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Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête des SCI Capzen et Huilhout. Celles-ci demandaient l'annulation de la décision implicite du maire de Saint-Raphaël refusant de réintégrer une partie de la parcelle BO 388 dans le domaine public communal. Le tribunal a estimé que les requérantes n'établissaient pas que cette parcelle appartenait à la commune, celle-ci ayant été vendue à un propriétaire privé en 2011. Par conséquent, le moyen tiré d'une erreur d'appréciation a été écarté, sur le fondement des articles L. 1 et L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 24 049,75 euros à M. B, un brigadier-chef municipal, en réparation des préjudices subis suite au retrait illégal de son agrément par le procureur de la République. La faute retenue est l'absence de consultation du maire et de procédure contradictoire préalable, en violation des articles L. 511-2 du code de la sécurité intérieure et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a accordé 22 049,75 euros pour la perte de gains professionnels et 2 000 euros pour le préjudice moral, rejetant le surplus des demandes.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Cosmopolitan13 contestant la validité du contrat de concession pour l'exploitation du bar-restaurant "Le Golfe" attribué par la commune de Six-Fours-les-Plages à la SARL Martev. Le tribunal a jugé que le recours en contestation de validité du contrat était irrecevable car tardif, n'ayant pas été exercé dans le délai de deux mois suivant la publication de l'avis d'attribution au Journal officiel de l'Union Européenne, conformément à l'article R. 3125-6 du code de la commande publique. Les conclusions indemnitaires et subsidiaires en résiliation du contrat ont également été rejetées en conséquence.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de M. A, qui a contracté deux infections nosocomiales suite à des hospitalisations en 2016 et 2020 au centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer (CHITS). Le tribunal a retenu la responsabilité du CHITS sur le fondement du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique pour la première infection, mais a rejeté les conclusions relatives à la seconde infection et à l'intervention de l'ONIAM. En conséquence, le CHITS et son assureur, la société Relyens Mutual Insurance, ont été condamnés à verser à M. A une indemnité de 272 272,28 euros en réparation de ses préjudices, ainsi qu'à rembourser à la CPAM du Var la somme de 754 581,90 euros au titre de ses débours, assortie des intérêts et de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Doyoudo contestant les sanctions pécuniaires (contribution spéciale et contribution forfaitaire) infligées par l'OFII pour l'emploi de ressortissants étrangers non autorisés à travailler. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale et que les moyens invoqués (secret de l'enquête pénale, erreur d'appréciation, erreur de droit) n'étaient pas fondés. Il a également déclaré irrecevables les conclusions contre la lettre de relance, acte non susceptible de recours, et a constaté que l'abrogation de l'article L. 822-2 du CESEDA par la loi du 26 janvier 2024 n'affectait pas les créances nées antérieurement. La demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B, directeur d’hôpital, contestant son évaluation professionnelle pour 2021 et les décisions subséquentes du centre national de gestion (CNG) et du centre hospitalier Henri Guérin. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B, jugeant que les moyens soulevés, notamment l’incompétence et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du décret n° 2020-719 du 12 juin 2020, qui régit l’évaluation des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par Mme B, qui demandait la condamnation du centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer (CHITS) pour des brûlures chimiques subies lors de son accouchement le 4 septembre 2016. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHITS sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d'une faute caractérisée par l'utilisation prolongée d'un bassin mal rincé après désinfection. Il a condamné l'établissement à verser à Mme B la somme de 560,74 euros pour ses dépenses de santé et 66,02 euros pour ses frais de déplacement, tout en renvoyant l'évaluation de l'assistance par tierce personne à une décision ultérieure.
Le Tribunal Administratif de Toulon annule la décision du 30 décembre 2022 par laquelle la direction générale des finances publiques a refusé à la SARL Trattoria Monte Cinto le bénéfice de l’aide « coûts fixes consolidation » pour décembre 2021 et janvier 2022. Le tribunal juge que l’administration a commis une erreur en considérant comme tardive la demande de la société, les justificatifs transmis le 31 décembre 2022 devant être rattachés à la demande initiale déposée dans les délais réglementaires. Il enjoint à l’administration de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice. La décision s’appuie notamment sur le décret n° 2022-111 du 2 février 2022.
Le Tribunal administratif de Toulon annule la décision du 29 novembre 2022 par laquelle la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) a attribué à Mme A une aide de 5 500 euros, en tant qu'elle limite le montant de cette aide. La requérante, enfant d'ancien harki, contestait l'insuffisance de cette somme au regard de sa durée de séjour de 14 ans dans les camps. Le tribunal retient un défaut d'examen de sa demande, l'administration n'ayant pas suffisamment justifié le calcul de l'aide, et écarte la fin de non-recevoir pour défaut de moyens. La décision est fondée sur le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 instituant ce dispositif d'aide.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande indemnitaire de la SAS Omega +, évincée de l'attribution d'une concession de service public pour l'exploitation de salles de spectacles. La société requérante soutenait l'irrégularité du critère d'attribution n°3 et de l'offre de la société retenue, Arts Loisirs Gestion (ALG). Le tribunal a jugé que l'offre de la SAS Omega + était elle-même irrégulière, la privant de toute chance sérieuse d'obtenir le contrat, et a donc écarté le lien de causalité avec le préjudice allégué. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives aux critères d'attribution et à la régularité des offres.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 4 novembre 2022 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille avait retiré l'habilitation de Mme A, agent chargé de l'accueil des familles à la maison d'arrêt de Draguignan. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée en fait, en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, car elle se bornait à viser une note sans en reprendre les termes et sans l'annexer. Le tribunal a également retenu une méconnaissance du principe du contradictoire, prévu à l'article 8 du décret du 31 juillet 1987, faute pour l'administration d'avoir recueilli les observations de Mme A avant le retrait. En conséquence, la décision a été annulée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le liquidateur judiciaire de la SARL Loisirs sportifs Aquasud, qui demandait la condamnation de la commune de La Seyne-sur-Mer à l’indemniser des préjudices subis lors de l’exploitation d’une délégation de service public pour un complexe aquatique, perturbée par la crise sanitaire de la covid-19. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société, estimant que les conditions de l’imprévision n’étaient pas réunies et qu’aucune faute contractuelle de la commune n’était établie. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la commune, notamment celles dirigées contre l’association UCPA, faute de titres exécutoires valables. La décision s’appuie sur les principes du code de la commande publique et du code civil relatifs à l’imprévision et à la responsabilité contractuelle.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné les requêtes de M. A B, détenu à la maison d'arrêt de Draguignan, contestant un régime de fouilles intégrales systématiques révélé par 44 mesures entre février et décembre 2022. Le tribunal a joint les deux requêtes pour statuer par un seul jugement. Il a rappelé que, selon l'article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, les fouilles intégrales systématiques ne sont légales que si elles sont justifiées par les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service, et doivent faire l'objet d'une décision expresse et motivée du chef d'établissement, limitée à trois mois renouvelables. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur les dispositions de la loi pénitentiaire et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a examiné la demande de Mme A visant à suspendre la décision du préfet du Var du 17 janvier 2025 refusant d'enregistrer et d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de renouvellement de titre de séjour, n'était pas caractérisée en l'espèce, notamment en raison du retard significatif de la requérante à déposer sa demande. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et les demandes d'injonction ont été rejetées, de même que la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de l'Association Familiale Laïque (AFL) Transition, qui contestait le rejet de sa candidature pour le déploiement d'intervenants sociaux dans les compagnies de gendarmerie de Gassin et Brignoles. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant que le courrier du 5 octobre 2022 informant l'association de son éviction n'était pas une décision détachable de l'attribution de la subvention au lauréat. En application de la jurisprudence, seuls les recours contre la décision d'attribution de la subvention sont recevables, et non ceux visant directement le rejet de candidature. La requête a donc été rejetée dans son intégralité, sans examen des moyens au fond.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 61 283 euros présentée par M. A sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative. M. A invoquait les préjudices subis suite à l’annulation d’un arrêté préfectoral du 11 mai 2021 déclarant son immeuble en état d’insalubrité irrémédiable. Le juge a estimé que l’annulation de l’arrêté ne remettait pas en cause l’état d’insalubrité de l’immeuble, rendant la créance de M. A sérieusement contestable. En conséquence, les conditions pour accorder une provision n’étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 janvier 2025 par lequel le maire de Carqueiranne a accordé un permis de construire à des particuliers pour l'extension d'une maison. La société requérante, qui invoquait une atteinte à sa vue, n'a pas démontré l'urgence, celle-ci n'étant pas présumée en l'absence d'atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (incompétence, irrégularité de l'avis du préfet, dossier incomplet, risque incendie, etc.) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONCVG) de lui accorder l’aide destinée aux enfants d’anciens harkis. Le tribunal a relevé que l’administration n’avait pas respecté son obligation de demander la régularisation du dossier incomplet, mais a estimé que ce vice de procédure était sans incidence. En effet, M. A ne remplissait pas les conditions du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, car son séjour dans un hameau forestier après 1975 était postérieur à la fermeture administrative des camps, fixée au 31 décembre 1975. La solution retenue est le rejet de la demande.
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme F D épouse H et de sa tutrice, Mme E A, qui demandaient la condamnation de l'EHPAD Louis Pasteur et du CHU de la Dracénie pour des préjudices liés à une prise en charge médicale défaillante (diagnostic tardif d'une tumeur mammaire et négligences dans les soins). Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité concernant les conclusions dirigées contre l'EHPAD, rappelant que la relation entre un usager et un EHPAD public relève du service public administratif et non d'un contrat, conformément à la jurisprudence du Conseil d'État (CE, 5 juillet 2017, n° 399977). En conséquence, les demandes indemnitaires fondées sur un contrat de séjour sont irrecevables. Le tribunal a donc rejeté la requête.
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) de lui accorder l’aide prévue par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 pour les enfants d’anciens harkis. La décision de refus était fondée sur le non-respect de la condition de séjour d’au moins quatre-vingt-dix jours dans une structure listée, condition posée par l’article 1er du décret. Le tribunal a jugé que Mme B, née en 1975 et ayant séjourné moins de dix jours dans la structure concernée, ne remplissait pas cette condition, et que la directrice générale de l’ONACVG n’avait donc commis aucune erreur de droit. La requête a été rejetée.