Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2404092(TA83-2404092)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet du Var, qui soutenait que l'arrêté attaqué du 5 novembre 2024 était caduc suite à l'annulation du jugement l'ayant motivé. Le tribunal a jugé que cette caducité n'était pas définitive et que l'arrêté avait reçu exécution, maintenant ainsi l'objet du recours. La décision se fonde sur les principes régissant le recours pour excès de pouvoir et les conditions de caducité d'un acte administratif.
N° TA83-2403858(TA83-2403858)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de Français, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en considérant que la communauté de vie avec son épouse française n'était pas effective, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2403845(TA83-2403845)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 28 octobre 2024 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les infractions pénales commises par le requérant, bien que réelles, ne suffisaient pas à établir que sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public au sens des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur une appréciation insuffisante des faits par le préfet, en l'absence d'autres éléments caractérisant un comportement personnel dangereux.
N° TA83-2403804(TA83-2403804)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux stables en France. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2403692(TA83-2403692)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, ressortissant belge, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 lui interdisant de circuler sur le territoire français pendant trois ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mesure, fondée sur les articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était justifiée par la menace grave à l'ordre public que constituait le comportement violent et réitéré du requérant. Il a également jugé que l'interdiction de circulation n'était pas disproportionnée au regard de sa situation personnelle et familiale, et qu'elle ne méconnaissait ni le droit à la libre circulation des ressortissants de l'Union européenne ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2401908(TA83-2401908)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 24 janvier 2024 du maire de Saint-Cyr-sur-Mer, autorisant la démolition d’un bâtiment et la construction de 53 logements. Les requérants, propriétaires voisins, contestaient la légalité du permis pour divers motifs, notamment l’incomplétude du dossier et la méconnaissance du plan local d’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir conformément à l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, rendant la demande irrecevable. Aucun texte spécifique n’a été appliqué au fond, la solution reposant sur le défaut d’intérêt pour agir.
N° TA83-2401864(TA83-2401864)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. et Mme C contre un arrêté du maire de Saint-Cyr-sur-Mer délivrant un permis de construire pour 53 logements. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance du dossier, la méconnaissance des articles UC 10 et UC 11 du PLU, et l'incompatibilité avec le PADD. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés étaient infondés, et a mis à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 600-1-2 et R. 600-1.
N° TA83-2304187(TA83-2304187)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, agent hospitalier, qui contestait sa radiation des cadres pour abandon de poste. La juridiction a estimé que l'administration avait régulièrement mis en demeure l'agent de reprendre son service, la preuve de la notification du courrier étant établie. En l'absence de justification valable de ses absences prolongées, le centre hospitalier a pu légalement considérer que le lien avec le service était rompu, conformément à l'article L. 553-1 du code général de la fonction publique.
N° TA83-2304077(TA83-2304077)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de M. B A qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023, concernant son mobil-home et sa caravane situés à Fréjus. Le juge a estimé que ces biens, bien que mobiles par nature, étaient en réalité fixés au sol à perpétuelle demeure en raison de leurs aménagements (mur, auvent, timon scellé), les rendant imposables conformément aux articles 1380 et 1381 du code général des impôts. La solution retenue confirme l'assujettissement à la taxe foncière, l'administration ayant déjà accordé un dégrèvement partiel pour absence de chauffage.
N° TA83-2303704(TA83-2303704)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A contestant son assujettissement à la taxe foncière pour l'année 2022 concernant un mobil-home situé dans un parc résidentiel de loisirs. Le tribunal a jugé que, en application des articles 1655 ter et 1400 III du code général des impôts, M. A, en tant qu'associé d'une société civile immobilière transparente, est considéré comme propriétaire de la quote-part de l'immeuble social. Il a également estimé que le mobil-home, en tant qu'installation destinée à abriter des personnes, constitue une propriété bâtie imposable au sens de l'article 1381 du même code.
N° TA83-2302939(TA83-2302939)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 15 mars 2023 par lequel le directeur académique des services de l'éducation nationale du Var avait infligé un avertissement à Mme A, professeure des écoles, pour des propos grossiers tenus envers des élèves. La sanction a été jugée insuffisamment motivée en fait, en méconnaissance des articles L. 532-5 du code général de la fonction publique et L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. L'arrêté se bornait à viser des rapports sans préciser les griefs retenus, ne permettant pas à l'agent de connaître les motifs exacts de la sanction. L'Etat a été condamné à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA83-2301942(TA83-2301942)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A C, représentant Mme B D veuve C, d’une demande d’indemnisation suite au vol de bijoux lors de son admission aux urgences du centre hospitalier de Saint-Tropez le 30 janvier 2020. Le tribunal a retenu la responsabilité de plein droit de l’établissement sur le fondement des articles L. 1113-1 et suivants du code de la santé publique, les bijoux ayant été déposés entre les mains du personnel hospitalier et inscrits sur un inventaire. Pour évaluer le préjudice matériel, le tribunal a estimé la valeur des bijoux à 5 080 euros sur la base des déclarations et des pièces produites, et a accordé 1 500 euros au titre du préjudice moral. En conséquence, le centre hospitalier a été condamné à verser ces sommes, assorties des intérêts au taux légal à compter de la réception de la demande préalable, ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2301937(TA83-2301937)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, assistante familiale, qui contestait la décision du président du conseil départemental du Var du 18 avril 2023 restreignant son agrément à un seul mineur ou jeune majeur. La juridiction a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente bénéficiant d'une délégation régulière, qu'elle était suffisamment motivée au regard des manquements constatés (hygiène, sécurité, suivi médical et scolaire), et que la composition de la commission consultative paritaire départementale était régulière. Le tribunal a également jugé que la restriction n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, les faits reprochés étant établis. La décision s'appuie sur les articles L. 421-6 et R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur le code général des collectivités territoriales.
N° TA83-2301459(TA83-2301459)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 28 mars 2023 par lequel le préfet du Var a refusé le renouvellement du titre de séjour de Mme A B, ressortissante comorienne, en qualité de parent d'enfant français. La requête a été jugée recevable, le délai de recours de deux mois n'étant pas opposable en raison d'une mention erronée dans la notification. Le tribunal a estimé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme A B établissant contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français. La décision a été prise en application de cet article et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA83-2301341(TA83-2301341)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SAS Le Driver, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 décembre 2022 ordonnant la fermeture administrative de son débit de boissons pour quinze jours. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, puis a jugé que l'arrêté avait été signé par une autorité compétente et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration avait été respectée. Sur le fond, il a estimé que la mesure de fermeture, fondée sur l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, était justifiée par les nuisances sonores, les rixes et les troubles à l'ordre public constatés dans l'établissement. Par conséquent, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA83-2301242(TA83-2301242)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux, a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis à la suite de sa chute d’une table d’intervention au centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer (CHITS) le 2 mai 2022. La requérante invoquait une faute du CHITS sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a estimé que l’état du dossier ne permettait pas de déterminer avec certitude la responsabilité de l’hôpital ni l’étendue des préjudices, en raison de divergences factuelles entre les parties. Par conséquent, il a ordonné une expertise médicale avant dire droit et rejeté la demande de provision, la responsabilité n’étant pas établie. La caisse primaire d’assurance maladie du Var a été mise hors de cause.
N° TA83-2300975(TA83-2300975)
Ce jugement du Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre) concerne la responsabilité de la métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) pour des inondations répétitives subies par les requérants sur leur propriété à Hyères. Le tribunal retient la responsabilité de la métropole sans faute, en tant que maître d'ouvrage, pour défaut d'entretien d'un ouvrage public (réseau d'eaux pluviales obstrué), sur le fondement des articles L. 2226-1 et L. 5217-2 du code général des collectivités territoriales. Il condamne la métropole à verser 2 000 euros à chaque requérant pour préjudice moral et 1 000 euros chacun pour troubles de jouissance, mais rejette la demande d'injonction de réaliser des travaux.
N° TA83-2300964(TA83-2300964)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait une sanction de trente jours de cellule disciplinaire prononcée le 3 mars 2023 par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Toulon-La-Farlède. La requête a été jugée irrecevable car M. A n'avait pas, au préalable, exercé le recours administratif obligatoire devant le directeur interrégional des services pénitentiaires, conformément à l'article R. 234-43 du code pénitentiaire. Le tribunal n'a donc pas examiné le fond du litige, notamment les moyens relatifs au vice de procédure et à la matérialité des faits.
N° TA83-2300799(TA83-2300799)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision de l'inspectrice du travail du 10 mai 2022 autorisant son licenciement pour motif économique, confirmée par le ministre du travail le 18 janvier 2023. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision ministérielle était inopérant. Il a également estimé que la réalité du motif économique était établie par la liquidation judiciaire de l'entreprise, rendant inutile l'appréciation d'un secteur d'activité de groupe. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 1233-3 du code du travail et L. 641-10 du code de commerce.
N° TA83-2300769(TA83-2300769)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière et à la taxe d'habitation pour les années 2021 et 2022 concernant un mobil-home situé à Fréjus. Le tribunal a jugé que le mobil-home, fixé au sol et raccordé aux réseaux, constitue une construction imposable à la taxe foncière en application des articles 1380 et 1381 du code général des impôts, et que M. B, en tant que propriétaire de la construction, en est redevable. Il a également estimé que la taxe d'habitation était due, le mobil-home étant au nombre des locaux meublés affectés à l'habitation, et a rejeté le moyen tiré de la garantie prévue par les articles L. 80 A et L. 80 B du livre des procédures fiscales. Enfin, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à la majoration de la taxe d'habitation, celle-ci ayant fait l'objet d'un dégrèvement en cours d'instance.