Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2202369(TA83-2202369)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A contestant le retrait de trois points sur son permis de conduire consécutif à une infraction du 10 décembre 2020. La requérante n'a pas prouvé que sa réclamation contre le titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée avait été jugée recevable, ce qui aurait annulé ce titre et permis d'établir le défaut de réalité de l'infraction. Le moyen tiré de la non-imputabilité des faits a été écarté comme inopérant, car il relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. La décision s'appuie sur les articles L. 223-1 du code de la route et 530 du code de procédure pénale.
N° TA83-2301114(TA83-2301114)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B contestant la perte de validité de son permis de conduire. Le requérant soutenait un défaut d'information préalable lors des retraits de points et contestait la réalité des infractions. Le tribunal a jugé que, pour les infractions constatées après le 15 avril 2015, la signature électronique du contrevenant ou la mention de son refus de signer établit la délivrance des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En l'espèce, les procès-verbaux comportaient la signature de M. B, prouvant qu'il avait été informé des conséquences du paiement de l'amende, et la réalité des infractions était établie.
N° TA83-2301259(TA83-2301259)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Le Moing, qui contestait le remboursement d'un indu de 62 690 euros d'aides du fonds de solidarité Covid-19. L'administration avait estimé que la société avait changé d'activité en février 2020, passant de la vente en magasin à l'organisation d'événements, ce qui modifiait la période de référence pour le calcul de la perte de chiffre d'affaires. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas la preuve de la continuité de son activité, et a appliqué les dispositions du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020. La demande d'annulation des titres de perception et de décharge de l'obligation de payer a donc été rejetée.
N° TA83-2400196(TA83-2400196)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par le Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. et Mme A, pour occupation sans titre d’une parcelle du domaine public maritime. Les défendeurs contestaient les faits, invoquant notamment l’antériorité des constructions. Le tribunal a jugé que le Conservatoire était compétent pour engager la procédure et a retenu l’infraction, fondée sur les articles L. 322-10-4 du code de l’environnement et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Il a condamné les contrevenants à une amende pour contravention de 5ème classe et ordonné la remise en état des lieux sous astreinte.
N° TA83-2401703(TA83-2401703)
Le Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre - juge unique) a été saisi par la commune de Sanary-sur-Mer d’un recours en plein contentieux pour contravention de grande voirie à l’encontre de M. B C, propriétaire présumé du bateau "Mimosa" resté amarré sans titre dans le port de plaisance. La solution retenue par le tribunal repose sur l’application des articles L. 2122-1 et L. 2132-4 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que des articles L. 5335-3, L. 5335-4, L. 5337-1, L. 5337-2 et L. 5331-13 du code des transports. Le tribunal a constaté que l’occupation irrégulière du domaine public maritime portuaire constitue une contravention de grande voirie, et que le propriétaire ou la personne sous la garde du navire peut être condamné à une amende.
N° TA83-2300692(TA83-2300692)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 13 juillet 2021 lui notifiant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il a estimé que la notification de la décision, effectuée par pli recommandé présenté à son domicile le 13 juillet 2021, avait régulièrement déclenché le délai de recours de deux mois, lequel était expiré lors de l'enregistrement de la requête le 9 mars 2023.
N° TA83-2300867(TA83-2300867)
Le Tribunal administratif de Toulon annule la décision du 1er février 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Hyères a refusé de reconnaître l'accident de trajet du 19 décembre 2017 comme imputable au service pour Mme B, aide-soignante. Le tribunal juge que le directeur ne pouvait pas appliquer les délais prévus par le décret du 13 mai 2020, car l'accident est antérieur à son entrée en vigueur, et que la situation relevait de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 et du décret du 19 avril 1988. Il écarte également la substitution de motifs demandée par l'hôpital, estimant que la faute de conduite (non-usage de clignotant) n'était pas d'une gravité suffisante pour détacher l'accident du service. En conséquence, l'annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA83-2300333(TA83-2300333)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 18 août 2022 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique avait refusé l'échange du permis de conduire serbe de Mme A contre un permis français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur en considérant que la demande était tardive, car le permis provisoire serbe de Mme A n'était plus valide à l'expiration du délai d'un an, ce qui justifiait qu'elle attende la délivrance d'un permis définitif pour déposer sa demande. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 222-3 du code de la route et l'arrêté du 12 janvier 2012. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA83-2300310(TA83-2300310)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de reconstituer son capital de points. Le juge a appliqué l'article L.223-6 du code de la route, constatant que l'infraction initiale (excès de vitesse) était de 4ème classe, ce qui portait le délai de reconstitution à trois ans, et non deux. La réalité de l'infraction suivante ayant été établie le 1er août 2020, le délai de trois ans expirait le 2 août 2023, mais M. B a commis une nouvelle infraction le 21 septembre 2022, interrompant ce délai. Par conséquent, le refus de reconstitution était légal.
N° TA83-2300210(TA83-2300210)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon concerne un recours en plein contentieux formé par Mme B A contre la décision du ministre de l'intérieur du 9 décembre 2022 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante contestait notamment le défaut d'information préalable prévue à l'article L. 223-3 du code de la route et l'absence de notification des retraits de points. Le tribunal, statuant en juge unique, a rejeté le moyen tiré du défaut de notification, jugeant que celle-ci n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité, et que la décision finale récapitulative rend ces retraits opposables. Sur le défaut d'information préalable, le tribunal a rappelé les obligations de l'administration en vertu des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, mais a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA83-2300944(TA83-2300944)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon concerne un recours en plein contentieux formé par Mme A contre la décision du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal, statuant en juge unique, rejette la requête. Il écarte le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, jugeant que cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il écarte également le moyen tiré du défaut d'information préalable, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sans constater de manquement de l'administration.
N° TA83-2300659(TA83-2300659)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A contestant la perte de validité de son permis de conduire. Le requérant invoquait notamment un défaut d'information préalable et de notification des retraits de points, ainsi que la non-prise en compte d'un stage de récupération. Le tribunal a jugé que le défaut de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité, mais seulement leur opposabilité, et que l'administration avait respecté les obligations d'information prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. En conséquence, la décision du ministre de l'intérieur a été confirmée.
N° TA83-2300887(TA83-2300887)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A B comme irrecevable pour tardiveté. La requérante contestait la décision 48SI du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que l'administration avait établi la notification régulière de cette décision en 2010, par pli recommandé présenté à son adresse et non réclamé, rendant le recours formé en 2023 tardif. Cette solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA83-2301093(TA83-2301093)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A B contestant le retrait de 3 points sur son permis de conduire suite à une infraction du 29 décembre 2022. La requérante invoquait un défaut d'information préalable obligatoire prévu aux articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du Code de la route, ainsi que le fait qu'elle n'était pas l'auteur de l'infraction. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information, en se fondant sur le principe que, depuis une mise à jour logicielle d'avril 2015, les procès-verbaux électroniques garantissent la délivrance des informations requises, la signature ou le refus de signature du contrevenant en faisant foi. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n'ayant pas retenu les arguments de Mme B.
N° TA83-2301163(TA83-2301163)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Hypromat, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 février 2023 plaçant la zone Argens en seuil d'alerte sécheresse et interdisant le lavage de véhicules par les professionnels sans matériel haute pression et système de recyclage de l'eau. Le tribunal a jugé que la société, qui commercialise des stations de lavage sans système de recyclage, justifiait d'un intérêt pour agir. Sur le fond, il a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, que la procédure de participation du public n'était pas requise pour un arrêté temporaire d'urgence, et que la mesure était proportionnée au regard de l'objectif de préservation de la ressource en eau. Enfin, le tribunal a considéré que la notion de "système de recyclage de l'eau" était suffisamment intelligible, rejetant ainsi le moyen tiré de l'incompétence négative.
N° TA83-2404213(TA83-2404213)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Var du 5 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit et d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA83-2404215(TA83-2404215)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 novembre 2024 lui refusant un certificat de résidence et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en relevant que le directeur des titres d'identité et de l'immigration bénéficiait d'une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, le juge a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2403685(TA83-2403685)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 11 octobre 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien, et lui faisait obligation de quitter le territoire. Le tribunal a considéré que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, alors que la situation de M. B relevait de l'article 7 ter d) de l'accord franco-tunisien. Ce texte prévoit la délivrance de plein droit d'un titre de séjour aux ressortissants tunisiens justifiant d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, sans exiger une entrée régulière.
N° TA83-2404225(TA83-2404225)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, un ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 2 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête tardive. En effet, l'arrêté, notifié le 10 juillet 2024 avec mention des voies et délais de recours, devait être contesté dans un délai de trente jours, conformément aux articles L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative. La requête, enregistrée le 20 décembre 2024, était donc irrecevable.
N° TA83-2500867(TA83-2500867)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement de Mme A concernant ses conclusions principales visant à obtenir la mainlevée d’une saisie administrative à tiers détenteur et la restitution d’une somme de 1 054 euros, après que l’administration a procédé au remboursement partiel. La requérante n’a maintenu que sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a condamné l’État à lui verser 1 000 euros à ce titre. L’ordonnance a été rendue sur la base des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.