Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2600592(TA83-2600592)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a ordonné au préfet du Var de loger le requérant avant le 1er juillet 2026. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 300 euros par mois de retard, versée à un fonds national, car l'État n'a pas proposé de logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire et urgent. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA83-2101724(TA83-2101724)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété lié à l'amiante d'un ancien ouvrier de la DCN. La juridiction a jugé la créance prescrite, considérant que le délai quadriennal de prescription prévu par la loi du 31 décembre 1968 avait commencé à courir au 1er janvier 2007, suite à la publication de l'arrêté du 21 avril 2006 listant les professions et établissements concernés. Le tribunal a ainsi fait primer l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées sur l'argument de l'irrecevabilité.
N° TA83-2500792(TA83-2500792)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de l'association OESPA visant à obtenir la communication de documents administratifs relatifs à des dispositifs de soutien à la protection animale. Le tribunal a jugé que l'administration avait satisfait à ses obligations en mettant les documents communicables à disposition sur place, rendant partiellement le litige sans objet, et que les autres informations demandées n'étaient pas communicables car elles n'existaient pas ou ne pouvaient être générées. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration relatives au droit d'accès aux documents administratifs.
N° TA83-2600918(TA83-2600918)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a examiné une demande d'autorisation provisoire de séjour de Mme B... et une demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Le juge a prononcé l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle (article 20 de la loi du 10 juillet 1991) et a estimé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande de titre de séjour, celle-ci étant devenue sans objet suite à la décision du préfet de délivrer une carte de séjour. Le tribunal a également mis à la charge de l'État une somme de 700 euros au titre des frais irrépétibles (articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991).
N° TA83-2503036(TA83-2503036)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de déduire de son revenu imposable une pension alimentaire et des cotisations sociales, et qui demandait un échéancier de paiement. La juridiction estime que le requérant n'a assorti ses moyens d'aucune précision juridique ni justificatif permettant d'en apprécier le bien-fondé. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que la requête ne comporte que des moyens manifestement non étayés.
N° TA83-2503538(TA83-2503538)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d’affectation d’un enseignant. La juridiction a constaté que la requête enregistrée sous un second numéro était identique à une précédente. En conséquence, elle a ordonné la radiation de cette requête du registre du greffe, sans examiner le fond de l’affaire, en application des règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA83-2601145(TA83-2601145)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de mise à l'abri d'une famille dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée. Le juge a estimé qu'aucune carence caractérisée de l'État n'était établie, car les requérants, n'étant plus éligibles au dispositif d'hébergement d'urgence (HUDA) après le rejet de leur asile, ne justifiaient pas de circonstances exceptionnelles prioritaires. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2001294(TA83-2001294)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir une indemnisation pour son préjudice d'anxiété lié à une exposition professionnelle à l'amiante. Le tribunal a jugé la demande irrecevable car le requérant n'a pas chiffré le montant de sa demande indemnitaire, malgré une mise en demeure de régularisation. Cette irrecevabilité est fondée sur les règles de procédure applicables au plein contentieux indemnitaire, telles que prévues par le code de justice administrative.
N° TA83-2200308(TA83-2200308)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de l'association "Ciel Calme pour Ramatuelle et ses environs" qui demandait la reconnaissance de la responsabilité de l'État pour carence dans la police administrative des nuisances sonores liées au trafic d'hélicoptères. Le tribunal a jugé que l'association n'apportait pas la preuve d'une faute de l'État dans l'exercice de ses pouvoirs de contrôle et de réglementation de la navigation aérienne. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'aviation civile, notamment ses articles R. 132-1 et D. 132-6, qui encadrent l'utilisation des hélisurfaces.
N° TA83-2301225(TA83-2301225)
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation et de travaux suite à des désordres sur un mur de soutènement attribués à des travaux publics d'enfouissement de réseaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (3ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'un préjudice anormal et spécial distinct de celui déjà jugé, et que les désordres allégués relèvent des sujétions normales imposées aux riverains des voies publiques. **Textes appliqués** : Principes généraux de la responsabilité pour travaux publics, selon lesquels un tiers riverain doit prouver un préjudice anormal et spécial, ainsi que l'article L. 761-1 du code de justice administrative concernant les frais irrépétibles.
N° TA83-2301351(TA83-2301351)
Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé une demande d'indemnisation pour emprise irrégulière. Il a reconnu que l'implantation de canalisations publiques par la commune du Lavandou sur une propriété privée, sans titre légal (expropriation, servitude ou accord amiable), constituait une emprise irrégulière engageant la responsabilité de la commune. Le tribunal a condamné la commune à verser une indemnité pour réparer le préjudice causé au propriétaire, en application des principes généraux de la responsabilité administrative et des dispositions du code rural relatives aux servitudes.
N° TA83-2302519(TA83-2302519)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de France Travail de supprimer ses données personnelles après son départ en retraite. Le tribunal a jugé que la conservation de ces données par l'institution, pour une durée maximale de vingt ans, était légale car elle répondait à ses missions légales de service public de l'emploi, telles que définies par les articles L. 5312-1 et R. 5312-38 du code du travail. Cette conservation a été considérée comme proportionnée et conforme au règlement général sur la protection des données (RGPD).
N° TA83-2302908(TA83-2302908)
La décision du Tribunal Administratif de Toulon porte sur une demande d'indemnisation de la société Bonifay contre l'établissement public Toulon Habitat Méditerranée (THM) pour le non-paiement de factures dans le cadre d'un marché public de travaux et d'une convention de délégation de paiement. Le tribunal a rejeté la requête de la société demanderesse, considérant notamment que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision préalable de THM était inopérant en plein contentieux. Il a également écarté l'application des clauses de résiliation pour liquidation judiciaire (issues de l'arrêté du 8 septembre 2009 portant CCAG travaux) comme obstacle au paiement, la demande relevant de l'exécution de la délégation de paiement et non d'une indemnité de résiliation.
N° TA83-2302931(TA83-2302931)
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la demande d'indemnisation d'un ancien technicien exposé à l'amiante entre 1994 et 2018 au sein de la DCN de Toulon. La juridiction retient l'exception de prescription quadriennale, considérant que le droit à réparation était acquis au plus tard en 2006, date de l'arrêté ministériel listant les professions et établissements ouvrant droit à une allocation spécifique. La décision s'appuie sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.
N° TA83-2303698(TA83-2303698)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété lié à l'amiante d'un ancien agent du ministère des armées. Le tribunal a jugé que la créance était prescrite au titre de la loi du 31 décembre 1968 pour la période antérieure à 2002, et que pour la période suivante, le requérant n'apportait pas la preuve de son exposition à l'amiante ni de la responsabilité de l'État en tant qu'employeur. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.
N° TA83-2303885(TA83-2303885)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de propriétaires demandant la dépose d'une canalisation d'eau potable située sur leur terrain et la réparation de leur préjudice. La juridiction a jugé que la canalisation constituait un ouvrage public et que sa démolition porterait une atteinte excessive à l'intérêt général, notamment à l'alimentation en eau d'autres usagers. Le tribunal a appliqué les principes du droit de l'expropriation et de la domanialité publique, considérant que la régularisation de l'emprise restait possible.
N° TA83-2304039(TA83-2304039)
La société MAIF, en tant qu'assureur subrogé, a saisi le Tribunal Administratif de Toulon pour engager la responsabilité du SDIS du Var, estimant que les interventions des sapeurs-pompiers lors d'un incendie en 2018 étaient fautives et avaient aggravé les dommages. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la preuve d'une faute du service de secours n'était pas rapportée, la MAIF ne fondant ses prétentions que sur un rapport d'expertise établi dans le cadre d'un litige distinct auquel le SDIS n'était pas partie. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives aux missions des services d'incendie et de secours.
N° TA83-2400116(TA83-2400116)
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la demande d'un contribuable visant à annuler le refus implicite de lui communiquer des documents fiscaux et à enjoindre leur communication. Le juge estime que le droit d'accès aux documents administratifs, prévu par les articles L. 311-1 et L. 300-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne s'applique qu'à des documents existants et identifiables. Il retient que la demande, trop large et imprécise, n'a pas permis à l'administration d'identifier le requérant dans son ressort ni de localiser les multiples documents sollicités sur une longue période.
N° TA83-2400332(TA83-2400332)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un employeur contre le rejet de sa demande d'autorisation d'activité partielle. Le tribunal a jugé que la demande, déposée après le début de la période concernée, était tardive et ne pouvait bénéficier des dérogations prévues par le code du travail. La décision du préfet du Var a donc été confirmée comme étant légale, fondée sur les articles L. 5122-1 et R. 5122-1 à R. 5122-3 du code du travail.
N° TA83-2503313(TA83-2503313)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante péruvienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet du Var avait commis une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissant la réalité de sa vie privée et familiale en France, établie par un PACS et une communauté de vie, ainsi que son insertion sociale. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à l'intéressée dans un délai de deux mois, en s'appuyant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.