Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2303760(TA83-2303760)
Le Tribunal Administratif de Toulon a statué sur la demande de M. A, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation 2021 pour un mobil-home situé à Fréjus. En cours d'instance, l'administration a accordé un dégrèvement partiel, rendant sans objet les conclusions relatives à la majoration pour résidence secondaire et à la valeur locative du premier mobil-home. Sur le surplus, le tribunal a jugé que les maisons mobiles qui ne sont pas normalement déplaçables à tout moment par simple traction entrent dans le champ de la taxe d'habitation. Il a rejeté la demande de décharge, considérant que le mobil-home en cause, fixé au sol et nécessitant des moyens exceptionnels pour être déplacé, constituait un local imposable au sens des articles 1407 et 1408 du code général des impôts.
N° TA83-2301475(TA83-2301475)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A contestant l'arrêté du préfet du Var du 2 mars 2023 ordonnant le dessaisissement de ses armes. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée pour prendre cette mesure, en application du 2° de l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure, en raison d'une condamnation judiciaire de M. A en 2013 incluant la confiscation d'armes. Cette compétence liée rendait inopérants les moyens du requérant, notamment ceux tirés de l'erreur de fait ou de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision a également entraîné le retrait de la validation du permis de chasser de l'intéressé, conformément à l'article L. 423-15 du code de l'environnement.
N° TA83-2301189(TA83-2301189)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 27 mars 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur avait inscrit une opposition au transfert du certificat d'immatriculation du véhicule de MM. A. Le tribunal a jugé que cette décision était fondée sur une erreur de fait, les requérants démontrant, sans être contestés, que leur véhicule n'avait subi aucun sinistre à la date alléguée. En application des articles L. 327-1 et L. 327-3 du code de la route, le tribunal a enjoint au ministre de lever cette opposition dans un délai de deux mois. En revanche, les conclusions indemnitaires des requérants ont été rejetées faute de preuve d'un préjudice.
N° TA83-2301188(TA83-2301188)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation du département du Var à lui verser 6 992,20 euros pour les dégâts subis par son véhicule le 18 août 2022 sur la RD 554, suite à une inondation de la chaussée. Le tribunal a jugé que la responsabilité du département pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public n'était pas engagée, car le département a prouvé avoir assuré un entretien normal de la route (nettoyage des caniveaux en avril 2022 et patrouille le jour même), et qu'il ne peut être tenu de prévenir totalement les risques d'accumulation d'eau liés à un violent orage (vigilance orange). La requête a été rejetée, et M. B a été condamné à verser 1 200 euros au département au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA83-2300798(TA83-2300798)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision de l'inspectrice du travail du 10 mai 2022 autorisant son licenciement pour motif économique, confirmée par le ministre du travail le 18 janvier 2023. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision ministérielle était inopérant. Il a estimé que la réalité du motif économique était établie par la liquidation judiciaire de la société, entraînant la suppression de tous les emplois, ce qui dispensait l'administration de vérifier le périmètre du groupe. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 1233-3 du code du travail et les dispositions du code de commerce relatives à la liquidation judiciaire.
N° TA83-2300700(TA83-2300700)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Forum intérim 12. La société contestait une amende de 1 350 euros infligée par le DREETS pour défaut d'actualisation de la carte d'identification professionnelle d’un salarié intérimaire. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’une erreur sur la dénomination sociale comme une simple erreur de plume sans incidence. Il a jugé que l’obligation d’informer l’union des caisses des modifications de mission, prévue aux articles R. 8291-1 et suivants du code du travail, s’applique à toutes les entreprises de travail temporaire, sans condition de détachement.
N° TA83-2300246(TA83-2300246)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui demandait l’annulation des décisions de l’inspectrice du travail et du ministre autorisant son licenciement économique dans le cadre de la liquidation judiciaire de la SARL Presse Périodique Brochage. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de la décision ministérielle, et a estimé que la réalité du motif économique était établie par la cessation d’activité de l’entreprise, sans qu’il soit nécessaire d’apprécier le périmètre d’un groupe. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 1233-3 du code du travail et L. 641-10 du code de commerce.
N° TA83-2300245(TA83-2300245)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, salariée protégée, qui contestait l'autorisation de son licenciement économique accordée par l'inspectrice du travail, confirmée par le ministre. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision ministérielle. Il a estimé que la réalité du motif économique était établie par la liquidation judiciaire de la société, sans qu'il soit nécessaire de vérifier le périmètre d'un groupe. Les autres moyens, relatifs au défaut de reclassement et à l'absence de plan de sauvegarde de l'emploi, ont été implicitement rejetés comme non fondés.
N° TA83-2501460(TA83-2501460)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de la société Samsic Sécurité de son recours en excès de pouvoir contre la procédure d'attribution d’un marché public de prestations de sécurité pour le ministère des armées. La requérante avait initialement demandé l’annulation de la procédure sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le juge a donné acte de ce désistement sans tenir d’audience publique. En conséquence, la société Samsic Sécurité a été condamnée à verser 1 200 euros au ministre des armées au titre des frais d’instance.
N° TA83-2202897(TA83-2202897)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un certificat d'urbanisme d'information délivré par la commune de Lorgues classant sa parcelle en zone Apr. Le tribunal a d'abord jugé que la requête était recevable, contrairement à ce que soutenait la commune. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté le moyen fondé sur une méconnaissance de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme (loi littorale), la commune de Lorgues n'étant pas soumise à cette législation. Enfin, le tribunal a considéré que le classement en zone Apr n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA83-2501816(TA83-2501816)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A d’une demande en référé visant à contester le recouvrement d’une amende par la trésorerie Var Amendes. Le juge des référés a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a estimé que le contrôle des actions d’un comptable public pour le recouvrement d’amendes pénales relève de la compétence des juridictions judiciaires, non administratives. Cette solution est fondée sur les articles 529-1, 529-2 et 530-2 du code de procédure pénale, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2501818(TA83-2501818)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 mars 2025 suspendant le permis de conduire de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que la décision portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle, malgré la production d'un contrat de travail. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA83-2501479(TA83-2501479)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Force Bâtiment pour contester son éviction d'une procédure de passation d'un marché de travaux de rénovation d'un EHPAD. La société requérante s'est désistée de son instance après l'introduction de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sans tenir d'audience publique, en application de l'article R. 222-1 du même code. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à la procédure.
N° TA83-2501317(TA83-2501317)
Recours en annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Saint-Cyr-sur-Mer. Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Le requérant n’a pas justifié, dans le délai imparti, avoir notifié son recours gracieux au pétitionnaire, en méconnaissance de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme. À titre surabondant, il n’a pas non plus produit l’arrêté attaqué, en violation de l’article R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2200504(TA83-2200504)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C et Mme A, propriétaires d’un immeuble à Barjols, qui contestaient le refus implicite du maire de modifier l’emplacement d’une commerçante ambulante obstruant l’accès à leur garage les jours de marché. Les requérants invoquaient une atteinte à leur droit d’accès à leur propriété, fondé sur les pouvoirs de police municipale du maire (articles L. 2212-1 et suivants du code général des collectivités territoriales). Le tribunal a jugé que le maire avait concilié de manière équilibrée le droit d’accès des riverains avec les nécessités de la circulation et du stationnement, et que la décision n’était pas entachée d’erreur d’appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, d’injonction et de frais de justice.
N° TA83-2102452(TA83-2102452)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme Geneviève Veglia-Poirier, qui demandait l'annulation du refus implicite du maire du Luc-en-Provence de lui communiquer des documents administratifs relatifs aux emplois ouverts au détachement et à la promotion interne. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas de sa qualité pour agir au nom du syndicat CFDT, rendant sa requête irrecevable. La décision s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration, notamment les articles L. 300-2, L. 311-1 et L. 311-2, qui encadrent le droit à communication des documents administratifs.
N° TA83-2201656(TA83-2201656)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) rejette la requête de Mme A B, agent du centre hospitalier intercommunal Toulon - La Seyne-sur-Mer (CHITS), qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le tribunal a jugé que la requérante, placée en disponibilité pour création d'entreprise depuis 2018, ne justifiait pas d'une privation involontaire d'emploi au sens de l'article L. 5424-1 du code du travail. Il a estimé que sa radiation des cadres, intervenue faute de demande de réintégration ou de renouvellement de sa disponibilité, résultait de son propre fait et non d'une décision de l'administration, ce qui exclut le bénéfice de l'ARE. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2202479(TA83-2202479)
Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a examiné la requête de Mme A contestant l'opposition du maire de Lorgues à sa déclaration préalable de travaux pour le confortement d’un cabanon. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a annulé l'arrêté du 27 mai 2022 et la décision de rejet du recours gracieux, estimant que le motif tiré de l'absence de lien avec une exploitation agricole était infondé. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 151-27 du code de l'urbanisme et A1/A2 du PLU de Lorgues.
N° TA83-2202394(TA83-2202394)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de Mme A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2017, résultant d'une plus-value de cession de titres sociaux. La requérante soutenait que le transfert de propriété des titres, fait générateur de l'imposition, était intervenu en 2016, rendant la rectification prescrite. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait correctement appliqué les articles 150-0 A et suivants du code général des impôts, ainsi que les articles L. 169 et L. 169 A du livre des procédures fiscales, et que le délai de reprise n'était pas expiré.
N° TA83-2202282(TA83-2202282)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté du 8 juillet 2022 par lequel le maire de Bargemon a retiré un précédent refus de permis d'aménager et a opposé un nouveau refus. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la partie de l'arrêté retirant le premier refus, au motif que M. A ne justifiait d'aucun intérêt à agir contre une décision qui lui était favorable. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité sur ce point, sans examen des autres moyens. Cette décision s'appuie sur les principes généraux de la recevabilité des recours pour excès de pouvoir.