Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2002504(TA83-2002504)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices résultant de son exposition à l'amiante durant son activité au sein de la direction des constructions navales. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance indemnitaire de Mme A était prescrite, dès lors que son préjudice d'anxiété, lié à son exposition à l'amiante, était connu et mesurable au plus tard à la date de son admission au bénéfice de l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité (ASCAA) le 10 août 2017, et que sa demande indemnitaire du 2 juillet 2020 était intervenue au-delà du délai de prescription quadriennale.
N° TA83-2003199(TA83-2003199)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A B, un ancien ouvrier d'État de la marine nationale, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence résultant de son exposition aux poussières d'amiante. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Il a estimé que les droits à indemnisation de M. B étaient acquis à la date de son départ à la retraite, intervenue au plus tard en 2012, et que sa demande indemnitaire, formulée en 2020, était donc prescrite.
N° TA83-2403726(TA83-2403726)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la requête en provision de la société Laboratoire Renaudin contre le centre hospitalier de Hyères. La requête, présentée sous forme de lettre, ne contenait ni exposé des faits, ni moyens, ni conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du même code. Cette irrecevabilité a conduit au rejet de la demande sans examen au fond.
N° TA83-2003557(TA83-2003557)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B A, ancien ingénieur de la Direction des Constructions Navales, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices moral et lié aux troubles dans ses conditions d’existence, résultant de son exposition à l’amiante durant sa carrière. Le ministre des armées a opposé l’exception de prescription quadriennale prévue par la loi du 31 décembre 1968. Le tribunal a fait droit à cette exception, considérant que la créance de M. A était prescrite, et a rejeté sa requête.
N° TA83-2003201(TA83-2003201)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ancien mécanicien aéronautique, d’une demande d’indemnisation pour un préjudice d’anxiété et des troubles dans les conditions d’existence, résultant de son exposition aux poussières d’amiante durant ses fonctions au sein de l’atelier industriel aéronautique de Cuers-Pierrefeu. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison d’une carence fautive dans la mise en œuvre des mesures de protection contre l’amiante. Toutefois, la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le raisonnement s’appuie sur le principe de responsabilité pour faute de l’employeur public et l’obligation de sécurité, sans mention de textes spécifiques autres que le code de justice administrative.
N° TA83-2302772(TA83-2302772)
Requête en indemnisation de M. B contre l’État pour violation de domicile et dégradations. Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir produit la décision administrative préalable ou la preuve de sa demande, malgré une demande de régularisation. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2001676(TA83-2001676)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son exposition à l'amiante durant sa carrière à la direction des constructions navales. Le tribunal a jugé que sa créance indemnitaire était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le préjudice d'anxiété étant un préjudice continu dont la prescription court à compter du 1er janvier de l'année suivant la connaissance de son existence. M. B, éligible à l'allocation spécifique de cessation anticipée d'activité (ASCAA) prévue par le décret n° 2001-1269 du 21 décembre 2001, avait connaissance de son préjudice depuis au moins 2001, et sa demande indemnitaire de 2020 était tardive. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour prescription.
N° TA83-2002221(TA83-2002221)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l’État à verser 1 500 euros à M. B, ouvrier d’État exposé à l’amiante au sein de l’établissement principal des munitions Provence-Méditerranée, en réparation de son préjudice d’anxiété. La responsabilité de l’État a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, faute de protection individuelle ou collective efficace, malgré la conscience du danger. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre des armées, la requête ayant été régularisée. La décision s’appuie sur l’arrêté du 21 avril 2006 relatif à la cessation anticipée d’activité et sur le code de la sécurité sociale.
N° TA83-2002503(TA83-2002503)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l’État à verser 3 800 euros à M. A, ouvrier d’État exposé à l’amiante, pour son préjudice d’anxiété. La juridiction a retenu la responsabilité de l’employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison d’une absence de protection efficace durant sept ans. L’indemnisation a été accordée sur le fondement du risque élevé de développer une pathologie grave, sans nécessité de prouver des troubles psychologiques avérés. Les textes appliqués incluent le code civil, le code de la sécurité sociale et l’arrêté du 21 avril 2006.
N° TA83-2003203(TA83-2003203)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à verser 18 000 euros à M. A, un ancien ouvrier d'État, pour le préjudice d'anxiété résultant de son exposition aux poussières d'amiante durant sa carrière au sein de la direction des constructions navales. La responsabilité de l'administration a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures suffisantes pour protéger l'agent, malgré la connaissance des dangers depuis le décret du 17 août 1977. Le tribunal a rejeté la demande d'indemnisation pour le suivi post-professionnel, faute de preuve. Les intérêts au taux légal ont été accordés à compter de la réception de la demande indemnitaire, avec capitalisation à partir du 4 septembre 2021.
N° TA83-2003473(TA83-2003473)
Le Tribunal Administratif de Toulon a partiellement fait droit à la demande de M. A, ouvrier d'État, qui sollicitait la réparation de ses préjudices liés à une exposition aux poussières d'amiante durant ses fonctions au sein du ministère des armées. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en application du décret n° 77-949 du 17 août 1977. Il a accordé une indemnité de 625 euros au titre du préjudice d'anxiété, estimant que l'exposition pendant 1 an et 4 mois était suffisamment longue pour générer un risque élevé de pathologie grave. En revanche, la demande relative aux troubles dans les conditions d'existence a été rejetée.
N° TA83-2003498(TA83-2003498)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ouvrier d'État, qui demandait l'indemnisation de son préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante durant sa carrière à la Direction des Constructions Navales. Le tribunal a accueilli l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que le point de départ du délai de prescription était la date à laquelle M. A avait eu connaissance de son exposition à l'amiante, soit au plus tard en 2001, date d'entrée en vigueur du décret instaurant l'allocation de cessation anticipée d'activité pour les travailleurs de l'amiante. La demande indemnitaire, formulée en 2020, étant intervenue plus de quatre ans après l'acquisition des droits, la créance était prescrite.
N° TA83-2500514(TA83-2500514)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui sollicitait un réexamen gracieux du retrait de six points sur son permis de conduire. La requête ne contenait aucune conclusion expresse aux fins d’annulation de la décision contestée, indispensable pour saisir le juge de l’excès de pouvoir. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’absence de telles conclusions, après expiration du délai de recours, a conduit au rejet de la demande par ordonnance.
N° TA83-2500538(TA83-2500538)
Contestation d’une amende pour dépôt sauvage de déchets sur la voie publique. Le Tribunal administratif de Toulon rejette la requête de M. B pour incompétence de la juridiction administrative. Il estime que l’amende forfaitaire en cause, fondée sur l’article R. 634-2 du code pénal, revêt un caractère pénal et relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. La requête est rejetée en application du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA83-2400597(TA83-2400597)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné M. B A à verser à la Société du nouveau port de Saint-Cyr Les Lecques (SNPL) une provision de 4 330,91 euros, assortie des intérêts au taux légal. Cette somme correspond à des charges, redevances et taxes impayées dans le cadre d'un contrat d'amodiation portant sur un local commercial situé sur le domaine public maritime. La créance, justifiée par des relevés de compte et factures, a été jugée non sérieusement contestable en l'absence de défense du débiteur. La décision applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code civil.
N° TA83-2101082(TA83-2101082)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par M. B A d’une demande d’indemnisation de 35 000 euros pour préjudice moral et troubles dans les conditions d’existence, dirigée contre le ministère des armées. Par un mémoire du 11 février 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 février 2025. Aucune condamnation n’a été prononcée à l’encontre de l’État.
N° TA83-2400151(TA83-2400151)
Contestation de retraits de points sur le permis de conduire. Le Tribunal Administratif de Toulon, par une ordonnance, a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui a abandonné son recours en annulation contre les décisions du ministre de l'intérieur. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour donner acte du désistement.
N° TA83-2500605(TA83-2500605)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant portugais, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant la circulation sur le territoire pour cinq ans. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le comportement de l'intéressé, condamné pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs, constituait une menace réelle et grave pour un intérêt fondamental de la société au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, faute pour le requérant de justifier de l'intensité de ses attaches en France.
N° TA83-2500548(TA83-2500548)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A comme portée devant une juridiction incompétente, car elle contestait un jugement de radiation rendu par le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Toulon, litige relevant de l'ordre judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté cette incompétence manifeste. De plus, M. A a été condamné à une amende de 300 euros pour recours abusif, sur le fondement de l'article R. 741-12 du même code, en raison de ses saisines répétées et manifestement irrecevables.
N° TA83-2401701(TA83-2401701)
Le Tribunal Administratif de Toulon a pris acte, par ordonnance du 20 février 2025, du désistement pur et simple de M. B A de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre les décisions du ministre de l’intérieur portant retrait de points sur son permis de conduire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions du ministre présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.