constituant une menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA83-2202761(TA83-2202761)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête des consorts E, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire modificatif délivré par le maire de Sainte-Maxime à la SASU du Cap pour la surélévation et l'aménagement d'une villa. Le tribunal a d'abord jugé la requête irrecevable, faute pour les requérants de démontrer un intérêt à agir suffisant au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, les modifications autorisées n'affectant pas directement leurs conditions de jouissance de leur bien. Par suite, les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des articles UD10, 22 et 24 du plan local d'urbanisme, n'ont pas été examinés au fond.
N° TA83-2401016(TA83-2401016)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la commune de Carqueiranne de lui délivrer un permis d’aménager pour diviser sa parcelle en sept lots. Le tribunal a validé l’avis défavorable du préfet du Var, estimant que le projet se situait en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune, en application de l’article L. 111-3 du code de l’urbanisme. Il a jugé que le terrain, situé dans un compartiment ne comptant que quatre constructions et entouré d’espaces naturels, ne pouvait être considéré comme une zone urbanisée, et que le projet aurait pour effet d’étendre cette partie. Les autres moyens, notamment l’erreur de droit sur le caractère des lieux, ont été écartés comme infondés.