Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2202560(TA83-2202560)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de la SAS Le Moins Cher en Formation (MCF), qui sollicitait la condamnation solidaire de l'État et de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) à lui verser 379 828,50 euros pour préjudice. La société requérante contestait l'interprétation de l'article D. 6323-7 du code du travail, qui excluait les permis d'exploitation (comme le permis d'exploitation pour débits de boissons) du dispositif du compte personnel de formation (CPF). Le tribunal a jugé que cette interprétation n'était pas fautive, car les formations ACRE doivent viser l'acquisition de compétences générales pour la création ou reprise d'entreprise, et non des habilitations propres à un métier spécifique. En conséquence, la requête a été rejetée, et la société MCF a été condamnée à verser 1 500 euros à la CDC au titre des frais de justice.
N° TA83-2101184(TA83-2101184)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B D, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Julien-le-Montagnier pour des inondations répétées de son bien. Le tribunal a constaté que les prétentions indemnitaires de M. D étaient identiques à celles déjà tranchées par le juge judiciaire, qui avait prononcé la résolution de la vente et accordé des indemnisations par un jugement définitif du 7 février 2024. En conséquence, le tribunal a estimé que les demandes étaient irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de fond ou les textes appliqués.
N° TA83-2003140(TA83-2003140)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la demande de M. A, ouvrier d'État, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière à la direction des constructions navales. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État était engagée en raison du manquement à son obligation de sécurité, dès lors que M. A avait été admis au bénéfice de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité (ASCAA), ce qui établit un lien entre son exposition à l'amiante et un préjudice d'anxiété indemnisable. Cependant, le tribunal a opposé la prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968, estimant que le préjudice d'anxiété était connu et mesurable dès la publication des arrêtés listant l'établissement, et que la créance de M. A, née au plus tard en 2006, était prescrite. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA83-2201898(TA83-2201898)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ancien militaire de la Marine nationale, d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en application de l’article L. 4123-19 du code de la défense, en raison de l’absence de mesures de protection. Toutefois, la demande a été rejetée car la créance de M. B était prescrite, le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 ayant commencé à courir à compter de la révélation de son préjudice en 2012.
N° TA83-2201578(TA83-2201578)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 27 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière dans la Marine nationale. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en application de l’article L. 4123-19 du code de la défense, en raison de la carence avérée à protéger le requérant. Toutefois, la demande a été rejetée car la créance de M. A était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à partir de la date de consolidation de son préjudice.
N° TA83-2201335(TA83-2201335)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière militaire (1994-2012). Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que la créance de M. A était prescrite. Le point de départ du délai de prescription a été fixé à l'année 2016, date à laquelle le requérant avait obtenu une attestation d'exposition lui permettant d'avoir une connaissance suffisante du risque. La demande indemnitaire, formée en 2021, était donc tardive. La solution est fondée sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.
N° TA83-2202499(TA83-2202499)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Jet 6, qui demandait la condamnation de la commune de Six-Fours-les-Plages à l’indemniser pour son éviction de la procédure d’attribution d’emplacements sur le domaine public portuaire. La juridiction a jugé que la décision de rejet de sa candidature était suffisamment motivée, conformément à l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. Elle a également estimé que la procédure de sélection, organisée en application de l’article L. 2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques, n’avait pas méconnu le principe d’égalité de traitement des candidats, l’offre de l’attributaire étant mieux notée sur des critères objectifs. La demande indemnitaire a donc été rejetée.
N° TA83-2501719(TA83-2501719)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision tacite de non-opposition à déclaration préalable (DP n°083 034 25 00055) déposée par la SCI Todaiji pour la rénovation d'un pool house et d'une piscine. Cette solution a été retenue car la commune de Carqueiranne a retiré la décision attaquée par un arrêté du 12 mai 2025, privant ainsi la requête des requérants (SCI de la Bougonnière, M. B et une association locale) de son objet. Le juge s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour apprécier la recevabilité de la demande de suspension.
N° TA83-2201897(TA83-2201897)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices liés à son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière dans la Marine nationale. Le tribunal a reconnu la carence fautive de l'État dans son obligation de sécurité, mais a accueilli l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées. En application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, la créance indemnitaire de M. A a été jugée prescrite, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à partir de la date à laquelle il avait eu connaissance de l'étendue de son préjudice. La demande a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA83-2201894(TA83-2201894)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B, ancien militaire de la Marine nationale, d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en application de l’article L. 4123-19 du code de la défense, en raison de la carence avérée dans la protection du requérant. Toutefois, la demande a été rejetée comme prescrite, la créance étant née au plus tard le 28 septembre 2012, date de connaissance de l’exposition, et la requête ayant été introduite après l’expiration du délai de quatre ans prévu par la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968.
N° TA83-2203358(TA83-2203358)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A, militaire de la Marine nationale, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant ses affectations à bord de navires. Le tribunal a jugé que l’État, en tant qu’employeur, avait manqué à son obligation de sécurité en n’assurant pas une protection adéquate contre l’amiante, dont les risques étaient connus. La responsabilité de l’État a donc été engagée, le lien de causalité étant établi entre l’exposition prolongée et les préjudices allégués. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et le décret du 17 août 1977 relatif à la protection contre l’amiante.
N° TA83-2201359(TA83-2201359)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B, ancien militaire de la Marine nationale, d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour les préjudices résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en application de l’article L. 4123-19 du code de la défense, en raison de l’absence de protection suffisante face à un danger connu. Toutefois, la requête a été rejetée comme irrecevable, la créance étant prescrite en vertu de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir en 2010, date à laquelle le préjudice était connu et mesurable.
N° TA83-2101153(TA83-2101153)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, un ancien militaire de la Marine nationale, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 1983 et 1995. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que M. B avait eu une connaissance suffisante du risque à l'origine de son préjudice d'anxiété dès la fin de l'année 2007, date à laquelle il avait reçu une attestation d'exposition. Le délai de prescription de quatre ans étant expiré au 31 décembre 2011, la créance de M. B, dont la demande indemnitaire préalable datait de 2020, était prescrite. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2304183(TA83-2304183)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. D, père d’un enfant décédé, d’une demande d’annulation du refus implicite du centre hospitalier de Saint-Tropez de lui communiquer le dossier médical prénatal et périnatal de sa fille. Le tribunal a annulé cette décision implicite en tant qu’elle refuse la communication des informations concernant l’enfant contenues dans les comptes rendus échographiques de la grossesse, distinctes des données médicales propres à la mère. Cette solution s’appuie sur les articles L. 1110-4 et L. 1111-7 du code de la santé publique, qui garantissent aux titulaires de l’autorité parentale l’accès aux informations médicales d’un enfant mineur décédé, ainsi que sur les articles L. 311-6 et L. 311-7 du code des relations entre le public et l’administration relatifs à la communicabilité des documents.
N° TA83-2301147(TA83-2301147)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du préfet du Var du 16 décembre 2022 prononçant le retrait définitif de la carte professionnelle de conducteur VTC de M. A. La juridiction a jugé cette sanction disproportionnée au regard de l'absence d'antécédents disciplinaires ou de condamnation pénale de l'intéressé, et de la gravité limitée des faits reprochés, survenus dans un contexte médical particulier. La décision s'appuie sur les articles L. 3120-2-2 et L. 3124-11 du code des transports, qui encadrent le pouvoir de sanction de l'autorité administrative. L'État a été condamné à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA83-2202625(TA83-2202625)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière militaire dans la Marine nationale. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État. Il a estimé que la créance de M. A était prescrite, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'affaire.
N° TA83-2201290(TA83-2201290)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, un ancien militaire, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices liés à son exposition à l'amiante entre 1991 et 2004. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Le tribunal a estimé que M. B avait acquis une connaissance suffisante du risque à fin 2013, date de l'attestation d'exposition, et que le délai de prescription expiré le 31 décembre 2017, sa demande indemnitaire de 2021 était tardive. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
N° TA83-2301631(TA83-2301631)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C, conducteur de taxi, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 20 décembre 2022 prononçant le retrait de sa carte professionnelle pour une durée de huit ans. Le tribunal a estimé que la matérialité des faits reprochés, consistant en des facturations frauduleuses aux organismes d'assurance maladie, était établie et que la sanction, fondée sur l'article L. 3124-11 du code des transports, n'était pas disproportionnée. Les moyens soulevés par le requérant, notamment les vices de procédure et la méconnaissance du principe de personnalité des peines, ont été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et indemnitaires ont été rejetées.
N° TA83-2300675(TA83-2300675)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. B, blessé à l'œil gauche par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) le 4 décembre 2018 lors d'une opération de maintien de l'ordre. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, le requérant ayant été touché par erreur alors qu'il était tiers à l'attroupement. Le tribunal a accordé une indemnisation incluant les dépenses de santé actuelles (86,90 euros) et futures (11 936,55 euros pour des lunettes de soleil), ainsi que d'autres préjudices à évaluer, en se fondant sur le rapport d'expertise et les dispositions du code de la sécurité intérieure.
N° TA83-2203031(TA83-2203031)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour son exposition aux poussières d’amiante durant sa carrière militaire dans la Marine nationale. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’État. Il a jugé que la créance de M. A était prescrite, faute pour lui d’avoir agi dans le délai de quatre ans à compter de l’acquisition de ses droits.