Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2304076(TA83-2304076)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du président du conseil départemental du Var du 19 octobre 2023 lui refusant la carte "mobilité inclusion" (CMI) mention "stationnement". Le département, bien que mis en demeure, n’a pas produit de mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits allégués par la requérante. Le tribunal a annulé la décision de refus, estimant que l’état de santé de Mme B justifiait l’attribution de la carte au regard des critères de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA83-2304022(TA83-2304022)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer la carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement ". La requérante invoquait des problèmes cardiaques et une fatigue persistante pour justifier sa demande. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité d'une aide humaine ou technique systématique, conformément à l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et à l'arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA83-2303944(TA83-2303944)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement". La décision a été prise sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a estimé que les éléments fournis par la requérante ne démontraient pas qu'elle remplissait les critères stricts requis, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. Par conséquent, le refus de l'administration a été jugé légal.
N° TA83-2303916(TA83-2303916)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B contestant un titre exécutoire émis par le département du Var pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 12 384,64 euros. La requérante soutenait résider régulièrement en France et ne pas avoir pu présenter ses preuves, mais le tribunal a jugé que le moyen tiré de la violation des droits de la défense était insuffisamment précis. Sur le fond, l’indu a été confirmé au regard des articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles, qui conditionnent le RSA à une résidence stable et effective en France. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de décharge.
N° TA83-2303234(TA83-2303234)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D épouse C, qui contestait le refus du département du Var de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". La requérante invoquait une arthrose au genou droit nécessitant l'usage d'une canne, mais le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres, comme exigé par l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles. Les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont donc été rejetées.
N° TA83-2303147(TA83-2303147)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A contestant un titre exécutoire émis par le département du Var pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 818,53 euros. Le requérant invoquait un défaut de signature et de motivation du titre, ainsi qu'une demande de remise de dette pour précarité. Le tribunal a estimé que le département avait produit un bordereau signé conformément à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, et que le titre était suffisamment motivé. La demande de remise de dette a été rejetée, le tribunal n'étant pas compétent pour accorder une telle mesure dans le cadre d'un recours en annulation.
N° TA83-2303068(TA83-2303068)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement ". La décision a été prise en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a estimé que les éléments fournis par la requérante, notamment son état de santé et l'obtention antérieure de la carte, ne suffisaient pas à démontrer qu'elle remplissait les critères stricts requis, comme un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA83-2302938(TA83-2302938)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B A contre le refus du président du conseil départemental du Var de lui délivrer la carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement". Le requérant soutenait que son état de santé justifiait l’octroi de cette carte. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens invoqués n’étaient pas fondés, sans préciser les éléments médicaux ou factuels ayant motivé sa décision. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles (articles L. 241-3, R. 241-12-1 et R. 241-15) et l’arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères de mobilité pédestre réduite.
N° TA83-2302743(TA83-2302743)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux sur une demande de remise totale d'un indu de prime d'activité, a examiné la situation de Mme A. La CAF du Var lui avait accordé une remise partielle de 332,67 euros sur une dette de 1 330,68 euros. Le tribunal a jugé que, compte tenu de la bonne foi de la requérante et de sa situation de précarité (perte d'emploi, pension de retraite de 213 euros par mois), une remise totale de la dette restante était justifiée. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA83-2302457(TA83-2302457)
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé la décision du 31 mai 2023 refusant le renouvellement de l’aide médicale d’État à Mme B épouse A, ainsi que le rejet de son recours gracieux du 11 juillet 2023. La CPAM du Var, mise en demeure, n’ayant pas produit de mémoire, est réputée avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante, sans que l’instruction ne les contredise. Le tribunal a enjoint à la CPAM de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois, sans se prononcer sur le fond du droit à l’aide médicale d’État. Les textes appliqués incluent le code de l’action sociale et des familles, le code des relations entre le public et l’administration, et l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA83-2300346(TA83-2300346)
Le Tribunal Administratif de Toulon annule la décision du 6 janvier 2023 par laquelle la commission de recours amiable de la CAF du Var a rejeté le recours de Mme C contre un indu de primes exceptionnelles de 457,35 euros. L'annulation est prononcée pour vice de forme, la décision ne comportant ni signature ni mentions obligatoires en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations du public avec l'administration. Le tribunal n'a pas statué sur le bien-fondé de l'indu, ni sur les autres moyens soulevés par la requérante.
N° TA83-2302057(TA83-2302057)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B, qui s'estime victime de complications (hématome et chute) lors de sa prise en charge pour un infarctus au centre hospitalier de Fréjus Saint-Raphaël. La mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer les causes et responsabilités des préjudices subis, sans préjuger de la responsabilité de l'hôpital. Le tribunal a rejeté les protestations et réserves des parties, estimant que l'ordonnance n'engage pas leur responsabilité, et a refusé d'imposer un pré-rapport à l'expert. Les demandes de dépens et de frais de justice ont également été rejetées.
N° TA83-2500452(TA83-2500452)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Synapse audiovisuel. Celle-ci contestait l'attribution du lot n°4 du marché de rénovation du Stade Mayol par la commune de Toulon, invoquant une insuffisance de motivation des décisions d'attribution, une dénaturation de son offre sur le critère de la valeur technique, et une irrégularité dans la composition de la commission d'appel d'offres. Le juge a estimé que la commune avait suffisamment motivé son rejet en communiquant le détail des notes par critères et sous-critères, et que la société requérante n'apportait pas la preuve d'une dénaturation de son offre ou d'une irrégularité de la procédure. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société Synapse audiovisuel, y compris sa demande de frais, et sa condamnation à verser 1 500 euros à la commune de Toulon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2500526(TA83-2500526)
Cette décision du Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension formée par Mme B, agent hospitalier, contre son changement d'affectation décidé par le Centre Hospitalier de la Dracénie. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le non-respect du contradictoire, et une sanction déguisée. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés n'est, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, et rejette par conséquent la requête sans examiner la condition d'urgence.
N° TA83-2500603(TA83-2500603)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de l'Association des propriétaires du Massif du Baou Rouge. Celle-ci sollicitait la suspension de la décision de la métropole Toulon Provence Méditerranée refusant de mettre en œuvre des mesures de défense extérieure contre l'incendie prévues par le plan local d'urbanisme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision attaquée ne modifiant pas la situation existante après plusieurs décennies d'échanges et ne portant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à un intérêt public ou aux intérêts des requérants.
N° TA83-2500564(TA83-2500564)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Société d'aménagement et de gestion publique (SAGEP) sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative. Il a désigné un expert pour dresser un constat avant travaux de l'immeuble "Le B", susceptible d'être impacté par un projet de démolition-reconstruction d'un bâtiment municipal voisin. La mission de l'expert consiste à réaliser un état des lieux détaillé et à formuler des recommandations techniques préventives. En revanche, le tribunal a rejeté les conclusions de la SAGEP tendant à ce que les frais d'expertise soient mis à sa charge, cette question étant réservée à une phase ultérieure de taxation.
N° TA83-2500545(TA83-2500545)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A B pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé. Le tribunal rappelle que l'administration a l'obligation de délivrer un récépissé à tout étranger ayant déposé un dossier complet de demande de titre de séjour, et que l'urgence est présumée en cas de renouvellement de titre. En l'espèce, le préfet du Var a produit une attestation de prolongation d'instruction délivrée à la requérante, ce qui a pour effet de régulariser provisoirement sa situation. Par conséquent, le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, la mesure demandée étant devenue sans objet.
N° TA83-2500304(TA83-2500304)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. B, réfugié statutaire, qui demandait à être enjoint à la préfecture de lui délivrer un récépissé ou un titre de séjour. Le tribunal rappelle que tout étranger déposant un dossier complet a droit à un récépissé et que l'administration doit instruire sa demande dans un délai raisonnable. En l'espèce, le préfet du Var a produit une attestation de prolongation d'instruction, délivrée via le téléservice ANEF, ce qui répond à l'obligation légale de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande de M. B est devenue sans objet et il n'y a plus lieu de statuer.
N° TA83-2500596(TA83-2500596)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulon, rendue le 14 février 2025 par le juge des référés, rejette la requête de M. B. Le requérant sollicitait une intervention pour clarifier et lancer des travaux de débroussaillement, mais sa demande a été jugée irrecevable. Le juge a estimé que la requête ne présentait aucune conclusion précise, aucun fondement juridique identifiable, et ne justifiait pas de l'urgence nécessaire, en application des articles L. 522-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2302272(TA83-2302272)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative pour déterminer la nature, la gravité des blessures et l’entier préjudice de M. A, consécutifs à sa chute à vélo sur une piste cyclable affaissée à Carqueiranne le 20 septembre 2022. La demande de provision de 5 700 euros a été rejetée, l’obligation du département du Var n’étant pas jugée suffisamment certaine au sens de l’article R. 541-1 du même code. Les protestations et réserves du département ont été écartées comme sans objet, et les conclusions relatives aux dépens et aux frais irrépétibles ont été rejetées.