Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2401203(TA83-2401203)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de M. C B contestant deux décisions de la commission de recours amiable de la CAF du Var. Ces décisions confirmaient un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 14 187,87 euros pour la période de janvier 2021 à mai 2023, ainsi qu'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année de 304,90 euros pour 2021 et 2022. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées en droit et en fait, et a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, le requérant ayant été absent du territoire français pendant plus de quatre mois. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles, le code des relations entre le public et l'administration, et les décrets relatifs à la prime exceptionnelle de fin d'année.
N° TA83-2000649(TA83-2000649)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ouvrier d'État, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière au ministère des armées (2001-2019). Le tribunal a jugé que l’État avait manqué à son obligation de sécurité, car l’exposition à l’amiante était établie par l’inscription des sites et professions sur la liste de l’arrêté du 21 avril 2006, et qu’aucune mesure de protection efficace n’avait été démontrée. La responsabilité de l’État a donc été engagée pour cette faute.
N° TA83-2002892(TA83-2002892)
Le Tribunal administratif de Toulon a condamné l'État à verser 17 500 euros à M. A, un ancien conducteur de véhicules du groupement de la base de défense de Toulon, en réparation de son préjudice d'anxiété lié à une exposition prolongée aux poussières d'amiante. La responsabilité de l'État a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité envers son agent, la reconnaissance du droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité (décret du 21 décembre 2001) établissant un lien entre l'exposition et la baisse d'espérance de vie. En revanche, la demande au titre du trouble dans les conditions d'existence a été rejetée faute de preuve. L'indemnité est assortie des intérêts au taux légal à compter du 17 juillet 2020, avec capitalisation annuelle à partir du 17 juillet 2021.
N° TA83-2002643(TA83-2002643)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 9 000 euros à M. B pour le préjudice d'anxiété résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière d'ouvrier au sein du ministère des armées. La responsabilité de l'employeur a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, l'administration ayant eu conscience du danger sans prendre les mesures de protection nécessaires. Le tribunal a rejeté la demande au titre des troubles dans les conditions d'existence, faute de preuves. Les intérêts au taux légal ont été accordés à compter de la réception de la demande indemnitaire.
N° TA83-2002716(TA83-2002716)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 18 000 euros à M. A pour le préjudice d'anxiété subi du fait de son exposition prolongée à l'amiante durant sa carrière militaire. La responsabilité de l'employeur public a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, la reconnaissance du droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité établissant le lien entre l'exposition et la baisse d'espérance de vie. En revanche, la demande d'indemnisation pour trouble dans les conditions d'existence a été rejetée, faute de preuves suffisantes. La décision applique notamment le décret n° 2006-418 du 7 avril 2006 et le code civil.
N° TA83-2002545(TA83-2002545)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante en tant qu'ouvrier d'État à la DCN de Toulon. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour la période antérieure au 31 mai 2003, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité, mais a rejeté la demande en raison de la prescription quadriennale. En application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, la créance indemnitaire de M. A a été considérée comme prescrite, car le délai de quatre ans avait commencé à courir à compter de la date à laquelle il avait eu connaissance de l'étendue de ses préjudices, sans qu'il ait agi en temps utile.
N° TA83-2002542(TA83-2002542)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A, ouvrière d’État exposée à l’amiante au sein de la DCN de Toulon, afin d’engager la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité. Le tribunal retient une faute de l’État employeur jusqu’au 31 mai 2003, date à laquelle la DCN est devenue une société privée, en raison de l’absence de mesures de protection malgré la connaissance des risques. Toutefois, la requête est rejetée car la créance indemnitaire de Mme A est prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la révélation des préjudices.
N° TA83-2002541(TA83-2002541)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l’État à l’indemniser pour son exposition aux poussières d’amiante au sein de la direction des constructions navales. Le tribunal a estimé que la créance indemnitaire de M. A était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la date à laquelle son préjudice d’anxiété a été entièrement révélé. La solution retenue repose sur le caractère continu et évolutif du préjudice, dont la prescription est appréciée année par année.
N° TA83-2002534(TA83-2002534)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour son exposition à l’amiante au sein de la direction des constructions navales. Le tribunal a reconnu la faute de l’État employeur pour la période antérieure au 31 mai 2003, mais a estimé que la créance de M. B était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. La prescription quadriennale a commencé à courir à compter de la date à laquelle M. B a eu connaissance de son préjudice, soit au plus tard lors de l’établissement de son attestation d’exposition le 12 juillet 2013, et sa demande indemnitaire du 2 juillet 2020 était tardive.
N° TA83-2002510(TA83-2002510)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à réparer les préjudices subis du fait de son exposition à l'amiante durant son emploi à la direction des constructions navales. Le tribunal a reconnu la faute de l'État employeur pour la période antérieure au 31 mai 2003, mais a accueilli l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées. En application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, la créance de M. B était prescrite, car le délai de quatre ans avait commencé à courir au plus tard à la date de son départ à la retraite ou de la cessation de son exposition, et sa demande indemnitaire de 2020 était tardive.
N° TA83-2001611(TA83-2001611)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition à l'amiante entre 1981 et 1997. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a estimé que M. B avait eu une connaissance suffisante du risque à l'origine de ses préjudices à partir du second semestre 2014, date de réception d'un relevé de carrière "amiante", et que le délai de prescription de quatre ans était expiré lors de sa demande indemnitaire du 28 février 2020. La requête a donc été rejetée comme prescrite.
N° TA83-2003183(TA83-2003183)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 3 200 euros à M. A pour son préjudice d'anxiété, résultant de son exposition aux poussières d'amiante entre 2012 et 2019 au sein du service interarmées des munitions. La responsabilité de l'État a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité envers son agent, faute de mesures de protection établies. La solution s'appuie sur l'arrêté du 21 avril 2006 listant les professions exposées et sur le principe de réparation du préjudice moral lié à un risque élevé de pathologie grave. La demande de M. A pour troubles dans les conditions d'existence a été rejetée, faute de preuves.
N° TA83-2400966(TA83-2400966)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait la décharge de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2022, pour un montant total de 4 187 euros, concernant un bien situé à Bormes les Mimosas. La requérante invoquait son âge et la perception de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) pour bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1390 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que cette exonération est réservée aux propriétaires du bien, or Mme B ne pouvait être reconnue comme telle en l'absence de mutation cadastrale officialisant le transfert de propriété. La requête a donc été rejetée.
N° TA83-2100913(TA83-2100913)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser Mme A, ancienne ouvrière à la direction des constructions navales de Toulon, pour le préjudice d'anxiété résultant de son exposition à l'amiante. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures suffisantes pour protéger l'agent, en application du décret du 17 août 1977. Le tribunal a accordé 10 000 euros pour le préjudice moral lié à la crainte de développer une maladie grave, mais a rejeté la demande pour troubles dans les conditions d'existence, faute de preuve médicale.
N° TA83-2100585(TA83-2100585)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser des préjudices moral et de troubles dans ses conditions d’existence résultant de son exposition à l’amiante durant son service à la Direction des Constructions Navales. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a estimé que la créance indemnitaire était prescrite, le requérant ayant eu connaissance de son préjudice au plus tard en 2006, date de l’arrêté fixant la liste des professions ouvrant droit à l’allocation de cessation anticipée d’activité, sans avoir agi dans le délai de quatre ans. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA83-2100993(TA83-2100993)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait réparation des préjudices moral et lié aux troubles dans ses conditions d’existence, en raison de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière à la Direction des Constructions Navales. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a considéré que la créance de M. A était prescrite, car le point de départ du délai de prescription était la date à laquelle il avait eu connaissance du lien entre son exposition et ses préjudices, et que sa demande indemnitaire du 28 janvier 2021 était tardive. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen au fond.
N° TA83-2101047(TA83-2101047)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour son exposition à l’amiante durant sa carrière à la Direction des Constructions Navales. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance de M. B était prescrite, car le délai de quatre ans avait commencé à courir au plus tard à la date de son départ à la retraite ou de la connaissance de son exposition, et que sa demande indemnitaire de 2021 était tardive.
N° TA83-2303814(TA83-2303814)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la demande d'expertise de M. A, qui souhaitait faire constater les dégradations d'un chemin rural et engager la responsabilité de la commune du Thoronet. Le juge des référés a estimé que la mesure n'était pas utile, car la responsabilité d'une commune pour un chemin rural n'est pas engagée sur le fondement du défaut d'entretien normal, sauf volonté expresse d'en assurer l'entretien, ce qui n'était pas démontré. La décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.
N° TA83-2500914(TA83-2500914)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet du Var du 14 février 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le requérant invoquait notamment l’illégalité de l’obligation de quitter le territoire français sous-jacente, l’incompétence du signataire, un défaut de motivation et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’exception d’illégalité de la mesure d’éloignement initiale et, après avoir examiné l’ensemble des moyens, a rejeté la requête de M. A. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l’administration (CRPA).
N° TA83-2300378(TA83-2300378)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. A B d’une demande d’injonction visant à obtenir l’autorisation d’ouvrir un caveau familial pour inhumer sa sœur décédée en août 2022. La commune de Six-Fours-Les-Plages s’est opposée à cette requête. Par un mémoire du 18 février 2025, M. B s’est désisté purement et simplement de son instance. Le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 18 mars 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.