Jurisprudence — Tribunal Administratif de Toulon
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N° TA83-2500589(TA83-2500589)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A d’une requête en annulation d’un avis à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’une amende pénale. Le juge a constaté que le contentieux relatif au recouvrement d’amendes pénales par un comptable public relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l’ordre administratif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA83-2404057(TA83-2404057)
Le Tribunal Administratif de Toulon a donné acte du désistement de la société GFAP Provence, qui contestait la résiliation de son contrat par le Parc national de Port-Cros et demandait des indemnités. La société n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, comme l’exige l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En l’absence de réponse, elle est réputée s’être désistée, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
N° TA83-2403604(TA83-2403604)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande de provision de 70 000 euros formée par la société Le Moins Cher en Formation contre l’État, sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative. La société invoquait un préjudice résultant du refus illégal de renouvellement de son agrément et de l’inexécution d’un jugement d’annulation. Le juge a estimé que la créance n’était pas sérieusement contestable, faute pour la société de démontrer un préjudice certain : le chiffre d’affaires allégué ne constitue pas une perte de marge nette, et le préjudice d’image n’est pas établi. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA83-2403480(TA83-2403480)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé provision, a condamné le centre hospitalier intercommunal de Fréjus à verser à la société Bristol-Myers Squibb une provision de 597 897,82 euros pour des factures impayées dans le cadre de marchés de fourniture de médicaments. Cette obligation a été jugée non sérieusement contestable sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également accordé 33 176,50 euros au titre des intérêts moratoires, calculés conformément aux stipulations contractuelles et à l'article R. 2192-32 du code de la commande publique, ainsi qu'une indemnité forfaitaire de 2 000 euros pour frais de recouvrement (40 euros par facture) en application des articles L. 2192-13 et R. 2192-35 du même code.
N° TA83-2403275(TA83-2403275)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a condamné le centre hospitalier intercommunal de Fréjus Saint-Raphaël à verser une provision de 15 000 euros à une patiente pour des fautes médicales commises lors de sa prise en charge. Ces fautes, ayant entraîné une perforation utérine et un choc hémorragique, ont été retenues par un expert et la commission de conciliation et d'indemnisation. Le juge a estimé que l'obligation de l'hôpital n'était pas sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, et a appliqué l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Une somme de 1 200 euros a également été accordée au titre des frais de justice.
N° TA83-2402806(TA83-2402806)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et qu'il ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée récente de son séjour et de son mariage. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article 8 de la CESDH.
N° TA83-2402024(TA83-2402024)
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de la société Laboratoire Renaudin qui sollicitait une provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La requête, présentée sous forme d'une simple lettre, ne comportait aucun exposé des faits, moyens ou conclusions, en méconnaissance des exigences de l'article R. 411-1 du même code. En conséquence, le juge des référés a déclaré la demande irrecevable et l'a rejetée.
N° TA83-2401933(TA83-2401933)
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné la clinique chirurgicale du Golfe de Saint-Tropez à verser au centre hospitalier de Saint-Tropez une provision de 463 536 euros. Cette somme correspond aux redevances d’occupation du domaine public hospitalier impayées depuis mars 2023, en application des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques. Le juge a estimé que l’obligation de payer n’était pas sérieusement contestable, l’occupation irrégulière du domaine public par la clinique étant établie. La clinique a également été condamnée à verser 2 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA83-2000037(TA83-2000037)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. A, ouvrier d'État exposé à l'amiante entre 2000 et 2015 lors de travaux de percement et de manipulation de dalles amiantées. La juridiction a retenu la responsabilité de l'employeur pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection efficaces malgré la connaissance des risques. Le tribunal a reconnu un préjudice moral d'anxiété lié au risque élevé de développer une pathologie grave, sans nécessité de prouver des troubles psychologiques. La décision s'appuie sur le code de justice administrative et le code de la sécurité sociale.
N° TA83-2000050(TA83-2000050)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. A, ouvrier d'État exposé à l'amiante entre 1981 et 2015 lors de travaux sur des matériaux amiantés, pour manquement à l'obligation de sécurité. La juridiction a retenu la responsabilité de l'employeur en raison de l'absence de mesures de protection efficaces, malgré la connaissance des risques. Le tribunal a accordé 10 000 euros au titre du préjudice moral d'anxiété, lié au risque élevé de développer une pathologie grave, sans nécessité de prouver des troubles psychologiques. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative.
N° TA83-2000125(TA83-2000125)
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 30 000 euros en réparation des préjudices liés à son exposition à l'amiante entre 1992 et 2010. Le tribunal a retenu l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que M. A avait eu connaissance du risque dès 2010, date de l'attestation d'exposition, et que le délai de quatre ans expirait le 31 décembre 2014. La demande indemnitaire, formée en 2019, était donc prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Les conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA83-2000128(TA83-2000128)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ouvrier d'État, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 2007 et 2015. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, constatant une exposition réelle et prolongée sans mesures de protection efficaces, alors que les risques étaient connus. Il a reconnu l'existence d'un préjudice moral d'anxiété, ouvrant droit à réparation sans nécessité de prouver des troubles psychologiques spécifiques. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative.
N° TA83-2000184(TA83-2000184)
Le Tribunal administratif de Toulon a condamné l’État à verser 12 500 euros à M. A, ancien électricien et plongeur scaphandrier de la DCN de Toulon, pour le préjudice d’anxiété résultant de son exposition aux poussières d’amiante entre 1972 et 1997. La responsabilité de l’État a été engagée pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l’absence de mesures de protection efficaces malgré la connaissance des risques. La solution retenue s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute, sans application directe de textes spécifiques mentionnés dans la décision.
N° TA83-2000292(TA83-2000292)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. A, ouvrier d'État, d'une demande d'indemnisation pour son exposition aux poussières d'amiante entre 1989 et 2004 au sein de la DCN de Toulon. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour la période du 26 juin 1989 au 31 mai 2003, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité, l'administration n'ayant pas démontré la mise en place de mesures de protection efficaces. En revanche, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée après le 1er juin 2003, date à laquelle M. A a été placé sous un régime de droit commun. L'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées a été rejetée, la créance étant née à la date de consolidation du préjudice, postérieure à la cessation d'exposition.
N° TA83-2000535(TA83-2000535)
Le Tribunal Administratif de Toulon a condamné l'État à indemniser M. A, ancien plongeur scaphandrier à la DCN de Toulon, pour son exposition aux poussières d'amiante entre 1972 et 1995. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, en raison de l'absence de mesures de protection efficaces alors que les risques étaient connus. Le tribunal a accordé 11 300 euros au titre du préjudice d'anxiété, estimant que l'exposition prolongée justifiait la crainte de développer une maladie grave. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et les dispositions du code de la sécurité sociale.
N° TA83-2000622(TA83-2000622)
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. A, ouvrier de pyrotechnie, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 35 000 euros pour les préjudices subis du fait de son exposition aux poussières d'amiante entre 2006 et 2023. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour manquement à son obligation de sécurité, mais a limité la période d'exposition indemnisable du 1er janvier 2008 au 31 juillet 2023, excluant la période de stage de 2006-2007 non inscrite sur la liste de l'arrêté du 21 avril 2006. La solution retenue engage la responsabilité de l'employeur public pour carence fautive, en application des principes généraux de la responsabilité administrative et de l'obligation de sécurité.
N° TA83-2001437(TA83-2001437)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l’indemniser pour son exposition à l’amiante entre 1986 et 2007. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, estimant que les droits à indemnisation de M. B étaient acquis au plus tard le 31 mai 2007, date de cessation de son exposition. Sa demande indemnitaire, présentée en janvier 2020, était donc prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968.
N° TA83-2001506(TA83-2001506)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par M. B, ancien ouvrier d'État du ministère de la défense, d’une demande d’indemnisation de 30 000 euros pour des préjudices liés à une exposition à l’amiante entre 1975 et 1994. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le ministre, en application des ordonnances de 2020 sur la prorogation des délais pendant l’état d’urgence sanitaire. Sur le fond, la responsabilité de l’État a été engagée pour faute, faute pour l’administration de démontrer la mise en place de mesures de protection efficaces. Le tribunal a ainsi condamné l’État à verser 5 000 euros à M. B en réparation de ses préjudices extrapatrimoniaux, sur le fondement des principes de responsabilité pour faute et des textes relatifs à la protection des agents publics.
N° TA83-2001594(TA83-2001594)
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son exposition à l'amiante durant sa carrière à la DCN de Toulon (1970-2000). Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées. Il a jugé que la créance était prescrite, car les droits à indemnisation étaient acquis au plus tard le 21 avril 2006, date de l'arrêté listant les établissements concernés, et que la demande de M. A, présentée en 2020, était tardive. La solution est fondée sur la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État.
N° TA83-2001610(TA83-2001610)
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A, ouvrière d'État, d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis du fait de son exposition à l'amiante entre 1988 et 2007. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour la période antérieure au 1er juin 2003, en raison d'un manquement à son obligation de sécurité, mais a rejeté la demande pour la période postérieure, l'État n'étant plus l'employeur. L'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées a été écartée, le tribunal estimant que les droits de Mme A n'étaient pas prescrits. La solution retenue engage donc la responsabilité de l'État pour la période du 2 novembre 1988 au 31 mai 2003, sur le fondement de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État et du décret n° 2002-832 du 3 mai 2002.