Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
12 574 décisions disponibles — page 182/629
N° TA83-2500992(TA83-2500992)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de la commune du Luc en Provence, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble présentant un péril grave, notamment une poutre affaissée menaçant la toiture. Le juge a ordonné la nomination d'un expert avec une mission de constatation et de proposition de mesures provisoires dans un délai de 24 heures, afin de garantir la sécurité publique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
N° TA83-2500959(TA83-2500959)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la CAF du Var radiant M. B du bénéfice de l’APL pour fraude. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, aucun doute sérieux n’étant établi sur la légalité de la décision. L’enquête administrative avait suffisamment démontré l’absence de vie réelle du requérant dans le logement déclaré et sa vie de couple au domicile de sa compagne. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2500994(TA83-2500994)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Gonfaron visant à faire désigner un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine. Saisi sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté l'urgence liée aux désordres structurels et aux infiltrations signalées par les pompiers. Il a ordonné la nomination d'un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le péril et de proposer des mesures provisoires de sécurité, dans un délai de 24 heures.
N° TA83-2301243(TA83-2301243)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A Prince contestant l'arrêté du 28 février 2023 établissant le tableau d'avancement 2023 au grade d'adjoint technique territorial principal de 1ère classe. La requérante soutenait que l'arrêté méconnaissait les lignes directrices de gestion de la région, constituait une sanction déguisée et un détournement de pouvoir, et était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a appliqué les articles L. 413-1 du code général de la fonction publique et les décrets n° 2007-913 et n° 2016-596, et a considéré que les moyens soulevés étaient infondés.
N° TA83-2500877(TA83-2500877)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 novembre 2024 par lequel le préfet du Var a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant disposait d'une procédure spéciale de contestation de l'obligation de quitter le territoire français, prévue aux articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, offrant des garanties suffisantes dans un délai de six mois. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2500876(TA83-2500876)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C épouse B tendant à la suspension de la décision du préfet du Var du 31 décembre 2024 refusant le regroupement familial pour son époux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision attaquée ne modifiant pas la situation de la requérante et celle-ci ne justifiant pas d'une incapacité à se rendre en Tunisie avec ses enfants. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit au regard de l'article L.434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2301274(TA83-2301274)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A Prince, adjoint technique territorial, contestant l'arrêté du 28 février 2023 établissant le tableau d'avancement 2023 au grade d'adjoint technique principal de 1ère classe, pris par le président de la région Provence Alpes Côte d'Azur. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des lignes directrices de gestion (délibération n° 20-732), une sanction déguisée et une erreur manifeste d'appréciation. La juridiction a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés étaient infondés, sans préciser dans cet extrait la solution finale. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique (article L. 413-1) et les décrets n° 2007-913 et n° 2016-596 relatifs aux statuts et à l'avancement des adjoints techniques territoriaux.
N° TA83-2201691(TA83-2201691)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A Prince, adjointe technique territoriale, qui contestait l'arrêté du 28 février 2022 établissant le tableau d'avancement 2022 au grade d'adjoint technique principal de 1ère classe. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le non-respect des lignes directrices de gestion (délibération n° 20-732), une erreur de fait et d'appréciation, ainsi qu'un détournement de pouvoir. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la région, considérant que la requête visait bien l'arrêté initial. Sur le fond, le jugement s'appuie sur les articles L. 413-1 du code général de la fonction publique et l'article 12 du décret n° 2007-913 du 15 mai 2007 pour apprécier la légalité de la décision.
N° TA83-2500746(TA83-2500746)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, titulaire d'une carte de résident, qui n'avait pas reçu le duplicata de son titre malgré une décision favorable de février 2024 et de multiples relances. Le préfet du Var justifiait ce retard par une condamnation pénale de 2021 nécessitant une instruction approfondie. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le délai anormalement long causant des difficultés administratives et faisant obstacle à une embauche, et que la mesure était utile. Il a enjoint au préfet de convoquer M. A dans un délai de quinze jours pour lui remettre une décision sur sa demande, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2201692(TA83-2201692)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A Prince, adjoint technique, qui contestait l'arrêté du 28 février 2022 établissant le tableau d'avancement 2022 au grade d'adjoint technique principal de 1ère classe, pris par le président du conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la région, considérant que le requérant demandait bien l'annulation de l'arrêté initial. Sur le fond, après avoir examiné les moyens soulevés (incompétence, non-respect des lignes directrices de gestion, erreur de fait, erreur d'appréciation, sanction déguisée et détournement de pouvoir), le tribunal les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. Prince, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice, en application des dispositions du code général de la fonction publique et des décrets n° 2007-913 et n° 2016-596.
N° TA83-2500678(TA83-2500678)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Union des producteurs locaux d'électricité. Celle-ci contestait la fermeture anticipée de la plateforme de dépôt des offres, survenue le 6 février 2025 à 10h00 au lieu de 16h30 comme indiqué dans le règlement de la consultation. Le juge a estimé que la plateforme achatpublic.com mentionnait bien l'heure limite de 10h00, et que la société requérante n'a pas démontré avoir été lésée par cette discordance. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure de passation a été rejetée, et la société condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Hyères les Palmiers au titre des frais de justice.
N° TA83-2500376(TA83-2500376)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue le 6 mars 2025, concerne le recours de Mme A contre les décisions de la CDAPH rejetant ses demandes d’allocation aux adultes handicapés (AAH) et de prestation de compensation du handicap (PCH). Le tribunal se déclare incompétent pour connaître de ce litige, estimant qu’il relève de la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il rejette la requête et transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Toulon, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA83-2500715(TA83-2500715)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Var refusant le regroupement familial pour l’épouse afghane de M. B. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, erreur de fait, erreur de droit sur l’application des articles L. 434-7 et L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, erreur d’appréciation, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA83-2500676(TA83-2500676)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête en référé suspension de la SCI Wimas, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Roquebrune-sur-Argens pour l'extension et la surélévation d'une habitation. La SCI invoquait plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et des violations du plan local d'urbanisme (PLU) et des articles L. 422-1, R. 111-27 et L. 151-19 du code de l'urbanisme. Le juge a estimé qu'aucun de ces moyens n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La SCI a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune et aux pétitionnaires au titre des frais d'instance.
N° TA83-2500918(TA83-2500918)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Grimaud. Saisi sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a constaté que l'immeuble, présentant des désordres structurels (plafond effondré, façade fragilisée), constituait un péril pour la sécurité publique. En conséquence, il a ordonné la désignation d'un expert pour examiner les lieux sous 24 heures et proposer des mesures de nature à faire cesser le danger.
N° TA83-2500930(TA83-2500930)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Toulon présentant un risque d'effondrement partiel, sur demande du maire fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est la nomination d'un expert avec mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer la gravité du péril et de proposer des mesures provisoires de sécurité, dans un délai de 24 heures. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative, notamment les articles R. 556-1 et R. 531-1.
N° TA83-2500743(TA83-2500743)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur la demande de suspension de l’arrêté du 31 décembre 2024 du préfet du Var rejetant la demande de titre de séjour de M. B et prononçant une obligation de quitter le territoire français, a rejeté la requête. Le juge a relevé que l’exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français était déjà suspendue par l’effet de l’introduction d’un recours en annulation, rendant irrecevables les conclusions aux fins de suspension sur ce point. S’agissant du refus de titre de séjour, la condition d’urgence n’a pas été jugée établie, et aucun moyen sérieux n’a été retenu, notamment celui tiré de l’erreur de droit concernant l’exigence du diplôme, dès lors que les textes applicables (CESEDA) ne prévoient pas cette condition pour le renouvellement du titre « recherche d’emploi/création d’entreprise ».
N° TA83-2500756(TA83-2500756)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur la demande de M. B, a rejeté sa requête visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 30 décembre 2024. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie en ce qui concerne la suspension de l'obligation de quitter le territoire français, car cette décision était déjà suspendue de plein droit par l'effet du recours en annulation. Pour le refus de renouvellement du titre de séjour, le juge a estimé que M. B ne justifiait pas d'une urgence suffisante, sa situation de précarité étant inhérente à la détention d'un titre de séjour précaire et non renouvelé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2500704(TA83-2500704)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Optima Régulation. Celle-ci contestait la décision du département du Var du 12 février 2025 déclarant son offre irrégulière pour un marché de gestion technique du bâtiment. Le juge a considéré que la solution technique proposée par la société, utilisant un protocole de communication radio (LoRaWAN) en lieu et place d'un bus de communication filaire, ne respectait pas les exigences du cahier des clauses techniques particulières (CCTP). En application des articles L. 2152-1 et L. 2152-2 du code de la commande publique, l'offre a été jugée irrégulière car elle ne satisfaisait pas aux spécifications obligatoires des documents de la consultation.
N° TA83-2400884(TA83-2400884)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de M. A B. Le juge désigne un expert spécialisé en incendie pour déterminer les causes et l'étendue des désordres affectant sa propriété suite à deux incendies survenus les 14 et 15 décembre 2023. La mission de l'expert inclut notamment l'analyse des causes de la reprise d'incendie, l'évaluation de l'intervention du SDIS Var, et la recherche d'une éventuelle aggravation des dommages imputable aux secours. Les protestations et réserves des parties sont rejetées comme dépourvues d'objet, et la question des dépens est réservée.