Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2501547(TA83-2501547)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a examiné la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet du Var de le convoquer pour enregistrer sa demande de titre de séjour sur le fondement des articles L.435-1 et L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a constaté que le préfet avait convoqué le requérant après l'introduction de la requête, rendant sans objet la demande d'injonction sur ce point. La demande accessoire de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et de travail a été rejetée comme prématurée. Enfin, l'État a été condamné à verser 900 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA83-2203117(TA83-2203117)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Simont, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière et à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2021 concernant des locaux commerciaux. La société soutenait que le local type retenu par l'administration fiscale était inadapté et proposait d'autres termes de comparaison. Le tribunal a jugé que la valeur locative litigieuse était déterminée conformément aux dispositions du code général des impôts en vigueur au 31 décembre 2016, notamment l'article 1498 et les articles 324 Z et 324 AA de son annexe III. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la SCI Simont.
N° TA83-2203115(TA83-2203115)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Fonds Invest Immob, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour 2021. La société contestait la valeur locative de ses locaux commerciaux, estimant que le local-type retenu par l'administration était irrégulier et proposait un autre terme de comparaison. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution alternative. La décision s'appuie sur les articles 1498 du code général des impôts et 1518 A quinquies du même code, relatifs à la détermination de la valeur locative des locaux professionnels.
N° TA83-2301667(TA83-2301667)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A B, professeure agrégée d'éducation physique, qui contestait son évaluation professionnelle « très satisfaisant » pour l'année 2021-2022 et demandait la mention « excellente ». Le juge a estimé que les appréciations littérales de l'inspecteur et du chef d'établissement, qui soulignaient un « très haut niveau d'expertise » et un investissement remarquable, ne révélaient pas d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie notamment sur le décret n°72-580 du 4 juillet 1972 relatif au statut des professeurs agrégés.
N° TA83-2203104(TA83-2203104)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la SCI Printemps La Valette d’une demande de réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour l’année 2021, concernant des locaux commerciaux situés dans le centre commercial "Grand Var Est". La société contestait la méthode de détermination de la valeur locative non révisée, arguant de l’irrégularité du local-type retenu par l’administration et proposant des termes de comparaison alternatifs. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment les articles 1498 et 1518 A quinquies, ainsi que sur les lois de finances rectificatives de 2010 et 2015.
N° TA83-2301482(TA83-2301482)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, enseignant contractuel, qui contestait un blâme infligé par le recteur de l'académie de Nice pour des propos et comportements inappropriés envers des élèves. Le juge a estimé que les faits, notamment des insultes, des gestes déplacés et la mise en danger d'un élève, étaient matériellement établis. Il a jugé que ces agissements constituaient des fautes de nature à justifier une sanction disciplinaire et que le blâme, sanction du premier groupe prévue par l'article R. 914-100 du code de l'éducation, n'était pas disproportionné. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA83-2401047(TA83-2401047)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Belille Leviel, qui contestait le rejet implicite de sa demande de remise gracieuse d’une majoration de 664 euros pour paiement tardif de la taxe d’habitation 2022. La société invoquait une erreur dans le libellé de son nom sur l’avis d’imposition, mais le tribunal a jugé que cette circonstance n’était pas suffisamment probante pour justifier le retard, la lettre de relance ayant été reçue. La décision de l’administration n’a été entachée ni d’erreur de droit, ni d’erreur de fait, ni d’erreur manifeste d’appréciation. Les textes appliqués sont l’article L. 247 du livre des procédures fiscales et l’article L. 80 D du même code.
N° TA83-2203355(TA83-2203355)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de M. C D, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation et à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 à 2023, concernant son mobil-home situé dans un parc résidentiel de loisirs à Fréjus. Le tribunal a jugé que l’administration avait légalement imposé le bien, considérant que le mobil-home, par son installation fixe et durable (raccordements aux réseaux, terrasse, absence de déplacement), avait perdu son caractère mobile et constituait une construction imposable. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l’irrégularité des contrôles, l’absence de débat contradictoire, et l’inexactitude matérielle des faits, ont été écartés comme non fondés. La décision s’appuie sur les articles 1380, 1407 et 1406 du code général des impôts, relatifs à la définition des propriétés bâties imposables et aux modalités de taxation.
N° TA83-2501512(TA83-2501512)
Le Tribunal Administratif de Toulon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du Var portant obligation de quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant réside dans le Loiret, il applique les articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au Tribunal Administratif d’Orléans, seul compétent.
N° TA83-2501513(TA83-2501513)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait à intervenir dans l'éventuelle fermeture de la plage pour chiens "Toutou Beach" à La Seyne-sur-Mer. Le juge a constaté qu'aucune décision administrative de fermeture n'avait été prise, rendant la requête irrecevable car dirigée contre une décision inexistante. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA83-2501563(TA83-2501563)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du maire de Pierrefeu-du-Var du 20 février 2025 prolongeant la disponibilité d'office de Mme B pour raison de santé. La requérante invoquait l'urgence financière et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de saisine du conseil médical et pour absence de placement en congé d'invalidité temporaire imputable au service (CITIS). Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans se prononcer explicitement sur la condition d'urgence. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501546(TA83-2501546)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à compléter les injonctions de l'ordonnance du 21 janvier 2025. La requérante sollicitait la proposition d'un contrat à durée indéterminée à temps complet par le centre communal d'action sociale de la Seyne-sur-Mer, assorti d'une astreinte. Le juge a estimé que l'ordonnance initiale avait été exécutée, le CCAS ayant proposé un contrat à temps partiel à 50% dans le délai imparti, sans que le texte de l'ordonnance n'exige un temps complet incluant les fonctions de direction. Les conclusions de Mme B ont donc été rejetées, de même que sa demande de frais irrépétibles.
N° TA83-2300572(TA83-2300572)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme C... d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision de Pôle emploi (devenu France Travail) du 20 juillet 2022 constatant sa cessation d'inscription sur la liste des demandeurs d'emploi, ainsi que contre le refus de retrait de cette décision. La requérante soutenait que la cessation d'inscription était irrégulière, car elle n'avait pas exprimé sa volonté de quitter la liste et se trouvait en situation de vulnérabilité médicale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de cessation d'inscription résultait d'un accord commun avec le conseiller et que l'intéressée n'avait pas contesté cette décision en temps utile. La solution s'appuie sur les dispositions du code du travail et du décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au régime d'assurance chômage.
N° TA83-2501297(TA83-2501297)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une décision du bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulon. Le juge a constaté que le litige portait sur une décision émanant d’une juridiction de l’ordre judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La solution retenue est un rejet pour incompétence matérielle de la juridiction administrative.
N° TA83-2403434(TA83-2403434)
Le Tribunal Administratif de Toulon, par une ordonnance du 6 mai 2025, a pris acte du désistement pur et simple de M. B de sa requête en plein contentieux. Celle-ci visait l’annulation de décisions de pertes de points sur son permis de conduire et une injonction de recréditer ces points. Le désistement est intervenu après que le ministre de l’intérieur a conclu au non-lieu à statuer. Cette ordonnance est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2500927(TA83-2500927)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B dirigée contre l’arrêté du maire de Six-Fours-Les-Plages créant un sens unique chemin Pascal. Le juge a constaté que cet arrêté avait été abrogé par un arrêté postérieur avant même l’introduction de la requête, rendant les conclusions sans objet dès leur dépôt. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2302063(TA83-2302063)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B A d’une requête en plein contentieux visant à contester une décision du ministre de l’intérieur du 3 mai 2023 invalidant son permis de conduire. En défense, le ministre a indiqué avoir retiré la décision litigieuse, ce qui a permis au permis de retrouver sa validité. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires de M. A tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA83-2501434(TA83-2501434)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme portée devant une juridiction incompétente la requête de M. A, qui contestait une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Toulon. Le tribunal a rappelé que ce litige relève de la compétence des juridictions judiciaires. En raison du caractère abusif de la requête, M. A a été condamné à une amende de 500 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative. Enfin, le tribunal a estimé qu'il n'y avait pas lieu de transmettre la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par le requérant.
N° TA83-2501680(TA83-2501680)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B A. Celle-ci contestait la décision de la commission de médiation DALO du Var qui ne lui avait reconnu qu'un droit à l'hébergement, et non à un logement prioritaire. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car la commission avait légalement pu, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ne pas reconnaître la situation de la requérante comme prioritaire pour un logement. Par conséquent, la condition de doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'était pas remplie.
N° TA83-2501653(TA83-2501653)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet du Var refusant de délivrer un titre de séjour « étudiant en recherche d'emploi » à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas que le refus de renouvellement de son autorisation provisoire de séjour, arrivée à expiration en septembre 2024, portait une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.