Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2403735(TA83-2403735)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. E, ressortissant malien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. Le tribunal a considéré que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car il n'avait pas été confié à l'aide sociale à l'enfance entre 16 et 18 ans, son placement provisoire ayant pris fin avant ses 16 ans. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA83-2403708(TA83-2403708)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Var. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement justifié sa décision en se fondant sur la menace pour l'ordre public, au regard des condamnations pénales et des signalements pour usage de stupéfiants et vol, conformément à l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme était infondé, compte tenu de l'absence de contribution établie de M. D à l'entretien et à l'éducation de son enfant français.
N° TA83-2202253(TA83-2202253)
Le Tribunal Administratif de Toulon était saisi par M. B de conclusions en annulation de deux arrêtés du maire de Régusse : une opposition à déclaration préalable de division foncière du 15 avril 2022 et un retrait de décision tacite de non-opposition du 31 mai 2022. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables comme tardives les conclusions dirigées contre l'arrêté du 31 mai 2022. Sur le fond, il a estimé que la décision d'opposition du 15 avril 2022 était légale, car le projet se situait en zone de montagne et ne respectait pas les conditions de continuité avec l'urbanisation existante prévues par l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA83-2200859(TA83-2200859)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la Sarl Groupe Mogador, qui demandait le remboursement d’une somme de 22 722,10 euros par la commune de Saint-Cyr-sur-Mer au titre d’un trop-perçu de participation au programme d’aménagement d’ensemble (PAE) pour les lots 2, 6 et 12. Le tribunal a estimé que la demande était prescrite, car la société avait déjà sollicité le remboursement global des participations en 2017, et que l’autorité de la chose jugée par un précédent jugement du 18 juin 2021 s’opposait à une nouvelle action sur le même fondement. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et de la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010.
N° TA83-2201902(TA83-2201902)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. et Mme C d'une demande en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution sur les hauts revenus et de contributions sociales pour les années 2016 et 2017. Les requérants contestaient la régularité de la procédure de vérification de comptabilité de leur société, invoquant notamment une violation du secret professionnel et un défaut d'information sur l'usage d'un droit d'enquête. Sur le fond, ils contestaient la qualification de revenus distribués pour des dépenses de voyages, de restaurant, de carburant et un avantage en nature lié à un logement de fonction. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, tant sur la régularité de la procédure que sur le bien-fondé des impositions, confirmant ainsi les redressements notifiés par l'administration fiscale.
N° TA83-2203547(TA83-2203547)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Nioulargo 1, qui contestait des redressements fiscaux (réduction de déficits reportables et rappels de TVA) pour les exercices 2012 à 2014. La société n'a pas démontré d'irrégularité dans la procédure de contrôle, ni justifié du bien-fondé de ses demandes de décharge ou de rétablissement des déficits. Le tribunal a pris acte du désistement de la SCI concernant ses conclusions relatives au sursis de paiement et à la restitution de sommes. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA83-2303611(TA83-2303611)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par la SARL Domitys Sud-Est d’une demande de décharge de cotisations foncières des entreprises pour 2021 et 2022. En cours d’instance, l’administration a accordé un dégrèvement partiel de 78 284 euros, conduisant le tribunal à s’interroger sur l’intérêt persistant de la requête. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions par courrier électronique du 3 février 2025, la société n’a pas répondu dans le délai d’un mois. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée, et le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA83-2202395(TA83-2202395)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Lilou, qui demandait l'annulation de la délibération du 5 juillet 2022 par laquelle le conseil municipal de La-Croix-Valmer a approuvé son règlement local de publicité. La société contestait notamment le classement de son commerce dans la zone ZP3b (activités de bord de mer), plus restrictive, et invoquait une atteinte à la liberté du commerce et à la libre concurrence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens de légalité externe et interne soulevés, jugeant la procédure régulière et le classement non entaché d'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement, du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
N° TA83-2201780(TA83-2201780)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B A contestant les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 à 2018. La requérante invoquait l'irrégularité de la procédure, notamment une intervention inopinée du vérificateur un dimanche en cours de vérification de comptabilité, qu'elle estimait contraire aux articles L. 47 et L. 81 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que cette intervention relevait d'un contrôle inopiné régulier et que l'exercice du droit de communication n'était pas entaché d'irrégularité. Sur le fond, il a considéré que la méthode de reconstitution des recettes, bien que sommaire, n'était pas excessivement sommaire et que les griefs sur les taux de perte n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant les impositions.
N° TA83-2500728(TA83-2500728)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi par M. B d’une contestation de l’arrêté du ministre de l’intérieur acceptant sa démission d’élève gardien de la paix à l’école nationale de police de Nîmes, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Nîmes, lieu d’affectation du fonctionnaire. Par ordonnance du 24 mars 2025, la présidente déléguée a transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA83-2401726(TA83-2401726)
Le Tribunal Administratif de Toulon a donné acte du désistement d’instance de la SARL Brasserie artisanale de Provence, qui demandait le remboursement du crédit d’impôt recherche pour 2018 et 2019. La requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le désistement a été constaté d’office.
N° TA83-2203602(TA83-2203602)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2013 et 2014, issues d'un examen de sa situation fiscale personnelle. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant que l'avis de vérification et la proposition de rectification avaient été régulièrement notifiés, et que la durée de l'examen n'avait pas excédé le délai légal d'un an prévu à l'article L. 12 du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, confirmant ainsi les impositions et pénalités.
N° TA83-2500961(TA83-2500961)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi d’un recours contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français pris à l’encontre de M. B, se déclare territorialement incompétent. Constatant que l’intéressé résidait à Marseille à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Marseille, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA83-2501073(TA83-2501073)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 13 janvier 2025 par lequel le préfet du Var a retiré la carte de résident de M. B, ressortissant tunisien, au motif que sa présence constitue une menace grave pour l'ordre public. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé, actuellement incarcéré, ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son droit au séjour et au travail, compte tenu de son placement en détention. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2201791(TA83-2201791)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, un militaire de la marine nationale, qui contestait un titre de perception de 980,15 euros émis pour un indu de solde. M. B soutenait que son absence en février 2021 était justifiée par son statut de cas-contact et les modalités de service liées au Covid-19. Le tribunal a jugé qu'il s'agissait d'une erreur de liquidation et non d'une décision créatrice de droits, et que M. B n'apportait pas de commencement de preuve suffisant pour démontrer le bien-fondé de son absence. La décision s'appuie sur le code de la défense et la loi de finances pour 2018, confirmant le bien-fondé de la créance.
N° TA83-2202690(TA83-2202690)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, brigadier-chef de la police nationale, qui contestait la décision du préfet de la zone de défense et de sécurité sud du 18 août 2022. Cette décision l'avait placé en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, refusant implicitement sa demande de congé de longue maladie pour un état dépressif. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les avis du comité médical interdépartemental et du comité médical supérieur, ces avis n'étant pas des actes faisant grief. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision préfectorale n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, les pièces médicales ne démontrant pas le caractère invalidant et la gravité confirmée de la pathologie requis par l'article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 pour l'octroi d'un congé de longue maladie.
N° TA83-2401641(TA83-2401641)
Le Tribunal administratif de Toulon a pris acte du désistement d'instance de Mme A, qui contestait sa cotisation d'impôt sur le revenu pour 2022. L'administration fiscale avait prononcé un dégrèvement total de l'imposition litigieuse le 3 février 2025, rendant le recours sans objet. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions par application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n'a pas répondu dans le délai d'un mois. En conséquence, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, a constaté le désistement d'office et en a donné acte.
N° TA83-2203405(TA83-2203405)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. A, qui contestait le montant de deux amendes fiscales de 30 000 euros chacune, infligées pour défaut de déclaration de trois comptes bancaires détenus au Kirghizistan en 2018 et 2019. Le requérant soutenait détenir une seule relation bancaire avec trois sous-comptes, mais le tribunal a jugé qu'il s'agissait de trois comptes distincts, chacun doté d'un numéro unique, conformément aux articles 1649 A et 1736 du code général des impôts. La solution retenue confirme le montant total de 60 000 euros d'amendes, sans réduction.
N° TA83-2203569(TA83-2203569)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A contestant son imposition sur le revenu pour 2021, notamment l'application du système du quotient à ses revenus exceptionnels et le bénéfice d'une demi-part supplémentaire pour parent isolé. Le tribunal a rejeté le moyen relatif au quotient, constatant que le requérant avait reconnu son erreur de calcul après les explications de l'administration. Concernant la demi-part supplémentaire, le tribunal a jugé que M. A ne justifiait pas vivre seul au 1er janvier 2021, condition requise par l'article 194 du code général des impôts. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant l'imposition initiale.
N° TA83-2203601(TA83-2203601)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A B contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2013. L'administration a partiellement fait droit à la demande en prononçant un dégrèvement de 10 093 euros pour les revenus d'origine indéterminée, rendant cette partie du litige sans objet. Sur le surplus, le tribunal a rejeté les moyens du requérant, jugeant notamment que l'avis de vérification avait été régulièrement notifié. La décision s'appuie sur les articles L. 47 et L. 12 du livre des procédures fiscales.