Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2500828(TA83-2500828)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 11 décembre 2024 par lequel le maire de Gassin s'est opposé à la déclaration préalable de la société Bouygues Telecom et de la société Phoenix France Infrastructures pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sociétés requérantes n'apportant pas la preuve d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à la couverture mobile ou à la continuité du service public. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2500808(TA83-2500808)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A B du poste à quai n° W093 du port de plaisance du Lavandou, où stationnait son navire sans droit ni titre. La commune du Lavandou justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, en raison de l'entrave au service public portuaire et des problèmes de sécurité. M. B ayant reconnu le bien-fondé de la demande, le juge a accordé un délai d'un mois pour libérer les lieux, sous peine de recours à la force publique. La décision se fonde sur les règles applicables à l'occupation du domaine public, notamment le code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA83-2500751(TA83-2500751)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 14 février 2025 par lequel le préfet de la zone de défense et de sécurité Sud a placé M. A en disponibilité pour raison de santé. Le requérant invoquait l'urgence, liée à la perte de la moitié de son traitement et à la situation précaire de son foyer, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en l'absence d'avis préalable du comité médical. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étaient pas remplies, sans préciser si le défaut portait sur l'urgence ou le doute sérieux. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
N° TA83-2500841(TA83-2500841)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 28 janvier 2025 prolongeant le placement à l'isolement de M. B C à la maison d'arrêt de Draguignan. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (incompétence du signataire, erreur d'appréciation) n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 213-8 du code pénitentiaire.
N° TA83-2500764(TA83-2500764)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune de Saint-Raphaël visant à obtenir l'expulsion de M. A B d'un logement communal. La juridiction a considéré que la commune n'avait pas justifié de l'urgence et de l'utilité de la mesure d'expulsion sollicitée, condition pourtant nécessaire à l'octroi de cette mesure. Par conséquent, la demande d'astreinte et la condamnation provisionnelle au titre des loyers impayés ont également été rejetées. La décision rappelle que le juge des référés ne peut ordonner l'expulsion d'un occupant sans titre que si la demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
N° TA83-2500960(TA83-2500960)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 13 janvier 2025 par lequel le préfet du Var a retiré la carte de résident de M. B, ressortissant tunisien détenu, et lui a délivré une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé, incarcéré, ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son droit au séjour et au travail. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans examiner les moyens de légalité soulevés.
N° TA83-2500998(TA83-2500998)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Varages fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Face au péril imminent causé par des désordres structurels menaçant un immeuble appartenant à la SCI MAZAL TOV 1, le juge a désigné un expert pour examiner les lieux dans les 24 heures. La mission de l'expert consiste à évaluer la gravité du péril et à proposer des mesures provisoires de sécurité. Cette décision vise à permettre à la commune de prendre un arrêté de mise en sécurité pour protéger le public.
N° TA83-2400179(TA83-2400179)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aide exceptionnelle de fin d'année, d’un montant total de 15 048,21 euros, notifiés par la caisse d'allocations familiales (CAF) du Var. La CAF a soulevé l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté du recours administratif préalable obligatoire et a indiqué que Mme A ne reste redevable que d’un indu d’aide exceptionnelle de fin d’année de 137,91 euros. Le tribunal a constaté que Mme A n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, ce qui entraîne une désistement d'office. En conséquence, le tribunal donne acte de ce désistement et rejette la requête.
N° TA83-2302212(TA83-2302212)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A D contestant le refus du département du Var de lui accorder un contrat d'accompagnement à l'autonomie. Le tribunal a jugé que le recours administratif préalable obligatoire de M. D, exercé par courrier du 11 juillet 2023, avait donné lieu à une nouvelle décision du 19 juillet 2023, qui s'est substituée à la décision initiale du 11 mai 2023. Par conséquent, les conclusions de la requête sont regardées comme dirigées contre cette nouvelle décision. La solution retenue est donc une substitution de la décision attaquée, sans que le tribunal ne se prononce sur le fond du litige à ce stade. Les textes appliqués sont les articles L. 134-1 et L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA83-2201326(TA83-2201326)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme B pour contester une décision de Pôle emploi (devenu France Travail) du 1er avril 2022 confirmant un indu d'aide aux congés non payés de 464,88 euros. En cours d'instance, France Travail a annulé cet indu et rétabli la requérante dans ses droits, comme attesté par un courrier du 4 février 2025. Constatant que Mme B a ainsi obtenu entière satisfaction, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, les conclusions de la requête étant devenues sans objet. La décision se fonde sur le code du travail et le code de justice administrative.
N° TA83-2200710(TA83-2200710)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B contestant un courrier informatif de la CAF du Var relatif à une dette de RSA et le transfert d’une dette d’aide exceptionnelle de fin d’année. Le tribunal a constaté que les conclusions concernant la dette d’aide exceptionnelle étaient devenues sans objet, cette créance ayant été transférée au dossier de l’ex-époux de Mme B après leur divorce. Il a également jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 1er mars 2022, ce dernier ayant un caractère purement informatif et ne constituant pas une décision faisant grief. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’appliquer les textes relatifs au RSA ou à l’aide exceptionnelle.
N° TA83-2400719(TA83-2400719)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A contestant un indu de prime d'activité de 1 898,70 euros pour la période d'août 2022 à août 2023. Le requérant soutenait que les sommes en cause provenaient de son activité d'auto-entrepreneur et ne devaient pas être considérées comme des ressources. La CAF du Var a justifié l'indu par la prise en compte de ce chiffre d'affaires. Le tribunal, appliquant les articles L. 842-1, L. 842-3, L. 842-4 et R. 845-2 du code de la sécurité sociale, a rejeté la requête, confirmant ainsi le bien-fondé de la décision de récupération de l'indu.
N° TA83-2400616(TA83-2400616)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme B C contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 121,55 euros pour septembre 2023, confirmé par la commission de recours amiable de la CAF du Var le 22 décembre 2023. La requérante soutenait que son fils ne devait pas être inclus dans le calcul de l'indu. Le tribunal, appliquant les articles L. 262-2, L. 262-3, L. 262-46 et R. 262-1 du code de l'action sociale et des familles, a jugé que le départ du fils du foyer le 11 juillet 2023 modifiait la composition du foyer et justifiait le nouveau calcul des droits au RSA. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le bien-fondé de l'indu réclamé.
N° TA83-2303555(TA83-2303555)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement de M. A, qui contestait des indus de revenu de solidarité active (RSA), d'aide exceptionnelle de solidarité et d'aide exceptionnelle de fin d'année, pour un montant total d'environ 12 972 euros. Le requérant s'est désisté en raison de l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du même tribunal ayant déjà statué sur le bien-fondé de ces indus. La décision du 11 mars 2025 donne acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à l'instance.
N° TA83-2302798(TA83-2302798)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C contestant un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 3 642,91 euros pour la période de janvier à juillet 2022. La requérante soutenait que son activité d'auto-entrepreneur, n'ayant généré aucun chiffre d'affaires, ne justifiait pas le remboursement. Le tribunal a appliqué les articles L. 5425-1 et R. 5425-2 du code du travail, rappelant que le cumul de l'ASS avec une activité non salariée est limité à trois mois, quel que soit le montant des revenus perçus. Les conclusions indemnitaires de Mme C ont été jugées irrecevables faute de décision préalable de l'administration. Enfin, les conclusions reconventionnelles de France Travail ont été rejetées, l'organisme disposant du privilège du préalable pour recouvrer la somme.
N° TA83-2302757(TA83-2302757)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et les actes de recouvrement afférents. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre les saisies administratives à tiers détenteur, estimant que la juridiction administrative n'était pas compétente pour en connaître. Il a également jugé irrecevables les conclusions contestant le bien-fondé de l'indu référencé INK 005, faute de recours administratif préalable obligatoire, et tardives celles dirigées contre l'avis de somme à payer. Enfin, le tribunal a constaté que les conclusions relatives à l'indu INK 004 étaient devenues sans objet, celui-ci ayant été entièrement recouvré.
N° TA83-2302707(TA83-2302707)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. C contestant le refus de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui accorder une aide individuelle à la formation (AIF) pour une formation de ramoneur. Le tribunal a rejeté l'exception de tardiveté soulevée par l'administration et a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et signée. Sur le fond, il a estimé que Pôle emploi n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en refusant l'AIF, la formation ne correspondant pas au projet professionnel validé du demandeur. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
N° TA83-2302341(TA83-2302341)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B. Cette dernière, qui souffre de séquelles fonctionnelles après une fracture du poignet prise en charge par le centre hospitalier de Brignoles, souhaitait faire évaluer les conditions de son traitement. Le tribunal a jugé la mesure utile car elle est susceptible de se rattacher à un futur litige en responsabilité médicale, sans préjuger des responsabilités. Un expert en orthopédie a été désigné pour examiner le dossier médical, décrire l'état de santé de la patiente et analyser les soins prodigués.
N° TA83-2300518(TA83-2300518)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l'annulation du refus de Pôle emploi (devenu France Travail) de lui accorder un effacement de sa dette de rémunération de formation (RFPE) de 843,65 euros. Statuant en plein contentieux sur la demande de remise gracieuse, le juge a estimé que la situation financière de la requérante (ressources de 3 133 euros pour des charges de 1 683 euros) ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise de dette, et que son argument d'un défaut de conseil était inopérant. La décision est fondée sur l'article L. 5426-8-3 du code du travail.
N° TA83-2202953(TA83-2202953)
Le Tribunal administratif de Toulon a examiné deux requêtes de M. B C contestant des indus de prime d'activité réclamés par la caisse d'allocations familiales (CAF) du Var pour décembre 2019. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des décisions de la CAF, considérant que les notifications de dette étaient conformes aux exigences de l'article R. 133-9-2 du code de la sécurité sociale et que l'indu était fondé sur la dissimulation par M. C de ses revenus d'auto-entrepreneur. Il a également estimé que les décisions de la commission de recours amiable s'étaient substituées aux décisions initiales, rendant inopérants certains moyens. Enfin, les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.