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Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé un arrêté préfectoral prononçant la radiation définitive d'un fonctionnaire stagiaire pour rétroactivité illégale. Le tribunal a jugé que la date d'effet de la radiation (1er mai 2022), antérieure à la notification de l'acte (7 juillet 2022), ne pouvait se justifier par la nécessité d'assurer la continuité de carrière ou par une mesure de régularisation. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du décret du 7 octobre 1994 relatif aux stagiaires de l'État.
Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé un recours en plein contentieux visant l'annulation d'une suspension de fonctions d'un adjoint de sécurité de la police nationale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision préfectorale du 4 mars 2021 n'était pas entachée d'incompétence, son signataire ayant agi en vertu d'une délégation régulièrement publiée. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité intérieure et du décret du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté municipal refusant son permis de construire. Le juge a estimé que le projet, en ne respectant pas les règles de hauteur et de retrait par rapport aux limites parcellaires du plan local d'urbanisme (PLU), était de nature à compromettre l'exécution de ce document d'urbanisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment celles relatives au contrôle de la conformité des projets au PLU.
**Sujet principal** : Contestation par une SARL de la réduction de son crédit d'impôt en faveur des métiers d'art (CIMA) et des suppléments d'impôt sur les sociétés qui en ont découlé pour les années 2018 à 2020 (et 2021 dans une seconde requête). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre). **Solution retenue** : La décision finale n'est pas explicitement indiquée dans l'extrait fourni. Le litige porte sur la recevabilité de la requête (l'administration la contestant pour défaut de réclamation préalable) et sur le fond concernant l'éligibilité au CIMA. Le tribunal devra statuer sur ces deux points. **Textes appliqués** : L'article 244 quater O du code général des impôts (CGI) définissant le CIMA, et l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales concernant l'obligation de réclamation préalable. La doctrine administrative (BOFIP) et la jurisprudence (notamment de la CAA de Nantes) sont également invoquées par les parties.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation d'un ancien adjoint de sécurité qui contestait le refus initial de son agrément comme gardien de la paix. Le juge a estimé que l'illégalité de la décision administrative de 2018, bien qu'établie, ne constituait pas en elle-même une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Par conséquent, le préjudice allégué (perte de gains et préjudice moral) n'a pas été reconnu comme étant directement imputable à une faute de l'administration. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative.
**Sujet principal** : Demande de remboursement d'un crédit de TVA par une SCI portant sur l'achat de mobil-homes pour une activité de location. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la SCI. Il considère que l'activité de location de mobil-homes, même avec des services annexes prévus, n'était pas effectivement exercée avec des prestations para-hôtelières au moment des faits générateurs, relevant ainsi d'une exonération de TVA. Par conséquent, la société n'avait pas droit à la déduction de la TVA grevant ces achats. **Textes appliqués** : Articles 256, 261 D (4°), 271 du Code général des impôts et articles 205, 206 de son Annexe II, relatifs au champ d'application, à l'exonération et aux règles de déduction de la TVA.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté municipal du 5 juin 2023 interrompant des travaux sur son établissement de plage. Le tribunal a jugé que le maire de Ramatuelle était en situation de compétence liée pour prononcer cet arrêté interruptif, au regard des infractions constatées (travaux sans autorisation d'urbanisme requise). La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, qui encadre le pouvoir d'interruption des travaux en cas d'infraction.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet du Var avait légalement pu considérer, sur la base de l'ensemble des signalements et éléments du dossier, que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a jugé que ce refus, qui ne nécessite pas une condamnation pénale définitive, ne méconnaissait pas la présomption d'innocence ni le droit au respect de la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant mauricien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et fondé sur un examen sérieux de sa situation, notamment au regard de son absence d'activité professionnelle stable sur un métier en tension et de son manque d'insertion en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers, du code des relations entre le public et l'administration, et de l'accord franco-mauricien de 2008.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 2 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a considéré que le requérant n'apportait pas la preuve d'une vie familiale effective en France ni d'une absence d'attaches dans son pays d'origine.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant sur des recours pour excès de pouvoir, a annulé les arrêtés préfectoraux du 6 octobre 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de deux requérants. La juridiction a jugé que le préfet du Var avait méconnu les dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne procédant pas à un examen suffisant de leur situation personnelle et familiale, notamment de leur intégration et de la scolarisation de leurs enfants. Par conséquent, le tribunal a également annulé les mesures d'interdiction de retour et de signalement Schengen qui en découlaient.
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de Mme E... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que la décision attaquée est suffisamment motivée, au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en exposant les raisons de droit et de fait justifiant le refus. Elle considère également que ce refus, fondé sur l'absence de conditions pour un séjour au titre de la vie privée et familiale, ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté préfectoral du 25 septembre 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement de M. B..., un ressortissant géorgien. La juridiction a retenu une insuffisance de motivation de la décision, au regard notamment de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour n'avoir pas examiné sérieusement les éléments personnels du requérant (durée de présence, insertion professionnelle, scolarisation des enfants). Le tribunal a enjoint au préfet du Var de procéder à un nouvel examen de la demande de titre de séjour, en tenant compte de l'ensemble de la situation de l'intéressé.
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision DALO (droit au logement opposable) reconnaissant le caractère prioritaire et urgent du relogement de la requérante. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés accorde une provision à la requérante, considérant que l'obligation de l'État de la reloger dans un délai de six mois (délai applicable dans le Var) constitue une obligation de résultat et que la carence de l'administration, faute de toute offre de logement à l'expiration de ce délai, est constitutive d'une faute engageant sa responsabilité. **Textes appliqués** : Articles R. 541-1 du code de justice administrative (conditions de la provision en référé), L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (délais et obligations de l'État en matière DALO).
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d'une demande de suspension en référé-liberté concernant l'opposition du maire de Vidauban à une déclaration préalable pour l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile par les sociétés Totem France et Orange. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison de l'intérêt public lié à la couverture du territoire et des engagements de l'opérateur, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision municipale, notamment quant à son fondement juridique et au respect de la procédure contradictoire. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc ordonné la suspension de l'exécution de la décision du maire.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant la fermeture administrative d'un débit de boissons. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du préjudice économique grave, mais qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur une rixe violente survenue à proximité de l'établissement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 3332-15 du code de la santé publique.
Sujet principal : Demande d'injonction contre un maire sortant pour retrait de publications Facebook durant une campagne électorale. Jurididiction : Tribunal Administratif de Toulon (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête, les publications litigieuses ne constituant pas une atteinte grave et manifestement illégale au principe d'égalité des candidats. Textes appliqués : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) et principes du code électoral relatifs à l'égalité des candidats.
Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Cette décision est motivée par l'absence d'objet du recours, puisque le requérant a obtenu, postérieurement à l'arrêté attaqué, un titre de séjour "salarié" valide délivré par une autre préfecture. Le tribunal s'est fondé sur les règles de procédure du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que le requérant, de nationalité tunisienne, ne satisfait pas à la condition d'entrée régulière sur le territoire français prévue par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il considère également que le refus ne constitue pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, compte tenu de la durée de présence et de l'absence d'enfant commun.
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant tunisien, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour signer l'arrêté et que le requérant ne justifiait pas d'un séjour régulier en France, condition exigée par l'article 10-1 a) de l'accord franco-tunisien de 1988 et par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire sont donc légaux.