Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2403683(TA83-2403683)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d'une demande d'exécution de son jugement du 12 mai 2024, a examiné la conformité du permis d'aménager rectificatif délivré le 29 juillet 2024 par la commune du Val à la SARL Vertes Collines. Le jugement initial avait annulé les articles 3 et 4 du permis initial du 13 septembre 2023, et la commune a retiré ces articles dans l'acte rectificatif. La société requérante contestait l'article 4 de ce nouvel arrêté, qui précisait que la décision ne modifiait pas la durée de validité de l'autorisation initiale, y voyant une inexécution. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que cette mention constituait une simple information prévue par l'article A. 424-8 du code de l'urbanisme et non une prescription illégale, et que la commune avait ainsi exécuté le jugement.
N° TA83-2500602(TA83-2500602)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Var de statuer sur la demande de titre de séjour de Mme C, déposée depuis février 2022, dans un délai d’un mois. Le juge a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure, en raison du délai anormalement long d’instruction et de l’impossibilité pour la requérante de travailler et de subvenir aux besoins de sa famille. L’État a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2302612(TA83-2302612)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme B contre un refus de pension civile d’invalidité imputable au service, s’est déclaré incompétent territorialement. En application de l’article R. 312-13 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif d’Orléans, lieu d’assignation du paiement de la pension. Par ordonnance du 28 février 2025, le tribunal a transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA83-2400514(TA83-2400514)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 28 février 2025, du désistement pur et simple de M. A B de son instance et de son action. M. B contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "salarié" par le sous-préfet de Draguignan. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, l’a accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen au fond.
N° TA83-2403217(TA83-2403217)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par la SCEA Domaine de Clapiers et M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bras s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation de panneaux photovoltaïques. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du même code, laissant à chacune la charge de ses frais d’instance.
N° TA83-2500004(TA83-2500004)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait la suppression de la collecte de déchets en porte-à-porte par la collectivité "Cœur du Var". La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit un acte faisant grief, mais seulement un courriel non daté et non signé, ne constituant pas une décision administrative susceptible de recours pour excès de pouvoir. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2500430(TA83-2500430)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de l'Association Sportive Tennis de Table Var Argens (ASTTVA) comme manifestement irrecevable. L'association contestait une décision du maire de Puget-sur-Argens relative à son inscription en championnat et demandait des dommages et intérêts. Malgré une demande de régularisation, elle n'a pas produit l'acte attaqué ni la réclamation préalable indemnitaire, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA83-2500486(TA83-2500486)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait l'annulation de la délibération du conseil municipal du Pradet du 16 décembre 2024 portant sur le débat d'orientations budgétaires 2025. Le juge a estimé que cette délibération, qui se borne à prendre acte de la tenue du débat, constitue une mesure préparatoire non susceptible de recours, et non une décision faisant grief. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 2321-1 du code général des collectivités territoriales.
N° TA83-2201777(TA83-2201777)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les requêtes de la société Lou camin dei amelies contestant le retrait d'une décision de non-opposition à déclaration préalable de travaux et le refus d'un permis de construire par la commune de Carqueiranne. Le tribunal a annulé l'arrêté du 2 mars 2022 portant retrait de la décision tacite de non-opposition, au motif que ce retrait était intervenu au-delà du délai de trois mois prévu à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, rendant ainsi la décision illégale. Par voie de conséquence, l'arrêté du 15 juin 2022 refusant le permis de construire a également été annulé, en raison de l'illégalité de l'acte fondateur. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA83-2400492(TA83-2400492)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, agent de maîtrise, contestant son arrêté de mise à la retraite d'office prononcé par le président de la métropole Toulon Provence Méditerranée pour des faits d'heures supplémentaires non réalisées et de comportement inapproprié. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du vice de procédure, estimant que la proposition de consultation du dossier sur place était légale et que l'agent pouvait mandater son conseil. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait, mais l'affaire a été jugée sur le fond après audience publique. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
N° TA83-2404034(TA83-2404034)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'intervention du juge pour obtenir l'enlèvement de containers de tri situés à la limite de sa propriété, en litige avec la communauté de communes Cœur du Var. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait aucun moyen de droit, conformément à l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et ce défaut n'a pas été régularisé dans le délai de recours. En application de l'article R. 222-1 du même code, le président du tribunal a prononcé le rejet par ordonnance.
N° TA83-2202223(TA83-2202223)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait le refus du préfet du Var d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement se fonder sur l’insuffisance de la superficie du logement initial, et a admis la substitution de motifs proposée par le préfet, selon laquelle le nouveau logement allégué par M. C était en réalité un terrain vide sans construction. La décision a été prise en application des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA83-2201034(TA83-2201034)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 25 novembre 2021 par lequel le préfet du Var a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme E, ressortissante marocaine. La juridiction estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence continue de la requérante en France depuis 2017, de son mariage avec un ressortissant marocain titulaire d’un titre de séjour, et de la naissance de ses deux enfants en France. Les éléments produits démontrent une vie privée et familiale stable et effective sur le territoire français, justifiant la délivrance d’un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale".
N° TA83-2303339(TA83-2303339)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a examiné les requêtes de M. C, ressortissant tunisien, contestant deux arrêtés préfectoraux : le retrait de sa carte de résident (12 septembre 2023) et une obligation de quitter le territoire français sans délai (18 septembre 2024). Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'erreur de droit et l'erreur d'appréciation, en retenant que le comportement de M. C constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L.432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet des deux requêtes, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA83-2201029(TA83-2201029)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A, sapeur-pompier volontaire, d’une demande de condamnation du SDIS du Var à lui verser 29 300 euros en réparation de divers préjudices consécutifs à un accident de service reconnu imputable. Le SDIS opposait une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête et, subsidiairement, contestait le bien-fondé des demandes. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour cause de tardiveté, sans examiner le fond, et a également rejeté la demande reconventionnelle du SDIS. La décision applique les règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA83-2203610(TA83-2203610)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, fonctionnaire territoriale, qui contestait le refus de la communauté d'agglomération Estérel côte d'Azur de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie professionnelle (syndrome dépressif lié à un "bore-out") et son maintien en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, l'administration s'étant appropriée l'avis défavorable du conseil médical départemental dont la requérante avait reçu copie. Il a également écarté les moyens tirés de l'irrégularité de la composition du conseil médical, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation, sans plus de précisions dans l'extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA83-2201728(TA83-2201728)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A B, agente territoriale, qui contestait le refus de la communauté d'agglomération Estérel Côte d'Azur Agglomération de lui accorder la protection fonctionnelle pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé que les décisions de refus des 2 et 16 mai 2022 étaient suffisamment motivées et que les éléments fournis par la requérante ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes indemnitaires ont été rejetées.
N° TA83-2201288(TA83-2201288)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL ALFI, qui contestait le refus de FranceAgriMer de lui accorder une aide pour des investissements de protection contre les aléas climatiques. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de la décision, celle-ci ayant été régulièrement signée par une cheffe d'unité dûment habilitée. Il a également jugé que FranceAgriMer n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, car la société avait commencé l'exécution de son projet avant la date de l'autorisation d'achat (ACT) en remettant un acompte, en méconnaissance de l'article 5.3 de la décision n°INTV-SANAEI-2020-67 de la directrice générale de FranceAgriMer.
N° TA83-2400249(TA83-2400249)
Opposition à une contrainte émise par la CAF du Var pour un indu de prime d'activité de 575,36 euros. Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de Mme B, faute pour elle d'avoir fourni, après régularisation, des précisions suffisantes sur le bien-fondé de son moyen. La solution est fondée sur le 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2402935(TA83-2402935)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme B C contestant le refus du président du conseil départemental du Var de lui accorder une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a constaté que, malgré deux demandes de régularisation, la requérante n'a pas fourni l'inventaire détaillé des pièces jointes ni le formulaire de requête requis. En application des articles R. 222-1, R. 772-6 et R. 412-2 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme irrecevable pour défaut de régularisation, sans examen du bien-fondé de la demande au regard du code de l'action sociale et des familles.