Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2501780(TA83-2501780)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 28 mars 2025 par laquelle la commission de l'académie de Nice a refusé l'autorisation d'instruire l'enfant A au sein de la famille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas justifié d'un préjudice suffisamment grave et immédiat, l'enfant étant scolarisée et les certificats médicaux produits ne démontrant pas une incompatibilité absolue avec le milieu scolaire ordinaire. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501670(TA83-2501670)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi par M. B d’une demande d’exécution de l’ordonnance du 6 mars 2025, constate l’inexécution par le préfet du Var de l’injonction de réexaminer sa demande de titre de séjour. En application des articles L. 911-1 et L. 911-4 du code de justice administrative, le juge des référés prononce une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre du préfet s’il ne justifie pas avoir procédé à ce réexamen et pris une décision dans un délai de dix jours suivant la notification de la présente ordonnance.
N° TA83-2401773(TA83-2401773)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait le rejet de sa candidature à un poste de surveillant de travaux. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que le désistement est complet et qu'aucune question ne subsiste. En conséquence, le tribunal donne acte du désistement et rejette les conclusions de la Métropole Toulon Provence Méditerranée au titre des frais de justice.
N° TA83-2501850(TA83-2501850)
Le Tribunal administratif de Toulon, saisi en référé par Mme A, a constaté que le préfet du Var n'avait pas exécuté l'ordonnance du 3 avril 2025 lui enjoignant de délivrer une autorisation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le préfet n'a pas justifié de cette exécution dans le délai imparti. En application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l'encontre du préfet s'il ne délivre pas le document requis dans les 10 jours suivant la notification de la présente décision.
N° TA83-2501733(TA83-2501733)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 6 décembre 2024 par lequel la maire de Toulon a révoqué Mme A de ses fonctions. Le juge a estimé que, même si certains griefs étaient contestables, la décision aurait été la même en raison des autres motifs disciplinaires retenus (non-respect d'une circulaire, refus d'injonctions, relations conflictuelles), qui ne créaient pas de doute sérieux sur la légalité de la sanction. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA83-2302260(TA83-2302260)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait un arrêté du département du Var du 10 décembre 2021, la classant dans le groupe de fonctions C3-1 pour le RIFSEEP, notifié le 22 janvier 2022 avec mention des voies et délais de recours. Le recours, enregistré le 17 juillet 2023, était tardif car formé au-delà du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, sans demande d'aide juridictionnelle. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA83-2401796(TA83-2401796)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. B de son instance et de son action. Ce dernier contestait la décision de la Métropole Toulon Provence Méditerranée de recruter un autre candidat sur un poste de surveillant d'éclairage public, et demandait son propre recrutement. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure.
N° TA83-2303278(TA83-2303278)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 22 mai 2025, du désistement pur et simple de M. B, qui contestait sa mutation d'office au sein de la métropole Toulon Provence Méditerranée. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a constaté que ce désistement mettait fin au litige sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la recevabilité ou le fond de la requête. Chaque partie conserve la charge de ses propres frais, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code étant rejetées.
N° TA83-2500036(TA83-2500036)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte du désistement pur et simple de la société FREE MOBILE de sa requête en annulation de l'arrêté du maire de Toulon du 6 novembre 2024, qui s'opposait à sa déclaration préalable pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et a ordonné qu'il en soit donné acte. Chaque partie conserve la charge de ses propres frais, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative étant rejetées.
N° TA83-2500555(TA83-2500555)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. et Mme B d’un recours en excès de pouvoir visant l’arrêté du maire de Fréjus du 3 septembre 2024 portant transfert d’un permis de construire à deux sociétés. Par un acte du 6 mai 2025, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 22 mai 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du même code, laissant à chacune la charge de ses frais, et a rejeté les conclusions relatives aux dépens, l’instance n’en ayant généré aucun.
N° TA83-2501305(TA83-2501305)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par la commune de la Seyne-sur-Mer. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas produit l’acte attaqué malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. De plus, M. D n’a pas justifié avoir notifié son recours contentieux et son recours gracieux au bénéficiaire du permis, comme l’exige l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501883(TA83-2501883)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre l’arrêté préfectoral du 13 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l’obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’un recours au fond en annulation, ni d’une copie de celui-ci, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a donc fait application de l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA83-2501745(TA83-2501745)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet du Var d'examiner sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, qui fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire français non exécutées et dispose d'un titre de séjour italien, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide du récépissé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2501832(TA83-2501832)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de médiation DALO du Var refusant de reconnaître M. et Mme B comme prioritaires pour un logement d’urgence. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d’une situation particulière nécessitant une intervention rapide. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés.
N° TA83-2203171(TA83-2203171)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA83-2201147(TA83-2201147)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule l'arrêté du 28 mars 2022 par lequel le préfet du Var a retiré la carte de résident de M. C, ressortissant tunisien. Le tribunal juge que le retrait de la carte de résident délivrée sur le fondement de l'article 10 a) de l'accord franco-tunisien n'est pas prévu par cet accord, et que l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet un retrait en cas de rupture de la vie commune, n'est pas applicable aux cartes délivrées sur ce fondement conventionnel. En outre, ce texte ne prévoit pas le retrait en cas de perte de la nationalité française par le conjoint. La solution retenue est fondée sur l'accord franco-tunisien du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2202965(TA83-2202965)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, agent du département du Var, qui contestait le refus implicite de lui verser des indemnités de repas. Le tribunal a jugé que la note de service départementale conditionnait le versement de l'indemnité à la prise effective d'un repas entre 11h et 14h lors d'une mission hors résidence, et non à la seule présence sur cette plage horaire. En l'espèce, l'agent n'a pas démontré avoir engagé de tels frais de repas, rendant sa demande infondée. La décision s'appuie sur les décrets n° 2001-654 du 19 juillet 2001 et n° 2006-781 du 3 juillet 2006 relatifs aux frais de déplacement des personnels territoriaux.
N° TA83-2203199(TA83-2203199)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel de la commune de Roquebrune-sur-Argens, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle intervenu en période d’essai. Le tribunal a jugé que la durée de la période d’essai de deux mois, prévue au contrat, était conforme au décret n°88-145 du 15 février 1988, le contrat étant d’une durée inférieure à deux ans. Il a également écarté le moyen tiré d’un vice de procédure, estimant que le licenciement était bien intervenu au cours de cette période d’essai. En conséquence, les demandes indemnitaires de Mme A ont été rejetées.
N° TA83-2401922(TA83-2401922)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. et Mme H, D et G, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-Cyr-sur-Mer à la SCCV Terres d'Azur pour un projet de 119 logements et 204 places de stationnement. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, estimant que la délégation de signature à l'adjoint était régulière et suffisamment précise. Il a également jugé que l'arrêté attaqué n'était pas entaché d'irrégularité au regard des dispositions de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
N° TA83-2203190(TA83-2203190)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule la décision du 13 octobre 2022 par laquelle le préfet du Var a rejeté la demande de regroupement familial de Mme C pour son époux. Le tribunal juge que le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée en se fondant uniquement sur la présence en France de l'époux, sans exercer son pouvoir d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à Mme C au titre des frais d'instance.