Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2600993(TA83-2600993)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de suspension en référé d'un agent de police contestant une injonction à reprendre ses fonctions sous peine de retenue sur traitement. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative attaquée, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2300788(TA83-2300788)
Le Tribunal administratif de Toulon donne acte du désistement d'instance de la requérante, qui retirait son recours contre le refus de permis de construire. La juridiction rejette les demandes de chacune des parties concernant la prise en charge des frais exposés. Elle statue par ordonnance sur le fondement des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2601070(TA83-2601070)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension du refus de permis de construire opposé à la société Prométhée Promotion. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie, car une clause suspensive dans la promesse de vente protège l'acquéreur. Par conséquent, les conclusions aux fins d'injonction et de prise en charge des frais sont également rejetées.
N° TA83-2601107(TA83-2601107)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande d'un candidat aux élections municipales visant à enjoindre à la commission de propagande d'acheminer ses circulaires. Le juge estime que la commission n'a pas refusé son concours, car il n'est pas établi que les documents aient été considérés comme non conformes. Par conséquent, le requérant ne démontre pas l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
N° TA83-2601159(TA83-2601159)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui contestait la suspension de son RSA. La juridiction estime que la demande d'annulation est irrecevable en procédure d'urgence et que le requérant ne justifie pas d'une urgence caractérisée. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA83-2302475(TA83-2302475)
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre un redressement fiscal portant sur l'impôt sur le revenu, la contribution sur les hauts revenus et les prélèvements sociaux au titre de 2017. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. B..., considérant que les irrégularités de procédure invoquées (défaut de remise de la charte du contribuable et d'information sur le recours hiérarchique) ne sont pas constitutives de vices entachant la régularité de la procédure d'imposition dans ce cas d'espèce. **Textes appliqués** : Articles L. 10 et L. 47 du Livre des Procédures Fiscales, relatifs aux droits du contribuable lors d'un contrôle.
N° TA83-2302319(TA83-2302319)
La société luxembourgeoise Myone contestait devant le Tribunal Administratif de Toulon une imposition supplémentaire d'impôt sur les sociétés et une amende pour défaut de déclaration, au motif que l'administration avait commis une erreur en considérant qu'elle disposait d'un établissement stable en France. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que la société, taxée d'office pour ne pas avoir déposé sa déclaration dans les délais légaux, n'avait pas rapporté la preuve que l'imposition était exagérée, conformément aux articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA83-2300459(TA83-2300459)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête d'un fonctionnaire de police contestant le retrait partiel d'une prime et la retenue salariale correspondante. Le tribunal a jugé que le versement du complément d'indemnité de fidélisation en secteur difficile était légalement conditionné à l'accomplissement de huit années de service en Île-de-France pour les agents recrutés sur un concours spécifique à affectation régionale. Par conséquent, la mutation de l'agent avant ce délai justifiait le reversement de la première tranche de l'indemnité, effectué conformément au décret n° 2004-1439 du 23 décembre 2004 et à l'arrêté du 6 janvier 2011.
N° TA83-2301110(TA83-2301110)
La requérante, une gardienne de la paix, demande l'annulation du refus du ministre de l'Intérieur d'autoriser l'utilisation de son compte personnel de formation (CPF) pour suivre une formation de formateur de sauveteur secouriste du travail. Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en excès de pouvoir, rejette sa demande. Le tribunal considère que l'administration, en refusant l'autorisation pour des motifs liés à l'organisation du service et à l'absence de lien suffisant avec un projet d'évolution professionnelle, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 422-8, L. 422-9 et L. 422-17 du code général de la fonction publique et du décret n° 2017-928 du 6 mai 2017.
N° TA83-2302085(TA83-2302085)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 31 octobre 2022 du directeur interrégional de l'administration pénitentiaire de Marseille, qui avait procédé à une retenue de salaire de 22/30ème sur la rémunération d'un surveillant pénitentiaire pour absence de service fait. La juridiction a jugé que cette décision, qui refusait un avantage (le traitement), n'était pas suffisamment motivée en fait, méconnaissant ainsi les exigences de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, estimant que la signature était régulière au regard de l'arrêté de délégation applicable.
N° TA83-2504442(TA83-2504442)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour "étranger malade" et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a estimé que l'erreur matérielle sur le numéro AGDREF était sans incidence et que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'avis défavorable du collège médical de l'OFII, conformément aux dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a considéré que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer l'impossibilité d'un traitement approprié dans son pays d'origine ou une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA83-2504458(TA83-2504458)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que les erreurs matérielles dans l'arrêté (métier erroné et nom d'une autre personne) étaient sans incidence sur sa légalité, et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA83-2601093(TA83-2601093)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une sanction consistant en la suspension du versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE). Le juge décline sa compétence territoriale au profit du tribunal administratif de Marseille, l'autorité ayant pris la décision contestée ayant son siège dans son ressort, conformément aux articles R. 312-1 et R. 522-8-1 du code de justice administrative. L'ordonnance souligne également, à titre subsidiaire, que la requête pourrait être irrecevable pour défaut de recours à la médiation préalable obligatoire prévue par les articles L. 213-11 du code de justice administrative et R. 5312-47 du code du travail.
N° TA83-2504408(TA83-2504408)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et enjoignant à quitter le territoire. Le requérant, un ressortissant marocain résidant en France depuis 1980 et ayant une famille établie dans le pays, invoquait notamment son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet du Var en date du 23 septembre 2025. Il a jugé que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français portaient une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur l'article 8 de la CEDH et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a notamment relevé la durée et la stabilité exceptionnelles de l'insertion familiale du requérant en France, où vit l'essentiel de sa famille proche.
N° TA83-2202473(TA83-2202473)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un arrêté préfectoral prononçant la radiation définitive d'un fonctionnaire stagiaire pour rétroactivité illégale. Le tribunal a jugé que la date d'effet de la radiation (1er mai 2022), antérieure à la notification de l'acte (7 juillet 2022), ne pouvait se justifier par la nécessité d'assurer la continuité de carrière ou par une mesure de régularisation. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du décret du 7 octobre 1994 relatif aux stagiaires de l'État.
N° TA83-2202490(TA83-2202490)
Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé un recours en plein contentieux visant l'annulation d'une suspension de fonctions d'un adjoint de sécurité de la police nationale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision préfectorale du 4 mars 2021 n'était pas entachée d'incompétence, son signataire ayant agi en vertu d'une délégation régulièrement publiée. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité intérieure et du décret du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État.
N° TA83-2300924(TA83-2300924)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté municipal refusant son permis de construire. Le juge a estimé que le projet, en ne respectant pas les règles de hauteur et de retrait par rapport aux limites parcellaires du plan local d'urbanisme (PLU), était de nature à compromettre l'exécution de ce document d'urbanisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment celles relatives au contrôle de la conformité des projets au PLU.
N° TA83-2301200(TA83-2301200)
**Sujet principal** : Contestation par une SARL de la réduction de son crédit d'impôt en faveur des métiers d'art (CIMA) et des suppléments d'impôt sur les sociétés qui en ont découlé pour les années 2018 à 2020 (et 2021 dans une seconde requête). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre). **Solution retenue** : La décision finale n'est pas explicitement indiquée dans l'extrait fourni. Le litige porte sur la recevabilité de la requête (l'administration la contestant pour défaut de réclamation préalable) et sur le fond concernant l'éligibilité au CIMA. Le tribunal devra statuer sur ces deux points. **Textes appliqués** : L'article 244 quater O du code général des impôts (CGI) définissant le CIMA, et l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales concernant l'obligation de réclamation préalable. La doctrine administrative (BOFIP) et la jurisprudence (notamment de la CAA de Nantes) sont également invoquées par les parties.
N° TA83-2301481(TA83-2301481)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation d'un ancien adjoint de sécurité qui contestait le refus initial de son agrément comme gardien de la paix. Le juge a estimé que l'illégalité de la décision administrative de 2018, bien qu'établie, ne constituait pas en elle-même une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Par conséquent, le préjudice allégué (perte de gains et préjudice moral) n'a pas été reconnu comme étant directement imputable à une faute de l'administration. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative.
N° TA83-2301967(TA83-2301967)
**Sujet principal** : Demande de remboursement d'un crédit de TVA par une SCI portant sur l'achat de mobil-homes pour une activité de location. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la SCI. Il considère que l'activité de location de mobil-homes, même avec des services annexes prévus, n'était pas effectivement exercée avec des prestations para-hôtelières au moment des faits générateurs, relevant ainsi d'une exonération de TVA. Par conséquent, la société n'avait pas droit à la déduction de la TVA grevant ces achats. **Textes appliqués** : Articles 256, 261 D (4°), 271 du Code général des impôts et articles 205, 206 de son Annexe II, relatifs au champ d'application, à l'exonération et aux règles de déduction de la TVA.